
Trois ans après Une jeunesse chinoise, Lou Ye revient à Cannes en compétition avec Nuits d'ivresse printanière. Faisant la part belle aux scènes d'amour homosexuelles, le film postulait au titre d'oeuvre la plus érotique de la compétition.
Aidé par une vibrante bande-son, le cinéaste propose dans la première heure une intéressante rencontre entre sensualité et frénésie. Entre bars rock, cabarets travestis et étreintes gays, Nuits d'ivresse printanière donne à voir un visage méconnu de la Chine (le film a été tourné dans la ville de Nankin). Dans la moiteur des chambres ou sous la froideur d'une douche, le corps exulte.
Mais le film s'assombrit peu à peu : le sang et les larmes finissent par s'inviter à l'écran, rapprochant tragiquement désir et pulsion de mort. Comme enfermés dans une prison invisible, les personnages se retrouvent condamnés à errer dans une dernière demi-heure qui traîne en longueur.
Pour un érotisme euphorique et lumineux, le Festival devra encore attendre.
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" Pour un érotisme euphorique et lumineux, le Festival devra encore attendre. "
N' oubliez que pour çà, il y a un deuxième festival. Mais pas en meme temps, patiente tout le monde n' à pas les memes envies ( en tout cas, pas en apparence )
De CHEIMA, posté le 14.06.09 à 14:09