Dans Le Ruban blanc, Michael Haneke décrit la vie d'un village protestant de l'Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale.
2h25 d'images en noir et blanc, dans un style austère et monocorde, qui exigent une concentration totale du spectateur. Mais derrière cette austérité se cache une admirable profusion romanesque, qui développe une foule de personnages (les enfants du village, le baron, l'instituteur, le pasteur, le régisseur du domaine) et offre au regard quantité d'évènements violents (violence verbale d'un médecin qui ne cesse d'insulter son amante ou violence physique à travers une série de mystérieuses agressions).
Face à la maîtrise totale d'Haneke, on a le sentiment que l'immersion dans ce village pourrait facilement occasionner plusieurs saisons d'une série télé.
Froid et cruel, Le Ruban blanc constituerait une Palme d'Or ultra-radicale. La Présidente du Jury Isabelle Huppert - qui doit à Michael Haneke son prix d'interprétation cannois pour La Pianiste en 2001- ira-t-elle jusque-là ?
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Magnifique scène !!!
De Robin, posté le 21.05.09 à 22:41
L'extrait fait sacrément envie, je confirme.
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