Un Prophète : ça se corse pour Audiard

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Posté par Slick Rick le 29.05.09 à 17:05 | tags : festival de cannes, réalisateur

Non seulement Jacques Audiard a loupé d'un cheveu la Palme (prévisible pour un chauve), mais en plus on l'enquiquine sur le prétendu "caractère raciste" de son magistral Un Prophète, Grand Prix à Cannes. Lundi, deux motions étaient déposées devant l'Assemblée de Corse pour condamner le film. Le premier assaut a été porté "en urgence" par Jean-Guy Talamoni. Pour le dirigeant du mouvement indépendantiste Corsica Libera, le film entretiendrait "la confusion entre militants politiques et voyous". "Indigné", il accuse Un Prophète de "porter atteinte" de manière "intolérable" et "réitérée" à l'image de la Corse et des Corses.

Remonté, donc, et tout en nuances. Un peu comme les autonomistes, qui se sont également fendus d'une motion. Le Parti de la Nation Corse (PNC) et le mouvement "A Chjama naziunale" reprochent ainsi au film d'Audiard ses "diatribes anti-corses", et réclament à l'Assemblée des "précautions utiles au plan juridique", en vue de le poursuivre en justice. Ben voyons, et pourquoi pas attaquer Le Parrain pour l'image qu'il donne des Italiens (tous mafieux), Scarface pour celle donnée des Cubains (mafieux), ou la série carcérale Oz pour le tableau sans fard (et outré) qu'elle fait des communautés musulmane, latino et gay ? Un Prophète décrit une prison, avec, comme c'est étonnant, des malfrats à l'intérieur - en l'occurence des Corses et des Musulmans. Pour survivre, le héros d'origine arabe mais protégé par les Corses, gravite intelligemment entre les deux communautés. Ultraviolence et trafics existent certes dans le film, mais en respect avec la réalité de la condition carcérale française. Loin de stigmatiser les Corses, Audiard ne juge personne.

Les autonomistes Corses n'ont pas vu la beauté tragique de cette violente histoire, entre un "fils" et son père de substitution. Susceptibles, ils suggèrent à l'Assemblée de Corse de ne plus subventionner des oeuvres "dont le scénario pourrait laisser apparaître des atteintes graves à (leurs) intérêts en termes de mémoire, d'honneur ou d'image". Pour eux, l'ile de Beauté devrait garder son maquillage intact, en dépit de la liberté d'expression...Mais ce n'est pas encore gagné. Pour l'instant, l'Assemblée de Corse a reporté à "une date ultérieure" les deux motions.

 


 

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De lola, posté le 29.05.09 à 17:49 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Ce film est d'un racisme anti corse primaire, déjà la confusion entre nationalistes corse et simples mafieux est un non sens et une méconnaisance de la réalité, ensuite de l'aveu même d'Audiard et de son scénariste, ils ont voulu stigmatiser le sois disant racisme corse , idée répandue dans les milieux bobo parisien. Jamais on ne se serait permis cela sur d'autres communautés en France, c'est la grande différence avec les USA ou tout les communautés peuvent être stigmtisées, des noirs au italos-américains.

En France on tape toujours sur les même.........devinez lesquels........

 

De alanu, posté le 29.05.09 à 17:51 Prévenir les modérateurs en cas d'abus INDIPENDENZA SOLA SPERANZA
De Frensoa, posté le 29.05.09 à 18:10 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Sur ceux qui posent des bombes? :D
Pardon, c'était facile. Comme les jeux de mots de ce billet.
De Slick Rick, posté le 29.05.09 à 18:10 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

@Lola : pour moi c'est de la parano ce que tu dis. Le film aurait du "taper" sur les autres communautés à part égale pour trouver grace à tes yeux ? C'est ridicule de raisonner ainsi, on ne peut plus rien filmer alors.

D'ailleurs, on ne ressort pas du film en se disant : "quelle bande de mafieux ces Corses" ou "mon Dieu, les indépendantistes Corses sont tous des mafieux", mais plutôt : "quel monde impitoyable que celui des prisons françaises aujourd'hui"

Le personnage de caïd Corse joué par Niels Arestrup est magnifique, il incarne une figure du père terrifiante, quasi mythologique, tout comme Brando était inoubliable dans le Parrain. Je ne vois pas le racisme la dedans...

 

De @slick rick, posté le 29.05.09 à 18:33 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Paranoia surement pas, la différence avec l'amérique je le répète, c'est que l'a bas on épargne personne. Je dis bien personne.

 

En France le politiquement correct fait taper toujours sur les même

Du feuilleton débile mafiosa à la caricature d'un milieu corse "vermoulu" dixit audiard, on dirait qu'il n'existe que ça en corse.

La corse c'est une majorité de gens laborieux qui se lève le matin sans penser à la mafia tout les jours ou je ne sais quoi. c'est aussi des dizaines de milliers d'immigrés qui sont parfaitement intégrer à la vie local.

De lola, posté le 29.05.09 à 18:37 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Ce film laissera des traces et il mets en péril des prisonniers corses non virtuels dans les prisons française. Voir l'agression envers alain ferrandi à coup de boule de pétanque par des voyoux continentaux.
De alanu, posté le 29.05.09 à 18:42 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Tant fait pas lola ce film ne fait que creuser le fossé entre nous et ce monde parisien et français.Nous l'auront bientôt notre indépendance et Audiard ne sera pas le bienvenu, lui barbier et quelques autres. Il devront justifier leur propos comme la France l'a fait aux antilles ou en Algérie

De lola, posté le 29.05.09 à 18:46 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Oui et puis comparer Audiard à Coppola de quoi se rouler par terre de rire si nous n'avions pas un brin de dignité.

Et Coppola comme scorcese écrivait sur les leurs, un milieu qu'il connaissait bien, qu'est ce que connait Audiard au milieu corse à part quelques poncifs.

 

De lola, posté le 29.05.09 à 19:01 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Je n'aurais rien dit sur un grand polar fait par un réalisateur Corse (il y en a ) ou au fait de la Corse qui décrive de manière réaliste le milieu corse, qui existe nul ne le nie.

Déjà l'amalgame nationaliste corses, voyous corses est insupportable et une contre vérité historique

De Slick Rick, posté le 29.05.09 à 19:07 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

 il faudrait être gangster italien (ou corse, ou russe, ou je ne sais quoi) pour faire un bon film sur le sujet ? De mieux en mieux...Se documenter peut aussi être un solution, à mon avis (cf James Gray et Cronenberg sur les mafias russes, De Palma sur les Cubains, ou...Coppola sur les italiens, évidemment ! Il a lu Mario Puzzo)

De Frensoa, posté le 29.05.09 à 19:15 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Mais faudrait savoir, l'accusation contre le film porte sur le caractère mafieux ou raciste du film. Parce que Slick rick défend les films de mafieux en général, mais ils ne font pas forcément passer un peuple pour raciste. Après, je n'ai pas vu le film et n'ai pas ralé quand Dany Boon nous traitait de gens mielleux, je me renseigne juste.
De manu, posté le 29.05.09 à 19:17 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Le film “Un Prophète”. Les corses ne sont vraiment que des brutes sanguinaires.

C’est ce qu’a déclaré un spectateur à la sortie du dernier film de Jacques Audiard (fils du grand Michel, photo), “Un Prophète”. Ce long-métrage raconte l’histoire d’un jeune (forcément) détenu maghrébin pris dans “l’enfer des prisons” au sein d’un groupe de “mafieux corses” (sic). On ne rit pas s’il-vous-plaît. Que statistiquement un pauvre petit Maghrébin ce retrouve, en prison, seul au milieu des détenus corses est une belle oeuvre de fiction vu que 70% des détenus des prisons françaises sont de confession musulmane! Mais, on tient à nous rassurer, “très rusé, le jeune Malik utilisera toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau afin de se venger”. Ouf ! L’honneur est sauf, la victime parvient à faire payer à ses tortionnaires les mauvais traitements racistes qu’ils lui ont fait subir ! Juste retour des choses envers ces salauds d’esclavagistes insulaires !

Oh, on me dit dans l’oreillette qu’historiquement ce sont les musulmans qui razziaient les côtes méditerranéennes en quête d’esclaves… La précision historique, le devoir de mémoire ne fonctionnent que dans un sens bien entendu. Ethnosolidaires, farouchement identitaires, terriens et enracinés, pas islamophiles pour un sou, les Corses constituent l’archétype de tout ce que le bobo parisien déteste. Alors que toute la Gaule est occupée, ce petit peuple opiniâtre constitue un obstacle au vivre-ensemble et aux villas-forteresses pour milliardaires. Bref, à la mondialisation, qu’elle vienne du bas (les crève-la-faim du Tiers-Monde) ou du haut (les winners de la dérégulation). Il faut donc exciter la haine contre lui, que les Continentaux se sentent plus proches de l’Arabe que du Corse, du Noir que du Redneck américain.

Un seul type de racisme est désormais envisageable dans la France d’après : le racisme anti-Blancs. Imaginez le scénario inverse : un jeune prisonnier corse tombe au milieu d’un gang de détenus algériens islamistes. Croyez-vous que Studio Canal aurait accepté de financer un tel projet ? Que les Français auraient pu s’identifier au héros, petit souchien perdu au milieu des barbus ?

Addendum. Quelques perles tirées de l’interview du réalisateur :
Ce qui m’intéressait, c’était de me pencher sur les Corses, une entité close difficile à cerner (…). Il s’agit d’un milieu vieillissant (sic) aux structures vermoulues (re-sic). Je me suis intéressé à leur langue, leurs idiomes, lesquels forment des groupes fermés sur eux-mêmes (…). Ce n’est pas une analyse culturelle et sociale. Je cherchais des clans mafieux qui se déplacent en groupe, difficiles à pénétrer. Ç’aurait pu être des Serbes ou des Basques.

Ah bon, mais pas des Albanais, des Tziganes, des Algériens, ou des Antillais, communautés chouchoutées par nos élites. Les Russes, les Corses, les Serbes, les Basques, hmmm ça ressemble fort à un bel Axe du Mal tout ça
De Frensoa, posté le 29.05.09 à 19:24 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Eh ben, pas facile de faire quelque chose sans titiller des sensibilités...
Des sources pour cette interview, mon cher manu?
De corsicanews, posté le 29.05.09 à 19:25 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Le fait que le jury du 62e festival de Cannes ait décidé de décerner son Grand Prix et non la Palme d’or à la dernière œuvre de Jacques Audiard ne va certainement pas faire taire la polémique née en Corse, polémique apparue lorsque filtra le synopsis de ce film mafioso-carcéral. En effet et même si depuis 15 ans une récompense cannoise produit généralement l’effet inverse d’une médaille d’or au concours général agricole de Paris - c’est-à-dire faire fuir la clientèle plutôt que d’attirer l’attention, on peut ainsi supposer que le Prophète a de grandes chances d’avoir d’ores et déjà rencontré son public et d’être ensuite boudé en masse par le public des salles obscures - l’émotion provoquée en Corse par ce film n’est pas prête de s’éteindre, pensez ainsi au nombre et à l’importance des émus parmi lesquels on retrouve tout le gratin nationaliste et, même, le député UMP de Haute-Corse Gandolfi-Scheit.

L’histoire racontée d’un jeune homme, dont nos confrères continentaux tairont l’origine maghrébine, tombant sous la coupe de prisonniers mi-nationalistes, mi-mafieux et forcément Corses à tendance homosexuelle violente (forcément là nos confrères précisent à l’envie l’Appellation d’Origine Contrôlée) tend selon l’opinion publique insulaire à jeter une nouvelle fois l’opprobre sur la population. Un Prophète pourrait paraître en effet comme l’épiphénomène d’un système, ou encore comme l’accablant témoignage de l’exécration publique des français pour la population de l’île.
Pour autant faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? Certainement pas car comment ne pas se poser la question de savoir si au final le Prophète en question ne nous livrait pas une prophétie véritable sous des abords de charge facile effectuée à l’encontre d’une partie de la société française.

Un Prophète est en effet une critique sociétale, mais elle nous semble plus adressée à l’encontre de la société française que de la population corse, à l’encontre de cette société où un citoyen, un journaliste, un artiste voir même un comique ne peut plus écrire un homme noir mais un blanc de couleur, ne peut plus dire d’une femme que c’est une gonzesse mais un homme dépourvu naturellement d’attributs masculins, un arabe mais un maghrébin, une tante mais un gay, un youpin mais une personne de confession judaïque, un nain mais une personne de très petite taille, un gros mais une personne en surpoids, un vieux mais une personne du 3e âge si elle est inactive et un senior si elle est active, un mongol mais un habitant de Mongolie, etc.
Une société qui s’interdit de se moquer des personnes publiques au premier rang desquels les hommes politiques, un pays qui interdit tout et n’importe quoi (téléphoner, fumer, pisser dans son jardin, ...), qui victime d’une paranoïa collective autorise un espionnage d’Etat généralisé et légalisé et qui enfin justifie toutes les atteintes aux droits de la défense à la condition évidemment que ce soit l’autre qui doive se défendre.
Une société enfin qui appelée à une proche échéance électorale et alors même qu’elle se plaint systématiquement des décisions européennes ne se rendra majoritairement pas dans l’isoloir le 7 juin prochain, boudant ainsi l’un des derniers droits qui lui est accordé de la même façon que les spectateurs bouderont en masse le film d’Audiard.

Dans une société qui s’est enlevée elle-même toutes ses libertés, qui se croit supérieure bien que raillée par la communauté internationale, dont la population est elle-même prise pour cible dans les films "américains" où le français n’est pas plus courageux que le Corse lâche du nanard de Jeunet, le corse est et demeure le métèque parfait, le métèque autorisé qui devrait même être déclaré d’intérêt public, c’est d’ailleurs le seul métèque légal depuis que les vieux sages (séniors) du Conseil constitutionnel pour de bas motifs politiques et en niant toute réalité historique, sociologique, juridique, ethnographique et culturelle ont nié l’existence d’un peuple corse (nos ancêtres les gaulois ?) laissant une porte ouverte par laquelle la xénophobie s’est empressée de s’engouffrer.
Le Corse est la seule liberté qu’il leur reste, pourquoi voudrait-on qu’ils se passent de la seule victime expiatoire qu’il leur reste ? Le Corse est le bouc émissaire, non pas consentant mais conscient, du déclin de la société et d’une prétendue exception culturelle ; cette dernière qui n’a fait que concourir au final à l’acculturation collective et à la poussée des des "communautarismes parisiantistes" qui a conduit à la "fracture sociale" transformée en amputation par les bons soins des amis du député de Haute-Corse pré-cité. Elle est là, la prophétie du film.

Le Corse est d’utilité publique, c’est le dernier rempart contre le néant total, le passage obligé, le défouloir. L’illustration la plus pertinente nous semblant se retrouver sous la plume de Christophe Barbier dont le Corse moyen semble avoir du mal a saisir les motivations, mais ne sont-elles pas à rechercher dans ce mal être du politiquement correct ? Barbier, ce mal-aimé, est un éternel incompris, comment pourrait-il déverser sa rage, sa colère et son esprit de révolte sans le Corse. Christophe Barbier est le révolté moderne, celui qui couvre par un verni policé et repassé un esprit insoumis et contestataire que le poids des interdictions n’autorise à se craqueler qu’à l’encontre des insulaires. On ne le réalise pas mais il est un écorché vif qui, par tout le poids des convenances, se voit contraint de ne déverser sa bile que sur notre île !

Le Corse est donc un bouc émissaire, mais paradoxalement c’est aussi le bouc émissaire que l’on se plait à haïr mais que l’on ne peut s’empêcher d’aimer, comment expliquer sinon la fréquence des critiques. C’est de l’amour vache certes, mais de l’amour quand même.
Le Corse on l’envie parce que c’est encore l’un des seuls en France à ne pas majoritairement être plus déférent envers une personne simplement parce qu’elle a de l’argent ou un petit pouvoir local miteux. Le Corse on le critique et on l’aime parce qu’il ose ne pas être fielleux, faux-cul et lèche-cul. Cher amis continentaux qui ne manquez jamais de soulever la question sur internet dès qu’un article salît les corses une question : Pourquoi dans ces conditions voudriez-vous qu’ils nous donnent l’indépendance alors même que vous avez tant besoin de nous ?

A chaque prophète correspond une prophétie, ce Prophète là a bien amené la sienne traduite par Audiard, scénariste génial mais trop piètre réalisateur, mais, chers amis corses, elle ne nous est pas destinée, à mon avis bien sûr.
De Lithium moi non plus, posté le 29.05.09 à 20:23 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Lol, les messages de nationalo-pleureuses. Avez vous au moins vu le film que vous fustigez ?

Pauvre Corse, que ça doit être dur d'être aimée par des cons.
De lola, posté le 29.05.09 à 20:48 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Connard raciste
De alanu, posté le 29.05.09 à 20:50 Prévenir les modérateurs en cas d'abus à un contre un on verra qui fera la pleureuse trou de balle
De santu, posté le 29.05.09 à 20:58 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Alimentez pas ces merdes laissez leur le derniers mots, Alanu et Lola, moi je l'ai vu le film, abjecte, au final il  fera prendre conscience à notre peuple que son avenir est ailleurs.

De santu, posté le 29.05.09 à 21:00 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Et oui c'est dur d'être envié par des cons.
De Lithium moi non plus, posté le 29.05.09 à 21:06 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Lol (hélas).

Franchement, vous l'avez vu le film dont parle l'article ?

Je crois pas non.

Et franchement vous avez quel âge pour jouer ainsi les scandalisés sur une oeuvre de fiction ?

Rangez vos cagoules et cessez vos délires paranoïaques et belliqueux. C'est l'heure d'aller au lit les enfants.
De alanu, posté le 29.05.09 à 21:16 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Va prendre ton clmant ça te donneras du courage, moi j'ai pas besoin de cagoule pour te faire taire si on se rencontrait
De lola , posté le 29.05.09 à 21:18 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Et toi tu as quel âge par curiosité, il me semble que tu laches pas le morceau, nous ne sommes pas les seuls apperement;....
De Santu, posté le 29.05.09 à 21:19 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Laissez parler ce con raciste
De alanu, posté le 29.05.09 à 21:21 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Qui fait croire aux Français qu’ils comptent ?

Michael Freund , THE JERUSALEM POST - Adaptation française de Sentinelle 5769

mercredi 27 mai 2009

Ce mois-ci marque l’anniversaire de l’un des actes les plus honteux d’occupation militaire jamais survenu dans la région méditerranée. On s’est emparé d’un peuple entier, on l’a placé sous contrôle étranger, dépouillé de son indépendance naissante et contraint à la soumission. La liberté demeure un rêve lointain pour eux. Et en l’absence de dialogue, ils ne peuvent que s’irriter de chaque indignité commise sur leur chemin.

Oui, c’est vrai, je sais ce que vous pensez : cela fait 240 ans, et la Corse est toujours occupée par la France ? C’est en mai 1769 que les troupes françaises vainquirent les Corses à la bataille de Ponte Novu, mettant fin à 14 ans de République Corse indépendante.

La France est intervenue après que la Corse ait été trahie par ses maîtres génois, qui l’avaient cédée à Paris l’année précédente par le traité de Versailles. Les Français se décidèrent vite à écraser la liberté durement acquise en combattant par les Corses, soumettant les séparatistes afin d’annexer l’île. Elle sert aujourd’hui de destination touristique populaire et c’est l’une des 26 régions de France.

En quoi cela concerne-t-il Israël, pouvez-vous demander ? Eh bien, j’ai pensé à la Corse après que Paris ait proféré quantité de condamnations d’Israël formulées de façon acérée ces derniers jours, en particulier pour fustiger l’absence de volonté d’Israël de céder les « territoires occupés » aux Palestiniens. Malgré toutes ses indignations légitimes sur les questions d’autodétermination, quand on en vient aux propres “territoires occupés” de la France, Paris semble chanter une toute autre chanson.

Tout cela a commencé vendredi dernier, quand le ministre français des affaires étrangères a réagi avec colère à la déclaration du Premier Ministre Benyamin Netanyahou sur Jérusalem destinée à demeurer la capitale unifiée d’Israël. Un porte-parole français accusa l’Etat juif de préjuger du résultat des négociations, qualifia brutalement ses actions dans la ville « d’inacceptables et contraires à la loi internationale » et insista pour qu’elle « devienne la capitale de deux Etats ». Et puis Lundi, le Président Nicolas Sarkozy déclara à l’agence de presse WAM des Emirats Arabes Unis que les Palestiniens disposent d’un « droit légitime » à un Etat et qu’Israël doit cesser toute construction d’implantation sur la rive Occidentale.

Mais qui fait croire aux Français qu’ils comptent ? Même quand ils prêchent à Israël sur les « droits légitimes », ils manquent de les pratiquer dans leur propre arrière cour. De fait, au cours des trois dernières décennies, divers mouvements corses ont cherché à gagner plus d’autonomie, ou même l’indépendance par rapport à la France. Et alors que le précédent gouvernement français avait accordé aux Corses des éléments limités d’autonomie, Paris a de façon entêtée refusé de céder le contrôle sur le territoire.

Il y a tout juste deux semaines, le maire du village de pêcheurs de Galeria a reçu un rappel déplaisant de celui qui commande vraiment les tirs sur l’île. Après que Daniel Rossi eût décidé de tenir une réunion sur deux du conseil municipal de Galeria en langue Corse, il a reçu une réprimande publique du gouvernement français. « La langue française est la langue des institutions de la République », a éructé un bureaucrate français, ajoutant que les actions de Rossi étaient illégales et violaient même la constitution française. Qu’est-il arrivé à : "liberté, égalité, fraternité" ?

Et la Corse bien sûr, n’est pas le seul exemple du deux poids – deux mesures de la France. Demandez aux Basques, ou aux habitants du Nord de la Catalogne (Roussillon) comment l’Etat français traite leurs revendications historiques ou leurs droits à l’autodétermination

Cette hypocrisie de la part de la France ne peut pas ni ne doit être autorisée à demeurer sans réponse. Aussi, je dis : « suivons l’exemple de la France, et commençons à tonner à répétition à toute occasion ».

La semaine prochaine, le 3 juin, Netanyahou devrait se rendre à Paris pour rencontrer Sarkosy. Il n’y a pas de raison qu’Israël reste les bras croisés face aux exigences françaises, ou à ignorer ses intrusions dans nos affaires intérieures. Nous devrions proposer d’envoyer des contrôleurs des droits de l’homme pour examiner la situation en Corse, fournir une aide au développement à la région basque, et financer des ONG cataloniennes voulant maintenir vivante leur culture en péril.

Ou peut-être devons faire quelques projets de résolutions à l’ONU et proférer des solutions à ces conflits interminables.

En tant que Juifs et Israéliens, levons la bannière de la liberté pour ceux qui vivent encore sous occupation française, et répondons vivement et fermement à chaque cri de « vive la Palestine » par trois mots brefs : « vive la Corse Libre ».

Ca vous paraît idiot ? Peut-être. Mais plutôt que d’être constamment les destinataires de la critique française, faisons pour finir tourner les tables vers Paris pour lui administrer un aperçu de ses propres remèdes.

De Santu, posté le 29.05.09 à 21:24 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

alanu lola, j'au dit laissez parler ce con raciste c'est lui le gamin

AVA BASTA

De francescu, posté le 29.05.09 à 21:38 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Je n'ai, comme la plupart d'entre nous, pas vu le film ; d'où ma question à ceux qui l'ont vu : en quoi opère-t-il, comme dit lola  "une confusion entre nationalistes corses et simples mafieux" ?
De lola, posté le 29.05.09 à 21:42 Prévenir les modérateurs en cas d'abus C'est clairement sous entendu dans le film que déjà beaucoup de corses ont vu
De partigianu, posté le 29.05.09 à 22:53 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Pourquoi commenter cette merde ????
De alanu, posté le 29.05.09 à 22:59 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

evviva a nazione

De frédéric, posté le 29.05.09 à 23:04 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Les corses sont des racistes génétiques, des violents génétiques, pourquoi tout le monde fait semblant de le nier.
De lola, posté le 29.05.09 à 23:05 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Encore un raciste
De ça c'est la Corse, posté le 29.05.09 à 23:37 Prévenir les modérateurs en cas d'abus  A Festa di l’Agricultura Corsa s’est ouvert ce matin (vendredi) à Ajaccio. Jusqu’à dimanche donc, c’est toute l’agriculture insulaire qui s’expose au palais des Congrès. Engins agricoles, animaux de races corses, nombreux stands présentent également les filières authentiques. La manifestation est organisée par le Crepac. Elle est également soutenue par le Conseil Général de la Corse-du-Sud
De Lithium moi non plus, posté le 30.05.09 à 01:14 Prévenir les modérateurs en cas d'abus C'en est presque navrant de constater que le nationalisme exposé dans les commentaires soit tant l'expression d'une profonde connerie. Nul besoin de répondre aux questions, l'insulte bas du front pour seule finalité. Il est consternant de lire à quel point ceux-ci défendent à ce point si mal la cause qu'ils prétendent  promouvoir.
De l'extrêmisme neuneu.
Je suis breton. Et je me fous bien que l'on raille l'alcoolisme chronique, le drapeau et le folklore, bref tous les clichés que l'on associe habituellement à cette région. La liberté d'expression dépasse toutes ces considérations. On est en démocratie après tout.
Je trouve ainsi salutaire que la plupart des commentaires des nationalo-pleureuses soit la parfaite illustration de ce que l'article dénonce. Même pas l'intelligence de le démentir par des arguments digne de ce nom. La lie de la pensée, c'est bien à cela que l'on reconnait le nationalisme (et de tout bord, qu'il soit de Corse ou de Navarre). De la vase rien de plus.

Pathétique. Rencontrer un nationaliste  intelligent, c'est comme de voir un chien jouant du piano : un trip sous LSD. Au pire le symptôme d'une maladie mentale.

Merci les mecs, vous êtes les fossoyeurs exemplaires de votre combat.
De fiction = fiction, posté le 30.05.09 à 02:47 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Y a pas de voyous en corse allons....  juste quelques bons militants accessoirement poseurs de bombes mais ceux la sont très respectables, des gens biens en somme.

Retenez simplement le fait suivant : jacques Audiard avec seulement 5 films est de loin le meilleur réalisateur français actuel alors pensez donc, on se fout de savoir si les personnages sont C... ou pas.
La seule chose dont on se souviendra, ce sera Audiard mais certainement pas vous.

De berto, posté le 30.05.09 à 02:53 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Déjà en 2004.

En Corse, cinq cent personnes, dont des élus de l'Assemblée territoriale, se sont réunies à Corte, à l'occasion du plus large rassemblement anti-raciste jamais organisé en Corse, pour débattre de la multiplication des actes xénophobes dans l'île. Un commentaire sur images factuelles alterne avec la déclaration Jean-Guy TALAMONI, dirigeant de Corsica Nazione, et un télétrottoir. [Source : documentation France 3] 500 personnes, dont des élus de l'Assemblée territoriale, se sont réunies à Corte, à l'occasion du plus large rassemblement anti-raciste jamais organisé en Corse, pour débattre de la multiplication des actes xénophobes dans l'île. Jean-Guy Talamoni: "Je veux dire très clairement que l'on ne peut pas se revendiquer ni du peuple corse, ni du nationalisme corse, si l'on a en pensée ou en arrière pensée un quelconque fond raciste". Un jeune homme: "Je suis corse et marocain. Que ça plaise aux corses ou que ça leur plaise pas. Aux marocains aussi, que ça leur plaise ou que ça leur plaise pas". Sur les 6 derniers mois, la communauté magrébine de Corse a été victime d'une trentaine d'actions violentes.
De @ fiction, posté le 30.05.09 à 07:40 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Le peuple corse existera que le fils à papa audiard aura déjà disparu des annales
De @ Lithium, posté le 30.05.09 à 07:45 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Le seul bon nationalisme c'est le nationalisme français bien sur, tu n'est qu'un pur raciste.

Ton argumentation ne tiens pas au faits, tu te crois supérieurs, va voir ton film et va prendre ton xanax pour dormir tranquille, petit bonhomme, cela sert les calmants quand on voit tous les barbares corses  qui peuplent les films d'audiard

De @ berto, posté le 30.05.09 à 07:47 Prévenir les modérateurs en cas d'abus En corse au moins on se mobilise, va trainer tes guètres en banlieux parisienne, tu m'en dira des nouvelles
De @ fiction, posté le 30.05.09 à 07:50 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Je suis contre toute violence, mais la "mafia" corse n'a rien avoir avec les nationalistes corses violent ou non, l'amalgame entre les deux vient de la barbouzerie pasqua/mitterand des années 80
De theduck, posté le 30.05.09 à 10:15 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Heu..n'empêche il a obtenu le grand prix du jury ..
donc -sans parler des idées - c'est peut être/sans doute  un bon/beau film.

Par conséquent j'essaierais d'aller le voir (sans aprioris politiques) et me ferais ma propre optinion.
Pas fan de l'idée de "censure"

Bon visionnage.......
De lola , posté le 30.05.09 à 10:47 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

un fim basé sur le racisme et sur des contres vérités historique, franchement l'ésthétisme possible, éventuel m'interesse peu. Personne n'a parlé de censure, j'ai  juste dénoncé ce qui mérité de l'être.

J'espère que beaucoup de Corse iront le voir, ne serait-ce que pour qu'ils sachent enfin, pour ceux qui en doute encore, que nous sommes devenu les boucs émissaires facile de la société française et des bobos et bling bling parisiens

 

De lola, posté le 30.05.09 à 11:47 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

c'est ça surtout la corse

 

http://www.youtube.com/watch?v=qP-2qHyoo1Q

De lola, posté le 30.05.09 à 12:06 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

voilà nos "prophètes"

http://www.youtube.com/watch?v=6Rn1jpLAR1Q

De Moon, posté le 30.05.09 à 12:13 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Lola, t'en as des pires encore ?
De @moon, posté le 30.05.09 à 12:20 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Encore un raciste c'est une espèce répandu en france
De lola, posté le 30.05.09 à 12:22 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Bien sur moon, j'en ai à foison, la culture corse et une culture riche et vivante
De anna livia, posté le 30.05.09 à 12:49 Prévenir les modérateurs en cas d'abus  

Eric Patris met le débat sur le bon plan et avec les arguments justes: il ne s'agit pas de vouloir censurer une oeuvre, surtout pas (erreur grossière de certains politiques) mais de réagir aux PROPOS d'Audiard et de son co-scénariste, qui, plus ils "s'expliquent" plus ils s'enfoncent (et enfoncent les Corses collectivement par la même occasion). Pour se faire une idée de ces propos, il n'y a pas à voir le film, il y a à lire et écouter leurs interviews et leurs "motivations" : une ignorance crasse, sidérante, et une vision caricaturale "des" Corses, de l'"entité" corse...Ont-ils des scrupules, eux, pour faire ces généralités "racistes"?
Exemple : ils se vantent d'avoir donné un "rôle important" à la langue corse. C'est pour expliquer immédiatement qu'elle "souligne l'enfermement des personnages"!! STUPIDE et terriblement parisien : sachez que l'on peut avoir une intercompréhension avec plus de monde (les locuteurs de langues latines) avec le corse qu'avec le français ; demandez donc aux Italiens, aux Catalans, aux Portugais et bien d'autres, quelle langue ils comprennent le mieux, du français ou du corse!

O Sgiò Pandolfi, inutile de leur servir la soupe, ils sont déjà assez bien servis par les media français et nous, nous continuerons à être traînés dans la boue collectivement. Certes, il existe des réalités de "Milieu(x)" mais pas de Maffia, cela c'est pour satisfaire leur besoin de sensations fortes que les media et les intellos parisiens veulent à tout prix faire croire que nous sommes la Sicile de la France, en plaquant sur nos "réalités" la Maffia et l'omertà, ou cinématographiquement parlant les schémas américains...Idem pour le racisme: certes il existe, mais va-t-on cesser de faire croire que la Corse en est le champion, quand on voit ce qui se passe dans toute la France et ailleurs?? BASTA! Mais vraiment,assez! Assez de faire de la Corse l'exutoire, l'épouvantail, le repoussoir de la France en crise...Quels media ont relayé la mobilisation des Corses, à plusieurs reprises, et avec succès, pour empêcher l'expulsion de Maghrébins par la Préfecture??

De alanu, posté le 30.05.09 à 12:55 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

le père du dit Audiard qui avait lui du talent disait

"les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait"

son rejeton a tout osé sur ce film

De Moon, posté le 30.05.09 à 13:26 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

@lola

On peut trouver vos vidéos sans interêt et ne pas être raciste, vous me l'accorderez je pense.

De Moon, posté le 30.05.09 à 13:37 Prévenir les modérateurs en cas d'abus @lola, pardon le commentaire n'était pas de vous mais d'un anonyme. Etre traité de raciste gratuitement sur une phrase, effectivement il vaut mieux se cacher.
De @ moon, posté le 30.05.09 à 13:39 Prévenir les modérateurs en cas d'abus J'accorde surtout un humour déplaisant humiliant de ta part, descriminatoire, donc proche d'un certain racisme
De lola, posté le 30.05.09 à 13:42 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Le commentaire était bien de moi
De lola, posté le 30.05.09 à 13:46 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

on peut ne pas aimer et ne pas se permettre de discridter toute une culture, bref on peu se taire

moi je réagit à un film qui parle des miens, je ne juge pas la culture ou la sous culture d'autres qui ne me passionnent pas

De Ryad, posté le 30.05.09 à 20:18 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Un prophète et le troll corse par Ugo Pandolfi

Wwwcorsicapolar_eu Vu le triste état des salles de cinéma en Corse, ce n'est pas facile, mais au cinéma le recul est toujours indispensable. L'embrasement polémique et médiatique autour du film Un Prophète de Jacques Audiard est une aubaine pour les médias, pour les attachés de presse des producteurs du film, comme pour certains responsables politiques. Un troll idéal, toujours récurrent, qui une fois lancé permet toutes les catharsis et toutes les confusions de genre. A chacun de se faire une opinion sur les diverses opportunités qui peuvent expliquer les apparitions de ces trolls qui, à mon avis, ne doivent jamais rien au hasard.

Un prophete dr ugcSoyons clairs et ne confondons pas les débats.
Sur la question de la liberté de création d'un auteur d'inventer les personnages de son choix, elle doit être totale et seulement comprises dans les limites de nos lois. Qu'un auteur fasse preuve d'ignorance et de mépris, c'est son affaire, celle de son éditeur ou de son producteur, celle de son public et non celle d'un législateur ou d'une assemblée politique. Ou alors il faut dire clairement que les œuvres de l'esprit doivent être contrôlées par un index officiel beaucoup plus contraignant que nos actuelles commissions accordant les visas d'exploitation.
Sur la question de savoir, si dans son œuvre cinématographique intitulée Un Prophète, le réalisateur Jacques Audiard fait preuve d'ignorance et de mépris envers les Corses,  il appartient, me semble-t-il, à chacun de se faire librement une opinion en allant tout simplement au cinéma.
Il reste à espérer qu'à Bastia en Haute Corse, par exemple, où un directeur de salle avait refusé, il y a quelques années, de programmer  La Dernière tentation du Christ de Martin Scorsese, la projection du dernier film de Jacques Audiard ne soit pas l'occasion de mettre en scéne de nouveaux troubles à l'ordre public.
Please do not feed the troll !

Faut-il préciser enfin que depuis les premiéres querelles iconoclastes, il est presque certain que les réalités d'une société nuisent plus efficacement à son image que les représentations que les arts peuvent en faire ?  Ce n'est sans doute par pour rien que de nombreux auteurs de polars préviennent leurs lecteurs que le réel est toujours plus cruel que la fiction.

De anna livia, posté le 30.05.09 à 20:37 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Le vrai nombrillisme qui pourrit la France et l'enferme dans des schémas vermoulus de monolinguisme monolithique et d'indécrottable jacobinisme, c'est le "parisianisme", y compris de "gôche" (républicaine, leur mot favori pou dire jacobin) , qui finit par se croire le représentant de l'universalisme. Et le "méchant-pourri" qui fait tache pour la grande visée universelle de la culture française est désigné de plus en plus souvent par l'intermédiaire des Media et des oeuvres audiovisuelles (rappelons : "Indochine", "le Corse" puant colonialiste raciste, "un long dimanche de fiançailles", le Corse lâche et traître, la série "Maffiosa" de violence gratuite, et aujourd'hui "un prophète" où l'on a choisi sciemment (c'est le coscénariste qui le dit en mots à peine choisis) de mettre en scène "les Corses" racistes contre les Arabes.
C'est le discours sur "les Corses" qui est insupportable et ce type de généralité a un nom : le racisme ! Un racisme aujourd'hui politiquement correct et sûr de lui: on peut dire ce qu'on veut des Corses, pas de problème avec la loi (ce n'est qu'une "entité", pas un peuple ni une ethnie ni rien...)
De Klim, posté le 30.05.09 à 20:44 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Il est évident que la bande voyous corses xénophobes qui règlent la circulation dans la prison imaginée par Audiard ne sont pas représentatifs de la majorité des Corses. Ce n’est pas le propos de Jacques Audiard. Pas plus que son film Un Prophète n’est une dénonciation du système carcéral français ou un film à charge contre Rachida Dati. Un Prophète est un film de genre, un film de “prison” qui met les clichés au service de l’histoire avec beaucoup de talent.
De marc andria, posté le 30.05.09 à 20:48 Prévenir les modérateurs en cas d'abus <a href="http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=8089611384776_1832180.jpg"><img src="http://img6.hostingpics.net/thumbs/mini_8089611384776_1832180.jpg" alt="Upload images" /></a>
De marc andria, posté le 30.05.09 à 20:52 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

[URL=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=846941384776_1832180.jpg][IMG]http://img6.hostingpics.net/thumbs/mini_846941384776_1832180.jpg[/IMG][/URL]

De marc andria, posté le 30.05.09 à 20:58 Prévenir les modérateurs en cas d'abus
De Tino, posté le 31.05.09 à 00:30 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Je trouve ce pseudo-débat puéril et cette propagande débile venant de certains extrémistes,très drôles.Ils n'ont pas vu le film et se répandent déjà sur tout le net en messages racistes,agressifs,menaçants...heureusement que les corses ne se résument pas à ça.
J'ai plein de copains corses (certains ont même participé au film) et AUCUN n'a eu ce genre de réaction. Vous êtes en plein délire là mais bon,ça a l'air de bien vous amuser.
De Vincentelli, posté le 31.05.09 à 02:29 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Je gère un site très connu consacré au cinéma  et je confirme que depuis une semaine nous avons dû supprimer une vingtaine de messages à caractères racistes et injurieux venant de la part de certains intervenants qui se reconnaîtront ici...Comme quoi...
De kara, posté le 31.05.09 à 05:26 Prévenir les modérateurs en cas d'abus J'espère juste que le fait d'aimer ce film ne signifie pas qu'on est raciste .... J'aime certains westerns où des indiens se font tuer sans être un fana absolu des cow-boys et un anti-indiens bien au contraire.

Enfin bref j'ai apprécié ce film, après je me fous complètement de savoir les origines d'un rôle au cinéma, comme par exemple voir un terroriste musulman dans un film ne m'a jamais fait dire que les muslmans sont des terroristes.

De kara, posté le 31.05.09 à 05:35 Prévenir les modérateurs en cas d'abus "De @moon, posté le 30.05.09 à 12:20 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Encore un raciste c'est une espèce répandu en france"

C'est raciste comme vision .....
De lola, posté le 31.05.09 à 07:02 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

pauvres choux, c'est nous qui sommes dénigrés et c''est nous les extrèmistes qui devont nous reconnaitre.

Lisez bien les critiques certaines sont fort bien argumenter et pas du tout le fait d'excité(e)s

Quoi attendre d'un pays qui a voté Le Pen au second tour d'une présidentielle, sinon des relents de centralisme jacobin et xénophobe

De Esthetica, posté le 31.05.09 à 13:12 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Voilà sans doute la polémique la plus infondée de l'histoire du cinéma.
Pour avoir vu le film à Cannes, je confirme qu'il n'a rien d'anti-Corse.
Il propose avant tout une critique de la République française et de l'état de délabrement dans lequel se trouvent ses prisons.
De kara, posté le 31.05.09 à 13:21 Prévenir les modérateurs en cas d'abus @lola "Quoi attendre d'un pays qui a voté Le Pen au second tour d'une présidentielle, sinon des relents de centralisme jacobin et xénophobe"

Qu'est ce que tu t'en fous d'attendre quelque chose de la France puisque tu ne le considère pas comme ton pays ?
De kara, posté le 31.05.09 à 13:44 Prévenir les modérateurs en cas d'abus @lola "Quoi attendre d'un pays qui a voté Le Pen au second tour d'une présidentielle, sinon des relents de centralisme jacobin et xénophobe"

La Corse a aussi envoyé Le Pen au 2nd tour en 2002, mais tu va me dire que c'est à cause des français de l'Ile .....
De lola, posté le 31.05.09 à 15:48 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Faux le pen fait de tout petit score en corse, prends la responsabilité de ton peuple et pas du notre
De @ kara, posté le 31.05.09 à 15:49 Prévenir les modérateurs en cas d'abus J'attends que la france nous donne notre autonomie voir plus
De lola, posté le 31.05.09 à 15:51 Prévenir les modérateurs en cas d'abus On a plus rien a faire avec vous point barre
De Slick Rick, posté le 31.05.09 à 15:59 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Je vois que mon post attire les cinéphiles...

De @slick rick, posté le 31.05.09 à 16:22 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Oui t'es trop fort tu est à la base de tout
De kara, posté le 31.05.09 à 17:05 Prévenir les modérateurs en cas d'abus @ lola, "Faux le pen fait de tout petit score en corse, prends la responsabilité de ton peuple et pas du notre"

le Pen a fait 2e au 1er tour de 2002 comme dans toute la France ...

en 2007 : 1er tour présidentielles
14,70 % en haute-corse et 15,92 % en corse Sud petits scores en effet .....
moyenne nationale :
10,44 %
De @lola, posté le 31.05.09 à 17:07 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Pour les présidentielles de 2007 Le Pen a fini 3e du 1er tour en Corse derrière Sarko et Royal
Le Pen a fini 4e en moyenne nationale derrière Sarko, Royal et Bayrou ....
De kara, posté le 31.05.09 à 17:20 Prévenir les modérateurs en cas d'abus @lola "J'attends que la france nous donne notre autonomie voir plus

Je te le souhaite, je suis pour la liberté des peuples :)

Mais bon pour l'instant, en Corse ca vote surtout UMP ...
De lola, posté le 31.05.09 à 18:04 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Pas pour longtemps rdv en 2010 pour les territorialles,  je ne te cacheerias pas que le nombre de collabos et de "mangeurs" sont important chez nous, comme chez vous
De lola, posté le 31.05.09 à 18:08 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Mais nous avons bon espoir les éléctions sont complexes en corse, mais la la véritable démocratie ets ne train d'exploser

ciao cara Klara

De alanu, posté le 01.06.09 à 01:05 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Vous en avez pas marre, toi lola la première, de commenter cette merde de film !!!!
De Reda K., posté le 01.06.09 à 18:22 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Voilà sans doute la polémique la plus infondée de l'histoire du cinéma.
Pour avoir vu le film à Cannes, je confirme qu'il n'a rien d'anti-Corse.
Il propose avant tout une critique de la République française et de l'état de délabrement dans lequel se trouvent ses prisons.
Les prisonniers corses ne sont pas plus mal dépeints que les autres communautés dans le film, il faut arrêter les délires paranoïaques.

De François, posté le 01.06.09 à 18:56 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Http://infocorsica.over-blog.com/article-32126057.html
De François, posté le 02.06.09 à 20:14 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Dans L'HUMANITE :

Ils ont osé le dire

JEAN-GUY TALAMONI, DIRIGEANT DE CORSICA LIBERA :

« Le film de Jacques Audiard porte atteinte à l’image de la Corse et des Corses. »
- Où est la blessure à l’honneur dans Un prophète, grand prix du dernier Festival de Cannes ? De ce qu’on y voit un « parrain  » corse ou de ce que son gang est éliminé par un nouveau qui va prendre le pouvoir, maghrébin de surcroît ?

De MALIK, posté le 03.06.09 à 00:33 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Absolument risibles les commentaires hystériques et paranos de certains pseudos genre Lola etc...,ils n'ont pas vu le film (ils ont juste lu le résumé dans VOICI ou FRANCE DIMANCHE) ,viennent juste ici pour faire leur propagande nauséabonde et raciste,on connaît la chanson...Complètement à côté de la plaque.
Je suis moitié corse et arabe (et oui! ça existe comme Foued Nassah qui joue dans ce film),ai vu le film à Cannes, invité justement par mes potes corses qui y ont participé.Pas une seconde je n'ai vu un truc anti-corse dans ce film.C'est un polar,film très noir,ils sont tous pourris (arabes,corses,italiens,continentaux...)c'est une fiction,Ginette! On se réveille!!!
De thony, posté le 03.06.09 à 08:58 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Heureusement qu'on est mal vus par les francais sinon il y aurait trop de francais qui voudraient venir dans la plus belle ile du monde, déjà qu'il y en a bcp...
De @ à malik, posté le 03.06.09 à 10:55 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Avec toi voir le fim avec plaisir (lola), mais..... ceci est mon dernier message, comme l'expliquait anna livia le corse est devenu le dernier mètéque à la mode en france du cinéma français, si ce n'est sur ce film (je n'en suis sur encore) c'est devenu une vérité "vrai"", cela est vrai sur d'autres films.

Il n'y a pas de paranoia de ma part ni de certains de mes amis,  la bd de pétillon a été fort bien reçu en corse quoique que trés critique sur la corse et les corses

pourquoi là non?????

De à reda, posté le 03.06.09 à 10:58 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

Nous  arreterons nos délire paronoiaque quand tu sortiras de tes attaques racistes

De Slick Rick, posté le 03.06.09 à 13:55 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

@Malik : enfin quelqu'un de calme et réfléchi ici, et en plus tu as vu le film...Bravo à toi ! ;)

De jak, posté le 03.06.09 à 20:35 Prévenir les modérateurs en cas d'abus
Lundi 1 juin 2009
                                                                                                                   

ENQUÊTE - Sur la guerre qui ravage la Corse

Silence, on tue. C’est la région d’Europe où on assassine le plus. En toute impunité. Récit au coeur du milieu corse.

Jean-Micehl Décugis, Christophe Labbé, Armel Méhani et Olivia Recasens

 

Le 3 novembre 2006, à Pila-Canale, les obsèques de Jean-Jérôme Colonna, mort dans un accident de la route que beaucoup ont jugé suspect © STEPHAN AGOSTINI/AFP

 

 

Dans la nuit glacée, un coup de feu claque. L’homme s’effondre, tué net, sous la lumière crue des lampadaires. Pierre-Marie Santucci, 51 ans, un des piliers de la Brise de mer, vient d’être transpercé par une balle explosive tirée avec un fusil de précision. Posté à plus d’une centaine de mètres dans un terrain vague, le sniper a attendu que sa victime sorte du bar Chez Fanfan, en bordure de la route nationale 193, qui mène vers Bastia.

L’assassinat de Pierre-Marie Santucci en février dernier s’inscrit dans une longue série sanglante qui frappe la Corse. Depuis 2008, 22 caïds, élus et entrepreneurs ont été exécutés sur l’île de Beauté. Ce qui fait de la Corse la région d’Europe où l’on tue le plus. Plus encore qu’en Sicile, si l’on rapporte les meurtres au nombre d’habitants. Dernière affaire en date, le 15 mai : un entrepreneur abattu à bout portant dans un bar du centre de Sartène.

Cette guerre souterraine touche non seulement le milieu, mais aussi le monde politique et économique. A ce jour, aucun de ces assassinats n’a été résolu. Des symptômes meurtriers qui en disent long sur la dérive mafieuse de la Corse et l’impuissance de l’Etat à y faire face. La vendetta a souvent un coup d’avance sur la justice, qui doit, elle, réunir les preuves sur des exécutions toujours minutieusement préparées. Jamais d’ADN ou d’empreinte digitale. Les tueurs, qui opèrent toujours avec des gants et la plupart du temps grimés, utilisent des fusils de chasse pour gros gibier équipés de lunettes de visée. Quant aux véhicules des commandos, ce sont des motos ou des voitures volées, incendiées après usage. Reste les témoins, souvent muets, ou qui se rétractent très vite. « Ici, c’est l’omerta, comme en Sicile », déplore le procureur de la République d’Ajaccio, José Thorel. Un brin désabusé, le magistrat nous reçoit dans ce qui fait ici office de palais de justice : des préfabriqués relégués à la sortie de la ville, coincés entre la rocade et une grande surface. A l’intérieur, les armoires et les dossiers d’instruction portent les traces du dernier mitraillage. « La plupart des meurtres sont commis de jour, en pleine ville, mais personne ne voit jamais rien », précise le magistrat, qui, durant l’entretien, garde les yeux fixés sur une feuille blanche.

 

Une légende du milieu

Dans l’île, les voyous bénéficient depuis près d’un quart de siècle d’une forme d’impunité. Dans un rapport sur la criminalité organisée en Corse, le procureur Bernard Legras déplorait en 2000 que l’Etat, focalisé sur la lutte antiterroriste, ait « négligé d’autres combats, notamment ceux que l’on aurait dû mener contre le banditisme et certaines dérives financières graves ». Un manque de curiosité pour le milieu qui a culminé après la mort du préfet Erignac quand les services de police ont misé sur les voyous pour obtenir des tuyaux. Une stratégie payante, puisqu’elle a permis l’arrestation d’Yvan Colonna, le meurtrier présumé du préfet, mais avec un effet boomerang !

Si les plastiquages nationalistes ont bien fondu-on en comptait 89 l’an dernier, chiffre le plus bas depuis 1973-, le nombre de règlements de comptes a explosé. Certains terroristes désoeuvrés ont même été débauchés par le milieu. « Le mythe, ce n’est plus la cagoule de l’indépendantiste, mais l’Audi A3 vitres fumées du voyou », glisse un fin connaisseur de l’île. D’après les chiffres de la préfecture d’Ajaccio cités dans l’ouvrage « Les parrains corses » (1), on comptait, en 2000, 74 cartes grises de Ferrari et 700 de Porsche, majoritairement au nom de femmes et de personnes âgées...

Si, aujourd’hui, en Corse, les voyous tombent comme des mouches, c’est parce que les deux clans qui tenaient l’île ont du plomb dans l’aile. Tout comme s’effrite la toute-puissance des parrains jusque dans les prisons, ainsi que tente de le montrer le film de Jacques Audiard, « Un prophète », primé à Cannes. « C’est la fin d’un cycle qui a duré près de trente ans. Aujourd’hui, le milieu représente le premier pouvoir insulaire, et on s’entre-tue entre clans pour récupérer le sceptre », résume un grand flic. C’est la mort de Robert Feliciaggi qui a mis le feu aux poudres. Amateur de gros cigares et de grosses voitures, cet homme d’affaires, président du groupe divers droite à l’Assemblée de Corse, était en quelque sorte l’ambassadeur de celui que tous les rapports de police désignaient comme le parrain : Jean-Jé, une légende du milieu, qui, dans la seule interview qu’il ait donnée (2), reconnaissait avoir tué un à un les assassins de son père liquidé sous ses yeux alors qu’il avait 16 ans. Une quinzaine, selon la rumeur.

Il est minuit, ce vendredi 10 mars 2006. Le dernier vol pour Ajaccio vient de se poser sur la piste de Campo dell’Oro. « Robert », comme tout le monde l’appelle ici, traverse le hall de l’aéroport plein à craquer, salue quelques amis avant de se diriger vers sa BMW noire. Lorsqu’il ouvre le coffre pour y déposer son bagage à main, un tueur avec capuche lui tire à bout portant deux balles de 38 spécial dans la nuque et la tempe.

Gâchette facile

En Corse, c’est le choc. On vient de défier ouvertement Jean-Jé, le parrain. Trois jours plus tard, sous l’oeil attentif des RG, 2 000 personnes assistent à l’enterrement de Robert dans le petit village de Pila-Canale. Jean-Jé, lunettes noires et col roulé, se fait discret. Cet ancien de la French Connection a prudemment laissé son lieutenant Ange-Marie Michelosi porter le cercueil. A 67 ans, le parrain est en fin de carrière, il sait que ses propres lieutenants pensent à la succession. Ange-Marie Michelosi, 52 ans, à la tête de la redoutable bande du Petit Bar , du nom du café qu’il possède sur le cours Napoléon à Ajaccio, est un dur à cuire à la gâchette facile, qui a la passion des champs de courses et surtout des chevaux qu’il élève. La dizaine de jeunes voyous dont il est devenu le mentor fait dans le trafic de drogue. Le milieu corse se divise en deux : ceux qui font dans la drogue et les autres. Le trafic de stups est un moyen rapide d’enrichissement pour de nouvelles bandes. En juin 2008, deux membres du Petit Bar ont été interpellés dans l’Hérault aux côtés de Gilbert Casanova, l’ancien président de la chambre de commerce et d’industrie, alors qu’ils s’apprêtaient à convoyer plusieurs centaines de kilos de cannabis dans un hélicoptère. Cette bande, que l’on soupçonne de tuer à tout-va, n’hésite pas non plus à racketter des proches de Jean-Jé.

L’autre protégé du parrain est carrément passé à l’ennemi. Jean-Luc Codaccioni, un gros calibre originaire d’un village de la côte sud, a fait allégeance à Richard Casanova, l’électron libre de la Brise de mer. Hasard, sans doute, un motard lui a tiré dessus à l’été 2005 mais le pistolet s’est enrayé. Du côté du Petit Bar, on soupçonne Jean-Luc Codaccioni d’avoir liquidé Robert. Au point que, durant l’enterrement de ce dernier, il est pris à partie par son rival Ange-Marie Michelosi.

 

L’engrenage infernal des règlements de comptes est déjà enclenché quand se produit l’impensable : le parrain meurt dans un accident de voiture. Le 1er novembre 2006, jour de la Toussaint, Jean-Jé roule dans une voiture prêtée par un ami quand son véhicule percute un parapet et s’enflamme. Personne en Corse ne veut croire à l’accident, la police va jusqu’à rapatrier la voiture sur le continent pour la faire expertiser. L’enquête conclut finalement à un banal accident provoqué par un malaise cardiaque. Prudent comme un Sioux, Jean-Jé se déplaçait souvent grimé et jamais seul. Ce jour-là, sa voiture était suivie par une escorte dont les membres se sont confiés aux policiers corses. Le parrain, qui pouvait se targuer d’un casier judiciaire vierge, logeait à Olmeto dans un modeste appartement au-dessus de la supérette d’Arlette, sa femme, dont il avait été un temps le salarié. Elle l’avait également embauché comme agent d’entretien au Miramar, l’hôtel quatre étoiles qu’elle possédait à Propriano avant de le revendre à Feliciaggi. Dix ans de cavale au Brésil avaient appris au parrain la discrétion. Coffré par la police en 1975 après s’être fait balancer dans une affaire de stups, Jean-Jé s’était fait la belle pour ne réapparaître qu’en 1985, une fois les faits prescrits grâce à une faute de procédure. Jamais plus la police ne le reprendra dans ses filets, hormis sur la fin, pour des abus de biens sociaux. Une affaire qui n’était pas encore définitivement jugée quand Jean-Jé a passé l’arme à gauche. Même s’il fuyait les feux de la rampe, Jean-Jé cultivait des relations avec des personnalités en vue, comme le prouve cette photo retrouvée par les policiers lors d’une perquisition chez son ami Feliciaggi. On y voit, trinquant avec Jean-Jé, José Rossi, alors président de l’Assemblée territoriale de Corse, Marc Marcangeli, ancien maire d’Ajaccio, et Emile Mocchi, ancien maire de Propriano. Egalement présent, Edouard Cuttoli, directeur du casino d’Ajaccio, un établissement que la police soupçonnait de reverser la moitié des gains à Jean-Jé Colonna. Une preuve de collusion entre voyous, élus et hommes d’affaires ? Comme l’observait dans son rapport Bernard Legras, « on sait que des hommes politiques de haut niveau ont eu ou ont dans leurs mains les meilleurs appuis du banditisme local et les ont parfois défendus ouvertement ».

Côté coeur, le parrain aurait entretenu une idylle avec une célèbre présentatrice météo qui, de temps en temps, pour lui faire plaisir, donnait les températures à Pila-Canale, le village dont il était originaire. Quelques jours avant sa mort accidentelle, Jean-Jé avait réuni les siens pour évoquer l’appétit grandissant de Richard Casanova dans le sud de la Corse. Une réunion très sécurisée, puisque les participants avaient été invités à retirer la batterie de leurs téléphones portables et à déposer le tout dans un autocuiseur dont le couvercle avait été soigneusement refermé. Jean-Jé, qui se plaisait à dire que « le plus dangereux pour un voyou, ce n’est pas le policier mais le voyou lui-même », s’est toujours méfié de la Brise.

23 avril 2008, Porto-Vecchio. Richard Casanova est fauché par une rafale d’arme automatique devant le garage Audi. A 49 ans, « Richard le Menteur »-son surnom dans le milieu-n’aura pas eu le temps de rafler la mise. Après trente ans d’efforts, l’électron libre de la Brise de mer, celui que l’on disait capable de demander amicalement des nouvelles d’un concurrent pour obtenir son adresse et le faire tuer, était en passe de devenir le boss.

Au début des années 80, une petite dizaine de voyous fréquentent le bar de la Brise de mer, quai de la Marine, à Bastia. La plupart sont des fils de bonne famille aux pères avocats, médecins, enseignants, militaires. Ils vont très vite former la bande la plus redoutée de Corse. Une structure collégiale où chaque membre se doit fidélité et solidarité. Plusieurs habitent le même village de La Porta, où l’un d’eux dispose d’un héliport, le pilote attitré étant aujourd’hui un ancien cadre d’Air France, maire d’un petit village. « Peut-être parce que la société corse s’est bloquée, parce que des espaces jusqu’alors disponibles se sont fermés, certains ont choisi une autre manière de s’exprimer, de faire fortune », écrivait le magistrat Bernard Legras dans son rapport, le dernier réalisé sur la criminalité organisée en Corse.

 

 

 

 

Le casse du siècle

Avant la Brise, les voyous de l’île s’expatriaient pour « travailler », la Corse était un sanctuaire. La Brise, elle, s’est affranchie des règles en perpétuant sur l’île des braquages et des assassinats. Pour une de leurs premières attaques de banque, les malfaiteurs décident d’agir le lundi de Pâques. Un pied de nez aux traditions religieuses en Corse. Entre 1984 et 1988, la police impute à la Brise pas moins de 36 attaques de fourgon blindé dans toute la France (3). Une ascension bâtie sur la peur, comme l’explique le fameux rapport Legras : « Le plus souvent remis en liberté faute de preuves et de témoignages, ils se sentent invulnérables et font, pour certains, régner la terreur dans toute la Haute-Corse, où ils volent, pillent, menacent, rackettent, sans que jamais une plainte soit déposée. »

« On a pris un peu d’argent à l’Etat, il nous en prend tellement », expliquait Francis Mariani, un des historiques de la Brise, jugé en 2008 pour l’assassinat d’un nationaliste. « On voulait un peu d’action, on était jeunes et on s’ennuyait, mais on n’a jamais fait dans le trafic de drogue », ajoutait ce passionné de rallye automobile avant de conclure : « La Brise n’a jamais existé, c’est de la pipette, un mythe. »

Un mythe pourtant bien réel, auquel on attribue les coups les plus audacieux. Comme ce hold-up en plein vol. En juillet 1991, la Banque de France se fait subtiliser 5,7 millions de francs sur un vol Air France Bastia-Paris. Caché dans la soute, un voyou remplace l’argent par de vieux journaux. A Orly, le butin, qui a été transféré dans des bagages à main, est récupéré par les complices en même temps que le voleur, caché dans une malle. Et puis il y a le casse du siècle à Genève. Le 25 mars 1990, quatre hommes soulagent le siège de l’Union de banques suisses (UBS) de 220 kilos de billets. Soit 31 millions de francs suisses (20 millions d’euros). Comme toujours avec la Brise de mer, le coup a été minutieusement préparé grâce à une complicité interne. Soupçonné d’être le cerveau du casse, Richard Casanova, qui a fait ses armes dans les commandos du FLNC, entame une cavale longue de seize ans. Une cavale dorée durant laquelle il voyage en Amérique du Sud ou en Afrique avec un passeport au nom de Rossi et fréquente le Tout-Paris, où il a investi dans les cercles de jeu. On le voit aussi beaucoup en Corse, notamment à Porto-Vecchio et Propriano, où il a blanchi son argent dans les discothèques, l’immobilier et le secteur du tourisme. Chaque fois que les policiers retrouvent sa trace, Richard, comme doté d’un cinquième sens, s’évapore mystérieusement. On le dit dans les petits papiers d’un grand flic et de certains élus UMP. En 2001, son nom sera retiré du fichier des personnes recherchées, comme celui de 17 autres voyous du fichier du grand banditisme.

Le 3 mars 2006, « le Menteur » est toutefois interpellé comme un petit voyou de cité par la brigade anti-criminalité. Une arrestation qui fait jaser, car elle précède de sept jours l’assassinat de Robert Feliciaggi. Pour le clan de Jean-Jé, convaincu que Casanova est derrière cette exécution, sa mise à l’ombre a été cousue main pour le disculper. Une piste explorée par la PJ, pour qui Robert Feliciaggi, l’argentier supposé de Jean-Jé Colonna, aurait été éliminé par Casanova, allié à l’homme d’affaires Michel Tomi. Cet ami de Charles Pasqua, mis en examen aux côtés de l’élu dans l’affaire du casino d’Annemasse, s’était associé en 1986 avec Robert Feliciaggi pour créer un empire des jeux en Afrique. Ces derniers temps, leurs relations avaient pris, disait-on, un coup de froid. La cause : le rapprochement entre Casanova et Tomi dans des affaires au Maroc et au Gabon. Un lien qui ressort dans des écoutes téléphoniques où Casanova appelle son nouvel ami « Tonton », tandis que ce dernier le présente comme son neveu. Rien, en tout cas, sur le meurtre de Robert durant ces dix mois de « zonzon » (écoutes).

Quelque temps après son incarcération, Richard Casanova retrouvait la liberté grâce au versement d’une caution de 150 000 euros. Un an et demi avant son exécution. La disparition du « Menteur », qui a été une surprise pour beaucoup, angoisse certains poids lourds de la politique et des affaires sur l’île. N’a-t-on pas retrouvé dans la voiture de Casanova des documents administratifs sur des projets immobiliers dans le sud de la Corse, ainsi que le plan du futur port de Porto-Vecchio ? L’embarras semble aussi palpable dans les hautes sphères de l’Etat, où l’on misait sur l’émergence d’un nouveau parrain capable de siffler la fin des règlements de comptes qui font tache dans le paysage.

 

 

 

Chien enragé

Beaucoup dans les services de police sont convaincus que la rafale qui a fauché Casanova a été tirée par son propre camp. Au premier rang des suspects, Francis Mariani. Cet historique de la Brise de mer au caractère sanguin était connu pour se déplacer toujours « enfouraillé ». Pour justifier la présence d’un pistolet dans son coffre de voiture, il avait répondu au juge : « Je le promène. » Il y a quelques années, pour sortir de prison, il avait fourni une promesse d’embauche comme grutier que lui avait faite un poids lourd de la politique locale, par ailleurs dans le BTP...

Fils d’agriculteur, Mariani n’a jamais pu vraiment sentir Richard Casanova, ce fils de bonne famille, charismatique et mondain, que l’on disait proche de certains flics. Chacun voulant mettre la main sur la Corse-du-Sud, ils ont rompu le pacte tacite de la Brise de mer qui imposait aux siens une solidarité quasi familiale et avait fait la force du gang. La rupture est consommée lorsque Mariani s’affiche aux obsèques de Jean-Jé Colonna avec la bande du Petit Bar, dont un membre est aujourd’hui aussi soupçonné d’avoir trempé dans l’assassinat de Casanova.

La série noire continue pour la Brise de mer. Deux mois après la mort de Richard le Menteur, c’est au tour de Daniel Vittini d’être liquidé. L’ancien compagnon de route de Mariani est abattu de deux balles dans le dos alors qu’il est à genoux, vêtu d’un short, avec des tongs aux pieds. Une fois encore, les regards se tournent vers Mariani. Celui que son propre camp qualifie désormais de chien enragé aurait soldé un contentieux avec son ami de trente ans. Mariani n’aurait pas digéré le verdict de la cour d’assises des Bouches-du-Rhône qui les avait condamnés, son fils et lui, respectivement à 15 et 7 ans de prison pour leur implication dans le meurtre d’un jeune nationaliste, alors que tous les autres, dont le fils Vittini, avaient été acquittés. Mariani soupçonne ce dernier d’avoir donné en contrepartie les participants d’un casse de fourgon à Valence.

 

« Grande lessiveuse. »

Ce 12 janvier 2009, lorsque les pompiers pénètrent dans un hangar près d’Aléria, ils découvrent deux cadavres calcinés. L’un très abîmé, l’autre entièrement déchiqueté. Seul un examen génétique permettra d’identifier Francis Mariani, 60 ans, qui était en cavale depuis son procès et avait déjà échappé à trois tentatives d’assassinat. Les enquêteurs, qui s’appuient sur une série d’écoutes téléphoniques et de surveillances, sont convaincus que ce pilier de la Brise de mer a été attiré dans un guet-apens.

En un an, quatre membres historiques de la Brise ont donc été exécutés. Quasi la moitié du gang. Fin avril, c’est Maurice Costa, un autre baron de la bande, qui aurait échappé par miracle aux tueurs. Comme dans « Les sept boules de cristal », l’album d’Hergé, les survivants se terrent en attendant la fin de la malédiction. Une malédiction qui frappe désormais tous les voyous corses. Qui récupérera la mise dans cette loterie infernale ? « Sur l’île, les projets immobiliers se multiplient et tous les voyous veulent leur part de gâteau , constate, amer, un élu nationaliste. La Corse est devenue une grande lessiveuse. » Ces règlements de comptes sanglants changent-ils la donne pour autant ? Pour certains observateurs, l’île reste aux mains des héritiers des différents clans du Nord et du Sud, qui finiront par trouver une entente d’intérêts.

D’autres, au contraire, prédisent un deuxième été meurtrier. Un grand nettoyage dont les bénéficiaires seraient les « bergers braqueurs » de Venzolasca, un village de Haute-Corse. Un clan redouté qui, comme l’indiquent des écoutes, récupère les clés de tous les établissements tenus par Francis Mariani et Richard Casanova dans le nord de la Corse. Leur chef, Ange-Toussaint Federicci, 42 ans, est aujourd’hui écroué pour assassinat dans la tuerie du bar des Marronniers, à Marseille. C’est là qu’avait été exécuté en avril 2006, avec deux de ses lieutenants, Farid Berrhama, dit « le Rôtisseur ». En déroulant la pelote, les magistrats marseillais sont remontés sur des affaires de blanchiment jusqu’au cercle Concorde à Paris, une salle de jeux inaugurée en 2006 par tout le gratin de la capitale et aujourd’hui fermée, mais plus pour longtemps.

Demeure l’inconnue Alain Orsoni, l’homme de toutes les rumeurs. Belle gueule et verbe haut, l’ancien leader nationaliste du Mouvement pour l’autodétermination (MPA) est de retour. Il avait quitté la Corse en pleine guerre sanglante entre nationalistes. Certains de ses amis avaient trouvé la mort, lui craignait les coups de ses frères ennemis du Canal historique. Orsoni redoutait plus encore les foudres de Jean-Jé, le parrain qu’il avait défié à plusieurs reprises sur ses terres.

 

Voiture blindée

Aujourd’hui, l’ancien leader du MPA, rebaptisé par ses détracteurs Mouvement pour les affaires, le jure : il est revenu pour s’occuper du club de football local, l’Athlétic Club ajaccien (Aca), Et quand certains lui prêtent des ambitions moins avouables, comme celle de devenir le nouveau parrain de la Corse-du-Sud, il s’emporte « C’est du pur fantasme ! Ce à quoi j’aspire, c’est vivre tranquillement avec ma famille, ma petite-fille de 6 ans et mes deux enfants de 20 et 24 ans », déclarait-il au Point cet automne. Ce jour-là, c’est un jeune élu nationaliste qui avait joué les go-between pour nous guider jusqu’au bureau du président de l’Aca sur les hauteurs d’Ajaccio. Comme dans la bande dessinée de Pétillon, la voiture des journalistes suivait celle du nationaliste, qui était elle-même prise en chasse par un véhicule de police banalisé.

C’est dans ce climat très tendu que débarque Alain Orsoni. Plusieurs anciens militants du MPA ou liés au mouvement viennent d’être exécutés. Et certains de ses proches, comme Antoine Nivaggioni, le sulfureux patron de la Société méditerranéenne de sécurité (SMS), sont derrière les barreaux pour des affaires d’abus de biens sociaux et de marchés publics truqués. Ce qui n’a pas empêché la société de ce dernier, reprise par son fils, de voir son contrat renouvelé par l’aéroport d’Ajaccio... Orsoni lui-même a fait l’objet d’une tentative d’assassinat. Un dossier judiciaire qui, une fois n’est pas coutume, est sur le point d’être résolu. Plusieurs membres du Petit Bar ont été interpellés et ont avoué leur participation. Certains expliquent avoir voulu tuer Alain Orsoni-qui roule désormais en voiture blindée-pour venger leur chef, Ange-Marie Michelosi. Ils reprochent au président du club ajaccien d’avoir « couvert » le meurtre. Ils ont surtout livré les noms des tueurs présumés qui seraient venus du nord et de l’extrême sud. De quoi donner enfin du grain à moudre aux enquêteurs, même si certains de ces auteurs présumés ont déjà été assassinés...

 

1. Jacques Follorou et Vincent Nouzille (Fayard).

2. Corsica, interview réalisée en août 2002 par Gabriel-Xavier Culioli.

3. « Les parrains corses », nouvelle édition augmentée (Fayard).

 

De Pascalou, posté le 15.06.09 à 01:58 Prévenir les modérateurs en cas d'abus L'ultra-ringard Jean-Guy Talamoni s'est fait piéger et ridiculiser sur Canal+,, son discours de haine et raciste ne passera pas,OUF!!! Honte sur lui et sur tous ces extrémistes dangereux . Le pov' mec qui croyait venir faire sa propagande à la télé s'est fait laminer en 3 minutes par une speakerine. Ultime preuve que cette pseudo polémique de rien est idiote. Vidéo du Talamoni qui se chope la honte sur Canal+: http://infocorsica.over-blog.com/article-32604882.html
De Pascalou, posté le 15.06.09 à 01:59 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Http://infocorsica.over-blog.com/article-32604882.html
De Slick Rick, posté le 15.06.09 à 12:11 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Effectivement il prend cher le coco !! fallait au moins voir le film avant de monter sur le plateau...
De Devo, posté le 17.07.09 à 13:20 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Un touriste abattu en Corse. Et on va encore nous dire que cette île est pacifique :
http://www.liberation.fr/societe/0101580078-un-touriste-tue-en-corse
De jean raymonde, posté le 04.08.09 à 13:06 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Corse = Français
De serena, posté le 03.09.09 à 10:27 Prévenir les modérateurs en cas d'abus Excellent film sur le milieu carcéral, des acteurs au top,je suis corse et je remercie monsieur audiard pour ce magnifique film!(bizarre a l'époque ,sur le film l'enquête corse personne n'a rien dit ,pourtant le film est vraiment  mauvais )amicalement
De corsu, posté le 18.09.09 à 12:06 Prévenir les modérateurs en cas d'abus

corse vivant sur le continent je ne comprends pas que les critiques ici répétées d'un film raciste anti-corse....  est ce parce que les corses figurant dans le film sont des mafieux que le spectateur lambda va se dire tous les corses sont des mafieux?

De plus le grand banditisme corse n est pas une fiction (35% des personnes fichées à l OCRB chargé du grand banditisme sont corses) et occupe le haut du pavé de la criminalité avec des rivalités ou association avec le banditisme de banlieue (tuerie des marronniers, evasion de ferrara a fresnes a coups d explosifs).

 

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