Souvent taxé de misogynie dans ses films, il est vrai désertés par les rôles "positifs" de femmes,
Jacques Audiard va peut-être faire taire les mauvaises langues. L'auteur du très viril
Un Prophète, Grand Prix à Cannes 2009, vient de réaliser un clip de prévention contre les violences conjugales, diffusé à partir de jeudi à la télévision.
Ce court-métrage de 30 secondes, intitulé La Voix, est un mini thriller psychologique dans lequel on reconnait facilement le style sombre et nerveux du cinéaste. Une voix-off masculine, oppressante et nicotinée (comme celle de son acteur fétiche
Niels Arestrup), dénigre violemment la femme blonde que la caméra tressautante scrute, à la volée. "
Cette femme, c'est un vrai boudin. Rien ne lui va. Elle fait tout pour se faire draguer. C'est une vraie trainée. Cette femme a des copines, mais elles sont aussi connes qu'elle." Menaçante comme la voix-off, la caméra (que l'on découvre alors subjective) se rapproche et une main virile se pose sur l'épaule de "l'héroïne", qui presse le pas dans un parking glauque. La voix conclut : "
Cette femme, c'est la mienne".
Ce court-métrage glaçant va être diffusé 550 fois à la télévision, du 11 juin au 1er juillet. Mais un malaise demeure finalement, quand on réalise que s'il n'y avait pas le message final ("Ne laissez aucune violence s'installer, réagissez."), annoncé par une voix féminine, cette séquence brutale pourrait tout à fait figurer dans un film d'Audiard... Un personnage ambigu, donc, que ce brillant cinéaste, se qualifiant lui-même d'"imposteur" lors de la cérémonie de remise des prix, à Cannes.
Spot contre les violences conjugales par Jacques Audiard
L'arme fatale d'un parent agressif aujourd'hui c'est...les enfants!
Demande de garde alternée (qui peut être imposée à la demande d'un seul parent, car la loi n'a pas encadré ce mode de garde à la demande des associations de pères) et le harcèlement qui se poursuit au nom des droits du père.
La loi de 2002, impose à une femme battue qui s'enfuit du foyer avec ses enfants de LAISSER SON ADRESSE A SON AGRESSEUR pour qu'il conserve ses droits parentaux.La boucle est bouclée, et les femmes, les mères sont servies sur un plateau par la loi, elle même. Femmes, mères, informez vous auprès des associations (voir association SEDIRE affaire Aynur.B), le pouvoir de certains c'est d'utiliser les enfants pour que les femmes ne leur échappe plus.
En France, les femmes victimes de violence conjugales ont-elles réellement le droit de quitter le domicile ? Veut-on leur imposer le choix impossible : rester au domicile et continuer à subir les agressions de leur conjoint ou partir sans les enfants ? En les obligeant à communiquer aux pères de leurs enfants leur lieu de résidence, quel que soit le contexte, la justice leur reprend d’une main le droit qu’elle leur reconnaît de l’autre : le droit à l’intégrité pour elles et leurs enfants.
Sos les Mamans.com
INFO: http://cfcv.404.fr/php/load.php?src=238aaa59f7cad16ee9f36c792225bc50.pdf&mode=1&PHPSESSID=38f513cdc3d3312bb995069cdc92b076