
On connaissait les bébés chanteurs et les bébés footballeurs, voici maintenant les bébés réalisateurs. J'ai tué ma mère, qui sort aujourd'hui en France, est en effet écrit, produit, joué et réalisé par Xavier Dolan, un Québecois né en...1989.
Evoquant la difficulté d'un fils homosexuel à communiquer avec sa génitrice, le film a remporté trois prix à la dernière Quinzaine des Réalisateurs. A Cannes, Xavier Dolan a pu raconter son parcours : acteur dès son plus jeune âge dans des publicités et des téléfilms (et plus récemment dans le film français Martyrs), il a travaillé durant 3 ans à l'élaboration de J'ai tué ma mère; après avoir décroché l'équivalent du baccalauréat, l'apprenti cinéaste a arrêté ses études pour se consacrer à ce long-métrage aux accents autobiographiques.
Forme de sosie québecois d'Emile Hirsch, Xavier Dolan réussit avec J'ai tué ma mère une comédie dramatique enlevée, piquante et bardée de scènes hilarantes.
Entre Gus Van Sant et le cinéma d'auteur francophone, voici la bande-annonce de J'ai tué ma mère, sur fond de Vivaldi :
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Je pourrais m'interroger sans cesse sur le succès de certains films, sur le fait qu'ils soient primés. Qu’est ce qui est récompensé, la jeune du réalisateur ? 20 ans et alors !? J’ai tué ma mère est un film lourd, pesant, mal construit, dont chaque étape n’est qu’un cliché de plus, où la répétition de scènes identiques ennuie. Un film hystérique et œdipien où tous les personnages ne sont que des caricatures fastidieuses. Comme tout ce qui à prétention à se dire, d’une façon ou d’une autre, réaliste, ce film se veut une leçon de morale pontifiante et ennuyeuse parsemée de scènes gratuites et arbitraires. Sur les thèmes de l’adolescence et de l’homosexualité, on a la désagréable impression que Xavier Dolan surgit du XIX siècle sans être passer par la case FREUD ou DOLTO. Le résultat est un film homophobe réduisant l’homosexualité aux clichés d’une crise post-pubertaire difficile où le jeune garçon hurle un amour inconditionnel et incestueux pour sa mère. Xavier Dolan n’a pas tué sa mère, il l’idolâtre. Le style du film s’inspire de l’image de la télévision populaire ce qui devient au bout d’une dizaine de minutes insupportable de niaiseries. Bref : un navet mais surement un navet déjà culte !
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