L'exquis Bruce LaBruce a concocté une carte blanche qui ressemble à ses films : sexe, politique et glamour.
Si le choix des court-métrages érotiques de Peter de Rome ne surprend guère, tout comme du classique sublime de Jean Genet, Un Chant d'amour, LaBruce surprend un peu plus avec Jerry la Grande Gueule de Jerry Lewis. Manière de nous rappeler que son cinéma emprunte beaucoup au cinéma comique - remember de son allure filiforme et franchement burlesque dans Hustler White. Avec Vietman, année du cochon de Emile de Antonio et Mémoires du sous-développement de Tomas Gutierrez Alea, c'est le cinéma politique de la fin des années 60 qui est convoqué.
Dans une intervew à venir sur Flu, LaBruce nous expliquait comme cette période du cinéma, où les film déconstruisaient les valeurs traditionnelles, au cinéma comme en dehors, ont pu l'influencer. Et, l'air de rien, la manière avec laquelle LaBruce filme les marginaux dans un contexte réaliste est une manière de plaider pour une société qui apprend à aimer ses rejetons "extrêmes".
Très cinéphile, LaBruce rend ouvertement hommage, dans son génial dernier film Otto, or up with dead people, à la cinéaste américaine Maya Deren, qui dans les années 40, fut la pionnière du cinéma d'avant garde. C'est donc tout naturellement qu'il a choisi de programmer son chef d'oeuvre, Meshes of the Afternoon, plongée dans le rêve d'une femme qui rentre seule chez elle, dans l'attente d'un homme. Le travail plastique du film, et sa musique japonaise inquiétante, en font une merveille de surréalisme.
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Pardon pour le côté un peu promo, mais c'est pour la bonne cause : celle de la découverte
La Wild Side Team