
Ce mercredi 23 septembre marque le grand retour de Kathryn Bigelow, qui n'avait plus réalisé de film depuis sept ans (K-19: le piège des profondeurs). Avec Démineurs, qui suit au plus près une unité américaine de déminage en Irak, la réalisatrice de Point Break réussit une oeuvre au style percutant et développe brillamment les obsessions qui hantent depuis toujours sa filmographie.
Voici l'occasion de revenir sur les principaux films de Kathryn Bigelow, sans conteste la meilleure cinéaste américaine de sa génération.
- Aux frontières de l'aube (1987) : relecture du film de vampires, western sentimental et portrait d'une Amérique crépusculaire, Near Dark est peut-être le plus beau film de Kathryn Bigelow.
- Point Break (1991) : cocktail d'adrénaline et d'action devenu culte, le film capte l'essence de son époque par un retour à la mythologie américaine et hollywoodienne : quête d'espace, de liberté et insoumission à l'autorité.
- Strange Days (1995) : écrit par James Cameron, ce thriller futuriste et cyberpunk est un échec en salles, malgré sa grande ambition théorique et prophétique.
- K-19: le piège des profondeurs (2002) : action épurée, sens du détail, précision de chaque action menant l'histoire au rythme d'une tragédie éprouvante et unique, ce film de sous-marin constitue une œuvre borderline, à mi-chemin entre le cliché et l'originalité folle.
- Démineurs (2008) : présenté à la Mostra de Venise 2008 (où il remporte quatre prix honorifiques), le film délaisse toute explication sur les causes de la deuxième guerre d'Irak pour se concentrer sur le travail quotidien d'une unité de déminage. Saluant le retour en forme de Kathryn Bigelow, la presse française est dithyrambique.
- Lire la critique de Démineurs
- Voir la bio de Kathryn Bigelow
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