
Hier soir, la projection inaugurale (un rappel pour les chanceux auraient réussi à passer entre les gouttes : c’était Da Vinci Code) a lancé les festivités. Aujourd’hui, le programme se densifie. En compétition, Le Vent se lève de Ken Loach : dans les années 20, en Irlande, la résistance à l’occupation anglaise s’organise et la communauté se déchire en luttes intestines ; centré sur la relation entre deux frères, il ne nous a pas convaincu ; dix ans après Land and freedom, Loach semble apparemment retombé dans une impasse historico-démonstrative. Par contre, Summer Palace du chinois Lou Ye (cf. Suzhou River, 2000) fut la première bonne surprise de la sélection officielle. Nous reviendrons d’ici demain sur cette romance violente et sensuelle prise dans la tourmente politique. Ce matin, Paris, je t’aime a ouvert Un Certain regard. Dans ce film à sketchs tourné à l’ombre de la Tour Eiffel par des cinéastes d’origines diverses (les Coen, Bruno Podalydès, Walter Salles, Gus Van Sant, Wes Craven, Alfonson Cuaron et quelques autres), il y aura certainement à boire et à manger. Mais les talents y sont en nombre suffisant pour que l’on puisse en attendre un peu de bien. Et ce soir, à quelques pas de là, Princess (ill.) marquera le début de La 38ème Quinzaine des réalisateurs. Ce film mêlant animation traditionnelle, images en 3D, vidéo et prises de vue réelles trouve pleinement sa place au sein d’une sélection décalée et innovante qui, selon son habitude, nous réserve bien d’autres bonnes surprises. La Semaine de la critique a débuté sur un film qui n’a pas convaincu grand monde : Les Amitiés maléfiques, le second long d’Emmanuel Bourdieu (nous y reviendrons demain). Voilà tout le monde est maintenant à bord et le Festival est entré dans sa vitesse de croisière. Manquent plus que les cotillons et les coupes de champagnes.
Réagir à cet article
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z