Kim Rossi Stuart est un acteur transalpin célèbre, que l’on a pu récemment apprécier dans Romanzo Criminale. Pour son premier film comme réalisateur, il se penche sur les grandes douleurs et les petites joies de l’enfance, celles qui semblent anodines aux yeux des adultes mais au fond marquent toute une vie. Tommy a 11 ans. Sa mère absente sans donner de nouvelles, son père à la fois tendre et violent, il vit dans un monde alternativement simple et compliqué. Son regard un peu triste nous guide à travers les événements de cette existence en construction. La caméra filme avec douceur et finesse, posée toujours à bonne distance, sans violer ni les personnages, ni le spectateur. Autrement dit, elle ne nous force pas la main ou l’émotion. Chronique d’une famille comme les autres, Anche Libero va bene sait la rendre attendrissante sans jamais en faire l’apologie. Il est sincère et touche souvent juste, avec parfois une pointe d’amertume qui ne gâte rien. En fait, il ressemble à du bon pain. Chaud, croustillant, tendre et de belle couleur, il se déguste avec plaisir, mais sans aucune surprise. Sa saveur est de celle que l’on aime retrouver, pour se dire que le monde ne se résume pas une grande truanderie, un chaos de violence et d’extrémismes. Simple encas avant un plat plus consistant, il ne bouleverse pas les codes du cinéma. Peut-être avait-il sa place ailleurs que dans la Quinzaine, dont on attend généralement un peu plus d’audace. Il n’en a pas moins été applaudi avec vigueur.
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Tout à fait d'accord avec notre amie. Un très beau film.
De florence, posté le 31.10.06 à 09:24dans quelle ville se deroule ce film ?
merci