Si la sélection d’Un Certain Regard mérite parfois son surnom d’Un Certain Hangar, la projection du second film de Rabah Ameur-Zaïmeche (Wesh Wesh) a crée la surprise. Retour au Bled pour un français d’origine algérienne victime de la double peine (joué par le cinéaste lui-même), et immersion forcée dans un pays qui n’est pas/plus le sien. Regard d’un français sur le pays de ses origines, sur ses beautés et ses faiblesses, Bled Number One est une expérience de cinéma rare. Imparfait, trop plein d’idées, il n’en produit pas moins l’effet d’une œuvre forte, aux idées lumineuses. L’Algérie est remarquablement présente, par ses sons, ses lumières, sa culture, méticuleusement reproduits et transcendés. Le personnage principal est renvoyé au Bled où il doit réapprendre un quotidien qui n’est pas le sien. Tout en décalage, le film pose un regard volontiers dérangeant par son refus de se positionner de manière tranchée. Il ne s’agit pas ici de juger un pays, mais de questionner l’identité d’un homme en exploitant le médium cinéma d’une manière très inventive. Les quelques apparitions de Rodolphe Burger, jouant de la guitare assis au milieu de nulle part, lui redonnent une liberté que l’on croyait perdue. Une des grandes claques de ce Festival.
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Biwi n1 is a freal movie with especial efects like destruction and frof
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