Le nouveau film de Jean-Claude Brisseau était très attendu. La raison en est la valeur grandissante de son cinéma aux yeux de nombreux critiques, dont nous sommes, mais aussi et surtout le scandale qui a entouré sa préparation. Des jeunes femmes ayant passé des essais dénudés l’ont accusé d’abus sexuels. Après des débats très médiatisés, la justice a rendu son verdict : coupable. Difficile de ne pas penser à ces événements puisque le cinéaste en fait un des épisodes de ce film très personnel, où il dévoile ses obsessions et questionnements. En fait, Les Anges exterminateurs commente en permanence le programme qu’il nous donne à voir. Il fait l’exégèse de ses propres images, et par là de l’obsession actuelle de Brisseau : la jouissance sexuelle féminine, son comment, son pourquoi, son spectacle. Ce qui se lit sur le visage et le corps d’une femme en cet instant de plaisir le fascine. Il voudrait en capter l’intensité, selon lui mystique. S’éloignant des codes du porno et de l’érotisme classique, il filme en plan large, souvent sans coupes, des femmes simulant ce moment banal, mais selon lui craint et refoulé de la représentation. Ces scènes, centrées sur les transgressions et les attouchements, s’intègrent à un ensemble autobiographique. A travers une voix off qui est la sienne et un acteur qui le représente, Brisseau raconte sa recherche tout en la commentant. Jouant avec talent de lumières chaudes, sensuelles et séductrices, mêlant comme à son habitude le concret au spirituel, il compose avec une économie réduite une ode au corps de la femme, mais aussi au cinéma. On sent un amour certain pour cet outil qui peut mettre à distance le désir dont il joue. Ou dont il est le jouet. De cette ambiguïté troublante naît la beauté fugitive mais évidente du film. Il n’en reste pas moins que Brisseau utilise aussi cet art pour non plus questionner sa démarche mais justifier ces errements. Et là, l’image du réel rejoint la réalité. A trop vouloir s’expliquer sur les délits dont on l’accuse, le cinéaste nuit à son propos et le film se rompt de lui-même.
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c'est la première fois que je commente les commentaires; mais là, ils sont d'une telle ineptie que cela en serait presque triste tellemnt c'est affligeant
. Messieurs (dames) parlez cinéma!
De herve, posté le 15.09.06 à 21:58Film-reportage qui permet de mesurer l'ignorance que chacun a de son inconscient et la difficulté d'assumer librement ses fantasmes sexuels.
De fred, posté le 19.09.06 à 11:52Quand on reste, je laisse à monsieur code pénal d'en débattre.
La vérité si je mens! De sainkho, posté le 20.09.06 à 23:31
Bref un film loupé, mauvais choix d'acteurs, mal dirigés, sur un sujet intraitable comme le dit lui même le personnage du film "j'ai couru après du vent."
NB.si on est un peu observateur on remarque que Lise Bellynck est actrice ET productrice associée... et Virginie Legeay actrice ET assistante réalisateur... De EugénieVanden, posté le 03.10.06 à 08:57
Le film était vraiment trés mal fait, les dialogues sont mauvais, les acteurs jouent tout aussi mal, on s'ennuit à voir les fantasmes du réalisateur (bien qu'il affirme le contraire) qui sont des plus basiques.
C'est un trés mauvais film
De frodon, posté le 12.09.07 à 16:05je trouve ce film intéressant on aime ou on déteste, mais cela à le mérite de faire parler. Je pense que les commentaires sur ce film reflète le parcours et l'expérience de chaque rédacteur. A VOIR