Déjà une semaine, et l’impression qu’une éternité s’est écoulée… et que rien n’est encore joué. A raison d’une bonne dizaine de films par jour et des annonces de productions et projets à n’en plus finir, on ne peut tout voir, tout saisir. Alors on se rabat sur la rumeur, la Bête évoquée par l’autre la semaine dernière, du haut de son perchoir gouvernemental. On se laisse happer par les « on dit » et le hasard des découvertes, au fil des projections multiples. Alors, parfois, on délaisse les titres trop attendus de la compétition officielle (par exemple, ce mercredi, Marie Antoinette de la fille de… et La Raison du plus faible de l’étonnant Lucas Belvaux) pour se tourner vers les éventuelles surprises. Qu’en sera-t-il de Guisi et de ses fantômes taïwanais, proposé hors compétition en séance de minuit? Ou, au côté d’un Violon bien décevant, à Un certain regard,du Feu sous la peau, un 1er film d’un chef op’ américain où une jeune mère de 19 ans se demande comme accomplir un crime parfait ? Viendra-t-elle de A fost sau n-a fost (illus.), une comédie (si, si, je vous jure) où les Roumains ont bien du mal à se souvenir de la révolution de 1989 ou de Yuraru, une chronique japonaise sur les ambiguïté des rapports humains, tous deux à la Quinzaine des réalisateurs ? Précisons en passant que celle-ci accueillera également le 1er film de Gus Van Sant, Mala Noche, mais pour lui, on n’a pas trop de souci à se faire. Et la Semaine de la critique saura-t-elle encore nous exciter, comme elle l’a fait ces derniers jours malgré un début difficile, avec Fresh air et Nocturnes pour le roi de Rome, le dernier Fitoussi projeté dans une séance alléchante dédiée aux « nouvelles images » ? Les dés sont lancés et tout peut encore arriver.
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