Destricted : loopings loupés On nous avait promis du sulfureux, de l’explicite, du sexe direct. On a eu un pétard mouillé. Autrement dit, une série de courts métrages intitulés Destricted, aux formes et attraits divers, mais jamais révolutionnaires. Etonnamment, seuls trois réalisateurs sur sept se sont éloignés de l’univers de l’industrie pornographique. Gaspard Noé, parrain cette année de la Semaine de la critique, nous a servi une soupe stroboscopique, où un travesti SM et une pseudo fillette se masturbent chacun de leur côté, avec pour seule conclusion : « we fuck alone ». Subtile, n’est-ce pas ? Richard Prince a monté comme un staccato jazzy une succession de très rapides extraits de films pornos, histoire de nous dire que ces images n’ont rien à nous montrer, sinon du mouvement vide de sens. Quelle révélation! Et Larry Clark, fidèle à ses obsessions, a composé le segment le plus intéressant de tous : une suite d’entretiens avec de jeunes hommes souhaitant tenter l’aventure du porno (« pour voir ») ; puis, après avoir choisi l’un d’entre eux, il le confronte à plusieurs « hardeuses ». Dommage que cette tentative de regard sociologique débouche sur un scène porno qui n’a d’autre intérêt que de montrer la triste machine en action. Passons sur le Marco Brambilla, simple captation d’une scène conventionnelle (un docteur "auscultant" sa "patiente") passant sur un écran vidéo, et saluons l’humour de Sam Taylor-Wood (un acteur se branle dans la vallée de la mort, sans jamais parvenir au bout de son effort ; en quelque sorte, l’arrogance du cow-boy mis en échec) et de Marian Abramovic (une mise en images très drôle d’adages venus des Balkans, signifiant l’unité de l’homme et de la nature). Quant à Matthew Barney, il fait du Matthew Barney. La performance est impressionnante (illus.) : un homme recouvert de matière végétale et attaché sous un véhicule de chantier suspendu au dessus du sol frotte son sexe contre les rouages de la machine. Par instants, le résultat débouche sur une réelle beauté. Mais pas assez pour sauver cette suite de films d’un ennui certain. Ce qui ne l'empêchera pas d'être présenté à la FIAC puis à la Tate Gallery comme un film d'art. Destricted – un film de Matthew Barney, Marian Abramovic, Marco Brambilla, Larry Clark, Gaspard Noé, Richard Prince, Sam Taylor-Wood 2006, 1h55 - Semaine de la critique Commentaires
De SC, posté le 25.05.06 à 00:09
![]() Noé est un gros beauf doublé d'un gros con, c'est un imposteur et un escroc, et croyez moi, c'est du vécu. Sa gloire ? D'avoir applaudit dans un bar bourré d'immigrés lorsque les Twins s'effondraient en direct à la TV. Que plus personne ne lui donne un centime pour faire des films, c'est insultant. De kubrick77, posté le 29.05.06 à 22:40 ![]() Le commentaire de "SC" constitue un bel exemple de pure diffamation. Gaspar Noé est l'un des meilleurs réalisateur actuel. De JFred, posté le 22.08.06 à 16:57 ![]() On dit stroboscopique, pas strombo... De traveleur, posté le 13.10.06 à 14:22 ![]() il serait interressant de l'entendre s'exprimer ce Gaspard Noé... à la suite de ces deux commentaires excessifs et sûrement partiaux.... cela s'appelle le droit de réponse
De bob l'éponge, posté le 24.02.07 à 11:35 ![]() rectif: c'est brambilla qui a monté une succession de très rapides extraits de films pornos, histoire de nous dire que ces images n’ont rien à nous montrer
et Richard Prince qui s'est amusé à filmer une scène de cu lsur une télé... De krapao, posté le 31.12.07 à 00:56 ![]() C'est curieux ce post qui n'a rien à dire et qui juge de manière tranchante un DVD somme toute très intéressant et nouveau. Ce type de critique n'avance pas à grand chose. En général, il est préférable de dire "je n'aime pas" plutôt que "c'est nul", ou alors il faut avoir un style d'écriture magistral. Ecrire que Matthew Barney fait du Matthew Banrey n'a rien de passionnant pour le lecteur. C'est dit. Ajouter un commentaire |
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