On commence à basculer vers la fin du Festival. Ainsi, la semaine internationale de la critique clôture sa sélection ce soir par la présentation de Free Jimmy, un film d’animation norvégien et trash où un éléphant camé s’évade d’une cirque minable et louche. Un grand moment de délire qui, on l’espère, trouvera rapidement le chemin des salles. La remise de prix de la SIC se fera demain, trois jours avant celle de la sélection officielle. Pour cette dernière, il serait bien difficile de dire quels sont les titres qui font office de favoris, car aucun film ne sort véritablement du lot, les avis étant pour la plupart partagés. Et puis, il reste encore six titres à voir, dont aujourd’hui Indigènes, un film sur les combattants nord africains envoyés en France en 1944, réalisé par Rachid Bouchared et co-produit par Jamel Debbouze, et L’Ami de la famille (illus.) du wonderboy italien Paolo Sorrentino, qui est attendu au tournant après Les Conséquences de l’amour, présenté à Cannes en 2004 et grand succès transalpin. A Un certain regard, le film d’animation généré à partir de prises de vue réelle, A scanner darkly, second film de Richard Linklater présenté à cannes cette année après Fast food nation, croisera You am I (qui nous montre un employé de bureau se construisant une cabane dans un bois !) et Z Odzysku. Et à la Quinzaine, ce ne sont pas moins de quatre titres qui vont se succéder dans cette avant dernière journée : Lying, Day night day night (où l’on suit la préparation d’un attentat suicide qu’une jeune femme prévoit de commettre à Times Square), Dans Paris (ou l’esprit de la Nouvelle vague revu par Christophe Honoré) et Congorama (inracontable ou presque, ce qui est a priori une qualité ; on ne le manquera pas).
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