Olivier Gourmet est de ces acteurs chers à notre cœur : honnête, intègre et surtout talentueux. Présent cette année à Cannes pour
Congorama (illus.), une agréable fantaisie signée par le belge Philippe Falardeau (
Quinzaine des réalisateurs), il a accordé au Film français un entretien où il s’exprime sur l'état du cinéma. C’est simple et direct. Quand on lui demande quel regard il porte sur cette industrie, il répond : « c’est une industrie puante ! Aujourd’hui, on crée souvent l’événement autour de rien, et ça marche. Et pourtant, je reste persuadé que la France, qui m’a accueilli à bras ouverts, demeure le pays le plus ouvert en matière de culture». Et il ajoute, à propos des multiples propositions qu’il reçoit : « je constate une baisse de qualité des scénarios par rapport aux années précédentes ». Il déplore également que « le cinéma dit d’auteur a vraiment de plus en plus de mal à exister. Si je prend par exemple les dix scénarios qui sont sur mon bureau, je crois qu’un seul parviendra à se faire (…). Il est regrettable que des jeunes auteurs talentueux soient obligés de se battre contre des moulins pour monter leurs projets. ». Lucide, le Olivier. Il n'en est pas moins très actif, pour notre plus grand bonheur.
Juste pour mentionner que Philippe Falardeau est québécois. De Jose, posté le 30.07.07 à 12:44
C'est vrai
De Jose, posté le 30.07.07 à 12:45