Solitude du pouvoir et pouvoir de la solitude…
Dans la peau de Jacques Chirac (un film de montage raté, car sans surprise; illus. centr.) sort à la même date que
Vendredi ou un autre jour, une adaptation du roman de Michel Tournier, avec Philippe Nahon en Robinson Crusoé (illus.gauche). Le hasard de la programmation fait donc se croiser deux films qui, chacun à sa manière, travaillent l'idée du pouvoir, de ses formes et représentations. A l'instar, par exemple, de la violence des
Hooligans (illus. droite) dans un film éponyme qui ne nous a guère convaincu.
Mais si le cinéma peut nous aider à réfléchir aux pouvoirs de toutes sortes, il peut – et doit – aussi servir à les combattre. Ainsi de
L’œil des zapatistes, un ensemble de courts métrages tournés par des paysans indiens et destinés à présenter leur lutte contre le gouvernement mexicain, comme le faisaient en leur temps
les films du groupe Medvedkine.
Avec ces quatre films d'inégales valeurs,
Oxhide (un film chinois de très bonne réputation, tourné avec trois fois rien dans un appart de 50 m2),
La gueule que tu mérites (ou les interrogations d'un trentenaire en mal de jeunesse, au Portugal) et
L'autre côté de la rue (un thriller brésilien où une grand mère nous rejoue Fenêtre sur cour), on peut dire qu'il y a de la matière, cette semaine, sur les écrans des salles françaises. Et si les amateurs de séries B - pour ne pas dire Z - se montrent en manque, on ne saurait trop leur conseiller de voir
La Mante (rien qu'aux
photos du site officiel, ça a l'air grâtiné, dans le genre érotico-poético-horrifique) et
Reeker (vendu comme bien plus sanglant que les habituelles productions pour ados).