Tout d’abord saluons le grand retour de Terry Gilliam après quelques années de vache maigre. Bien qu’il ne nous ait pas totalement convaincu, son
Tideland (
illus. gche)
réserve de bonnes surprises et surtout tranche sur la vacuité de ses
Frères Grimm. Robert Guédiguian lui aussi essaye de surprendre, avec
Le Voyage en Arménie (illus. dte), mais dans un tout autre genre : le voyage initiatique. En vain malheureusement. Que nous reste-t-il alors pour sentir vibrer notre fauteuil de spectateur?
Slevin (illus.centr.), un polar qui joue constamment avec les variations de styles et de genres. Mais, personnellement, aux montagnes russes de Gilliam et au puzzle policier imaginé par Paul McGuigan, j’aurais tendance à préférer les charmes noirs et inquiétants de
Meurtrières, un film inspiré d’un scénario de Pialat et qui a su en conserver la dureté tranchante et désespérée. Suffisamment intense pour ne pas perdre son temps à regarder
Origine, le énième film d’animation japonais à tendance écolo, ou le film d’horreur désormais hebdomadaire,
Boogeyman, quoique ce dernier a été produit par Sam Raimi, ce qui a priori n’est pas une mauvaise chose. Et ne parlons même pas de la comédie à tendance franchouillarde et bon enfant
Nos jours heureux. A voir également pour les curieux:
Un an, un thriller à tendance fantastique avec Denis Podalydès,
Je me fais rare et
Latitude zéro, un drame brésilien sur une obsession amoureuse entre un flic ripoux et une serveuse.