
A l’heure où les stades allemands vibrent sous les cris des supporters, l’esprit est à la compétition et aux paris. Aussi ne nous gênons pas pour la jouer nationaliste et pour attribuer des points en fonction des sorties cinéma de la semaine. Ce qui donnerait a peu près ceci : 8 points pour les Etats Unis, avec autant de films en sortie nationale, y compris les reprises (Les deux orphelines de D. W. Driffith et Bullitt), 2 pour l’Italie et pour la Grande Bretagne, 1 pour la France et pour le Japon. Mais comme à ce petit jeu, la qualité vaudra toujours mieux que la quantité, on peut dire que les grands vainqueurs sont la Grande Bretagne, avec le délicieux Tournage dans un jardin anglais (secondé par la reprise de Radio on) et le pays du soleil levant avec l'autoportrait délirant de Kitano, humblement intitulé Takeshis’. Il est vrai que l’oncle Sam fait peu le poids, avec pléthore de films sans grand intérêt (Terreur sur la ligne – illus. gche -, remake d’un film nippon déjà peu exaltant, Girls will be girls, une comédie à la sauce John Waters sans l’esprit du maître, Dance with me et son Banderas à bout de souffle, et un poussiéreux Tristan & Yseult signé par Kevin Reynolds il y a trois ans déjà) si l’on excepte Echo Park LA et, à la limite, Nos voisins les hommes (illus. dte). L’Italie s’en sort plutôt bien en avançant masquée avec Baby boy Frankie (illus. centr), un faux polar new-yorkais en noir et blanc très sixties, et ce malgré des Leçons d’amour à l’italienne dont on se serait bien passé. Quant à la France, elle est bien loin derrière, avec un film qui n’a d’engageant que son titre : Qui m’aime me suive. Comme quoi, on ne peut pas être champion en tout.
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