Princesse, le film du danois
Anders Morgenthaler, sort ce mercredi 4 octobre sur les écrans français. Ce mélange d'animation et de prises de vues réelles est loin de faire l'unanimité. Présenté à la dernière
Quinzaine des réalisateurs, il nous avait alors interpellé, comme en témoigne
la chronique publiée lors du 59ème Festival de Cannes.
Il faut dire que cette histoire de vengeance, où un prêtre trucide à tout va les pornographes à l'origine de la mort de sa soeur, une star du porno déchue, n'est pas de tout repos. D'autant que la petite fille de la défunte participe sans retenue au massacre. Certains qualifient le film de puritain (ce que semblent confirmer
les propos du réalisateur) et de moralement ambigu, allant jusqu'à l'accuser de faire l'apologie d'une justice expéditive. Vieux débat dont le cinéma a souvent fait les frais (un des exemples les plus fameux fut le "procès" fait à
L'Inspecteur Harry, réhabilité depuis), remis régulièrement sur le tapis et qui me semble bien oiseux.
Ce qui me semble plus intéressant, c'est de voir en
Princesse un objet singulier, qui essaie de marier la liberté de l'animation avec l'émotion de la vidéo.
La bande annonce visible sur le site officiel (en danois non sous-titré) témoigne de son originalité. Après, laissons à chacun la liberté de juger du film sur pièce.