Posté par JDittmar le 11.08.09 à 12:19 | tags : asie, short list
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Après les gunfights, la danse et les poursuites, quatrième partie de notre quête du mouvement au cinéma : le combat. A l'instar des précédentes listes, savoir filmer une baston nécessite une conscience exacte des moyens du cinéma et de son histoire. L'acteur athlète ou non ne fait pas tout, il faut lui inventer la chorégraphie donnant ampleur et sens à ses gestes. La scénographie, le cadre et le montage sont primordiaux. Comme personne n'a mieux filmé de combats que le cinéma de Hong Kong (héritage des arts martiaux oblige), cette liste lui est donc intégralement dédiée - tout le reste n'étant que de la bagarre à papy, des imitations, au mieux des affrontements sportifs plus ou moins négligeables (Rocky, Ali, etc). Quand aujourd'hui Hollywood pille encore sans vergogne les trésors de l'ex colonie britannique, sans jamais se hisser à sa hauteur, il nous a semblé bon de rappeler la splendeur d'un cinéma où le combat fût un art mais aussi une manière de reformuler des règles esthétiques, d'inventer un nouveau rapport à l'espace et redéfinir les possibles du corps. Voici donc 10 des plus grands combats du cinéma tout court.
10. La Fureur de vaincre (Fist of Fury) de Lo Wei (1972)
Bruce Lee, le mythe, la star, l'icône, la figure incontournable de cette liste. Seconde collaboration avec Lo Wei après Big Boss, La Fureur de Vaincre est un écrin de poings et de sang pour l'acteur, l'homme, l'athlète, la machine de séduction hyper narcissique. Radicalement nationaliste, anti japonais et avec comme intrigue une maigre histoire de vengeance, le film est d'un excès constant, dévoilant un Bruce Lee ultra violent aux limites de la folie clinique. Incarnant l'honneur du Chinois bafoué, il est dans une double quête de vengeance médiatique et politique : d'un côté celle de l'acteur et à travers lui d'un peuple aux yeux du monde, de l'autre celle d'un cinéma se voulant plus fort qu'Hollywood. Viril, érotique, Bruce Lee parfait ici son iconographie qu'un plan final en arrêt sur image immortalisera à jamais comme un mythe populaire total. Parmi les scènes cultes du film, on a sélectionné celle du dojo où il enchaîne les ennemis, vite, fort et à coups de nunchaku douloureux.
9. La 36ème chambre de Shaolin (The 36th Chamber of Shaolin) de Liu Chia-Liang (1978)
Au début des 80's, quand le cinéma d'arts martiaux était considéré comme un sous-genre marginal, Charles Tesson et Olivier Assayas tentaient de prouver aux Cahiers que King Hu, Chang Cheh ou Liu Chia-Liang étaient de grands cinéastes. Ils avaient raison, et parmi les classiques du dernier et des films sur le kung-fu (comme sujet, récit, motif, philosophie), La 36e Chambre de Shaolin est une référence. Construit autour d'un parcours initiatique martial émaillé de séances d'entraînements, le film est une succession d'étapes, sportives, spirituelles, menant à la maîtrise absolue du corps. L'auteur, formé aux arts martiaux et célèbre chorégraphe, sait de quoi il parle, et son œuvre est donc un éloge, porté par la puissance et la grâce du mythique Gordon Liu. Pour l'illustrer, un combat renversant : prouesses athlétiques, intégration des objets et du décor, limpidité et précision du découpage, un travail de maître.
8. Dragons Forever de Sammo Hung et Corey Yuen (1988)
1988, le cinéma honkongais vit son âge d'or. Parmi ses icônes, Jackie Chan est déjà une star, il rayonne sur l'Asie et au-delà depuis les succès du Marin des mers de Chine et Police Story. Avec Dragons Forever, il rejoint deux complices parmi les meilleurs artistes martiaux, Sammo Hung et Yuen Biao. Ils se sont croisés plusieurs fois, ils sont amis, ce sera leur dernier film ensemble. Peut-être par le meilleur, mais une production reflétant le cinéma HK de l'époque : insouciant, énergique, téméraire, sans limites, généreux. La recette kung-fu/comédie que Jackie Chan peaufine est ici inégale, mais peu importe. Quand les trois frères se lancent au combat, le spectacle impressionne tellement que le reste est anecdotique. On se souviendra ainsi du combat final dans une usine, moment d'anthologie où les corps virevoltent, se contorsionnent ou se propulsent à une vitesse folle (parfois violemment) aux quatre coins d'un espace ouvert à des possibles insoupçonnés. Sidérant.
7. Duel to the Death de Tony Ching Siu-Tung (1983)
Avec Duel to the Death, Tony Ching Siu-Tung signe son premier film et enterre au passage une époque à laquelle il a tout pigé (celle de King Hu), laissant ainsi champ libre à Tsui Hark et sa Film Workshop, sa relecture du cinéma hongkongais, ses films où la cinétique reformule les lois et limites du cadre et du montage. Un film crépusculaire donc, mais qui voit déjà pointer une nouvelle lumière du jour où avec l'avènement d'une nouvelle vague le Wu Xia Pian renaîtra de ses cendres. Ching Siu-Tung pose aussi les bases de son style ultra aérien et délirant : les corps ne virevoltent plus mais volent, comme libérés des contraintes terrestres, transportés par des câbles leur donnant une apesanteur inédite. Une œuvre vibrante, intense, bouillonnante, quasi abstraite, qui fait table rase, mélange, pour mieux dessiner le futur. Afin d'illustrer, on a sélectionné le combat final, les images parlent d'elles-mêmes.
6. Le Justicier de Shanghai (Boxer from Shantung) de Chang Cheh (1972)
Chang Cheh a donné au cinéma honkongais des années 70 plusieurs de ses chefs d'œuvre. Entre autres Le Justicier de Shanghai, récit tragique d'un malfrat façon Scarface, en moins antipathique, mais avec un destin tout aussi violent. En témoigne ce final baroque et d'anthologie qui restera comme l'un des plus sanglants de son auteur. Chang Cheh met en scène une longue séquence d'une rage folle où le héros affronte, en partie avec une hache dans le ventre, une horde invraisemblable d'ennemis (le 1 contre 100, marque de fabrique du cinéaste), qu'il combat jusqu'à la mort dans un rencontre dantesque, absurde et jouissive. L'utilisation de l'espace et des objets est sidérante, la mise sous tension du cadre est maximum, saturé de partout par le nombre de corps et la fermeture du décor. Chang Cheh pousse son cinéma dans ses retranchements, à un paroxysme délirant, où le corps est martyrisé, épuisé, érotisé.
5. The Blade de Tsui Hark (1995)
Tourné dans des conditions chaotiques par un Tsui Hark plus despotique que jamais, The Blade est à l'image de son tournage, un film radical et mal aimable. La vision d'un auteur sur un genre populaire (le wu xia pian), poussé là où il n'a jamais été, dans un retranchement purement formel, quasi primitif, aux images exsangues et travaillées par une pulsation permanente, un découpage maniaque de chaque plan où seule la composition, par sa combustion, donne une logique à l'ensemble. Le minimalisme du récit fait place à la stricte plasticité des images, la cinétique des corps atteint un degré de diffusion énergétique inédit, bouleversant le montage et l'échelle des plans, qui se dispersent, éclatent, explosent ; tout le film ayant quelque chose de terroriste, définitivement hors norme, fait plus contre que pour, avec hargne et colère. Tsui Hark veut en finir avec King Hu et donne sa vision définitive du wu xi pian, pour de bon. Le final de The Blade illustre bien le dérèglement esthétique que son auteur veut imposer au genre qu'il piétine. Exténuant mais puissant.
4. Combats de maîtres (Drunken Master 2) de Liu Chia Liang (1994)
3. Le Sens du devoir 2 (Yes Madam !) de Corey Yuen (1985)
Le Sens du devoir 2 est inégal, parasité par un humour lourdingue nécessitant un certain niveau de tolérance pour la comédie cantonaise. Une chose lui vaut pourtant de monter sur notre podium : son impressionnant combat final avec Cynthia Rothrock et Michelle Yeoh. En 1985, Jackie Chan a donné le ton en termes d'action, il faut se surpasser. Corey Yuen relève donc ses manches et scénographie une séquence repoussant les limites du masochisme local. Les corps voltigent et s'écrasent sur chaque parcelle du décor avec une vélocité ahurissante, toutes les structures en verre y passent, les moindres volumes aux arrêtes douloureuses sont utilisés, une mezzanine agrandit l'espace et les possibilités d'anéantir les ennemis de haut, ses rambardes sont transformées en étonnante barres acrobatiques pour combattre. Bref, l'action est sans cesse optimisée par l'environnement, les cascadeurs ont le goût du risque, et les actrices livrent sans doute le plus grand girlfight du cinéma HK.
2. Il était une fois en Chine 2 (Once Upon a Time in China 2) de Tsui Hark (1992)
Deuxième épisode de la saga mythique de Tsui Hark, avec Jet Li en star à son apogée et Yuen Woo-Ping à la chorégraphie. Il était une fois en Chine 2, parfois préféré au premier, est toutefois moins bon. Mais peu importe, le trio donne encore à voir l'un des joyaux du cinéma hongkongais. La preuve avec ce combat où le cinéaste complexifie toujours plus sa scénographie en inventant une immense structure instable faite de tables superposées. Les lois de la gravité n'existent plus, le désaxage du cadre est permanent, l'espace et les objets ont rarement atteint un tel degré de reconfiguration ou de potentialités, la mise sous tension des mouvements et des gestes se réinvente à chaque plan. La poétique plastique de Tsui Hark exprime son idée du cinéma et du monde, elle semble alors sans limites, d'une virtuosité visuelle inédite. Une certaine idée de l'art du combat comme on n'en verra jamais plus.
1. Iron Monkey de Yuen Woo-Ping (1993)
Avec Iron Monkey, Yuen Woo-Ping signe son chef d'œuvre et l'un des summums du cinéma martial. Un film dans la lignée de Ching Siu-tung et Tsui Hark (ici producteur et scénariste), où les corps bondissent et virevoltent sans souci de réalisme, à une vitesse stupéfiante, sans plus aucun poids ou motricité physique naturelle. Le chorégraphe star de Matrix réinvente à son tour la géométrie euclidienne du cadre : horizontalité et verticalité alternent, se renversent, basculent, la caméra est partout et libérée des contraintes, épousant les corps sans perdre un mouvement ni rendre illisible ces combats fous de vélocité. Donnie Yen dans le rôle principal prouve au passage qu'il est l'homme le plus rapide du monde, et Yuen Woo-Ping maîtrise mise en scène et montage comme peu d'autres avant ou après lui. Cet extrait du final en fait la démonstration écrasante. Toujours inédit en France mais annoncé en DVD, Iron Monkey est à découvrir d'urgence et sans modération. Une référence définitive.
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Posté par Slick Rick le 17.04.09 à 16:16 | tags : réalisateur, you tube, asie, japon
3. Dans son superbe Ponyo sur la falaise, Hayao Miyazaki s'attarde plus longtemps que d'habitude (Totoro aussi) dans une maison japonaise. Les enfants dégustent un plat de nouilles, sous les yeux protecteurs de la maman. Une scène sans enjeu dramatique visible, mais belle par sa simplicité même. Fixe, montée en champs/contre-champs, la séquence mise sur les détails : jolie et mémorable parenthèse à la Ozu au milieu d'un spectaculaire maelstrom graphique.
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Posté par Van le 16.04.09 à 14:27 | tags : asie, réalisateur, you tube
4François nous signale ces trois vidéos du tournage du dernier Johnnie To publiées sur des blogs américains. On y voit un peu d'envers du décor, et ça donnerait envie d'en voir plus.
Vengeance sortira sur nos écrans le 20 mai.
(merci François)
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Quatre excellents films asiatiques sont actuellement à l'affiche des salles françaises, phénomène suffisamment rare pour être signalé...

Qualitativement parlant, ce début de printemps cinématographique est asiatique. La semaine dernière sortaient The Chaser, trépidant thriller sud-coréen qui entraîne le spectateur dans sa glauque insomnie, et 24 City, brillant docu-fiction de Jia Zhang-Ke qui retrace l'histoire d'une cité ouvrière chinoise. Aujourd'hui, deux autres bijoux sortent en salles : Tokyo Sonata, sublime drame familial du japonais Kiyoshi Kurosawa, et Les Trois royaumes, retour pharaonique et spectaculaire du hong-kongais John Woo.
De telles périodes sont plutôt rares pour le cinéma asiatique, qui continue à bénéficier d'une couverture discrète en France, malgré les efforts et les audaces des distributeurs. On remarquera d'ailleurs que les vagues de films asiatiques déferlent surtout à l'Automne et au Printemps, comme si les autres périodes de l'année étaient plus risquées.
Les francs succès au box-office restent exceptionnels. Les derniers films asiatiques à avoir dépassé le million d'entrées sont ainsi Tigre et dragon d'Ang Lee (1 700 000 entrées) et In the Mood for Love de Wong Kar-Wai (1 040 000 entrées) en 2000 ainsi que Le Voyage de Chihiro d'Hayao Miyazaki (1 400 000 entrées) en 2002...
Mais ce Printemps 2009 pourrait bien offrir un nouveau triomphe asiatique au box-office, puisque le dernier film d'Hayao Miyazaki, l'excellent Ponyo sur la falaise, sort le 8 avril en France.
- Lire la critique de Tokyo Sonata
- Lire la critique des Trois Royaumes
- Lire la critique de The Chaser
- Lire la critique de 24 City
- Lire la critique de Ponyo sur la falaise
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Posté par Van le 17.03.09 à 17:37 | tags : réalisateur, you tube, bande annonce, asie
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Voici le premier teaser du film, dans nos salles le 20 mai prochain.
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Posté par anita b. le 29.11.08 à 12:28 | tags : asie, festival, realisateur
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La plupart d'entre nous l'a connu par son formidable Yi Yi, présenté au Festival de Cannes. Mais le cinéaste de Taïwan, Edward Yang, est l'une des découvertes du festival des 3 Continents.
Hommage lui est fort justement rendu par une intégrale de son oeuvre, trop brève puisqu'il est décédé l'année dernière. Maître des chevauchements de temporalités, et de la durée, puisque ses long métrages atteignent facilement les 3 heures, Yang, dès son premier film Ce Jour là sur la plage (1983), invente l'art d'un récit dont le sujet principal évolue perpétuellement, attachant de l'importance à tous ses personnages, et plus particulièrement au temps qui les réunit et les sépare. On pense bien sûr beaucoup à Proust, puisque ses films se construisent souvent autour de souvenirs racontés par les protagonistes.
Avec Tapei Story (1985), il aborde même frontalement le thème de l'écriture, avec un personnage de femme écrivain dont la vie se rapproche dangeureusement de son roman. On ne peut rester insensible aux personnalités décalées, souvent mal à l'aise, qui peuplent son univers, où la mélancolie ne s'oppose jamais à l'énergie de la vie, mais lui offre une profondeur troublante. Avec Hou Hsiao Hsien, Edward Yang est bien le deuxième grand maître du cinéma de Taïwan.
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L'association Asiexpo, qui organise divers événements autour du cinéma asiatique, organise samedi 12 avril à Lyon La journée du livre et de l'affiche de cinéma asiatique.
Toutes les infos ici.
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Posté par anita b. le 03.04.08 à 15:53 | tags : asie, bande annonce, classique, en salles, japon, western, you tube
1Grosse semaine en terme de reprises de choc : Le Reptile de Mankiewicz pour commencer, et nous rappeler ce que c'est qu'un vrai western en ces heures de remake fadasse de 3h10 pour Yuma. Kirk Douglas et Henry Fonda + approche originale du western + génial metteur en scène = un film remarquable, qui n'a pas pris une ride.
Les fans d'Asie sont aussi servis, puisque deux films du méconnus Koji Yushida sortent en salle, parallèlement à la rétrospéctive organisée par le Centre Pompidou. Soit La Source thermale d'Akitsu, version plus classique du mélodrame japonais, et Eros + Massacre, la veine la plus radicale, engagée et violente du cinéaste. Deux facettes qu'on vous recommande chaudement.
La bande-annonce de Eros+Massacre :
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Posté par anita b. le 25.03.08 à 10:24 | tags : asie, centre pompidou, japon, réalisateur
Membre éminent de la Nouvelle Vague japonaise, influencé par Godard, Bergman et plus largement l'existentialisme, Kiju Yoshida réalise dans les années 1960 des films brûlot, tranchants et souvent d'une originalité formelle impressionnante. Eros+Massacre, qui ouvrira le cycle que lui consacre le Centre Pompidou à partir de mercredi 26, marque l'apogée créatrice d'un cinéaste chercheur, qui consacrera de nombreux films à son épouse et actrice, Mariko Okada. Un cinéaste peu connu en France mais reconnu dans son propre pays, dont les 40 ans de carrière, les 19 longs métrages de fictions et quelques uns de ses nombreux documentaires, à découvrir jusqu'au 19 mai.
Programme complet ici.
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En ces temps de grosses comédies populaires triomphantes, un beau drame de Mizoguchi ne saurait faire de mal aux rétine. On ne saurait trop vous recommander la resortie aujourd'hui des Soeurs de Gion, film de 1936, et variation toujours aussi superbe sur le sort des geichas. Un petit bijou de cinéma.
Lire aussi notre petite histoire du cinéma japonais.
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Posté par Maxence le 11.02.08 à 16:47 | tags : asie, cinémathèque française, réalisateur
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Les amateurs de cinéma asiatique, et plus particulièrement hong kongais, peuvent commencer à compter les jours sur leurs calendriers ! En effet, du 5 Mars au 14 Avril prochain, la Cinémathèque française offre une ample rétrospective autour de l'oeuvre de réalisateur et de producteur du cinéaste Johnnie To, dans le cadre de la sortie de son dernier film, Mad Detective (le 5 mars). L''occasion pour l'honorable institution de projeter la plupart de ses longs métrage mais également de proposer un débat en direct avec le réalisateur lors d'une rencontre organisée le soir de la première, dans les locaux de la Cinémathèque à 20h salle Henri Langlois.
Parmi les incontournables qui seront proposés pendant tout un mois, nous retrouverons les classiques The Mission, Running out of Time 1&2, The Longest Nite, P.T.U., Election 1 & 2 ou encore Exilé. Les amateurs pourront également voir l'iconoclaste et méconnu Running on Karma, My Left Eye sees Ghosts ou le culte Beyond Hypothermia. A noter qu'Irma Vep d'Olivier Assayas fera également parti de la sélection en tant que réflexion et regard de l'occident sur le cinéma de genre hong kongais.
Plus d'informations, rendez-vous sur le site officiel de la cinémathèque.
Et lisez notre Histoire du cinéma de Hong Kong.
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Posté par Van le 01.02.08 à 14:45 | tags : asie, chine, concours, flu, le mag

Pour l'occasion, ça tombe bien, Wildside sort les derniers titres de la collection Shaw Brothers, le studio mythique du cinéma hongkongais, et propose de gagner quelques uns de ces titres sur Flu. C'est sur la page concours.
Un peu de lecture pour le week end.
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Parce qu'il n'y a pas qu'à Paris qu'il y a du cinéma, le festival OFNI, initié par l'association Nyktalop Mélodie, s'offre une cinquième édition entre Poitiers et Parthenay.
Pour la cinquième édition de ce festival dédié aux films rares et peu diffusés, avec une tendresse particulière pour les ciné-concerts, c'est le Japon qui est à l'honneur, avec entre autres l'intégrale des films du spécialiste Romain Slocombe. Oshima, Fukasaku, Masumura et Wakamatsu y cotoient de jeune cinéastes tels que Nobuhiro Yamashita. Des concerts et performances (on apprécie tout particulièrement le travail de Carole Arcega, associée à certaines projections) viennent compléter ce riche programme. Jetez y donc un oeil.
Du 13 au 17 novembre à Poitiers
Les 24 et 25 Novembre à Parthenay.
Lire notre petite histoire du cinéma japonais sur Flu.
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Cela devait arriver : le brillant Andrew Lau, réalisateur de Infernal affairs et du plutôt décevant Confessions of Pain, réalisera en 2008 sont premier film Hollywoodien : The Flock. Claire Danes et Richard Gere en seront les interprètes principaux.
Remercié par Scorsese himself lors de la dernière cérémonie des Oscars (Les Infiltrés, son remake, lui a valu plusieurs récompenses dont meilleur film et réalisateur), et anciennement chef opérateur chez Wong Kar Wai, Andrew Lau est un de ces cinéastes de Hong Kong aussi virtuose que frénétique. Il aurait également en projet un film historique, Water Margin, et une trilogie tournée en langue anglaise : Hong Kong Vice (on vous laisse devenier la référence), tourné à HK, un film tourné à Macau inspiré d'Ocean's Eleven et enfin Gangkok Ransom, tourné à Bangkok.
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Son nom ne vous dit sans doute rien, mais son visage déjà plus : Lee Kang Shen est l'acteur fétiche de Tsai Ming Liang, le jeune homme tordu de La Riviere. Il présentait à Venise, en compétition officielle, son second film en tant que réalisateur, produit par Tsai, Help Me Eros (Eros, Aide-moi). Un titre qui va tenir toute ses promesses, puisque le moins qu'on puisse dire de ce film, c'est qu'il est l'oeuvre d'un érotomane notoire. Lee Kang Shen y interprète un role proche de ses pécédents, de garçon silencieux et travaillé par une libido débordante dans un Taiwan nocturne et moite. Solitude, manque physique, fantasmes, drames quotidiens : la logique implacable se déploit, dans un style très proche de celui du "maître", tout en lenteur et trouvailles visuelles. Ce film sous influence manque malheureusement de tension, et plonge assez rapidement le spectateur dans un ennuie que les quelques scènes de jambes en l'air, particulièrement acrobatiques, viennent à peine perturber. Un film un peu mou, en somme.
Help Me Eros, de Lee Kang Shen
Sélection officielle Mostra de Venise 2007.
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Posté par Marc le 19.05.07 à 14:03 | tags : asie, festival de cannes, un certain regard
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Attendu avec curiosité, le film de Hou Hsiao Hsien, qui ouvrait la sélection « Un certain regard », a déçu. Pour s'occuper de Simon, 7 ans, sa mère (Juliette Binoche, excellente), trop absorbée par la préparation d'un spectacle de marionnettes, engage Song Fang, une jeune étudiante en cinéma. Un mystérieux ballon rouge semble suivre l'enfant...
Le voyage du ballon rouge est le premier film d'une série initiée par le Musée d'Orsay. Seule contrainte, montrer, au moins dans une scène, le musée parisien. Assayas, Raoul Ruiz et Jim Jarmusch seront les prochains à s'adonner à l'exercice.
Reprenant l'idée du court-métrage éponyme de Albert Lamorisse (Palme d'Or du court-métrage et Prix Louis-Delluc1956), HHH s'appuie sur un scénario, au départ sans dialogue. Aux acteurs de le suivre en choisissant leur mots après en avoir discuté avec le réalisateur. Ce procédé confère des accents de sincérité touchants à la plupart des vignettes familiales.
Pourtant, l'absence d'événement, et finalement d'intérêt, ont entraîné plusieurs festivaliers dans les bras de Morphée. Seules la ville de Paris, très bien filmée, et la scène du Musée d'Orsay, aident à relever la paupière alourdie. Conclusion illustrée d'un récit peu captivant, cette dernière séquence écoute avec poésie et intelligence les commentaires des enfants sur un tableau...composé d'un enfant et d'un ballon rouge.
HHH a concocté un petit film, très simple, sensible, et dont la plupart des ingrédients ne manquent pas de charme. Pourtant un peu trop anecdotique, il ne suscite guère plus qu'un intérêt poli. Dans la perpétuelle effervescence cannoise, ce film « gentillet » aura eu l'avantage d'améliorer la récupération des moins endurants.
Le voyage du ballon rouge de Hou Hsiao Hsien, 1H53, avec Juliette Binoche, Hippolyte Girardot et Simon Iteanu, France
De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.
(illus. © Bac Films)
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Posté par Van le 03.04.07 à 15:06 | tags : animation, asie, expos ciné

(illus. © Shigeru Mizuki / Mizuki Productions - All rights reserved - Édition Française : © Cornélius 2006)
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Posté par Daveinthehay le 07.02.07 à 15:53 | tags : asie, festival
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On vous en parlait déjà ici : Fureurs de vaincre, c'est le rendez-vous à ne pas manquer pour les férus des écrans hongkongais. De Liu Chia-Lang (La 36e chambre de Shaolin) à Yuen Woo-Ping (Matrix), la Cinémathèque de la Danse s'entretient en off avec le florilège des action-choregraphers et vous convie en in à (re)découvrir leurs classiques. Réservez le week-end du 10/11 février, Fluctuat et la Cinémathèque vous offre 10 places pour deux personnes et pour la séance de votre choix (La danse du lion, Vengeance !, Pirates et guerriers, Hard Boiled... le programme complet en ligne par là).
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Posté par Daveinthehay le 29.01.07 à 12:33 | tags : asie, cinématheque de la danse
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Johnnie To a beau briguer la place, les parrains du cinéma hongkongais demeurent bien entendu ses chorégraphes. Des capos qui ont écrit la légende des Shaw Brothers (Liu Chia-Liang, Tang Chia) aux trublions estampillés Kung-Fu Comedies (Jackie Chan, Sammo Hung), la Cinémathèque de la Danse dresse le portrait de cette caste aujourd'hui internationalisée sur nos grands comme petits écrans. Bien avant de façonner les élèves Tarantino et Ratner ou de conquérir CBS (le network des CSI-like) avec Le flic de Shangaï, ces meneurs de danse ont imposé le ballet comme la figure de style perso du cinéma HK. La 36e chambre de Shaolin, Pirates et Guerriers, The Story Of Wong Fei-Hung, La danse du lion, Vengeance! et Hard Boiled sont autant de classiques qui vous seront proposés lors de la programmation Fureurs de vaincre, les 10 et 11 février prochains. C'est Johnnie qui l'a mauvaise...
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Posté par Daveinthehay le 24.01.07 à 15:35 | tags : asie, making off
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"Partout il n'y en a plus que pour le cinéma américain et les téléfilms américains. Moi, je suis français et je n'ai pas l'intention de devenir américain à mon âge. Donc je n'ai plus rien à foutre là dedansAlain Delon la donne au Figaro en novembre 98. Hier au Parisien, Alain Delon avoue qu'il se ferait bien adopter par Hong Kong et son faiseur d'histoires : Johnnie To. Faut-il percevoir dans ces propos les relents de la gloire passée du Samouraï ou une conversion de plus à la délocalisation pour un VIP de la droite ?
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Ho Yuk/Let's Love Hong Kong, virée nocturne dans la nuit sur-éclairée et agitée de notre fantasmée HK, est un étrange petit film indépendant qui s'est immédiatement labelisé lui-même : premier film "totalement lesbien" de la production locale. Yau Ching, sa réalisatrice, affirme en effet avoir voulu rendre compte des désirs et de la vie complexe des femmes entre elles, en suivant trois personnages féminins qui ne font que se croiser sans cesse. Avec très peu de moyens (un excellent bonus nous livre des interviews passionnantes et éclairantes) et souvent en toute illégalité, une équipe dévouée s'est donné les moyens de se payer ce luxe : la liberté. Le résultat, fragile et souvent maladroit, est pourtant porté par une grâce et un regard à la fois cruel et tendre pour des destinées finalement bien plus "communes" que communautaires. On se retrouve plongé comme rarement dans le spleen de la solitude urbaine, avec des aspects souvent inédits de la misère à HK : les anciens cinémas réaffectés en dortoirs, les appartements de la taille d'un frigo, la surpopulation et ses effets quotidiens... De véritables morceaux de réel qui donnent au film une résonance universelle.
1 DVD édité par BQHL.
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Parmi les bonnes nouvelles la rentrée, vous pouvez compter sur l'édition dvd d'un film des studios de la Shochiku : La ballade de Narayama de Keisuke Kinoshita. Il dresse le portrait d'un Japon régi par des coutumes ancestrales. Le film raconte l'histoire d'Orin, une femme de 70 ans qui tente de convaincre son fils Tatsuhei de la porter sur son dos, conformément à la tradition, jusqu'au sommet du Mont Nara. Là bas, elle pourra mourir sans être à la charge de la communauté.
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Quand le réalisateur du très marquant Memories of murder s'attaque au film de monstre...
Le Film Annonce est disponible ici.
Le titre : The Host (l'invité)
Patience...
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