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Asie: l'actualité cinéma du continent.
La journée du livre et de l'affiche de cinéma asiatique![]() L'association Asiexpo, qui organise divers événements autour du cinéma asiatique, organise samedi 12 avril à Lyon La journée du livre et de l'affiche de cinéma asiatique.
La reprise de la semaine : y'a le choix...Posté par anita b. le 03.04.08 à 15:53 | tags : en salles, classique, western, japon, asie, you tube, bande annonce
Grosse semaine en terme de reprises de choc : Le Reptile de Mankiewicz pour commencer, et nous rappeler ce que c'est qu'un vrai western en ces heures de remake fadasse de 3h10 pour Yuma. Kirk Douglas et Henry Fonda + approche originale du western + génial metteur en scène = un film remarquable, qui n'a pas pris une ride. Les fans d'Asie sont aussi servis, puisque deux films du méconnus Koji Yushida sortent en salle, parallèlement à la rétrospéctive organisée par le Centre Pompidou. Soit La Source thermale d'Akitsu, version plus classique du mélodrame japonais, et Eros + Massacre, la veine la plus radicale, engagée et violente du cinéaste. Deux facettes qu'on vous recommande chaudement. La bande-annonce de Eros+Massacre :
Kiju Yoshida au Centre Pompidou
Programme complet ici. La reprise de la semaine : Les soeurs de Gion![]() En ces temps de grosses comédies populaires triomphantes, un beau drame de Mizoguchi ne saurait faire de mal aux rétine. On ne saurait trop vous recommander la resortie aujourd'hui des Soeurs de Gion, film de 1936, et variation toujours aussi superbe sur le sort des geichas. Un petit bijou de cinéma. Lire aussi notre petite histoire du cinéma japonais.
Tony Leung sort le juste au corps![]() Retrospective Johnnie To en Mars à la Cinémathèque
Les amateurs de cinéma asiatique, et plus particulièrement hong kongais, peuvent commencer à compter les jours sur leurs calendriers ! En effet, du 5 Mars au 14 Avril prochain, la Cinémathèque française offre une ample rétrospective autour de l'oeuvre de réalisateur et de producteur du cinéaste Johnnie To, dans le cadre de la sortie de son dernier film, Mad Detective (le 5 mars). L''occasion pour l'honorable institution de projeter la plupart de ses longs métrage mais également de proposer un débat en direct avec le réalisateur lors d'une rencontre organisée le soir de la première, dans les locaux de la Cinémathèque à 20h salle Henri Langlois. Parmi les incontournables qui seront proposés pendant tout un mois, nous retrouverons les classiques The Mission, Running out of Time 1&2, The Longest Nite, P.T.U., Election 1 & 2 ou encore Exilé. Les amateurs pourront également voir l'iconoclaste et méconnu Running on Karma, My Left Eye sees Ghosts ou le culte Beyond Hypothermia. A noter qu'Irma Vep d'Olivier Assayas fera également parti de la sélection en tant que réflexion et regard de l'occident sur le cinéma de genre hong kongais. Plus d'informations, rendez-vous sur le site officiel de la cinémathèque. Et lisez notre Histoire du cinéma de Hong Kong. Petite histoire du cinéma de Hong Kong (+concours)![]() Pour l'occasion, ça tombe bien, Wildside sort les derniers titres de la collection Shaw Brothers, le studio mythique du cinéma hongkongais, et propose de gagner quelques uns de ces titres sur Flu. C'est sur la page concours. Un peu de lecture pour le week end. OFNI : un festival à ne pas laisser passer
Pour la cinquième édition de ce festival dédié aux films rares et peu diffusés, avec une tendresse particulière pour les ciné-concerts, c'est le Japon qui est à l'honneur, avec entre autres l'intégrale des films du spécialiste Romain Slocombe. Oshima, Fukasaku, Masumura et Wakamatsu y cotoient de jeune cinéastes tels que Nobuhiro Yamashita. Des concerts et performances (on apprécie tout particulièrement le travail de Carole Arcega, associée à certaines projections) viennent compléter ce riche programme. Jetez y donc un oeil. Du 13 au 17 novembre à Poitiers Les 24 et 25 Novembre à Parthenay. Lire notre petite histoire du cinéma japonais sur Flu. Andrew Lau à Hollywood
Remercié par Scorsese himself lors de la dernière cérémonie des Oscars (Les Infiltrés, son remake, lui a valu plusieurs récompenses dont meilleur film et réalisateur), et anciennement chef opérateur chez Wong Kar Wai, Andrew Lau est un de ces cinéastes de Hong Kong aussi virtuose que frénétique. Il aurait également en projet un film historique, Water Margin, et une trilogie tournée en langue anglaise : Hong Kong Vice (on vous laisse devenier la référence), tourné à HK, un film tourné à Macau inspiré d'Ocean's Eleven et enfin Gangkok Ransom, tourné à Bangkok.
Mostra 5eme : Eros made in Taiwan
Help Me Eros, de Lee Kang Shen Le voyage du ballon rouge de Hou Hsiao Hsien
Le voyage du ballon rouge est le premier film d'une série initiée par le Musée d'Orsay. Seule contrainte, montrer, au moins dans une scène, le musée parisien. Assayas, Raoul Ruiz et Jim Jarmusch seront les prochains à s'adonner à l'exercice. Reprenant l'idée du court-métrage éponyme de Albert Lamorisse (Palme d'Or du court-métrage et Prix Louis-Delluc1956), HHH s'appuie sur un scénario, au départ sans dialogue. Aux acteurs de le suivre en choisissant leur mots après en avoir discuté avec le réalisateur. Ce procédé confère des accents de sincérité touchants à la plupart des vignettes familiales.
HHH a concocté un petit film, très simple, sensible, et dont la plupart des ingrédients ne manquent pas de charme. Pourtant un peu trop anecdotique, il ne suscite guère plus qu'un intérêt poli. Dans la perpétuelle effervescence cannoise, ce film « gentillet » aura eu l'avantage d'améliorer la récupération des moins endurants. Le voyage du ballon rouge de Hou Hsiao Hsien, 1H53, avec Juliette Binoche, Hippolyte Girardot et Simon Iteanu, France De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007. (illus. © Bac Films)
Voyage au pays des Manga Au programme : visites des collections du musée, conférences, stages d'initiation au manga (des ateliers pour les enfants, mais aussi pour les adultes) et, bien sûr, des projections. Globalement, c'est surtout l'occasion de revisiter l'oeuvre de Miyazaki père en trois films : Nausicäa, Princesse Mononoké et le Voyage de Chihiro. Tout ceci est en plus gratuit, sauf le stage d'initiation au manga où il vous faudra débourser entre 20 et 30 euros pour apprendre les grands principes du dessin de manga et repartir avec la vignette que vous aurez réalisée. Plus d'infos par ici. (illus. © Shigeru Mizuki / Mizuki Productions - All rights reserved - Édition Française : © Cornélius 2006) Invitations : 10 places à gagner pour «Fureurs de vaincre» On vous en parlait déjà ici : Fureurs de vaincre, c'est le rendez-vous à ne pas manquer pour les férus des écrans hongkongais. De Liu Chia-Lang (La 36e chambre de Shaolin) à Yuen Woo-Ping (Matrix), la Cinémathèque de la Danse s'entretient en off avec le florilège des action-choregraphers et vous convie en in à (re)découvrir leurs classiques. Réservez le week-end du 10/11 février, Fluctuat et la Cinémathèque vous offre 10 places pour deux personnes et pour la séance de votre choix (La danse du lion, Vengeance !, Pirates et guerriers, Hard Boiled... le programme complet en ligne par là).Vous avez la fureur de gagner ? Envoyez vos «moi, moi, moi» par mail à l'adresse david [remplacer nospam par @] fluctuat.net avant le vendredi 9 février. Fureurs de vaincre : chorégraphie d'arts martiaux du cinéma de Hong Kong Samedi 10, Dimanche 11 février à la Cinémathèque de la Danse Salle Henri Langlois, 51 rue de Bercy, Paris 12e (M° Bercy) Kung-Fu Dancing à la Cinémathèque de la Danse Johnnie To a beau briguer la place, les parrains du cinéma hongkongais demeurent bien entendu ses chorégraphes. Des capos qui ont écrit la légende des Shaw Brothers (Liu Chia-Liang, Tang Chia) aux trublions estampillés Kung-Fu Comedies (Jackie Chan, Sammo Hung), la Cinémathèque de la Danse dresse le portrait de cette caste aujourd'hui internationalisée sur nos grands comme petits écrans. Bien avant de façonner les élèves Tarantino et Ratner ou de conquérir CBS (le network des CSI-like) avec Le flic de Shangaï, ces meneurs de danse ont imposé le ballet comme la figure de style perso du cinéma HK. La 36e chambre de Shaolin, Pirates et Guerriers, The Story Of Wong Fei-Hung, La danse du lion, Vengeance! et Hard Boiled sont autant de classiques qui vous seront proposés lors de la programmation Fureurs de vaincre, les 10 et 11 février prochains. C'est Johnnie qui l'a mauvaise...Fureurs de vaincre Les 10-11 févriers 2007 à la Cinémathèque de la Danse Making-off : Delon chez Johnnie To, il vous en prie "Partout il n'y en a plus que pour le cinéma américain et les téléfilms américains. Moi, je suis français et je n'ai pas l'intention de devenir américain à mon âge. Donc je n'ai plus rien à foutre là dedans[...]Il m'a demandé de jouer dans son prochain film, je n'allais pas me priver d'un projet comme ça !"La première sommation, Alain Delon la donne au Figaro en novembre 98. Hier au Parisien, Alain Delon avoue qu'il se ferait bien adopter par Hong Kong et son faiseur d'histoires : Johnnie To. Faut-il percevoir dans ces propos les relents de la gloire passée du Samouraï ou une conversion de plus à la délocalisation pour un VIP de la droite ? Let's Love HK
1 DVD édité par BQHL. La ballade de Narayama Parmi les bonnes nouvelles la rentrée, vous pouvez compter sur l'édition dvd d'un film des studios de la Shochiku : La ballade de Narayama de Keisuke Kinoshita . Il dresse le portrait d'un Japon régi par des coutumes ancestrales. Le film raconte l'histoire d'Orin, une femme de 70 ans qui tente de convaincre son fils Tatsuhei de la porter sur son dos, conformément à la tradition, jusqu'au sommet du Mont Nara. Là bas, elle pourra mourir sans être à la charge de la communauté.Kinoshita a choisit de raconter son histoire sur le mode de la représentation théâtrale, un parti pris radicalement différent de celui très réaliste d'Imamura qui réalisera sa propre version en 1983. Les personnages de Kinoshita évoluent dans des décors reconstitués en studios, éclairés à la lumière artificielle. Comme au théâtre, on ne les voit jamais en gros plan. On pense à de curieuses bêtes isolées dans une nature factice (un zoo?). Car c'est bien d'animalité que parle la ballade de Narayama. Les hommes affamés se transforment en bêtes, les plus faibles sont éliminés au mépris des liens de filiation et ceux qui refusent de se soumettre à la tradition sont exclus de la communauté. Aussi lorsque dans la maison voisine, le fils laisse mourir de faim son propre père, c'est tout le caractère inhumain des traditions japonaises qui se fait jour. Le salut vient de l'amour qui dépasse la douleur de la séparation, qui soude une famille, comme un petit groupe entré en résistance. En se rendant dans la montagne, la vieille Orin, offre sa vie pour soulager celle de sa famille affamée tandis qu'en accompagnant sa mère, c'est une leçon d'humilité que reçoit le fils. Vanité, vanité... Les décors minutieux et splendides, les déplacements de la caméra, les déplacements de pans du décor comme s'il s'agissait de rideaux et les jeux de lumière et de filtres colorés, tout concourt à donner à situer le récit dans la tradition du théâtre et à donner une tonalité tragiques aux événements. Une pépite éditée par MK2. Bonus du DVD
Bong Joon-Ho, l'invité surprise
Le Film Annonce est disponible ici. Le titre : The Host (l'invité) Patience... Carrefour de l'animation : 4e éditionDu cinéma d’animation japonais, en veux-tu-en-voilà… Le manga et autres petits Mickeys nippons sont partout à l’honneur ces temps-ci. On pourrait s’énerver et crier à l’effet de mode et à la lassitude. Mais voilà, qui oserait s’en plaindre tant les mille images qui nous arrivent du pays du soleil levant sont variées et d’une qualité qu’aucun autre pays (même les Etats-Unis, exception faite de Pixar) ne saurait égaler. Dernier festival en date : Le Carrefour de l’animation, 4e du nom, centré sur l’animation et le jeu vidéo. Il se déroulera du 10 au 12 mars à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris. Au programme, entre autres : des rencontres avec l’invité d’honneur Yoshitaka Amano, collaborateur de Oshii Mamoru - dont sera projeté L’œuf de l‘ange, un film inédit en France (le 12 à 17h) -, et le créateur de jeux Michel Ancel. Avec, en complément, des cartes blanches, des films d’écoles japonaises et françaises et des tables rondes. En somme, trois jours bien… animés.
Deauville, belle afficheLe 8e festival du film asiatique de Deauville commence aujourd'hui. Une chose est sure : ils ont soigné l'icono. Pour le reste... Enfin bon, je vous laisse faire votre avis en ligne.
Zatôichi, du sabre à l'âme Zatôichi est un masseur aveugle. Dans le Japon médiéval où il évolue, on ne donnerait pas cher de sa peau s'il ne disposait d'un talent secret, mais bel et bien utile : l'art du sabre. Personnage de justicier atypique, ancêtre des Yakusas solitaires, héros né de la littérature populaire pour s'épanouir pleinement au cinéma, Zatôichi est un monument de la culture japonaise. Logique, donc, que la Maison de la Culture du Japon à Paris lui rende dès demain hommage pour une semaine, à travers 8 films : une partie de la saga qui lui a été consacrée dans les années 1960, principalement réalisés par Kenji Misumi, ainsi que deux excroissances de 1960 et 2003 (ce dernier étant réalisé et interprété par Takeshi Kitano himself, illus.).Du 28 février au 4 mars Les + de Flu : retrouvez Zatôichi en DVD Berlinale 9e : Offside, un favori ? La projection ce matin du nouveau film de Jafar Panahi a fait forte impression. Réalisé en temps réel pendant le match de football qui a vu se qualifier l'Iran pour la coupe du monde 2006, Offside (Hors jeu) suit le parcourt de plusieurs femmes qui tentent d'entrer dans le stade, un lieu qui leur est interdit. Arrêtées par des policiers tout aussi déçus qu'elles de ne pas pouvoir assister au match, leur situation de prisonnières permet au cinéaste de poursuivre son travail de critique de la société iranienne, à travers un dispositif assez finement mené. Comique de l'absurde + football + coup de gueule féministe : on tient là un bon prétendant à l'Ours d'Or...Sex is politics![]() MAJ (08/03/06) : Lire sur notre compte-rendu du festival "Sex is politics" et notre interview de Koji Wakamatsu sur le mag (illus. L'Extase des anges, Koji Wakamatsu, 1972) Berlinale 7e : Corée intime
Avec Dear Pyongyang (.pdf et illus.), la Japonaise Yang
Yong-hi poursuit son travail de journal intime en vidéo qui, loin des
écueils du genre, trouve ici une résonnance plus universelle et troublante.
Yang Yong-hi est en effet la fille de parents nord-coréens exilés au Japon, mais
dont l'allégeance au parti communiste n'aura jamais été démentie. Alors que
ses trois frères sont envoyés en Corée du nord à la fin de leur adolescence,
Yang Yong-hi a pu rester au Japon. Pour fêter les 70 ans du père, toute
la famille se retrouve à Pyongyang, l'occasion pour la cinéaste de tenter
de comprendre le choix pour elle difficilement supportable de ses parents.
Vu par ce prisme intime, la grande Histoire qui relie la Corée du Nord au
Japon nous apparaît sous un nouveau jour.Berlinale, 4e : Chen Kaige, comique troupier ? Parfois pendant cette Berlinale, avouons-le, entre un documentaire de
Singapour et une fiction tchèque, l'envie nous prend de nous relaxer devant
quelque chose d'un peu plus... facile. Et hop, on va donc voir Wu ji, The
Promise (illus.) de Chen Kaige, qui a tout l'air d'un grand mélo mythologique à
souhait et saupoudré de Kung Fu. Mauvaise pioche : jamais un film n'aura été
autant défiguré (au sens propre comme au figuré) par un usage dément
d'effets spéciaux totalement ratés. Un mystère que ce film réllement
incompréhensible, hystérique et épuisant soit présenté ici hors compétition.
Pas un mystère, par contre, qu'au moment de la fin tragique, toute la salle
soit partie d'un grand éclat de rire...
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