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La biographie au cinéma (biopic pour les intimes). Tous les billets consacrés à l'actualité du biopic. Voir aussi la collection news.
W est en marche![]() ![]() Il devrait entrer en tournage à la fin avril. Le futur ex président américain sera interprété par Josh Brolin (No Country for Old Men), et sa femme Laura par Elizabeth Banks (40 ans, toujours puceau). On attend avec impatience cette plongée dans la peau de W qui, s'il n'a malheureuement rien de drôle en homme réel, peut faire un sacré bon personnage de cinéma - comme en témoignent les photos ci-dessus, montrant l'homme le plus puissant de la planète câlinant l'Easter Bunny...
Bob Marley, three little projects
Rachid Bouchareb (Indigènes) réalise I Shot the Sheriff, mettant en scène Jamie Foxx dans la peau de Marley. Et on apprend que la Weinstein Co. vient d'acheter les droits d'adaptation du bouquin de la veuve Rita Marley, No Woman No Cry : my life with Bob Marley. Du documentaire réalisé par un immense cinéaste (et qui s'est fait la main sur le documentaire musical, à force) en étroite collaboration avec le fils, d'une fiction réalisée par un français qu'on n'attendait pas là avec un très grand acteur habitué à incarner un personnage célèbre, ou bien d'un film adapté de la biographie écrite par une des personnes les plus proches du personnage mais qui justement peut difficilement être objective... Lequel des trois projet vous semble le plus intéressant ? Une exécution ordinaire : André Dussollier en petit père des peuples
Il y analyse les pratiques barbares du pouvoir en Russie, de Staline à Poutine, avec comme épicentre le naufrage du Koursk à l'été 2000 et la gestion de cette tragédie par les autorités russes - une "exécution ordinaire". Bref, une grande fresque, dont le passage au cinéma ne retiendra apparemment que la première partie, consacrée aux derniers jours de Joseph Staline. L'excellent André Dussollier qui, paraît-il, a la même morphologie que le tyran russe, s'est donc vu proposer ce rôle par l'auteur du roman. L'iguane crève l'écran![]() ![]() Sexual Healing : Marvin Gaye, le biopic
James Gandolfini est en effet à la fois producteur et acteur de Sexual Healing, le biopic sur Marvin Gaye, dans lequel il interprètera l'agent du chanteur, Freddy Cousaert, l'homme aux manettes de l'enregistrement de l'album Midnight Love, son plus gros succès. Le scénario, librement adapté du livre de Steven Turner Trouble Man, se concentrera sur la fin de la vie de Marvin Gaye, son départ en Europe et l'enregistrement de son fameux album. Et, s'il va jusqu'au bout, ça ne devrait pas bien finir.
Le roman de Roman Ces chers frères Weinstein (Miramax) ont décidemment le porte monnaie bien accroché : ils viennent de faire l'acquisition d'un film qui sent le souffre : "Roman Polanski : Wanted and Desired". Une biographie documentaire du cinéaste, centrée sur les évènements qui le forcèrent à fuir définitivement les Etats-Unis. A coups d'interviews des avocats de l'époque, la cinéaste Marina Zenovich rouvre cette affaire. Les Weinstein ont acquis le film pour le monde entier, à l'exception... des Etats-Unis et du Canada. Trop choquant, même trente ans plus tard, pour le public américain ?George W. Bush par Oliver Stone
Oliver Stone veut tenter de nous donner une idée en réalisant le biopic du président américain. Le cinéaste, qui n'est pas connu pour être un fervent partisan de Bush, conteste cependant un éventuel parti pris politique. "J'ai de l'empathie pour Bush en tant qu'être humain, comme j'en ai eu pour Castro (Comandante), Nixon (Nixon), Jim Morrison (Les Doors), Jim Garrison (JFK) et Alexandre le Grand (Alexandre)". Stone veut faire un portrait juste et vrai du président américain, et découvrir comment il est passé du "bon à rien alcoolique à l'homme le plus puissant de la planète". Nous aussi, on aimerait bien savoir. (source Variety) Vincent Cassel en Jacques MesrineOn ne voit malheureusement pas grand chose, mais juste assez pour imaginer un Vincent Cassel méconnaissable, dans la peau de l'homme aux cent visages. Réalisé par Jean-Claude Richet (Ma 6-T va crack-er), un dyptique sur la vie de Jacques Mesrine, le gangster français le plus connu et le plus ambivalent. L'Instinct de mort, et L'Ennemi public n°1 sortiront fin 2008 - début 2009.
Benazir Bhutto : un biopic
La vie de Benazir Bhutto, assassinée le 27 décembre dernier, sera donc portée à l'écran au Pakistan sous la plume du poète Aqeel Ahmad Ruby, en collaboration avec le réalisateur indien Mahesh Bhatt. Il faut dire que l'histoire de Bhutto, première femme à avoir été élue démocratiquement à la tête d'un pays musulman, renferme tous les ingrédients de base d'un bon biopic : saga familiale, pouvoir, argent, corruption, personnalité charismatique mais ambiguë, mort tragique... Pas de nom pour le casting pour l'instant. Mais le film bénéficiera d'une sortie internationale et n'entend pas créer la polémique. Ce qui laisse perplexe quant au traitement possible de l'histoire de cette femme, loin d'être consensuelle et univoque. C'est en tous cas ce qui s'appelle être réactif. Walk Hard, les 10 premières minutes
Pour le très alléchant Walk Hard (co-écrit et produit par Apatow), parodie de biopic sur Dewey Cox, star imaginaire de la scène, l'équipe s'est surpassée. Pour commencer, Dewey Cox n'est plus si imaginaire que ça. Il est actuellement en tournée dans quelques villes américaines dans le "Cox Across America Tour" où il se produit avec son groupe. C'est évidemment John C. Reilly qui sévit sur scène, dans la peau du personnage qu'il interprète dans le film. On va finir par lui créer sa fiche sur Flu... Par ailleurs, outre les classiques bandes-annonces, les dix premières minutes du film sont visibles ici. De quoi convaincre d'aller le voir lors de sa sortie (avril 2008) si l'affiche n'y suffisait pas. Personnellement je suis fan. Gus Van Sant entre en politique
Comme on en parlait déjà ici, c'est bien le réalisateur de Paranoid Park qui semble gagner la course au biopic dans cette affaire - Bryan Singer, également intéressé par Harvey Milk, ayant été noyé par son tournage pour le moins compliqué de Valkyrie. Viggo Mortensen en Edgar Allan PoeAlors que Les Promesses de l'ombre de Cronenberg fait décidément de lui l'acteur du moment, le beau et ténébreux Viggo Mortensen incarnerait Edgar Allan Poe dans le biopic que Stallone veut réaliser depuis une dizaine d'années. C'est la rumeur qui court via Cinemablend en tous cas, selon qui Sylvester Stallone aurait récemment rencontré l'acteur qui serait d'accord sur le principe. On est d'accord aussi, pas de doute là-dessus, Viggo étant indéniablement un acteur fort. Mais il serait presque trop beau pour le rôle, non ?
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Anthony Hopkins = Alfred Hitchcock
Le créateur de Nip/Tuck écrit et réalisera Alfred Hitchcock Presents, qui évoquera le tournage de Psychose, sorti difficilement en 1960, le scénario apparaissant bien trop sombre pour rassembler une large audience. Sir Hopkins interpréterait donc le cinéaste, et Helen Mirren pourrait jouer sa femme et collaboratrice Alma Reville. Après moult suites et remake, Psychose aura donc son faux making-of près de 50 ans après. Avec et sans DylanC'était notre chouchou lors du dernier festival de Venise, I'm Not There de Todd Haynes est une brillante évocation de l'homme, du mythe, et des chansons d'un certain Bob Dylan. Interprété par six acteurs différents, l'artiste à la fois présent et absent hante le film plus qu'il ne l'habite. Un petit bijou qui sortira le 5 décembre, et dont voici la bande annonce.
Benicio Del Toro ou Che Guevara ?![]() La photo a apparemment été prise sur le tournage de Guerilla, le deuxième volet des films réalisés par Steven Soderbergh - le premier étant The Argentine. Ils devraient sortir vers fin 2008. Pablo Escobar et la guerre des biopics
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L'un, Killing Pablo, basé sur un bouquin qui narre la traque du baron colombien, sera réalisé par Joe Carnahan et intrerprété par Javier Bardem. L'autre, Escobar, basé sur le livre du frère de Pablo, adoptera du coup un tout autre point de vue (intime, on imagine), et sera réalisé par Antoine Fuqua et produit par Oliver Stone. Ce dernier estime qu'il s'agit d'un projet extraordinaire sur un type "fascinant". Manque plus qu'un acteur pour incarner celui qui devient apparemment une figure mythique, et la prod de Killing Pablo a placé la barre haut en choisissant Bardem. Walk Hard (The Doors)![]() ![]() John C. Reilly dans la pause de Jim Morrison, on est déjà fan. Lincoln par Steven Spielberg
L'occasion de souligner la justesse du casting pour incarner le vainqueur de la guerre de Sécession : Liam Neeson, l'acteur irlandais inclassable qui avait déjà travaillé avec Spielberg il y a quatorze ans, sur La Liste de Schindler. Outre la ressemblance physique, l'acteur semble prêt à travailler d'arrache-pied pour incarner ce symbole de l'Amérique : selon IMDB, il aurait lu 22 ouvrages sur Lincoln, en plus de son journal personnel. Le film devrait sortir en 2009, à l'occasion du 200e anniversaire de la naissance du président (le 12 février 1809). Kurt Cobain : About a SonRéalisé à partir de plus de 25 heures d'entretiens enregistrés avec le journaliste Michael Azerrad, Kurt Cobain : About a Son est un portrait intime de l'artiste par lui-même, sur fond d'images des villes dans lesquelles il a vécu, accompagné d'une excellente BO... Un petit bijou qui a un air de Gus Van Sant, et qui ne sortira aux Etats-Unis que dans quelques salles au mois d'octobre. En France ? Pas de nouvelles. (thanks Anita b. !) La vie de Harvey Milk : concours de biopic
Comme Truman Capote l'année dernière - qui a fait l'objet de deux films coup sur coup, Scandaleusement célèbre et Truman Capote - la vie de Harvey Milk est convoitée par deux grands réalisateurs (enfin, l'un un peu plus grand que l'autre, tout de même) : Bryan Singer, à qui ce projet a été confié il y a deux ans mais qui est très occupé par le tournage (maudit) de Valkyrie, et Gus Van Sant, qui semble lui plus avancé.
Il existe un documentaire sur la vie de cet homme, The Times of Harvey Milk, réalisé en 1984 et distingué par un oscar. Walk Hard, le vrai faux biopicParodie du biopic - genre si en vogue - en général, et visiblement de Walk the Line (sur Johnny Cash) en particulier, Walk Hard raconte la vie et l'oeuvre de Dewey Cox, chanteur imaginaire. Incarné par l'excellent John C.Reilly (vu dans Magnolia et Chicago), ce chanteur à la carrière détonnante bien qu'imaginaire concentre toutes les excentricités des stars de la scène. Plus comique que musical, Walk Hard est réalisé par Jake Kasdan (Orange county) et écrit et produit par Judd Apatow (40 ans, toujours puceau, En cloque, mode d'emploi...). Bande-annonce :
Mostra 6eme : Dylan, they are changin' Il était très très attendu, le nouveau film de Todd Haynes, I'm Not There, librement inspiré par la vie et l'oeuvre de Bob Dylan. Pas une biographie, mais une façon de broder un portrait original avec les nombreuses histoires - vraies ou fausses - qui entourent le mythe. Et, puisque chacun se reconnait un peu en Dylan, pourquoi ne pas faire de Dylan un personnage choral, dont les différentes facettes prennent les traits de différents acteurs ? Une idée qui aurait pu nous laisser craindre une sorte de réduction pychologique du personnage à plusieurs archétypes : le jeune idéaliste, l'artiste torturé, la star insupportable, l'homme à femmes... Et, bien que ce soit un peu le cas, le film fonctionne magnifiquement par la virtuosité avec laquelle Haynes tisse ces histoires. Bien sur, certains portraits plus réalistes semblent un peu fades (Heath Ledger et Charlotte Gainsbourg en couple fatigué), mais les autres sont l'occasion pour le cinéaste de varier les styles cinématographiques et les approches : le jeune garçon noir nous emmène aux origines du blues et du western, tout comme Richard Gere en vieux sage. Cate Blanchett, dans ce noir et blanc ultra contrasté des documentaires de l'époque nous entraine dans la fureur de la fin des 60's. Au petit jeu de la meilleure imitation de Dylan, c'est sans doute le chaméléon Christian Bale qui l'emporte, mais c'est définitivement Blanchett qui nous livre le Dylan le plus marquant, celui qui se met à dos tous les folkeux du monde le jour ou il joue pour la premiere fois "électrique", et traverse alors une période particulièrement perturbante. Lui re-donnant ce corps fin, nerveux et volubile, et surtout cette ironie de défense, elle porte la part la plus noire du film, et la plus passionnante. On ressort de ce grand melting pot dylannien avec l'impression de n'avoir rien appris vraiment sur cet homme (ce n'est pas le but), mais d'avoir vécu une formidable plongée dans l'Histoire des Etats-Unis, et de la culture occidentale plus généralement, vécue de l'intérieur dans sa période la plus cruciale. Steve McQueen toujours king
Steve McQueen est dans l'actualité à plusieurs titres, dans le désordre : Evoquée ici, l'histoire se précise. New Line Home Entertainment a acheté les droits de My Husband, My Friend, livre de Neile McQueen Toffel, une des veuves de l'acteur.
Wesley Snipes incarnera Thelonious Monk Peut-être, si le challenge le botte…Leon Ichalso, après avoir réalisé El Cantante sur le chanteur portoricain Hector Lavoe, tournera le biopic du jazzman Thelonious Monk. Le cinéaste voudrait Wesley Snipes dans le rôle titre. L'acteur ne s'est pas encore prononcé. Il traverse en ce moment le même désert que Jean-Claude Van Damme, Steven Seagal ou Dolph Lundgren. La comparaison est un peu méchante et je sais qu'il y a des fans de Blade mais je trouve la trilogie consternante et Wesley particulièrement navrant sous son invraisemblable coupe de cheveux (il faudrait aussi revenir sur celle de Hugh Jackman dans X-Men mais c'est un autre débat). Depuis Blade Trinity, il a tourné sept films DTV… Incarner Thelonious Monk pourrait relancer sa carrière. C'est tout le mal qu'on lui souhaite. C'est l'histoire d'un mec
François-Xavier Demaison, c'est son nom, se produit sur les planches depuis quelques années. Mais sa renommée devrait bientôt prendre une nouvelle ampleur, alors qu'il se prépare à enfiler la salopette de Coluche pour un film d'Antoine De Caunes, C'est l'histoire d'un mec, qui s'intéresse à la candidature du comique français à l'élection présidentielle de 1981. "Une comédie qui se termine en tragédie", selon de Caunes. |
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