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Depuis le triomphe de La Môme en 2007 (plus de 5 millions d'entrées en France et une pluie de récompenses), le biopic "à la française" a connu des fortunes diverses au box-office : le diptyque sur Jacques Mesrine a bien fonctionné (2,3 millions d'entrées pour Mesrine : L'Instinct de mort et 1,4 pour L'Ennemi public n°1), Coluche, l'histoire d'un mec n'a pas réussi à trouver son public (moins de 600 000 entrées), Coco avant Chanel a déçu au vu de son gros budget (dépassant tout juste la barre du million) et le récent Coco Chanel et Igor Stravinsky a tourné au fiasco (à peine 100 000 entrées en 15 jours).
Gainsbourg (vie héroïque), qui sort mercredi prochain, semble lui promis à un bel avenir. La popularité intacte de Serge Gainsbourg (disparu en mars 1991), la bonne promotion dont bénéficie le film, le glamour du casting féminin (Laetitia Casta, Anna Mouglalis, Lucy Gordon) et le tassement des entrées d'Avatar constituent autant de signes encourageants.
Mais, à y regarder de plus près, le succès n'est pas garanti, Gainsbourg (vie héroïque) représentant un pari osé : la réalisation a été confiée à un débutant (l'auteur de BD Joann Sfar), le rôle-titre est tenu par un acteur inconnu du grand public (Eric Elmosnino) tandis que le choix d'une imagerie décalée (comme le personnage de "la gueule", double qui accompagne le chanteur tout au long du film) pourrait laisser certains spectateurs sur le bord de la route.
Gainsbourg attirera-t-il les foules ? Réponse dès mercredi.

Peut-être regrettera-t-on un jour d'avoir écrit cela mais James McAvoy vient peut-être de s'interdire d'être un jour le célèbre 007.
Pour la simple et bonne raison que l'acteur incarnera bientôt l'auteur de la saga, Ian Fleming, dans un biopic à venir.
Le film, qui n'a pour l'heure pas de réalisateur, est adapté de Ian Fleming l'homme derrière James Bond d'Andrew Lycett.
Et qu'y apprend-on ? Que la vie de Fleming est finalement assez proche de celle de son agent.
Fils de banquiers écossais, l'écrivain a parcouru le monde avant d'être recruté par les services secrets britanniques pendant la seconde guerre mondiale.
Le bonhomme a même planifié l'opération Goldeneye qui visait à l'époque à protéger le détroit de Gibraltar d'une éventuelle alliance entre Espagnols Allemands et Italiens.
A priori, le biopic ne sera donc pas une promenade mélancolique dans un cottage anglais.
Incarner Fleming puis James Bond ferait probablement trop doublon.
On espère tout de même que l'avenir nous donnera tort.

Icône en Afrique au même titre que John Lennon en Europe, "celui qui porte la mort dans sa gibecière" (traduction de Anikulapo, son surnom animiste) est mort du SIDA en 1997, mais sa rythmique endiablée est plus influente que jamais dans le rock d'aujourd'hui, des groupes comme Vampire Weekend, Yeasayer ou Franz Ferdinand se revendiquant ouvertement de son héritage, également assuré par ses fils Seun et Femi. Focus Features, qui produit le film, a acquis les droits pour la musique de Kuti ainsi que ceux du livre de Michael Veal, Fela : The Life and Times of an African Musical Icon. Décidément, après une récente comédie musicale lui ayant été consacrée à Broadway, le Black President n'en finit pas de renaître.

Nous avons eu la chance de voir le biopic Gainsbourg la semaine dernière et, rassurez-vous, il ne devrait pas décevoir. Sfar a réussi l'impossible, réaliser un film sur une figure phare de la culture française contemporaine dans un respect absolu du personnage, son parcours et son oeuvre, tout en s'accordant la liberté d'inventer à l'artiste français une vie intérieure très forte, onirique et poétique. Il a notamment créé un personnage imaginaire, "la gueule", qui accompagne Gainsbourg tout au long de son parcours, pour le pire et le meilleur.
Ce clip de Nazi Rock, issu de la bande originale du film, en donne un aperçu et illustre le côté fantastique voulu pour l'auteur de BD, qui présente son biopic comme un "conte" :
On remarque cependant un changement dans la façon de vendre le projet; entre la bande-annonce du mois de mai (où le film fut présenté en clôture du Festival de Cannes) et la nouvelle bande-annonce, le fossé est immense.
La première bande-annonce débutait par la fulgurante musique de Stravinsky, respectait la chronologie du récit et laissait entendre plusieurs dialogues (dont certains en russe). La nouvelle bande-annonce s'ouvre sur une musique nettement plus douce et ne s'embarasse d'aucun dialogue (hormis celui qu'on entend à la toute fin), cherchant à appuyer l'aspect romantique du film (qui ne traite pourtant pas d'une romance traditionnelle).
Plus molle et moins fidèle, cette nouvelle bande-annonce n'était pas le meilleur cadeau à offrir au public...
- L'ancienne bande-annonce :
- La nouvelle bande-annonce :

Comme les producteurs du film le soulignent dans un communiqué, il avait pourtant été pris soin de ne pas faire figurer de cigarette sur cette affiche - ce qui, pour un film sur Serge Gainsbourg, était déjà une grosse concession. Pas de cigarette, mais de la fumée, qui sort de la bouche d'Eric Elmosnino, et ça suffit à la RATP pour juger irrecevable l'affiche du film.
Les raisons de cette intransigeance bornée restent floues.

Le casting est brillant : dans les peaux des différentes femmes de sa vie, Laetitia Casta (Brigitte Bardot), Lucy Gordon (Jane Birkin), Anna Mouglalis (Juliette Gréco), Mylène Jampanoï (Bambou). Toutes tournent autour d'un quasi inconnu jusqu'ici, Eric Elmosnino qui, s'il s'est autant fondu dans le personnage de Gainsbourg mentalement que physiquement, devrait livrer une sacrée performance.
La vie, si ce n'est héroïque, en tous cas peu commune, d'un artiste hors du commun, mérite un vrai bon film. Mais nous nous méfions désormais du filon biopic qui, quoi qu'il arrive ici, aura au moins pour lui la musique. Voici la bande annonce du film :

Cet homme eut une vie romanesque, d'employé d'une station service il devint propriétaire de clubs à succès où des hommes se déshabillaient sur des chorégraphies élaborées pour devenir les célèbres Chippendales. Avec la richesse vint la paranoïa, et Banerjee, pour de sombres histoires de concurrence avec d'autres troupes inspirées de ses strip-teaseurs, fit appel à un tueur à gages pour se débarrasser de ses concurrents. Mais le tueur à gages s'avéra être un agent du FBI - pas de pot. Banerjee fut arrêté en 1993 pour conspiration en vue de commettre un meurtre. Il se pendit dans sa cellule avant le verdict.
Si c'est pas du bon scénario ça... Des mâles à moitié nus, de l'ascension sociale, de la folie, de la jalousie, du meurtre. Le réalisateur de True Romance et Top Gun n'a plus qu'à nous trouver les acteurs physiquement compatibles avec les rôles et nous aurons là un bon film de luxure - pour nous les femmes.
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