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Le cinéma au Brésil et vice versa.
Festival du cinéma brésilien de Paris
Le festival du cinéma brésilien de Paris se tiendra du 26 avril au 2 mai au cinéma l'Arlequin, pour la huitième année consécutive. Boosté par l'année du Brésil, la manifestation propose une fois de plus expositions, concerts et projections inédites, cette année autour du thème du cinéma social. La programmation rendra donc hommage au travail de l'association Nos do cinema qui se consacre à la réinsertion de jeunes issus des favelas. Le jury est composé de membres prestigieux comme Maria des Meideros (la copine de Bruce Willis dans Pulp fiction), Matthieu Demy ou encore la jeune Sara Forestier (L'Esquive). A ne pas manquer, le "Jules et Jim" de Sergio Machado, Bahia ville basse (illus.), Prix de la Jeunesse à Cannes l'an passé. Fluxus, le cinéma de demain ?
Créé en l'an 2000 au Brésil, invité à Beaubourg le mois dernier, Fluxus est un festival de "cinéma" entièrement en ligne qui souhaite faire du web un lieu de rencontres entre différents supports et langues, ainsi qu'un lieu de diffusion pour toutes les formes d'images en mouvement. Sa sélection comporte chaque année films courts (voire très courts), vidéos numériques, animations, oeuvres de net.art, vidéos réalisées avec des
téléphones portables ou des webcams, etc., classés en quatre catégories : E-cinema (fictions, vidéos expérimentales),
Anémic (animations), doc (documentaires) et Interactifs (net-art et oeuvres
interactives). Le nouveau site du festival, ouvert en mai-juin pour la compétition 2005 (votes en ligne), permet d'accéder aux 191 travaux sélectionnés lors de chacune de ses éditions depuis 2000.Problème désormais classique de ce genre de sélections : si on se précipite vers les oeuvres réalisées en webcam ou en flash (comme Dadiva du studio colombien Phyco, illus.) pour voir quel langage se crée sur un outil spécifiquement destiné à une diffusion sur le Net, on se rend compte que même là, les films de cinéma argentique sont souvent ceux qui continuent d'offrir le plus d'émotions (voir par exemple le très beau Habanera de la Cubaine Joana Oliveira). Discussion que nous avions déjà entamée ici et là. Reste que Fluxus est une véritable mine de films courts, ainsi qu'un site privilégié pour tenter de comprendre de quoi sera fait le cinéma demain. Week-end LimiteCarmen Miranda, Orson Welles, le Brésil, etc.Posté par Sandor le 05.12.05 à 12:03 | tags : brésil, musique au cinéma, actrice, cinémathèque française
![]() Découvrir Carmen Miranda (illus.), la Brazilian bomb shell exotique et coconut qui fit rugir de plaisir l'Amérique des années cinquante ? Ou les films ethno de Claude Lévi-Strauss et de Pierre Verger sur les danses et les transes afro-brésiliennes ? Ou encore It's all true, le film maudit qu'Orson Welles ne put jamais achever sur une communauté de pêcheurs du Nordeste venus témoigner de leur misère jusqu'à Rio ? C'est possible ce soir, à partir de 19h, à la Cinémathèque française (Paris), lors d'une longue soirée proposée par la Cinémathèque de la danse. Berlin, Sao Paulo : miroir des avants-gardes des années 1920Posté par Sandor le 10.10.05 à 18:54 | tags : musique au cinéma, expérimental, documentaire, auditorium du louvre, cinema muet, brésil, noir et blanc
![]() Ca se passait ce week-end à l'auditorium du Louvre et, comme souvent en sortant de ce bel écrin audiovisuel trop méconnu, on était content de s'y être déplacé. Sur l'écran, Sao Paulo, symphonie d'une métropole, bizarrerie quasi-expérimentale des années vingt signée Rudolph Rex Lustig et Adalberto Kemeny. Dans la lignée du film mythique de Walter Ruttmann sur le Berlin de la même époque, les deux cinéastes d'origine hongroise y content dans son déroulé une journée ordinaire de la ville brésilienne, la façon dont elle se met à vivre à mesure que ses habitants sortent dans les rues, à rugir au rythme du battement mécanique de ses industries. Mais là où Berlin semblait s'emballer et submerger les humains qui l'animent dans le film de Ruttmann, Sao Paulo restait au contraire sous contrôle, parfaitement encadrée par les institutions de la jeune République brésilienne veillant à la bonne application de sa devise "Ordre et Progrès". Une scène aussi hallucinante que drôle décrit ainsi le "Centre de réparation sociale" de la ville - en fait, un pénitencier - où les détenus pris d'enthousiasme se mettent à danser en phase devant la caméra. Autant de réjouissances qui donnent largement envie de se rendre en décembre à la prochaine séance de cinéma en concert du Louvre, toujours sur une vieillerie avant-gardiste brésilienne. En savoir plus, c'est là. Glauber Rocha, sur Flu et en salles Trois films de Glauber Rocha - Le Dieu noir et le diable blond (1964), Antonio Das Mortes (1969) et L'Age de la terre (1980) - sont ressortis en salles mercredi 14 septembre. Flu, le mag, avait parlé de ces films ici, à l'occasion d'une intégrale consacrée à ce génial cinéaste brésilien en avril dernier au Magic Cinéma de Bobigny. Quelques lignes à relire d'urgence, avec une interview de l'historien Ismail Xavier sur les avant-gardes brésiliennes au XXe siècle, avant d'aller redécouvrir en salles l'indispensable oeuvre de Rocha.
Brasileirinho : merry melodies ?Posté par Sandor le 29.08.05 à 15:33 | tags : musique au cinéma, documentaire, bande annonce, réalisateur, brésil, flu, le mag
Brasileirinho, de Mika Kaurismaki, sort mercredi 31 août sur les écrans français. Une aubaine pour ceux qui, passés à côté de la communication autour de l'Année du Brésil, n'ont pas encore découvert le choro ("pleur" en portugais), émouvante musique populaire née dans les rues de Rio au milieu du XIXe siècle, quelques décennies avant la samba. Toutefois, Flu a déjà dit ici son scepticisme pour le documentaire musical contemporain, genre on ne peut plus en vogue cet été. Et la bande-annonce de Brasileirinho ne laisse pas forcément augurer le meilleur. Kaurismaki saura-t-il dépasser le côté exotique, très "merry melodies", des dernières productions en la matière ? Réponse après-demain, et examen critique dans les jours qui suivent avec, publiée sur Flu (le mag), une interview originale du cinéaste finlandais. Les docs ont chaud
Paris Cinéma : une nouvelle partie A vrai dire, je n'ai jamais bien compris pourquoi la Ville de Paris, incontestablement celle dans le monde où l'offre de cinéma de qualité est la plus foisonnante, a souhaité en rajouter une couche en matière de politique publique et organiser un nouvel événement cinéphile avec Paris Cinéma, désormais institutionnalisé au début de chaque été. Non pas que la programmation détonne avec celle habituellement proposée par le Forum des images, principal lieu de la manifestation. Au contraire : comme d'habitude, cette édition est impeccable, très éclectique (voire un peu fourre-tout) également, avec des focus sur l'animation africaine, Jackie Chan ou le documentaire brésilien. Juste je me demandais quelle en est l'utilité à Paris, là où il existe déjà tant de choses en cinéma et où l'argent public pourrait servir, par exemple, à développer le logement social ou, si l'on doit s'en tenir au seul domaine artistique, à enrichir les collections de la ville dans un domaine où elle est singulièrement dépourvue : l'art contemporain. Reste que du 29 juin au 12 juillet, Paris Cinéma propose un tas de belles choses donc, et pour pas cher, avec un prix des places uniformisé à 4 euros. Avant d'aller une nouvelle fois au Forum des images...
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