Posté par Manu le 01.06.07 à 12:26 | tags : quinzaine des réalisateurs, cannes 2006, festival de cannes
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Après avoir fait la joie des festivaliers de la Croisette, la 38ème Quinzaine des réalisateurs s’invite à Paris. Du 31 mai au 6 juin, en association avec le Forum des Images dans le cadre des ses manifestations « hors les murs », le Cinéma des cinéastes (17ème) reprend l’intégralité de la sélection. 23 longs métrages et 11 courts métrages vont ainsi s’y succéder. Si certains titres sont négligeables (Yureru) ou même à fuir (Lying, Honor de Cavalleria), d’autres sont plus que recommandables. On pourra ainsi voir l’excellent A fost sau n-a fost du roumain Corneliu Parumbaju, un premier film qui a reçu cette année, à juste titre, la Caméra d’or (jeudi 1er, 16h30).
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Posté par Elfi le 30.05.07 à 10:40 | tags : news, cannes 2006, festival de cannes
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Après on ne pourra pas dire qu'à Cannes c'est que des pisse-froids : la projection en exclusivité de Clerks 2 à Cannes s'est soldée par une standing ovation de huit minutes. Le réalisateur Kevin Smith avoue qu'il appréhendait un peu avant la séance, étant donné la réputation des festivaliers. Comme quoi, quand c'est bon, y a pas à tortiller, tout le monde est d'accord.
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Posté par anita b. le 29.05.07 à 16:22 | tags : short list, quinzaine des réalisateurs, cannes 2006, un certain regard, festival de cannes
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Quant à moi, qui n'ai que très peu fréquenté la sélection officielle du festival de cannes, lui préférant les aventurières Quinzaine des réalisateurs et Semaine de la Critique, voici mon palmarès :
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Posté par Manu le 29.05.07 à 15:30 | tags : short list, cannes 2006, festival de cannes
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Posté par Manu le 29.05.07 à 15:10 | tags : short list, cannes 2006, festival de cannes
6MAJ : consultez prochainement le palmarès du festival de Cannes 2007 ici.
On attendait les outsiders. On a eu la vieille garde. D’un jury présidé par un cinéaste peu orthodoxe, on pouvait espérer un peu plus d’audace. La déception fut donc à la hauteur de l’attente. Encore une fois, dirons-nous, tant les derniers palmarès (exception faite des choix présidés par David Cronenberg, d’heureuse mémoire) ont semblé chercher systématiquement le consensuel. Il est remarquable que trois des films primés cette année (Indigènes, Le Vent se lève, Flandres) évoquent la guerre et ses conséquences. On sent là une volonté démonstrative, un besoin de faire sens. Oui, mais à quoi bon ? Le Festival de Cannes est-il une rencontre artistique, en recherche d’innovation, ou une simple vitrine pour valeurs universelles ? Autrement dit, le Festival serait-il en train de se transformer en messe œcuménique ?
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Posté par Elfi le 29.05.07 à 12:45 | tags : festival de cannes, news, cannes 2006
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Asia Argento n'a pu assister, pour cause d'hospitalisation, aux projections de Marie Antoinette et de Transylvania, le film présenté en clôture du Festival. C'est triste, mais en soit, c'est vrai que ce n'est pas très intéressant comme "news". En revanche, on apprend par ailleurs qu'elle a dû interrompre sa participation au tournage de La vieille maîtresse de Catherine Breillat. Le casting du film s'annonce haut en couleurs : Fu'ad Ait Aattou, Roxane Mesqida, Claude Sarraute, Yolande Moreau et Michael Lonsdale. La réalisatrice d'Une vraie jeune fille et de Romance s'attaque au roman de Barbey d'Aurevilly, le dandy romantique auteur des Ensorcelés. Après Mme du Barry dans Marie Antoinette, l'actrice incarne à nouveau une courtisane à "la laideur ensorcelante" (ce à quoi nous ne souscrivons pas).On la verra également dans le prochain Olivier Assayas, Boarding gate. Souhaitons-lui un bon rétablissement.
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Posté par Manu le 28.05.07 à 18:08 | tags : quinzaine des réalisateurs, cannes 2006, festival de cannes
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Posté par Manu le 28.05.07 à 15:54 | tags : sélection officielle, cannes 2006, festival de cannes
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En un mot comme en cent : magnifique ! Tout ici force l’admiration : intelligence du récit, beauté des images, une technique en osmose avec une vision… Le Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro a été produit et tourné avec des équipes espagnoles. Ce qui ne l’empêche pas d’être à la hauteur des productions américaines (par exemple, Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban d'Alfonso Cuaron, ici co-producteur).
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Posté par Manu le 28.05.07 à 09:23 | tags : festival de cannes, production, cannes 2006
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Le remake est la valeur sûre du moment (du moins en termes financiers). Alors pourquoi les Français ne s’y mettraient-ils pas, eux aussi ? A Cannes, après la confirmation du Deuxième souffle d’Alain Corneau, qui rejouera le film de Melville de 1966, on a appris le développement d’un projet pour le moins incongru : le remake du Corniaud, le film de Gérard Oury ! A l’affiche, on retrouverait Benoît Poelvoorde (présent en compétition officielle avec Selon Charlie), qui semble perpétuellement courir de tournages en plateaux de télé, et Jamel Debouzze (idem, avec cette fois Indigènes). Devinez qui aura pour insigne honneur de refaire les grimaces de Louis de Funès ? Le titre en serait On a encore volé le Youcouncoun. Comme quoi, les scénaristes ne manquent pas d’imagination… dans la bêtise.
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Posté par anita b. le 27.05.07 à 16:37 | tags : sélection officielle, cannes 2006, festival de cannes
En compétition officielle, ce film argentin ne devrait pas concourir pour la Palme. Réalisé par Israel Adrian Caetano (déjà auteur de L’Ours rouge), il est tiré du récit autobiographique d’un survivant des maisons de tortures instaurées par la police en Argentine dans les années 70. Comme le titre l’annonce, on assistera ainsi non seulement aux dites tortures, mais aussi à l’évasion réussie de quatre détenus. Dès les premières images, le malaise s’installe : les plans d’introduction qui nous montrent la sordide demeure semblent tout droit sortis d’un film bis d’horreur italien des années 70, elles aussi. Petite mélodie morbide martelée au piano, plans de la bâtisse penchés, angles tordus et inquiétants : les codes du genre sont tellement respectés qu’on en vient à se demander si les faits ont un jour pu se passer un tant soit peu comme cela. Comble du sordide sinon du ridicule : lorsque l’idée d’une évasion commence à germer dans l’esprit des prisonniers, on a droit à la sempiternelle petite musique militaire (remember L’Agence tout risque ?). De l’aspect politique du scénario, il ne percera rien, et tout est bien qui finit bien. On croit rêver…
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Posté par Manu le 27.05.07 à 15:30 | tags : production, cannes 2006, festival de cannes
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Nous avions commencé à en parler au début du Festival. Vincent Cassel incarnera Jacques Mesrine dans Mesrine : L'Instinct de mort et Mesrine : L'Ennemi public n°1, un film que réalisera Jean-François Richet à partir de février 2007. Le film se divisera en deux parties : Le futur ennemi public n°1 et les femmes, puis ses « exploits » criminels. Y a comme qui dirait du sexe et de l’action dans l’air. Mais aussi du Delon, Alain. Présent cette année sur la Croisette (même s’il a refusé de monter les marches ; on a ses principes ou on ne les a pas, n’est-ce pas ?), celui dont la carrière n’en finit pas de finir vient de confirmer qu’il serait de la partie et interpréterait le mentor de Mesrine.
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Posté par Manu le 27.05.07 à 13:39 | tags : news, cannes 2006, festival de cannes
La Corée du sud a une cinématographie très vivante. Ces dernières années, elle a présenté plusieurs films au Festival de Cannes, en particulier en compétition officielle (Old Boy illus., Ivre de femmes et de peinture). Cette année, seul The Host, à la Quinzaine des réalisateurs, représente cette industrie florissante. Elle n’en a pas moins fait parler d’elle au milieu des festivités, avec une certaine virulence. La raison en est la menace que font peser des accords commerciaux en passe d’être signés entre la Corée du sud et les Etats Unis. Ils risquent de déboucher sur la remise en cause du système des quotas écrans qui, depuis plus de dix ans, permet au cinéma coréen de résister à l’hégémonie nord-américaine.
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Posté par Manu le 27.05.07 à 11:09 | tags : sélection officielle, cannes 2006, festival de cannes
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La chose a été dite et redite : Indigènes évoque le sort des volontaires de nos colonies africaines, mobilisés sur le front allemand en 1944-45. Il se donne pour mission de montrer un épisode oublié de notre Histoire, et par là, de souligner la dette de la France envers ces populations. Jusque là, ça va. Réhabiliter une mémoire et mettre la république face à ses obligations (l’indemnisation de ces anciens combattants a été suspendue pendant la guerre d’Algérie, et le dû n’a toujours pas été versé) est une volonté louable. On serait même tenter d’applaudir, si un problème ne se posait : le film lui-même, dont la présence au sein du Festival est, je crois, purement politique.
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Posté par Elfi le 26.05.07 à 15:09 | tags : quinzaine des réalisateurs, en salles, cannes 2006, sélection officielle, festival de cannes

Vus à Cannes entre deux soirées arrosées par nos chroniqueurs fous, Marie Antoinette, Zidane et On ne devrait pas exister (illus.). Tout un programme. A retrouver sur le magazine cinéma de Flu.
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Posté par anita b. le 26.05.07 à 15:05 | tags : un certain regard, quinzaine des réalisateurs, cannes 2006, festival de cannes
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Présenté en séance spéciale à la Quinzaine des réalisateurs, Mala Noche, le premier film de Gus Van Sant, est une petite merveille inédite qui sortira sous peu sur les écrans MK2. Une plongée en noir et blanc dans le quotidien d’un garçon de Portland, Oregon, qui aime un jeune émigré mexicain qui ne l’aime pas en retour. Abordant l’homosexualité sur un mode qu’on ne lui connaissait pas, bien plus cru et direct que plus tard dans My Own Private Idaho, Van Sant filme ces visages, ces lieux qui lui sont chers, et les nuages en accéléré, avec déjà la grâce et la tendresse qui le caractérisent. On peut s’amuser à tisser les nombreux fils qui relient cette première œuvre au reste, mais Mala Noche existe très bien par lui-même, comme un blues burlesque et romantique en terre aride. Cannes nous donna cette année l’occasion de célébrer un des cinéastes les plus importants de sa génération. Par une standing ovation de 10 minutes, pour commencer, mais aussi au travers d’autres films, affirmant leur admiration pour GVS. Passons très vite sur Two Thirty 7, présenté à Incertain Regard, grossière photocopie d’Elephant sur un mode proche d’Hélène et les garçons - pour le jeu des acteurs, leurs physiques, et le degré intellectuel de la chose. Mais on retiendra surtout l’hommage de Daft Punk dans leur Electroma, qui se réapproprie Gerry pour l’emmener dans leur propre univers. Du navet à l’objet arty et brillant, GVS est en tout cas en train de s’affirmer comme un inventeur de formes incontournable. Applause.
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Posté par anita b. le 26.05.07 à 14:52 | tags : quinzaine des réalisateurs, cannes 2006, festival de cannes
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Présenté à la Quinzaine des réalisateurs, le nouveau film de Christophe Honoré un véritable triomphe, forçant les organisateurs à rajouter une séance tant le public se pressait aux portes. Exemple type du buzz cannois, qui n’a pas nécessairement besoin des critiques pour se lancer. Face à la réussite magistrale de Dans Paris, la réaction est à la hauteur du film : hommage résolument créatif et ludique à la Nouvelle Vague, porté par des acteurs au sommet de leurs arts (tragique pour Romain Duris et Johanna Preiss, burlesque pour Louis Garrel) le film invente à chaque instant ses propres codes. On communique par le regard, la chanson, le corps autant que par les mots dans cette fable enchantée sur la profondeur et la douleur des sentiments. On retrouve avec bonheur Guy Marchand, en papa poule dépassé par les évènements, Louis Garrel fait des étincelles en compagnies de ses jolies maîtresses, et Romain Duris confirme tout le bien que l’on commençait à penser de lui (De Battre mon coeur s'est arrêté). Le film s’offre le luxe de prendre Paris pour terrain de jeu, sur un rythme effréné. Réjouissant serait trop peu dire : ce film est une merveille.
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Posté par anita b. le 26.05.07 à 13:00 | tags : sélection officielle, quinzaine des réalisateurs, cannes 2006, festival de cannes
Avec deux films présentés le même jour à Cannes, on peut affirmer que le 25 mai fut bel et bien la journée Louis Garrel (malgré son absence annoncée pour cause de représentation théâtrale). Le fils du génial Philippe (les Amants réguliers) est en train de creuser son sillon dans le cinéma français et d’imposer son style déphasé, en rupture avec notre époque, volontiers spirituel, exigent…en un mot : dandy. On a ainsi pu, ce jeudi matin, admirer sous toutes ses coutures son apollinesque stature dans le nouveau film de Christophe Honoré, Dans Paris, présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Plus qu’inspirée par la Nouvelle Vague, cette oeuvre compose une famille totalement inédite : Guy Marchand en papa poule un peu radoteur, Romain Duris en grand frère dépressif après avoir été quitté par sa femme, et Louis Garrel, petit frère drolatique et dragueur. Ce dernier nous renvoie souvent à Antoine Doinel, tant pour sa diction que pour sa volubilité insatiable et débordante. Deux éléments que l’on pouvait retrouver ce même jour dans un court métrage présenté en sélection officielle hors compétition : Un Lever de Rideau de François Ozon. D’après un texte de Montherlant, le cinéaste explore une veine qu’on lui connaît peu, qui évoquerait presque du Arnaud Desplechin. Centré sur le tandem Garrel/Amalric, il nous offre un dialogue enfiévré autour de l’idée d’exigence dans les sentiments. Un peu glacé et agaçant, on ne succombe pas moins au charme de Louis, sa fantaisie naturelle, son éternel air de ne pas être tout à fait là. Mais cette année à Cannes, on ne peut tout simplement pas le rater.
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Posté par Elfi le 26.05.07 à 12:43 | tags : tournage, news, cannes 2006, festival de cannes
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L'équipe du prochain Mister Bean (Bean 2) investit les Marches du Palais. A l'occasion de la projection d'En avant jeunesse !, Emma de Caunes et Willem Dafoe squatteront l'air de rien le tapis rouge pour les besoins du film. Pendant que les festivaliers regarderont le Pedro Costa, les deux acteurs interpréteront une actrice et un metteur en scène montant les célèbres marches. Mais où sera Rowan Atkinson?
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Posté par Elfi le 26.05.07 à 09:52 | tags : sélection officielle, cannes 2006, festival de cannes
Le film de Rachid Bouchareb (Little Senegal) rappelle le rôle essentiel qu'on joué des dizaines de milliers de tirailleurs, goumiers et tabors algériens, marocains et tunisiens dans la libération de la France en 1944-1945. Indigènes est un acte politique de réhabilitation pour Jamel Debbouze notamment, qui n'a pas hésité à réduire considérablement son cachet pour jouer aux côtés de Samy Nacéry (Taxi), Sami Bouajila (Nos vies heureuses) et Roschdy Zem (Va, vis et devient). Les premières images du film sont disponibles sur le site officiel. Le 26 septembre 2006 en salles.
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Posté par Manu le 26.05.07 à 00:49 | tags : production, cannes 2006, festival de cannes
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Depuis Les Harmonies Werckmeister, on n’avait plus de nouvelles de Béla Tarr, grand cinéaste des plaines hongroises. Présent à Cannes, il vient d’annoncer qu’il reprenait son projet de L’Homme de Londres.
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Posté par Manu le 26.05.07 à 00:44 | tags : quinzaine des réalisateurs, cannes 2006, festival de cannes
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Claire Simon est avant tout connue pour son travail documentaire. Ça brûle !, présentée à la Qinzaine des réalisateurs, n’est pourtant pas sa première fiction. Pour autant, ce qui convainc le plus dans ce dernier film, c’est son rapport charnel au réel. Son histoire d’adolescente rebelle, devenant pyromane par amour pour un pompier qui la repousse, ne vaut pas tripette. Ce qui capte notre attention se situe ailleurs. Dans cette caméra où l’on sent en permanence, à chaque seconde, la présence d’une cinéaste amoureuse des corps, de leur peau, de leur force animale. Le cadre colle aux acteurs, à leur sensualité. Le grand sujet du film, celui qui suinte de chaque image, c’est le corps, dans toutes ses dimensions. Jeune, vieux, léger, lourd, sec, mouillé, féminin, masculin, humain, animal… La caméra en enregistre tous les états qui passent à sa portée. Elle les met en valeur, les vivifie, jusqu’à un point de fusion où la matière vivante ne fait plus qu‘une. La jeune fille, l’homme de ses désirs, le cheval qu’elle monte, tout semble emporté en un seul mouvement, atteignant un point d’incandescence qui brûle le regard. Quel dommage, après un tel apogée, que Claire Simon se sente obligée de pontifier sur la jeunesse, sur ce qui a ses yeux la caractériserait : son besoin de violence sans but, ses troubles générés par des pulsions naissantes, sa nécessaire révolte. D’un cas particulier, elle semble vouloir faire une démonstration. Presque un modèle. Sous le soleil du midi, en plein été, au lieu de s’en tenir à une intense peinture de chairs en devenir, vouées à souffrir sous l'effet d'une chaleur intérieure, elle se perd dans le discours. Dommage.
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Posté par Manu le 26.05.07 à 00:31 | tags : sélection officielle, cannes 2006, festival de cannes
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Lou Ye (illus., au centre), le réalisateur de Summer Palace, présenté en compétition la semaine dernière, connaît des déboires avec la censure chinoise. Pour avoir montré son film sans l’aval des autorités de Pékin, il risque une interdiction de tournage durant cinq ans. Pour l’instant, peu de voix officielles se sont élevées contre cette décision peu étonnante. On n'en attendait pas moins de nos chers représentants culturels qui, à l’approche des jeux olympiques et à l’heure où la Chine présente un taux de croissance record, ne veulent certainement pas faire de vagues diplomatiques. Le plus drôle serait que le film ou son auteur reçoive un prix d’importance dimanche soir, à la cérémonie de clôture. Là, ils seraient bien embêtés, les soi disant porte-drapeaux de nos libertés.
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Posté par anita b. le 26.05.07 à 00:27 | tags : quinzaine des réalisateurs, cannes 2006, festival de cannes
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La première réalisation du duo français a grandement divisé le public cannois. Pas étonnant : sans le moindre mot prononcé, on suit les pérégrinations de deux personnages casqués et tout de noir vêtu à travers un univers désertique, tout juste peuplé par des individus pareillement masqués. Long trip qui commence en voiture pour se finir à pied dans le désert, cet Electroma porte bien son titre. Le parcourt de ces nouveaux individus crées par Daft Punk évoque en effet un long cauchemar ensoleillé, peuplé d’apparitions fantastiques et d’images inoubliables. Un être qui marche lentement dans le noir le corps en feu, des dunes caressées par la caméra jusqu’à devenir un gigantesque corps féminin, une voiture noire qui fonce dans les paysages déjà explorés par Antonioni dans Zabrisky Point ou Gus Van Sant dans Gerry, ce dernier film étant ici littéralement cité et revisité. Totalement onirique, le film avance comme un rêve généré par le tandem mécanique. Mais malgré cela, un embryon de récit émerge progressivement, au-delà des casques qui recouvrent le visage de ces créatures. C’est du mal être et de la peur qu’il est question ici, et l’on n'est pas prêt d’oublier la scène de suicide d’un robot sous le soleil infernal du désert.
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Posté par Manu le 26.05.07 à 00:25 | tags : semaine de la critique, cannes 2006, festival de cannes
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Le grain est épais, rugueux. La lumière, intense ou nocturne, ne cherche pas à séduire. La vision est abrupte, directe, comme cette jeunesse d’Acapulco qui pendant près de deux heure se croise, s’invective, se chahute, se prostitue. Loin des clichés, de la ville solaire des cartes postales, Acapulco dans Drama/Mex, présenté à la Semainde de la critique, se montre dans toute sa franchise. Gangrenée par l’argent roi, machiste, impitoyable, elle s’ouvre le temps d’une nuit, du crépuscule à l’aube. Durant ces quelques heures, un employé de bureau aura dérobé la paye de ses collègues et, réfugié dans un hôtel minable, pensera à mettre fin à ses jours. Là il croisera une adolescente fugueuse, prête à la prostitution, ainsi qu’un trio de jeunes amoureux, pétri de rapports à la fois minables et passionnels. Tout cela bouge, virevolte, mais au fond, débouche sur bien peu de choses. Tout au plus sent-on émerger le constat d’une situation désespérée, illuminée par un seul éclat : celui d’une jeunesse qui, quoi qu’il arrive, restera elle-même, c’est-à-dire impatiente, imbécile, inconséquente, mais vivante. C’est ce qui sauve de désespoir l’homme prêt à rencontrer la mort. Et, in fine, le film lui-même, en l’éloignant d’un nihilisme trop appuyé pour être totalement honnête.
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Posté par Manu le 25.05.07 à 10:52 | tags : cannes 2006, festival de cannes
On commence à basculer vers la fin du Festival. Ainsi, la semaine internationale de la critique clôture sa sélection ce soir par la présentation de Free Jimmy, un film d’animation norvégien et trash où un éléphant camé s’évade d’une cirque minable et louche. Un grand moment de délire qui, on l’espère, trouvera rapidement le chemin des salles. La remise de prix de la SIC se fera demain, trois jours avant celle de la sélection officielle. Pour cette dernière, il serait bien difficile de dire quels sont les titres qui font office de favoris, car aucun film ne sort véritablement du lot, les avis étant pour la plupart partagés. Et puis, il reste encore six titres à voir, dont aujourd’hui Indigènes, un film sur les combattants nord africains envoyés en France en 1944, réalisé par Rachid Bouchared et co-produit par Jamel Debbouze, et L’Ami de la famille (illus.) du wonderboy italien Paolo Sorrentino, qui est attendu au tournant après Les Conséquences de l’amour, présenté à Cannes en 2004 et grand succès transalpin. A Un certain regard, le film d’animation généré à partir de prises de vue réelle, A scanner darkly, second film de Richard Linklater présenté à cannes cette année après Fast food nation, croisera You am I (qui nous montre un employé de bureau se construisant une cabane dans un bois !) et Z Odzysku. Et à la Quinzaine, ce ne sont pas moins de quatre titres qui vont se succéder dans cette avant dernière journée : Lying, Day night day night (où l’on suit la préparation d’un attentat suicide qu’une jeune femme prévoit de commettre à Times Square), Dans Paris (ou l’esprit de la Nouvelle vague revu par Christophe Honoré) et Congorama (inracontable ou presque, ce qui est a priori une qualité ; on ne le manquera pas).
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