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La vie secrète du cinéma muet : projection, dvd, ciné concert. Voir aussi les collections films perdus, burlesque et noir et blanc. Pour tout le reste, direction l'actu Cinéma.

On a retrouvé Métropolis


Posté par Damien L. le 03.07.08 à 18:08 | tags : cinéma fantastique, cinema muet

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La quasi-totalité des scènes manquantes de Metropolis, chef d'oeuvre de la science-fiction réalisé par Fritz Lang, ont été retrouvées par le musée du cinéma de Buenos Aires, vient d'annoncer la Fondation Friedrich Wilhelm Murnau, propriétaire des droits du film.
La version originale avait été montrée une fois, en janvier 1927 à Berlin, avant d'être profondément coupée par la Paramount qui voulait simplifier le récit. Selon l'hebdomadaire allemand Die Zeit, la version longue retrouvée en Argentine avait été acquise en 1928 par un responsable de la société de distribution argentine Terra Film, qui voulait la montrer à l'écran. La légende raconte que cette version est ensuite passée dans les mains d'un critique de cinéma avant d'être vendue dans les années 1960 au fonds national artistique argentin. La pellicule de 16 millimètres aurait finalement été retrouvée cette année chez un particulier.
Parmi les scènes retrouvées figurent "deux séquences importantes qui constituent environ 25 minutes de film" : l'une montre un taxi circulant dans la ville futuriste divisée en deux, l'autre présente une scène de dispute entre deux personnages secondaires, qui permet de "mieux cerner les thèmes  chers au réalisateur que sont l'amitié masculine et la confiance".
La Fondation Friedrich Wilhelm Murnau assure que le film va pouvoir être remonté et présenté dans une version extrêmement proche de celle voulue par Fritz Lang. C'est un vieux fantasme des fans du réalisateur qui se réalise...

Retour en vidéo sur Metropolis, véritable père du cinéma de science-fiction (avec les oeuvres de Georges Meliès) :

 

 

 


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Georges Méliès à la Cinémathèque



Père des effets spéciaux, créateur du premier studio de cinéma, réalisateur de l'inoubliable Voyage dans la Lune, Georges Méliès méritait bien une exposition. La Cinémathèque française a récemment mis la main sur plus de 700 nouvelles pièces de son oeuvre et invite le public à les découvrir, à partir d'aujourd'hui 16 Avril.

Le parcours de l'exposition se compose de trois étapes. Magie et Cinématographe retrace les débuts d'illusionniste de Méliès et sa découverte du cinéma, tandis que Le Studio Méliès de Montreuil permet de découvrir le fameux studio vitré conçu spécialement pour les prises de vues cinématographiques. La dernière étape, L'Univers fantastique de Méliès, présente des affiches, programmes, dessins, costumes et propose des projections relatives aux «voyages fantastiques». L'exposition décrit l'évolution de l'industrie cinématographique et la montée en puissance des géants Pathé, Gaumont et Eclair, qui ont su imposer d'autres structures, celles d' un cinéma plus réaliste et moins rêveur, rendant peu à peu les films de Méliès obsolètes.

Mélange d'artiste, d'inventeur et d'artisan, Georges Méliès maîtrisait seul l'entière production de son oeuvre cinématographique, depuis la conception du film jusqu'à la vente des copies, écrivant les scénarios, dessinant lui-même les maquettes des décors, recherchant les financements ou faisant l'acteur. Inutile de dire que cette exposition se savoure à n'importe quel âge...

 

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75 012 Paris


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Le Printemps des Cinéconcerts : le muet en musique


Posté par Van le 18.04.07 à 12:59 | tags : cinema muet, festival


Premier festival consacré au cinéma muet, le Printemps des Cinéconcerts de Bordeaux propose du 9 mai au 8 juin douze projections dans douze lieux de la ville de trésors du cinéma muet, mis en musique par des formations de tous styles - musique classique, rock, jazz, électro.
A la base sous-marine, à l'Opéra de Bordeaux, au casino, dans une église... Des ambiances différentes selon les films et les musiques qui les accompagnent, et les lieux de projection, parfois spectaculaires. Quelques événements particulièrement intéressants ponctuent ce festival : le Chevalier à la Rose, film autrichien de 1926, d'après l'opéra du même nom composé par Richard Strauss, qui a réadapté sa partition pour accompagner le film. Sa musique sera jouée en direct sur le film pour la première fois en France, par l'Orchestre national de Bordeaux. Un quartet de jazz jouera par ailleurs sur l'Arsenal, chef d'oeuvre du cinéma soviétique qui sera projeté à la Base sous-marine de la ville.

A 5 euros l'entrée, c'est l'occasion de découvrir des films, des lieux et des musiques, et surtout le résultat de ces étranges symbioses artistiques.
Le programme détaillé ici.


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Buster Keaton, on the rail again


Posté par Manu le 03.02.06 à 18:18 | tags : burlesque, buster keaton, cinema muet, classique, noir et blanc

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_1Le Grand Action (5 rue des Ecoles, Paris 5e) propose une nouvelle fois, ce dimanche 5 février à 16h, une projection de film muet destinée avant tout – mais pas seulement – aux enfants. Cette fois-ci, la projection-concert agrémentée d’un goûter permettra de (re)découvrir Le Mécano de la General du grand Buster Keaton (grand par l’esprit). Le Mécano, tiré de l’histoire vrai d’un héros de la guerre de Sécession ayant franchi les lignes ennemies pour récupérer sa belle machine, est une pure merveille. On ne sait plus ce que l'on doit louer avant tout : sa mise en scène, parfaite de géométrie et de construction spatiale, l’ingéniosité du récit mêlant l’amour d’une belle à l’attraction d’une machine, l’invention permanente de Keaton ou la fascinante reconstitution d’une époque en guerre. Peut-être son meilleur film avec Le Caméraman, en tout cas le plus spectaculaire, même s’ils sont tous à voir. En attendant leurs ressorties, direction le Grand Action, et vivement la prochaine séance ciné-concert (à raison d’une chaque premier dimanche de mois), avec son ambiance si revigorante de gamins qui ne cachent pas leur plaisir de découverte et de surprise.

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L'Aurore (Murnau), Fondation Cartier


Posté par Sandor le 26.01.06 à 11:05 | tags : cinema muet, classique, musique, noir et blanc



Que chez Murnau, L'Aurore fût crépusculaire, fallait-il vraiment s'en étonner, lui qui avait su faire de Nosferatu l'un des personnages les plus attachants et les plus cocasses de l'histoire du cinéma ? L'Aurore, donc, magnifique exploration filmique de la grande ville et de la nature américaine par un homme en proie à deux passions amoureuses déchirantes et sincères, est projeté ce soir à la Fondation Cartier (Paris 7e), sur une musique du guitariste électro-pop Olivier Mellano.

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Laurent Garnier : archives Gaumont + électro


Posté par Sandor le 19.01.06 à 15:56 | tags : auditorium du louvre, cinema muet, musique, musique au cinéma

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Finis Terrae (Jean Epstein, 1929)Ca pourrait devenir un peu lassant : j'en ai presque moi-même un peu marre de vous signaler toutes les bonnes initiatives de l'auditorium du Louvre mais bon, elles sont tout de même nombreuses, alors c'est reparti. Cette fois-ci, c'est Laurent Garnier. Le Magic French Guy des clubs de Manchester était sans doute plus affûté - et surtout plus fin - quand il enchaînait en glissando une variété assez incroyable de riffs électro dans les années 1990, mais il a gardé un bon sens du rythme, et un certain amour des vieilles pelloches. Il y a deux ans, il investissait le Palais de Tokyo pour accompagner les films des opérateurs Albert Kahn, partis il y a presque un siècle dans de lointaines contrées pour y enregistrer des expressions culturelles déjà menacées par la standardisation occidentale des modes de vie. Cette fois-ci, ça se passe au Louvre, donc, et Laurent Garnier programme un cycle de projections mensuelles où les archives Gaumont des années 1900-1920 défilent aux sons produits par des musiciens électro. Début du cycle ce vendredi à 20h : les excellents dj's marseillais de Troublemakers accompagneront un ensemble de films de Segundo de Chomon, Gaston Velle, Ferdinand Zecca... Et réserver dès maintenant son 21 avril pour ne pas manquer Finis Terrae de Jean Epstein (1929 - illus.) et Laurent Garnier himself à la sono...

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Faust : au diable la philo !


Posté par Sandor le 12.01.06 à 13:24 | tags : auditorium du louvre, cinema muet, musique, web

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Et patatras ! La conférence de Peter Sloterdijk, qui devait introduire la projection du Faust de Murnau (illus.) ce soir à 20h30 à l'auditorium du Louvre, vient d'être annulée. S'en plaindra-t-on vraiment ? Pas sûr, tant la glose du philosophe allemand sur "la transformation des Erinyes à l'âge moderne" (???) semblait modérément prometteuse. Et après tout, le personnage original de Goethe envoie lui-même valdinguer la philo dès les premiers vers de la pièce, alors...
En revanche, s'il sagit d'explorer les différents "Visages de Faust" dans la culture européenne (livre, musique, cinéma...) comme le propose le Louvre jusqu'au 22 janvier, on pourra avantageusement se rendre à la conf' de l'écrivain Claudio Magris (Danube, éd. orig. 1986) dès demain. Quelques proj' alléchantes à signaler dans ce cycle également : le Murnau ce soir donc, la séance consacrée à Hans Jürgen Syberberg samedi 14 à 17h, Faust par Brakhage lundi 16 à 20h30, la Leçon de Faust par Jan Svankmajer précédée de courts métrages de Méliès samedi 21 à 20h30. Sans compter les captations d'opéra (Gounod, Boïto...). A découvrir sans mesure, donc, en évitant toutefois de vendre son âme au diable. Programme complet sur le site de l'auditorium.

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Harold Lloyd, sa musique et son goûter


Posté par Sandor le 06.01.06 à 20:04 | tags : cinema muet, musique

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Monte là-dessus (1923) de Fred Newmeyer et Sam Taylor, avec Harold Lloyd, accompagnement musical et goûter. Dimanche 16h, au Grand Action (Paris 5e). C'est une des propositions ciné réjouissantes du week-end. Parmi tant d'autres...
Bon week-end en tout cas, et à lundi pour une reprise (court, tout court...) sur Ecrans.
(illus. © carlotta films)

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Shochiku : 110 ans, ça se fête !


Posté par Sandor le 05.01.06 à 17:44 | tags : asie, cinema muet, cinémathèque française, flu, le mag, japon, musique, web

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Jusqu'au 15 janvier, la Cinémathèque française fête les 110 ans de la Shochiku, studio de production japonais aussi vieux que le cinéma, donc, et célèbre pour... en fait, la liste serait longue, mais un simple coup d'oeil au richissime - et très classe - catalogue en ligne suffit à le comprendre : Ozu (Gosses de Tokyo, Voyage à Tokyo...), Mizoguchi (Les Soeurs de Gion...), Oshima (Contes cruels de la jeunesse...) et plus récemment Kitano (Sonatine...) ou Hou Hsiao Hsien (Café Lumière...) Bref, la Shochiku est incontestablement le studio le plus mythique de l'histoire du cinéma japonais. C'est pourquoi Flu, plus que jamais attentif aux images venues d'Asie, a décidé d'être partenaire de cette rétrospective. Particulièrement mis en valeur au cours de cette programmation : les films muets des années 1920 et 1930, dont Sans lien de parenté (Mikio Naruse, 1932 - illus.) qui inaugure le cycle Shochiku dès ce soir, sur un accompagnement musical signé Alain Moget.
MAJ (06/01/ ) : Lire l'histoire de la Shochiku sur le mag', ou comment un studio de cinéma participe à la modernisation d'une société.

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Berlin, Sao Paulo : miroir des avants-gardes des années 1920













Ca se passait ce week-end à l'auditorium du Louvre et, comme souvent en sortant de ce bel écrin audiovisuel trop méconnu, on était content de s'y être déplacé. Sur l'écran, Sao Paulo, symphonie d'une métropole, bizarrerie quasi-expérimentale des années vingt signée Rudolph Rex Lustig et Adalberto Kemeny. Dans la lignée du film mythique de Walter Ruttmann sur le Berlin de la même époque, les deux cinéastes d'origine hongroise y content dans son déroulé une journée ordinaire de la ville brésilienne, la façon dont elle se met à vivre à mesure que ses habitants sortent dans les rues, à rugir au rythme du battement mécanique de ses industries. Mais là où Berlin semblait s'emballer et submerger les humains qui l'animent dans le film de Ruttmann, Sao Paulo restait au contraire sous contrôle, parfaitement encadrée par les institutions de la jeune République brésilienne veillant à la bonne application de sa devise "Ordre et Progrès". Une scène aussi hallucinante que drôle décrit ainsi le "Centre de réparation sociale" de la ville - en fait, un pénitencier - où les détenus pris d'enthousiasme se mettent à danser en phase devant la caméra. Autant de réjouissances qui donnent largement envie de se rendre en décembre à la prochaine séance de cinéma en concert du Louvre, toujours sur une vieillerie avant-gardiste brésilienne. En savoir plus, c'est .

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Les Fantômes du Balzac


Posté par Manu le 21.06.05 à 13:21 | tags : cinema muet, festival

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Minuit : l'heure du Les cinéphiles noctambules qui, l’obscurité venue, envahissent les rues de Paris – je vous assure qu’ils existent, j’en ai vu – auront enfin une bonne raison de sortir de chez eux en cette fête de la musique 2005. Telle une grand-messe pour fanatiques, un nuit du cinéma muet, à cheval entre le 21 et le 22 juin, est organisée par le cinéma Le Balzac (1, rue Balzac, 75008, M° George V ; tarifs dégressifs en fonction de l’heure : de 15 à 3 euros). Les yeux resteront grand ouverts pour Les Mains d’Orlac de Robert Wiene à 21h et, à minuit, Le Signe de Zorro de Fred Niblo rassasiera les regards les plus affamés. Mais les plus courageux de nos insomniaques seront-ils effrayés par L’effet d’un rayon de soleil sur Paris par un beau dimanche de Jean Gourguet qui envahira la salle à 4h du matin? Vous le serez en suivant le prochain épisode...


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Chuuut!







Avant que le flot de "juillettistes" ne s'élance sur nos bruyantes autoroutes, nous tenions à vous avertir, en ce presque début d'été, du bouchon le plus silencieux que l'on puisse imaginer. Par le hasard du calendrier, durant la première quinzaine de juin, plusieurs films muets dontTour_Eiffel.jpg quelques poids lourds qu'il sera difficile d'éviter, vont converger sur les écrans de la capitale. La marche sera ouverte par Paris qui dort (photo), une merveille de 1923 à l'inspiration surréaliste signée par un René Clair à peine âgé de 25 ans mais déjà au sommet (de son art, pas de la dame de fer). Il sera accompagné d'une musique de Yan Maresz jouée en création mondiale par l'ensemble Court-circuit (Auditorium du Louvre, 3 et 4 à 20h et 5 à 16h). A peu près au même moment, l'énorme Cuirassé Potemkine de S. M. Eisenstein crèvera l'un des écrans du MK2 Bibliothèque (les 5 à 18h et 6 à 20h) sur des notes du pianiste Pascal Pistone. Mais le gros morceau sera à guetter un peu plus en aval, du côté du Musée d'Orsay. Là-bas, du 3 au 15 juin, débouleront sans bruit les oeuvres de Germaine Dulac, grande avant-gardiste proche de Breton et consorts. La plupart de ses films ont été redécouverts récemment. C'est dire si cette rétrospective est précieuse. Et pour les accros aux voix sans parole qui n'auraient pas eu leur comptant de silence (on les comprend), le cortège se poursuivra avec Madame du Barry, un délire historique à la Dumas réalisé en 1919 par Ernst Lubitsch, encore allemand à l'époque (le 18 juin à 20h au cinéma Le Lincoln, 14 rue Lincoln). De doux airs joués au clavecin illumineront cette séance qui, une fois de plus, prouvera combien les films muets peuvent combler tant nos yeux que nos oreilles.


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Cinéma zen et muet


Posté par anita b. le 21.04.05 à 17:56 | tags : asie, cinema muet, corée

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Locataires, de Kim Ki-dukLe nouveau Kim Ki-duk, Locataires, poursuit la synthèse des deux grands sujets qui sont apparus au cours de sa riche et prolifique filmographie : la violence implacable du monde et l'aspiration à une transformation spirituelle.
Dans un style d'une grande sobriété, ce nouvel opus, quasiment muet, nous entraîne sur les trace d'un jeune homme dont l'occupation principale consiste à investir des appartements en l'absence de leur propriétaire. Ce geste n'a rien de violent, pourtant, puisqu'il se montre très respectueux des lieux, arrose les plantes, lave le linge, puis disparaît sans laisser une trace. Personnage quasi fantomatique, il va rencontrer une femme battue qui le suit. Ce couple silencieux sera bientôt rattrapé par le destin selon Kim Ki-duk, c'est à dire la violence. Emprisonné, le jeune homme va progressivement apprendre à disparaître, par un entrainement solitaire qui rappelle le bouddhisme de Printemps Eté Automne..., précédent film du coréen.
Si ce virage quasi fantastique et assez comique apporte une bouffée d'oxygène à un récit qui semblait tourner en rond, Locataires ne parvient jamais vraiment à convaincre, trop incertain encore entre une volonté d'incarnation très forte des personnages et une volonté de plus en plus affirmée d'aller vers la métaphore. Plus que le vide, c'est le creux qui semble aspirer le film immanquablement.


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