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Les classiques du 7e art : l'histoire du cinéma par ses films clés. Voir aussi les collections films perdus, cinéma muet et noir et blanc. Pour tout le reste, direction l'actu Cinéma.
Sydney Pollack RIPSydney Pollack, acteur, réalisateur, producteur américain est mort hier à l'âge de 73 ans. Petit extrait de Tootsie, dans lequel il dirigeait et jouait aux côtés de Dustin Hoffman :
Smoking, no smoking #2
Aujourd'hui même, American Legacy, un de ces lobbys (qu'on pressent, avec un tel nom, hyper progressiste) fait campagne au siège du Congrès américain pour remettre un coup de pression. On imagine qu'il s'agit de la prochaine étape, l'interdiction pur et simple de la fumée dans les films. Ils prétendent que 14 milliards d'images où l'on fume sont responsables de 40 000 morts liées au tabac et qu'un tiers des jeunes commencent à fumer à cause des films.
Leurs multiples campagnes de pression ont si bien marché qu'on se demande comment les ados pourraient encore être influencés par le cinéma de ce point de vue, les clopes ayant déjà quasi-disparu du 7e art. A moins que les ados américains soient de grands cinéphiles et ne regardent que des films d'aprés-guerre. Des années 1940 aux années 1990, la clope faisait partie des accessoires les courants au cinéma, symbole érotique, sensuel, social - et esthétique, faut bien le dire. Mais ça, c'était au XXe siècle. Au XXIe, alors qu'on ne peut plus fumer nulle part et que le fumeur est stigmatisé, limite hors la loi, la cigarette devient subversive et fumer à l'écran un véritable acte militant. Lola Montès à Cannes
(illus. © Les Films du Jeudi) La ressortie de la semaine : BrazilCette semaine, point de ressortie ancestrale, mais l'occasion de revoir un Terry Gilliam années 1980, soit un petit plaisir rétro. Brazil, sorti en 1985, a forcément un peu vieilli, mais il demeure le Gilliam de référence pour beaucoup. La présence presque contre-nature de Robert De Niro et de Jonathan Pryce dans cet univers baroque et foutraque en rajoute dans le burlesque. En guise de madeleine, un petit extrait du film.
Georges Méliès à la CinémathèquePosté par Damien L. le 16.04.08 à 16:26 | tags : cinema muet, réalisateur, classique, cinémathèque française, noir et blanc
Le parcours de l'exposition se compose de trois étapes. Magie et Cinématographe retrace les débuts d'illusionniste de Méliès et sa découverte du cinéma, tandis que Le Studio Méliès de Montreuil permet de découvrir le fameux studio vitré conçu spécialement pour les prises de vues cinématographiques. La dernière étape, L'Univers fantastique de Méliès, présente des affiches, programmes, dessins, costumes et propose des projections relatives aux «voyages fantastiques». L'exposition décrit l'évolution de l'industrie cinématographique et la montée en puissance des géants Pathé, Gaumont et Eclair, qui ont su imposer d'autres structures, celles d' un cinéma plus réaliste et moins rêveur, rendant peu à peu les films de Méliès obsolètes. Mélange d'artiste, d'inventeur et d'artisan, Georges Méliès maîtrisait seul l'entière production de son oeuvre cinématographique, depuis la conception du film jusqu'à la vente des copies, écrivant les scénarios, dessinant lui-même les maquettes des décors, recherchant les financements ou faisant l'acteur. Inutile de dire que cette exposition se savoure à n'importe quel âge...
Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75 012 Paris Un remake de Ben-Hur : la blague de la semaine ? Si c'est de l'humour, ce n'est pas drôle du tout. Le fils de William Wyler, réalisateur du Ben-Hur featuring Charlton Heston, David Wyler donc, aurait annoncé son intention de réaliser un remake de Ben-Hur, arguant du fait que ce film est un peu son "bijou de famille". Une pompe à fric aussi sans doute, surtout quand on s'attarde sur sa note d'intention : faire un film avec un Ben Hur plus "jeune" (forcément) et moins porté sur une religion spécifique (!!?). Ben Hur sans Jesus ? Tant qu'on ne nous coupe pas la scènes des javelots avec Messala, scène parmi les plus homo-érotiques de l'histoire du cinéma (et à l'insu du plein gré de Charlton, qui l'aurait bien mal pris s'il l'avait su !). La reprise de la semaine : y'a le choix...Posté par anita b. le 03.04.08 à 15:53 | tags : en salles, classique, western, japon, asie, you tube, bande annonce
Grosse semaine en terme de reprises de choc : Le Reptile de Mankiewicz pour commencer, et nous rappeler ce que c'est qu'un vrai western en ces heures de remake fadasse de 3h10 pour Yuma. Kirk Douglas et Henry Fonda + approche originale du western + génial metteur en scène = un film remarquable, qui n'a pas pris une ride. Les fans d'Asie sont aussi servis, puisque deux films du méconnus Koji Yushida sortent en salle, parallèlement à la rétrospéctive organisée par le Centre Pompidou. Soit La Source thermale d'Akitsu, version plus classique du mélodrame japonais, et Eros + Massacre, la veine la plus radicale, engagée et violente du cinéaste. Deux facettes qu'on vous recommande chaudement. La bande-annonce de Eros+Massacre :
Madonna voudrait refaire Casablanca
Mais l'âge n'est évidemment pas le principal souci. Alors qu'elle présentait au dernier festival de Berlin sa première réalisation, Filth and Winsdom, avec un accueil mitigé, la madone passerait donc direct un cran au-dessus, et s'attaquerait carrément à ce que certains considèrent comme le plus beau film de tous les temps, et auquel même le plus grand des cinéastes n'oserait sans doute pas toucher. Mais Madonna, elle a peur de rien ni personne. Pour ne rien arranger, elle souhaiterait réactualiser le film en installant l'histoire de nos jours, pourquoi pas dans le désert irakien. On n'est pas loin du sacrilège. Cette annonce, toujours à en croire le Dailymail, aurait laissé le milieu pantois. Bonne chance pour trouver les financiers. La reprise de la semaine : Les soeurs de Gion![]() En ces temps de grosses comédies populaires triomphantes, un beau drame de Mizoguchi ne saurait faire de mal aux rétine. On ne saurait trop vous recommander la resortie aujourd'hui des Soeurs de Gion, film de 1936, et variation toujours aussi superbe sur le sort des geichas. Un petit bijou de cinéma. Lire aussi notre petite histoire du cinéma japonais.
Flash Back : Mon Fuhrer, c'est HynkelLa sortie du film de Dani Levy, Mon Führer comédie sur la vie de Hitler, nous rappelle que Charlie Chaplin demeure encore aujourd'hui le commentateur le plus pertinent et le plus hilarant du régime nazi. Un extrait du Dictateur, son chef d'oeuvre de 1940, peinture en temps réel du tournant le plus tragique du XXeme siècle.
La reprise de la semaine : Breezy![]() Flash Back : La Porte du ParadisEn voyant le magnifique There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson, difficile de ne pas penser au chef d'oeuvre de Michael Cimino, La porte du paradis (1980). Le grand ouest américain aux débuts du XXeme siècle, la violence des hommes et la conquête du pouvoir, certains thèmes se rejoignent, même si les mises en scène diffèrent. Le motif de la ronde étant un des pivots du film de Cimino, retour sur cette très belle scène de roller dansé.
Retour en force de la RKO
Le mythique studio américain RKO (Citizen Kane entre autres) vient de s'associer avec les producteurs de la série Saw pour lancer 8 remakes des grands classiques de l'horreur produits par les premiers dans les années 1940 sous la houlette du génial Val Lewton. Sont annoncés entre autres : The Body Snatcher (le Robert Wise de 1945), La Septième victime (de Mark Robson), La cinquième victime (While the city sleeps de Fritz Lang), ou encore Vaudou (Jacques Tourneur). Espérons que les versions 2008 et 2009 ne feront pas trop de mal aux originaux, tous des chef d'oeuvres absolus. La ressortie de la semaine 2 : Comment tuer votre femme![]()
La ressortie de la semaine : Zabriskie PointUn film rare d'Antonioni, et un des plus mythiques, ressort aujourd'hui sur quelques écrans. Zabriskie Point est un hymne aux 70's, un trip sauvage qui irrite autant qu'il impressionne. La bande annonce :
Veuve à plein tempsLa sortie d'Enfin veuve d'Isabelle Mergault nous offre l'occasion de replonger dans la délicieuse légerté de La Veuve joyeuse d'Ernst Lubitsch (et l'accent imbattable de Maurice Chevalier... à voir sur cette page, la vidéo n'étant pas exportable), ainsi que dans la noirceur d'une veuve des plus suspectes, celle du Quatrième homme, un des magnifiques films néerlandais de Paul Verhoeven :
L'hommage de la semaine : Werner HerzogLa grande Cinémathèque de Turin rendra cette année un hommage bien mérité au cinéaste allemand Werner Herzog, du 16 janvier au 10 février. Intégrale de ses films, 35 copies retaurées pour l'occasion et une masterclass exceptionnelle tant ses apparitions publiques sont rares... et un excellent prétexte pour retrouver l'un des plus beaux passages de son chef d'oeuvre Nosferatu, remake en 1979 du classique de Murnau. La somptueuse transition des nappes sonores de Popol Vuh à L'Or du Rhin, adaptation/transfiguration brillante du fameux panneau présent dans le Murnau : "Quand il eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre". 7 minutes de bonheur, et presque autant de Wagner, pour commencer la journée. Lire notre Histoire des vampires au cinéma Serpico, 2emeUne belle bande annonce interminable pour un beau film de Sidney Lumet, Serpico (1974). C'est la reprise de la semaine à ne pas rater, pour remonter par exemple aux sources d'American Gangster.
Le dernier homme sur terre n'est pas seul... c'est clair.![]() Barry Lyndon : le chef d'oeuvre de la semaineLes sorties de la semaine, c'est bien, mais là c'est la reprise de la semaine qu'il ne faut surtout pas rater : Barry Lyndon. Mon Kubrick préféré (chacun le sien), SUR GRAND ECRAN, cela ne se refuse pas. Pour ceux qui ne le sauraient pas, le film raconte la vie d'un pauvre type, pas plus brillant que le Tom Cruise de Eyes Wide Shut. Les yeux fermés, c'est un peu comme cela qu'avancent les personnages de Kubrick, pleins d'ideaux et d'ambitions, mais battus en brêche pas leur faiblesse, ce facteur humain que le cinéaste n'aura cessé d'étudier, tel un scientifique. Qu'on ne s'égare pas pourtant à y lire cynisme ou misanthropie : le cinéma de Kubrick se nourrit d'un humanisme trop exigeant pour tomber dans les bons sentiments, mais il n'en reste pas moins du côté de ses personnages et de leurs échecs. Et pour rappeler ou bien donner une aperçu de la splendeur de la chose (on monte le son svp) : Vous avez d'ailleurs jusqu'à vendredi pour participer au concours Stanley Kubrick et gagner peut-être l'un de ses chefs-d'oeuvre.
L'Enfer, film inachevé de Clouzot, réapparaît
On y apprend quelques détails de l'histoire de ce film, que Clouzot envisageait visiblement comme son chef-d'oeuvre, extrêmement ambitieux sur la forme, qui devait être un drame fantasmagorique sur la jalousie où tout se jouait entre Romy Schneider et Serge Reggiani. Les quinze heures de rushes tournées étaient bloquées jusqu'ici par les assurances qui avaient perdu énormément d'argent dans l'affaire, dont Serge Bromberg a racheté les droits et dont une partie sera montrée pour la première fois le 16 décembre à 17h à l'Auditorium du Louvres : 15 minutes de bouts d'essai et de prises de vue, dans lesquelles on découvre des scènes étonnantes, et une Romy Schneider torride comme jamais. "Largement de quoi perdre son sang-froid" selon Jacques Mandelbaum, l'auteur du papier. Avis aux amateurs.
Les 100 plus beaux films du monde
Un palmarès qui s'avère être d'un grand conformisme, dont voici les dix premiers : 1) Citizen Kane, Orson Welles Le cinéma du XXIe siècle parviendra-t-il un jour à égaler la grâce des débuts ? Nostalgie de vieux cons ou fait avéré ? Aucun film récent ne parvient à gagner sa place dans un tel classement - à l'exception notable de Parle avec elle , du grand Pedro Almodovar. (merci CF ! I enjoyed it in fact. Pourquoi j'aime tant ces classements ? Ca permet de ne pas oublier ces films) Les Oiseaux : un remake, vraiment ?
Aujourd'hui, on se demande s'il faut vraiment faire un remake des Oiseaux de Hitchcock. Mystérieux dans la filmo du maître du suspens, Les Oiseaux est sans doute son vrai film d'horreur, dont la fin en a laissé plus d'un perplexe. Il semblerait que Martin Campbell, réalisateur de Casino Royale, ait le cran d'en réaliser le remake, et que Naomi Watts, décidément figure du film d'horreur, y reprendrait le rôle de Tippi Hedren. Pour ou contre ? Sacha Guitry : rétrospective à la Cinémathèque française![]() A voir ou revoir, Quadrille, Le Diable boiteux, Le Roman d'un tricheur, ou encore son monumental Napoléon, autant de classiques et de trésors du cinéma français. Un programme pléthorique, accompagnée de tables rondes et de rencontres, à partir du 17 octobre. Evénement Sacha Guitry à la Cinémathèque française. Toutes les infos ici.
Ida Lupino, réalisatrice
Celle-ci laisse une empreinte marquante sur le cinéma américain des années 1940. Raoul Walsh, qui la dirige dans plusieurs films (Une Femme dangereuse, High Sierra, The Man I Love) deviendra un ami. Nicolas Ray, Sam Peckinpah et Robert Aldrich... les plus grands cinéastes ont fait appel à son énergie foudroyante. Sous ses airs de petite femme tout à fait "normale", Lupino dégage une force de caractère, une détermination qui sont présentes autant dans ses rôles que plus tard dans ses films. Dans les années 1950, lassée des scénarios qu'on lui envoie et le politicaly correct en cours, elle passe naturellement à la réalisation. Attachée aux acteurs non professionnels, qu'elle dirige d'une main de maître, elle raconte des parcours de jeunes filles victimes consentantes de leur époque. Des sujets souvent tordus, rarement consensuels. Une petite poignée de films rares exhumés par la Cinémathèque. |
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