Grand Prix du festival de Cannes en 2004, Old boy, de Park Chan-wook, va faire l'objet d'un remake 100% hollywoodien, avec Steven Spielberg à la réalisation et Will Smith dans le rôle principal.
Plutôt étonnant comme équipe quand on connaît le film - deuxième volet d'une trilogie sur la vengeance -, interdit aux moins de 16 ans lors de sa sortie en salles, qui racontait froidement le calvaire d'un homme, enlevé et détenu pendant 15 ans sans savoir pourquoi, puis relâché et guidé sur le chemin de la vengeance. La violence est un genre d'obsession chez le réalisateur coréen, qui interroge dans ses films à l'esthétique glaciale le phénomène et sa représentation, parfois avec une certaine ambiguité morale.
On comprend aisément pourquoi Tarantino, qui présidait le jury cannois en 2004, a apprécié le film. On voit moins ce qui a pu donner envie à Steven Spielberg et Will Smith - peut-être les deux plus grands représentants de l'entertainment hollywoodien - d'en faire un remake. Qui lui, ne sera sans doute pas interdit aux moins de 16 ans.
Pour mémoire, la bande-annonce de Old boy :
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Quand le réalisateur du très marquant Memories of murder s'attaque au film de monstre...
Le Film Annonce est disponible ici.
Le titre : The Host (l'invité)
Patience...
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Avec Dear Pyongyang (.pdf et illus.), la Japonaise Yang
Yong-hi poursuit son travail de journal intime en vidéo qui, loin des
écueils du genre, trouve ici une résonnance plus universelle et troublante.
Yang Yong-hi est en effet la fille de parents nord-coréens exilés au Japon, mais
dont l'allégeance au parti communiste n'aura jamais été démentie. Alors que
ses trois frères sont envoyés en Corée du nord à la fin de leur adolescence,
Yang Yong-hi a pu rester au Japon. Pour fêter les 70 ans du père, toute
la famille se retrouve à Pyongyang, l'occasion pour la cinéaste de tenter
de comprendre le choix pour elle difficilement supportable de ses parents.
Vu par ce prisme intime, la grande Histoire qui relie la Corée du Nord au
Japon nous apparaît sous un nouveau jour.
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Jeu de mot facile, certes, mais il faut avouer qu’en sortant de Conte de cinéma de Hong Sangsoo, le Coréen nouvellement adoubé par la critique française pour ces très beaux précédents opus, l’énervement se mêle à la stupéfaction. On assiste d’abord à une romance entre deux adolescents qui en viennent par désespoir à un double suicide. Mais ceci n’est qu’une fiction, un film dans le
film, vu par un réalisateur qui, à la sortie de la salle où il est projeté, en croisera par hasard l’actrice principale. Il tente alors de la séduire et le premier film semble alors un peu se rejouer dans la « vraie vie ». Comme toujours chez Hong Sangsoo, le scénario joue sur nos perceptions et, pris dans ces échos narratifs, les personnages s’enivrent pour tenter de ne pas y voir plus clair. Mais la poésie qu’il savait auparavant trouver et la finesse de ses caractérisations laissent ici place à une approche un peu trop simple et limpide. Comme si, en sortant des brumes éthérées qui font son cinéma, le cinéaste perdait ses moyens. On soupçonne, à voir le court délai qui sépare ce film du précédent (La femme est l’avenir de l’homme, déjà en compet’ l’année dernière), un travail trop rapide et un peu bâclé. Voire un deal avec MK2 du type : deux films pour le prix d’un, tant les zooms incessants et tremblotants qui ponctuent le film tendent à l’amateurisme pur. Un discours un peu léger et une mise en scène balbutiante : Conte de cinéma n’a pas grand chose de neuf à nous raconter, et c’est malheureusement une tendance un peu générale des films sélectionnés cette année en compétition officielle.
Conte de cinéma
Sélection officielle - Compétition
Un film de Hong Sangsoo avec Uhm Jiwon, Lee Kiwoo, Kim Sangkyung. Corée du sud - 2005 - 1h30
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Posté par anita b. le 21.04.05 à 17:56 | tags : asie, cinema muet, corée
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Le nouveau Kim Ki-duk, Locataires, poursuit la synthèse des deux grands sujets qui sont apparus au cours de sa riche et prolifique filmographie : la violence implacable du monde et l'aspiration à une transformation spirituelle.
Dans un style d'une grande sobriété, ce nouvel opus, quasiment muet, nous entraîne sur les trace d'un jeune homme dont l'occupation principale consiste à investir des appartements en l'absence de leur propriétaire. Ce geste n'a rien de violent, pourtant, puisqu'il se montre très respectueux des lieux, arrose les plantes, lave le linge, puis disparaît sans laisser une trace. Personnage quasi fantomatique, il va rencontrer une femme battue qui le suit. Ce couple silencieux sera bientôt rattrapé par le destin selon Kim Ki-duk, c'est à dire la violence. Emprisonné, le jeune homme va progressivement apprendre à disparaître, par un entrainement solitaire qui rappelle le bouddhisme de Printemps Eté Automne..., précédent film du coréen.
Si ce virage quasi fantastique et assez comique apporte une bouffée d'oxygène à un récit qui semblait tourner en rond, Locataires ne parvient jamais vraiment à convaincre, trop incertain encore entre une volonté d'incarnation très forte des personnages et une volonté de plus en plus affirmée d'aller vers la métaphore. Plus que le vide, c'est le creux qui semble aspirer le film immanquablement.
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