Posté par Sandor le 04.01.06 à 21:06 | tags : chine, clint eastwood, david cronenberg, gus van sant, philippe garrel, short list
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Posté par Sandor le 26.12.05 à 16:12 | tags : david cronenberg, flu, le mag, média, philippe garrel, short list, steven spielberg, woody allen
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Posté par Sandor le 04.11.05 à 10:39 | tags : cinémathèque française, david cronenberg, réalisateur
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Vidéodrome, Crash, eXisTenZ, Spider et, tout dernièrement, A History of Violence : le petit réalisateur de films trash seventies est devenu grand, enchaînant désormais les oeuvres métaphysiques où le fantastique se mêle au réel. La preuve ? Il entre ce mois-ci à la Cinémathèque française, qui présente une intégrale de son oeuvre jusqu'au 27 novembre. A noter: la projection de La Mouche (1991), samedi 26 novembre au soir, sera précédée du film original de Kurt Neumann (La Mouche noire, 1958). Toutes infos et programme complet ici.
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Posté par Medvedkine le 21.05.05 à 00:55 | tags : david cronenberg
Il était 2h45 du matin, Jeremy et Nicolas venaient de s’engager sur le boulevard périphérique. Ils sortaient d’une soirée chez un producteur-distributeur connu où l’ambiance trop arrosée au champagne devenait lourde. Nicolas conduisait le cabriolet BMW Z4 de son père, banquier suisse en retraite au Japon. Le printemps bien avancé donnait à la nuit cet air doux propre à l’ivresse et l’excitation. Pourquoi ton père vît-il au Japon, demanda Jeremy ? Vers la cinquantaine, il reçu un jour à Genève la visite d’une femme, japonaise, d’à peu près son âge, veuve d’un riche industriel. Elle venait gérer les comptes de son mari et comptait profiter d’être en Europe pour y résider un moment. Et puis je ne sais pas, peut-être le fait que nous venions de perdre aussi ma mère récemment, ils se sont rapprochés, ont commencé à voyager ensemble et il est tombé amoureux du Japon, en même temps qu’il est tombé amoureux d’elle. Depuis, ils vivent là-bas et mon père me laisse le soin de gérer notre patrimoine à Paris, c’est pour ça que je roule dans des voitures de sport et de luxe, et j’adore ça. Je trouve ça excitant, presque érotique, mais moins parce qu’elles valorisent mes signes extérieurs de richesse, que parce que j’y trouve un plaisir inégalable. Je me fous d’ailleurs des signes extérieurs, c’est cette mécanique, le ronronnement du moteur, ses variations, sa musicalité, le sentir vibrer ; c’est les reflets des néons dansants sur la carrosserie, l’horizon infini des autoroutes, la circularité presque organique des virages, la forme du siège épousant mon corps, la sensualité du levier de vitesse, tout ça me fait bander. Tu as vu Crash dit Jeremy ? Bien sûr, ce que Cronenberg en a fait est intéressant, il a su créer une esthétique fidèle aux fantasmes déviants de Ballard, mais le roman est beaucoup plus troublant. Le film n’est presque que la bande-annonce du roman, la version soft. Tu exagères, c’est différent. Cronenberg a fait une œuvre plus pure, moins perverse, plus axée sur le rapport à l’autre et la mort, sur le surgissement du fantastique dans le réel. Tu as raison dit Nicolas, ça te dit de rouler jusqu’à l’aube ?
David Cronenberg, 1996
C+ Cinéma, samedi 21 mai à 20h55
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Posté par Manu le 19.05.05 à 15:30 | tags : david cronenberg
1A History of Violence a été accueilli lundi dernier avec une certaine indulgence. Ceux-là même qui lui trouvaient un intérêt rappelaient que « bien sûr, ce n’est qu’une commande, alors… », sous entendu « faut pas en demander plus ». Ces réactions tièdes ne me convainquirent pas. Une commande n’excuse en rien le caractère impersonnel d’un film (l’histoire du cinéma nous l’a prouvé) et de toute façon, David Cronenberg, arrivé au sommet de son art, n’a plus à se plier à des projets purement commerciaux pour pouvoir s’exprimer.
Et puis vint Sin City, également inspiré d'une BD. Sa vision eut pour seul intérêt à mes yeux de donner au Cronenberg une pertinence qu’il n’avait peut-être pas de prime abord. Tourné au Canada, il est censé se dérouler dans une ville américaine typique, avec son lot d’aimables saluts et de citoyens sans histoire. C’est dans ce contexte apaisé, calme jusque dans les meurtres sanglants du début, qu’adviennent les événements dramatiques qui bouleverseront la vie de Tom Stall et de sa famille. Car bien sûr, tout n’est pas si normal qu’il y paraît. Comme dans les films de David Lynch, la violence surgira de manière inattendue et hypertrophiée. Ces irruptions gore troublent la vision que nous avons des personnages et de leur environnement. Mais si la violence interpelle et suggère des troubles d’identités, elle prend son sens dans le contexte qui entoure le film : celui d’un monde envahi d’images face auxquelles nous sommes totalement anesthésiés, des images qui parfois servent à souder une communauté vivant dans la crainte. C’est à ce niveau de perception que l’on retrouve le Cronenberg conceptuel, celui qui triture au scalpel nos univers mentaux. Thriller d’action, A History of Violence est aussi une réflexion très grinçante sur les images que les Etats Unis offrent d’eux-mêmes. A la fois rassurantes et fausses, elles seraient le reflet d’une schizophrénie sociale. A l’instar de Sin City, à l’esthétique hyper-violente et puérilement jouissive. L’œuvre du Canadien est donc toujours aussi perverse et critique.
A History of Violence
(Sélection officielle – Compétition)
Réal. : David Cronenberg
D’après la bande dessinée de John Wagner et Vince Locke
Avec : Viggo Mortensen, Maria Bello, William Hurt, Ed Harris, Ashton Holmes.
Etats Unis, 2005, 1h35
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