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Le monde merveilleux du cinéma numérique, sur la Toile et sur flu.
David Lynch et le cinéma de pocheCoïncidence heureuse que cette proposition de 2goldfish qui a trouvé une vidéo de David Lynch exprimant son avis sur l'expérience de regarder un film sur son téléphone portable.
"You think you've seen a film on your fucking telephone - get real". La coïncidence, c'est que nous vous parlons aujourd'hui d'un film tourné avec un téléphone, mais pour le coup projeté en salles : J'aimerais partager le printemps avec quelqu'un, de Joseph Morder. Et nous en discutons avec un spécialiste, Benoit Labourdette du festival Pocket Films, dont tout l'objet est d'explorer les relations entre cinéma et téléphone portable. (merci 2goldfish !) J'aimerais partager le printemps avec quelqu'un : une premièreJ'aimerais partager le printemps avec quelqu'un, c'est le premier long-métrage réalisé avec un téléphone portable à sortir en salles. Il s'agit au départ d'une initiative du Festival Pocket Films, créé il y à 4 ans déjà par le Forum des images, qui explore un univers audiovisuel encore en friche, où artistes et amateurs peuvent créer à l'aide de l'outil le plus démocratique qui soit ou presque, outil de poche et de tous les jours qu'est le téléphone portable. Benoît Labourdette, le coordinateur général du Festival, a confié à la suite de l'édition 2007 à Joseph Morder - réalisateur du film qui sort en salles le 7 mai prochain - un portable muni d'une caméra pour tenter l'expérience : un long-métrage intégralement réalisé sur téléphone. Un an après, le résultat de cette expérience sort en salles, et ne manque pas d'intérêt. Joseph Morder, réalisateur d'auto-fiction (il réalise un journal filmé depuis 1967 et a commencé en Super 8...), a pensé que la forme la plus appropriée au support serait le journal intime, non sans raison. Le film se déroule sur trois mois, entre février et mai 2007, trois mois durant lesquels le réalisateur a trimballé son téléphone dans sa vie tous les jours, rendant compte de ses rencontres, du temps qu'il fait et qui passe, de la campagne et de l'élection présidentielle, des grandes et petites choses de la vie. Bande-annonce : Le support du téléphone portable s'accorde particulièrement à cette forme intime, spontanée, à tel point qu'on se demande d'ailleurs s'il ouvre réellement la possibilité d'explorer la fiction. Il est difficile d'apprécier J'aimerais partager le printemps... dans les mêmes termes qu'un film classique - est-ce encore du cinéma ? La question est posée. Pourtant le voir en salles paraît être un acte étrangement naturel, et constitue en tous cas une expérience digne d'intérêt. On en reparlera très prochainement dans le mag.
Pocket films : créez votre sériePosté par Damien L. le 10.04.08 à 15:17 | tags : centre pompidou, digima, festival, forum des images
Le Festival a donc trouvé la parade face aux reproches qui avancent qu’un film mobile n’a rien à voir avec le cinéma. La création d'une « série » semble en effet plus adaptée à la nouvelle multitude de supports…
A Scanner Darkly : les premières minutes Nous avions presque oublié de le signaler - bien que Fluctuat en a déjà parlé dans le blog AEIOU. L'info est pourtant de taille. Depuis début juillet, les 24 premières minutes de A Scanner Darkly sont disponibles en ligne, genre "on appâte le client avec une petite image pour mieux le faire venir devant la grande". Cette technique publicitaire tend à se développer. Ainsi, à côté des habituels extraits visibles sur les sites officiels (un des derniers en date: Happy Feet de George Miller), on a pu voir en ligne avant leurs sorties en salles les premières minutes de Ils ou, plus récemment, de Nausicaä, l'inédit de Hayao Miyazaki. S'il répond à une réelle attente du public, ce système peut cependant laisser perplexe. A terme, il pourrait bien se retourner contre le film, dans le cas où ces images fournies au compte-gouttes ne convainquent pas. Ce qui, après la précédente diffusion d'un court extrait en juin dernier, semble être plutôt le cas de A Scanner Darkly, dont l'esthétique étonnante (cf. site officiel) fait long feu. Cinéma 2.O On vous a déjà parlé de Million dollar movie (illus.) expérience cinématographique participative. A swarm of angel s'inscrit dans la même mouvance. L'idée, c'est de faire un film à partir de donations de milliers de personnes sur le net. Tout internaute aura la possibilité de télécharger, échanger et rééditer le résultat de ce projet. Les donateurs seront réellement impliqués dans le processus de réalisation. Internet est donc bien en passe de renouveller l'industrie cinématographique.
"A Swarm of Angels reinvents the Hollywood model of filmmaking to create cult cinema for the Internet era. It's all about making an artistic statement, making something you haven't seen before. Why are we doing this? Because we are tired of films that are made simply to please film executives, sell popcorn, or tie-in with fastfood licensing deals. To do it we need your help." La nuit/Die Nacht : déjà 50 bougies
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