Posté par Van le 28.10.09 à 11:16 | tags : musique au cinéma, documentaire

"Pour donner du bonheur aux gens" et faire vivre la légende, Steve se produit à des mariages, des anniversaires et autres événements au cours desquels il devient MJ avec un certain talent, avec en tous cas beaucoup d'émotion. Flu l'a suivi pendant 24h chez lui et "sur scène", pour découvrir ce que c'est que de se glisser dans la peau de son idole.
This is Steve, portrait d'un sosie de Michael Jackson :
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Posté par Damien L. le 22.10.09 à 14:39 | tags : musique au cinéma, documentaire, bande annonce, you tube, web
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Magnifique documentaire qui décrit la tournée en France de musiciens israéliens et palestiniens, D'une seule voix sort au cinéma le 11 novembre 2009. Fort de ses qualités artistiques, le film bénéficie d'une stratégie web peu banale pour un documentaire français.
En plus du très complet site officiel (qui permet entre autres d'écouter des musiques du film), D'une seule voix propose une page Facebook hyper-active (avec référencement de toutes les avant-premières), un compte Myspace, des pages spéciales sur Dailymotion et YouTube (qui proposent notamment des interviews vidéo du producteur François-Hugues de Vaumas ou du coordinateur de distribution Jacques Pelissier) et vous invite à suivre le Twitter du réalisateur Xavier de Lauzanne.
A l'origine de cette omniprésence sur le web, le producteur/distributeur du film (Aloest Productions/Aloest Distribution) cherche visiblement à compenser le manque de moyens en affichage publicitaire (près de 10 nouveautés sortiront le 11 novembre). Et ça marche.
Voici la bande-annonce de D'une seule voix :
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Posté par anita b. le 06.10.09 à 14:15 | tags : documentaire, festival
Du 6 au 13 octobre se tiendront les 14emes Rencontres du cinéma documentaire, au cinéma le Méliès de Montreuil. A deux pas de Paris, c'est la fine fleur du documentaire qui est convoquée, au fil d'une programmation toujours riche et pertinente.
Sur le thème Personne/Personnage, Corinne Bopp a une fois de plus concoté un festival festif et curieux, où les projections et les rencontres alternent et offrent un vrai moment de réflexion. Le tout dans un esprit très ouvert, qui fait le charme de ces Rencontres. A partir de ce soir, outre les évènements en avant-première, tel que le nouveau film de l'immense Frederick Wiseman (La Danse, le ballet de l'Opéra de Paris) et le très attendu documentaire de Michel Gondry sur sa tante (L'Epine dans le coeur), on pourra découvrir l'oeuvre de l'invité, Huang Wenhai, cinéaste chinois reconnu par les plus grands festivals.
Et quelques séances à ne pas rater : Below Sea Level de Gianfranco Rosi, le grand prix du festival Cinéma du Réel en 2009, Le Plein Pays d'Antoine Boutet, qui avait fait parlé de lui au FIDMarseille, ou encore Yves, nouveau film d'Olivier Zabat après 1/3 des Yeux.
Tout le programme ici.
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Posté par Damien L. le 18.09.09 à 20:01 | tags : expérimental, documentaire, cinéma à paris, réalisateur

A l'occasion de la deuxième édition du Nouvel An Belge, le cinéma Studio 28 consacre une soirée au cinéaste Jean-Jacques Rousseau le samedi 26 septembre 2009.
Evoquée entre autres dans le documentaire Cinéastes à tout prix, l'oeuvre de Jean-Jacques Rousseau se compose de nombreux films à budgets limités comme Dossier réincarnation (1977), L'Histoire du cinéma 16 (1983), Furor Teutonicus (1999) ou La Revanche du sacristain cannibale (2004).
Voici les mots de Nadine Monfils, écrivaine et réalisatrice belge : "Jean-Jacques Rousseau (de son vrai nom !) est belge et cinéaste de l’absurde. Personnage complètement décalé, aux antipodes des frères Dardenne, il se compare à Ed Wood. Déjanté, surréaliste, poétique, brouillon, rock and roll, ce fou furieux de cinoche fait des films pour des clopinettes avec une seule caméra et un spot où personne n’est payé, mais où les participants oscillent entre le rire et l’angoisse. Il filme toujours avec une cagoule de braqueur de banque pour éviter qu’on le reconnaisse. Ne ratez pas la soirée consacrée à ce « galopin » attachant, totalement libre et sincère, devenu culte en Belgique ! Bienvenue chez les Apaches !"
Programme de la soirée :
- 20h45 : Furor Absurdüs - avant-première du documentaire de Maxime & Michel Pasque, consacré à Jean-Jacques Rousseau.
- 22h30 : Le Docteur Loiseau et ses Sinistres Augures (2008), court-métrage de Jean-Jacques Rousseau
- 23h00 : conférence-débat avec Eric Naulleau, Nadine Monfils, Mikaël Muller, Jan Kounen, Jean-Jacques Rousseau, Maxime & Michel Pasque.
Teaser de Furor Absurdüs :
Soirée Jean-Jacques Rousseau
Le samedi 26 septembre 2009 à 20h45
Cinéma Studio 28, 10 rue Tholozé - 75018 Paris (Montmartre)
Places disponibles au Studio 28 à partir du samedi 19 septembre
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Posté par Damien L. le 08.09.09 à 15:44 | tags : documentaire, réalisateur, bande annonce, festival

Les deux hommes se sont entretenus devant les caméras en janvier 2009. Pour les soins de son film, Oliver Stone a également rencontré les présidents de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay, de l'Equateur et de Cuba. Si South of the Border évoquera donc de façon globale les rapports entre l'Amérique du Sud et les Etats-Unis, la star est évidemment Hugo Chavez, qui semblait ravi de fouler le tapis rouge de la Mostra.
A la vue de la bande-annonce, on peut s'interroger sur l'objectivité de South of the Border, tant Oliver Stone semble fasciné par le président du Venezuela. Le réalisateur de JFK a ainsi affirmé lors d'un entretien à Venise avec le quotidien espagnol El Pais que le roi Juan Carlos "devrait se taire et écouter plus Hugo Chavez", en référence au clash qui avait opposé le roi d'Espagne au président vénézuélien durant le sommet ibéro-américain de novembre 2007. "Hugo Chavez est un homme extraordinaire qui a réussi à réduire de moitié la pauvreté dans son pays", a également déclaré Oliver Stone.
Voici la bande-annonce de South of the Border :
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Posté par Van le 03.09.09 à 10:26 | tags : réalisateur, documentaire, bande annonce, you tube
Le cinéma tue, parfois. Le réalisateur franco-espagnol Christian Poveda (à droite sur la photo) a été assassiné hier au Salvador où il venait de tourner La vida loca, un documentaire sur des gangs ultraviolents qui sévissent en Amérique centrale, et notamment dans les banlieues de San Salvador.
Il aurait été abattu par des membres d'une bande alors qu'il venait de tourner des images à une quinzaine de kilomètres de la capitale. Son film, qui doit sortir le 30 septembre en France, suit le quotidien désespéré de membres du gang Mara 18 (un gang de rue, né dans les ghettos de Los Angeles), dont certains sont morts ou ont été arrêtés au cours du tournage.
Christian Poveda, auteur de plusieurs documentaires et ancien photo-reporter, avait couvert la guerre civile au Salvador dans les années 1980. Ce qui l'a amené à s'intéresser de plus près à ce pays d'Amérique centrale et aux réseaux criminels qui y sèment la terreur.
Nous reparlerons du film, La Vida Loca (littéralement "la vie folle"...), à sa sortie en salles. Au vu de la bande annonce, Christian Poveda avait rapporté du Salvador des images particulièrement dures :
(source Reuters)
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Posté par Slick Rick le 27.08.09 à 12:58 | tags : réalisateur, bande annonce, you tube, documentaire

On n'arrête pas une recette qui marche. Prenez un problème dans l'air du temps (la crise financière), un gros bonhomme à casquette de base-ball sale (Michael Moore), et filmez-le en train de poser des questions désarmantes de naïveté ("Où est notre argent"?) à des gens qui n'ont pas les réponses ou n'ont pas le droit de les donner ou n'ont pas envie d'y répondre (en gros, les méchants).
Touillez le tout avec une musique dans l'air du temps (le tube "Paper planes" de M.I.A, oscarisé avec Slumdog Millionaire) pour en faire une bande annonce qui montre qu'un docu peut être aussi "catchy" qu'une comédie hollywoodienne.
Faites-vous plaisir en capitalisant une énième fois sur votre célébrité acquise par vos précédents films (un membre du Congrès un peu groupie, au téléphone : "Tu connais Michael Moore, le réalisateur ? Il est en train de me filmer!"), l'ego-trip ne faisant jamais de mal à personne, et peut meme servir à mieux piéger vos adversaires narquois. Par exemple, balladez vous devant Wall Street en gueulant aux traders "Qu'on nous rende notre argent!", avec un sac de patate vide siglé d'un dollar au feutre, genre Piscou, et déclarer fièrement, d''un beau trait d'esprit vengeur "j'ai d'autre sacs, 10 milliards tiendront dedans!".
Ajoutez une pincée de démago rigolarde, une voix-off dramatisante, et une date de sortie ultra-signifiante (le 2 octobre, soit pile un an après le vote du Sénat américain allouant 700 milliards de dollars à Wall Street pour renflouer ses caisses... Fortiche), vous obtiendrez un plat bourratif mais efficace - Capitalism : A love Story : du 100% pur Moore.
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Posté par Soso le 25.08.09 à 17:32 | tags : documentaire, mostra, festival
Parce que le 7e art est aussi un moyen d'expression politique, propagandiste ou contestataire, il permettra aux récents événements iraniens de prendre une dimension nouvelle sur le plan international. D'autant plus intenses qu'ils seront dénoncés par une jeune réalisatrice iranienne, lors de la Mostra de Venise.
Agée de 21 ans, la réalisatrice Hana Makhmalbaf se saisira de ce porte-voix afin de dénoncer les conflits qui ont secoué son pays suite à la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, ainsi que les violentes répressions par le pouvoir. Elle présentera son film en avant-première et hors-compétition, lors de la 66e édition du festival.
A travers le regard d'une jeune fille dépressive, qui se retrouve en prise avec les événements politiques, Green Days montre "la société iranienne qui traverse une révolution, avec tous ses espoirs et tous ses doutes". La Grande Histoire à travers la petite histoire. Le long-métrage alterne ainsi des séquences documentaires qui montrent le début des manifestations, avec des séquences fictives, traitant de la condition de la femme en Iran.
Green Days est actuellement en cours de montage. Pour ce faire, la jeune femme s'est exilée en Italie afin d'échapper à la censure de son pays, qui, on s'en doute, risque fort de se trouver gênée par le projet de la jeune femme. Le plateau où elle tournait son dernier film Two-legged horse, en Afghanistan, avait été visé par un attentat.
Issue d'une famille de cinéastes reconnus, Hana Makhmalbaf, est la fille de Mohsen Makhmalbaf, réalisateur et porte-parole du réformateur Mir Hossein Moussavi, candidat perdant à l'élection présidentielle de juin dernier. Hana Makhmalbaf a remporté en 2008 un Ours de Cristal au festival de Berlin pour son film Le Cahier. Elle avait présenté en 2003 à Venise, à l'âge de 15 ans, son premier long-métrage, Lezate Divanegi (Joy of Madness).

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Posté par Soso le 21.07.09 à 17:41 | tags : documentaire, tournage, biopic, musique au cinéma
On l'avait supputé, imaginé, annoncé... et ce sont finalement les studios Sony Pictures, qui se préparent à accoucher du premier long-métrage sur Michael Jackson. Nos prévisions, suppositions et fabulations sur l'acteur capable d'interpréter The King of pop sont pour l'instant balayées d'un mouvement de caméra (ou d'un allongement de billets verts) qui donne finalement raison à Johnny Depp, puisque ce film sera bien interprété... par « Michael Jackson lui même » (voir notre article).
Annoncé comme un "long-métrage" dont on ne connaît pas le traitement final (documentaire ? succession de lives ? il ne s'agit en tout cas pas d'un biopic), ce film sera réalisé à partir des 80 heures de rushs filmés lors des répétitions pour la tournée que Michael s'apprêtait à donner à Londres. Et qui est pressenti pour la réalisation ? On vous le donne en mille, il s'agit du réalisateur et chorégraphe Kenny Ortega, qui a « commis » le High School Musical 3 : nos années lycée.
AEG Entertainment devrait céder les droits à Sony qui détient déjà le monopole sur les chansons de Michael, pour la coquette somme de 50 millions de dollars. Les studios étant soucieux de ne pas laisser passer le buzz de la mort du chanteur, Ortega s'est déjà attaqué au montage et la sortie est annoncée pour le 30 octobre aux Etats-Unis. Le temps ne presse pas pour le réalisateur, qui n'attaquera pas le remake Footloose (Remake) avant mars 2010, en attendant que lui revienne sa star fétiche, Chase Crawford, du tournage de Gossip Girl.
Le film, qui pourrait sortir en qualité 3D, se composera de trois vidéos et contiendra une nouvelle version de Thriller.
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Posté par Slick Rick le 09.07.09 à 14:29 | tags : adaptation, documentaire, monty python, comédie
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Posté par Van le 11.06.09 à 11:03 | tags : documentaire, web, réalisateur
David Lynch, l'homme à l'imaginaire si riche et torturé, le prosélyte de la méditation transcendentale, l'ovni permanent, sait aussi parler de la réalité. Dix ans après Une Histoire vraie, où un homme âgé entreprend un voyage de centaines de kilomètres pour retrouver son frère avec qui il était depuis longtemps fâché - sans doute le seul film accessible de son oeuvre -, le cinéaste a entrepris lui-même un road trip à travers les Etats-Unis pour rencontrer des gens croisés au hasard du parcours et leur faire raconter leur histoire.
Interview project, c'est un documentaire au long cours, dont les épisodes sont publiés au compte goutte sur ce site. Lynch et son équipe ont sillonné les Etats-Unis sur 30 000 kilomètres pendant 70 jours pour interviewer des inconnus au hasard des rencontres : un chômeur sur le bord de la route en Californie, un Indien Navajo vivant dans une réserve, dont la soeur lui a tranché le visage avec un couteau, ou cet homme en Arizona, qui attend de pouvoir retrouver l'amour de sa vie qui a tué son ex... Même au hasard, Lynch trouve des histoires incroyables et parvient à rendre la réalité surréaliste.
Quatre épisodes ont été mis en ligne à ce jour, 117 vont suivre. Un portrait-puzzle très spécial de l'Amérique.
Voici sa présentation d'Interview project :
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Posté par Slick Rick le 09.06.09 à 11:24 | tags : box office, documentaire
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Nous avons tous un deuxième rendez-vous avec la planète (vue du ciel). Car Yann Arthus-Bertrand ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Non content de s'être incrusté à jamais, avec son best-seller La Terre vue du ciel, dans la majorité des inconscients et des tables basses en verre de ce pays, le photographe voudrait squatter les écrans du monde entier pour continuer à sauver la planète.
Après avoir attiré plus de 100 000 spectateurs au cinéma (en un week-end !) et 8,3 millions de téléspectateurs (1/3 de part d'audience !), lors de sa diffusion sur France 2, sans compter Internet avec déjà plus de 650 000 vidéos du film vues sur Youtube, la machine Home va semble-t-il reprendre du service. YAB a en effet déclaré lundi 8 juin sur Europe 1 qu'il préparait une suite à sa grand-messe écolo, sortie vendredi dernier en fanfare, à l'occasion des élections Européennes de la Journée Mondiale de l'Environnement (évènement prévu il y a 2 ans, donc bien avant qu'on connaisse la date des Européennes, bande de mauvaises langues).
Devant le carton de son film dans les bureaux de vote sur les écrans, l'apôtre de la planète propre aurait pris cette décision "en voyant tous ces gens au Champs-de-Mars", devant son long-métrage, a-t-il révélé sur le plateau de l'émission Le Grand Direct. Une suite ? Mais avec quoi à l'intérieur ? "La Lune, notre nouveau foyer" ? D'autres sublimes images géométriques de notre maison vue du ciel avec une voix off qui nous dit que oui c'est triste si ça disparait, et qu'en plus c'est de notre faute ? L'Apocalypse en effets spéciaux 3D pour qu'on comprenne que c'est chaud, là ? Une chose est sûre : tant que vous ne trierez pas vos ordures et que vous ne prendrez pas plus les transports en commun, YAB fera de l'hélico pépère au dessus de votre tête. Si ça, ce n'est pas de la prise de conscience écolo...
Lire aussi : 10 raisons de ne pas aimer Yann Arthus Bertrand
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Posté par Van le 04.06.09 à 15:01 | tags : documentaire, festival

Festival de rencontres documentaires, avec projections, débats, expo, concerts et installations multimedia, ItinErrance s'installe aux Voûtes, dans le 13e arrondissement de Paris et fait place aux "auteurs en mouvement, dont les oeuvres sont en train". Il accueillera d'ailleurs, outre des documentaires, des oeuvres de fiction - qui évoquent également l'errance, l'exil - puisqu'on pourra voir Inland de Tariq Teguia (un topographe part explorer l'Ouest algérien) ou Le Chant des oiseaux d'Albert Serra (le parcours des Rois Mages à la recherche du Sauveur, présenté à Cannes l'année dernière).
Festival ItinErrance les 5, 6 et 7 juin aux Voûtes. Toutes les infos ici.
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Posté par Slick Rick le 21.05.09 à 16:30 | tags : quinzaine des réalisateurs, festival de cannes, documentaire

« L'arrière-petit-neveu du bisaïeul de ma trisaïeule avait tué un jour à coups de pioche le maire du village, sa femme et le garde-champêtre, coupable d'avoir déplacé sa chèvre de deux mètres. » C'est le point de départ du dernier film de Luc Moullet, autobiographique et documentaire.
Lire la critique de La Terre de la folie.
Nous avons rencontré le cinéaste, impassible, inattendu et deleuzien derrière ses lunettes de soleil. Extraits.
De quel désir est né La Terre de la folie ?
Mon producteur, le même que pour La Genèse d'un repas (un gros succès il y a une trentaine d'année), voulait un documentaire. Un long métrage. J'ai fait La Terre de la folie parce que je connaissais bien le sujet, la folie dans les Alpes du Sud.
C'est-à-dire ?
Une partie de ma famille est de la région, et parfois victime de certains troubles mentaux. Et puis je lisais la presse, je m'intéressais à l'univers de la région. J'ai pu constituer comme ça une source importante de documentation. J'ai donc pu écrire presque sans "documents" (il y a plus de 60 ans de documentation inconsciente), puis j'ai complété un peu en faisant une recherche plus systématique.
Pourquoi avoir délimité un "pentagone" de la folie dans les Alpes du sud ?
Je me suis aperçu que la folie s'était concentrée sur une région, et que les limites de cette région s'inscrivait dans un pentagone. C'était un bon point de départ, avec la différence entre le côté un peu géométrique, officiel, abstrait du pentagone, et le côté irrationnel de la folie. Cette différence apporte de la drôlerie.
Vous suivez une logique plus empirique que scientifique dans le film. Vous rencontrez des gens, et tirez vos propres conclusions.
Le film passe par ce que je trouve, les personnes que j'interviewe. C'est une source fondamentale du documentaire, on trouve des réalités qu'on ne connait pas et on les montre. Il y a toujours un côté hasard qui prédomine, et qui devrait prédominer dans le documentaire. S'il ne prédomine pas, ça devient presque de la fiction.
Vous apparaissez dans le film, ce qui rend le documentaire autobiographique.
Je parle de moi-même, ça donne un point de départ. C'est le principe de la petite forme chez Deleuze, on part de très petites choses, et puis on élargit le paysage. Ca s'est transformé au fur et à mesure. Les personnes qui testaient mon film - je fais beaucoup appel à des avis extérieurs - trouvaient que c'était mieux quand on me voyait plus souvent. Ca donne un fil conducteur, une sorte de héros comme dans un film de fiction. Le réalisateur qui intervient dans les documentaires, c'est devenu fréquent, chez des autres "M" : Mograbi, Moore...
Les témoignages sont sordides, pourtant on rit beaucoup.
Il y a toujours une part de comique dans mes films. Beaucoup dans la réalité. On est plus sensible au comique quand il y a une suite d'affaires dramatiques, parce qu'on cherche quelque chose qui puisse détendre. S'il y a une seule affaire criminelle, on peut ne pas rire, mais quand il y en a une vingtaine, ça dépasse les bornes, et ça fait rire.
Qu'est ce qui vous fait rire dans la comédie française contemporaine ?
J'ai adoré Saint-Jacques... La Mecque de Coline Serreau, comme d'ailleurs la plupart de ses comédies. Coline Serreau me semble un auteur majeur du genre.
Et au cinéma en général ?
Je ne ris pas trop au cinéma, parce que chaque fois qu'il y a un film comique, je sens un concurrent et ça me glace un petit peu. Mais enfin je me laisse souvent aller, et effectivement il y a des gags que j'aime beaucoup. J'ai beaucoup ri par exemple devant Délire Express, qui n'a pas bien marché en France, mais bien en Amérique. Il y a des gags et des rebondissements exceptionnels.
(photo Marc Buchy)
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Posté par Damien L. le 16.05.09 à 14:55 | tags : documentaire, festival de cannes

A l'aide d'images d'archives, d'interviews familiales et de micro-séquences ludiques dont il a le secret, Michel Gondry rend un vibrant hommage à la carrière d'institutrice rurale de Suzette, femme espiègle au caractère bien trempé.
Le cinéaste/clippeur, qui nous avait jusque-là habitué à des univers urbains et branchés, pose un regard bouleversant de nostalgie sur la France des campagnes et la profondeur des liens familiaux.
Difficile de retenir ses larmes.
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Posté par anita b. le 16.03.09 à 15:07 | tags : ciné du réel, mk2, documentaire
Et voici le palmarès du festival Cinéma du Réel 2009 :
- Grand Prix Cinéma du réel (très mérité)
Below Sea Level (illus) de Gianfranco Rosi (États-Unis, Italie)
- Prix international de la Scam
Robinsons of Mantsinsaari de Victor Asliuk (Allemagne, Finlande, Pologne)
- Prix du court-métrage
Over Jorden, under Himlen (Above the Ground, Beneath the Sky) de Simon Lereng Wilmont (Danemark, Egypte)
- Prix Joris Ivens à une première œuvre
Chaiqian (Demolition) de J.P. Sniadecki (États-Unis)
Mention spéciale du jury
- Los Herederos (Les Héritiers) de Eugenio Polgovsky (Mexique)
- Prix des jeunes - Cinéma du réel
Below Sea Level de Gianfranco Rosi (États-Unis, Italie)
Mention Spéciale
Xianshi shi guoqu de weilai (Disorder) de Weikai Huang (Chine)
- Prix Les Prix des bibliothèques et du patrimoine
Revolutsioon, mida polnud (The Revolution That Wasn't) de Aljona Polunina (Estonie)
Mention spéciale
California Company Town de Lee Anne Schmitt (États-Unis)
- Prix patrimoine de l'immatériel
Le Pays à l'envers de Sylvaine Dampierre (France)
- Prix Louis Marcorelles décerné par Culturesfrance à un film de production française
Ecchymoses de Fleur Albert (France)
- Prix Red
California Company Town de Lee Anne Schmitt (États-Unis)
Comme pour prolonger le mouvement post palmarès, le MK2 Beaubourg continuera à accueillir des séances du Réel lundi et mardi. Et, pour la première fois, une sélection de films issus de la compétition internationale et du Panorama français sont disponibles en VOD sur le site UniversCiné jusqu'au 25 mars.
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Posté par anita b. le 13.03.09 à 17:59 | tags : documentaire, ciné du réel
C'est samedi soir que sera annoncé le palmarès du 31eme festival Cinéma du Réel. Une reprise des films primés est prévue sur toute la journée de dimanche.
Mais en attendant, il est encore temps de voir quelques pépites rares : Le Règne du Jour, du québécois Pierre Perrault, Roumanie 1989, beau programme mélant deux films de cinéastes fondamentaux : Chris Marker et Harun Farocki (ici en compagnie de Andrei Ujica). Deux regards sur la chute du gouvernement Ceausescu. Et pour finir en beauté, le festival nous offre des nouvelles de l'immense Jonas Mekas, qui livrera dimanche son tout nouveau film, "Lithuania and the collapse of the USSR" (ills), oeuvre monumentale (plus de 4 heures) composée d'extraits de journeaux télévisés enregistrés entre 1989 et 1991.
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Posté par anita b. le 11.03.09 à 15:59 | tags : télévision, ciné du réel, documentaire
Le Cinéma du Réel, en association avec l'INA, plonge cette année dans les archives spectaculaires de la télévision, et nous propose quelques pépites qui viennent nous rappeler que la TV a offert en son temps un espace de liberté pour de nombreux cinéastes.
On pense bien sur à Guy Gilles, bien trop méconnu, et qui trouva en l'ORTF un refuge, certes précaires, mais où il poursuivit son travail de grand nostalgique dans de courts documents. Jean Eustache, Marguertite Duras, Jean Frapat, font partie des grands noms autour déquels s'articulent les nombreuses pétites, rares, proposés ici.
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Posté par anita b. le 10.03.09 à 17:41 | tags : documentaire, ciné du réel
Avec Peter Hutton, Robert Fenz constitue la deuxième immense découverte de cette programmation Exploring Documentary.
Aux confins du documentaire, de la méditation philosophique et du cinéma primitif, Robert Fenz construit des films où la contemplation se substitue à tout discours. Mais dans sa série des "Meditations on revolution", succession d'image magnifiques, glanées au cours de ses nombreux voyages à Cuba, au Mexique et dans toute l'Amérique Latine, c'est toute une réflexion sur les traces des luttes politiques qui se déploie, et s'approfondit de film en film.
Une oeuvre fascinante et percutante, a l'instar du boxeur de Greenville MS, à mettre en écho avec les films plus nostalgiques de Peter Hutton.
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Posté par anita b. le 09.03.09 à 14:46 | tags : documentaire, ciné du réel
Une des grandes découvertes de cette édition du Cinéma du Réel est redevable à Nicole Brenez, qui nous permet de voir, ce soir lundi pour la dernière séance, l'oeuvre magistrale de Peter Hutton.
Des films silencieux, totalement voués à l'extase de l'oeil, et qui tendent à un retour vers les films primitifs. Mais dans la puissance visuelle de ces plans, dans leur construction aussi, en sorte de méditation intime et fragile sur l'état du monde qui nous entoure, cette oeuvre résonne étrangement et superbement dans notre rapport au cinéma.
Pour cette perte des repères, pour ce voyage inoubliable, ne ratez pas At Sea, ce soir à 21h.
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Posté par Van le 28.01.09 à 15:24 | tags : chine, documentaire, festival
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A l'heure où la Chine passe dans l'année du Buffle, le festival "La Chine s'éveille" s'installe au cinéma le Lincoln à Paris pour présenter une collection de 12 documentaires du 28 janvier au 3 février.
Les films présentés durant ce festival sont des co-productions franco-chinoises, toutes réalisées par de jeunes cinéastes chinois. A l'origine du projet, Michel Noll, auteur, réalisateur et producteur de documentaires, également directeur artistique du festival de documentaires de Canton. Son but : montrer, à travers l'oeil de réalisateurs chinois, la Chine qu'ils vivent au quotidien, dans un pays en pleine mutation et qui cherche sa place dans le monde - entraînant la perte de repères et la quête d'identité de toute une nation.
Une initiative similaire - qui présentait plus largement un aperçu des productions de documentaires mais aussi de fictions, de vidéos et d'animations - eût lieu à l'automne lors du festival Shadows à Paris.
Après les huit jours parisiens du festival, cette collection de documentaires circulera dans près de 20 villes en France.
Toutes les infos sur le blog du festival.
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Posté par Van le 19.01.09 à 11:55 | tags : you tube, documentaire, acteur
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Il l'avait dit, et visiblement il le fait. Joaquin Phoenix a donc quitté le cinéma pour la musique, et plus précisément une magnifique carrière d'acteur pour une douteuse carrière de rappeur. Revirement qui en intrigue plus d'un, et notamment Casey Affleck qui a décidé d'en faire un documentaire.
Il avait envoûté le public en chantant dans le film de James Mangold, Walk the Line, où il incarnait littéralement Johnny Cash : pas de playback, l'acteur chantait lui-même, et avait appris la guitare pour ce rôle. Serait-ce cette expérience qui l'a décidé à arrêter le cinéma en pleine gloire pour se lancer dans la chanson ? On peut en douter car, loin de la country de Johnny Cash, Joaquin Phoenix a décidé de faire du rap. Son album sera produit par Sean Combs alias Puff Daddy alias P. Diddy, etc. L'ultra sensible Leonard de Two Lovers se sentirait donc plutôt l'âme d'un gros rappeur qui veut faire du bruit...
Intrigués, tous les fans de l'acteur doivent l'être. La bonne nouvelle, c'est que leur curiosité sera satisfaite grâce à la caméra de Casey Affleck qui a décidé de suivre cette métamorphose Phoenixienne pour en tirer un documentaire. Le coup d'envoi devait d'ailleurs être donné vendredi dernier à Las Vegas, où Joaquin apparaissait sur scène pour la première fois. On en trouve des traces sur You Tube, mais on reste perplexe quant à l'authenticité des vidéos, sur lesquelles il est difficile de l'identifier - et qui n'augurent pas d'un talent musical à la hauteur de son talent de comédien.
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Posté par Damien L. le 07.01.09 à 17:56 | tags : documentaire, forum des images, cinéma à paris, réalisateur
Le cinéaste cambodgien Rithy Panh, à l'affiche cette semaine avec Un Barrage contre le Pacifique, évoquera dimanche 11 janvier son parcours et son oeuvre face au public parisien du Forum des images.
C'est dans un cadre entièrement rénové que Rithy Panh s'entretiendra avec le critique Pascal Mérigeau pour aborder, images à l'appui, ses aspirations artistiques.
Rescapé des camps de la mort des Khmers rouges, le réalisateur des imposants documentaires S-21, la machine de mort Khmer rouge et Le Papier ne peut pas envelopper la braise consacre depuis 20 ans son oeuvre cinématographique à l'histoire du Cambodge, à la question de la mémoire et à la place centrale tenue par le corps humain.
Si le dernier film de Rithy Panh - l'adaptation du roman de Marguerite Duras Un barrage contre le Pacifique - ne retrouve pas la force de ses documentaires, la rencontre avec ce cinéaste/historien majeur s'annonce passionnante.
Master Class Rithy Panh
Le 11 janvier à 15h au Forum des images
2 rue du Cinéma - Forum des Halles/Porte Saint-Eustache, 75001 Paris
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Posté par Damien L. le 30.12.08 à 17:00 | tags : en salles, documentaire, réalisateur
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Primé au Festival de Sundance, ce documentaire - en salles le 31 décembre- revient sur les déboires judiciaires du réalisateur de Chinatown, qui l'ont contraint à fuir les Etats-Unis il y a 30 ans.
Si Roman Polanski a réalisé en Amérique des chefs d'oeuvre comme Rosemary's Baby, le cinéaste français d'origine polonaise fut accusé en 1977 du viol d'une mineure de 13 ans. Il plaida coupable et passa 47 jours en prison, avant de quitter le continent américain le 1er avril 1978, profitant d'une libération conditionnelle. Toujours recherché par la justice américaine, Roman Polanski n'a plus mis les pieds aux Etats-Unis depuis cette date. On se souvient par exemple qu'il n'avait pas pu recevoir en mains propres son Oscar du meilleur réalisateur, obtenu en 2003 pour Le Pianiste.
Roman Polanski: Wanted and Desired se consacre au sulfureux procès qui entraîna la condamnation du cinéaste. Les révélations du film alimentent la thèse d'un procès injuste, qui fut plus proche de la mascarade que de la recherche de la vérité. Au début du mois de décembre 2008, Roman Polanski a d'ailleurs demandé à la justice californienne un non-lieu concernant les poursuites dont il fait l'objet depuis 1978.
Réalisé par l'américaine Marina Zenovich (auteure en 2001 du documentaire Who Is Bernard Tapie ?), Roman Polanski: Wanted and Desired a reçu le prix du meilleur montage au Festival de Sundance (le monteur est Joe Bini, collaborateur habituel du cinéaste allemand Werner Herzog).
1 commentaire
Posté par anita b. le 24.11.08 à 17:07 | tags : documentaire, dvd
L'un des grands talents de la documentariste Françoise Romand consiste à savoir trouver des personnages fantastiques dans un contexte on ne peut plus quotidien.
Appelez-moi Madame, qui vient de sortir en DVD (édité par Doriane Films), en est l'exemple absolu : paumée dans un petit village normand, Ovida Delect, poétesse lyrique et légèrement old school, vit parfaitement sa transexualité acquise sur le tard, à 55 ans, alors qu'il/elle était marié depuis des années et père d'un adolescent. Aidé par son épouse à vivre totalement son identité féminine, Ovida ne choque plus grand monde dans son entourage. Et Françoise Romand de filmer, en 1987, le cadre très vieille France dans lequel la poétesse se met en scène et se dévoile. Avec malice et tendresse, la cinéaste évite allègrement de tomber dans le pathos ou le glauque, mais tend un miroir à ses personnages, qui se livrent généreusement.
Elle participe même à l'imaginaire d'Ovida, lorsqu'elle filme un de ses poème, la vieille dame courant en robe de mariée au bord de l'eau, au son de sa déclamation plaintive. On rit beaucoup face aux films de Françoise Romand, mais jamais de ce rire moqueur qui fait la limite de certains épisodes de Striptease. Acteurs du film autant qu'ils en sont le sujet, Ovida et son épouse jouent le jeu du documentaire, qui en retour joue leur jeu. Et l'on sent bien que c'est de l'émulation provoquée par le tournage que naissent certaines scènes incroyables, comme lorsque l'ex-époux et son épouse découvrent un peu de leur souffrance et de leur peurs, transperçant le tableau gentillement extravagant de leur couple hors du commun.
Point de cinéma vérité, mais un croisement proche du happening, où le documentaire se joue du réel, et suit avec jubilation le chemin tracé par ces personnages. Il est temps de redécouvrir cette forme documentaire unique inventée par Françoise Romand, dont on espère que plus de films pourront être bientôt réedités.
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