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L'actualité du réel à l'écran, le documentaire. Voir aussi les collections blockbuster, classique , cinéma muet et animation. Pour tout le reste, direction l'actu Cinéma.

Prix Jean Vigo, le cru 2008

Posté par anita b. le 02.05.08 à 13:24 | tags : court métrage, documentaire, semaine de la critique
Le prix Jean Vigo, qui récompense chaque année un long métrage et un court métrage français, a rendu son verdict pour l'année 2008.
Après le magnifique palmarès 2007, avec Serge Bozon et FJ Ossang mis à l'honneur à juste titre, c'est Emmanuel Finkiel (photo) qui repart cette année avec le prix Jean Vigo, pour son nouveau film Nulle part, terre promise (qui n'a pas encore de date de sortie). Entre documentaire et fiction, il y suit trois parcours à travers l'Europe.
Côté court, c'est le souvent primé Hélier Cisterne qui rajoute une récompense à sa collection, avec son tout nouveau court métrage, qui sera présenté lors de la Semaine de la Critique à Cannes : Les Paradis Perdus.

Cinéma du Réel : Holunderblüte

Posté par Van le 02.04.08 à 12:16 | tags : les incorrigibles, cinéma du réel, documentaire

Sixième billet de la carte blanche accordée au collectif Les Incorrigibles, à l'occasion de la 30e édition du Cinéma du réel. Toute la série ici.

Le cinéaste allemand Volker Koepp est le grand vainqueur de ce 30e Festival du Cinéma du Réel. Dans Holunderblüte des gosses livrés à eux-mêmes observent avec pitié les adultes désoeuvrés qui les entourent. Ces enfants habitent Gastellovo dans la région de Kaliningrad, une enclave russe au sein de l'Union Européenne, entre la Pologne et la Lituanie. Après le déclin de l'empire soviétique, leur village est devenu fantôme et les adultes censés les encadrer absents. Chômage, misère, alcoolisme : les enfants de Koepp refusent cette sinistrose. Niet. Pas moyen. Ils ne grandiront pas dans ce monde-là. Leurs jeux, leurs rêves, leur poésie et leur amitié font bloc aux désastres du chômage et aux ravages de l'alcool.

Koepp choisit de camper ces enfants dans une nature qui, crise oblige, reprend doucement ses droits sur les plantations fermières. Paysages luxuriants, cartes postales envoûtantes, Holunderblüte est la mise en scène d'enfants sauvages version Belle des Champs. Car les enfants de Koepp sont beaux, incroyablement beaux même, souriants, rêveurs, talentueux, tournés vers les livres ou la peinture. Au fil des saisons, ils plongent dans les feuillages, roulent dans la neige, grimpent aux pommiers ou se balancent aux branches. Tout le contraire des adultes, que l'on devine à peine à l'image, si ce n'est dans de très rares séquences. Ils sont alors soit saouls, soit laids, soit prisonniers de leur condition tels ces casseurs de pierres symboliquement condamnés dans le film aux travaux forcés. Holunderblüte est la métaphore de Peter Pan, un monde de liberté construit sur des règles d'enfants.
Du haut de leur six, dix ou douze ans, ils parlent de l'inconscience des adultes, de leur incapacité à se prendre en charge, de leur bêtise, de leur méchanceté même : « Le problème, c'est que nous vivons dans un village où n'habitent que des alcooliques », considère ce garçon de dix ans, grand sourire, œil taquin, debout au milieu des fougères. Un autre, six ans, pendu à une balançoire de fortune, observe deux vieilles femmes éméchées se chamailler le champ de la caméra : « Quand je serai grand, dit-il, je ne boirai pas, je ne fumerai pas. J'irai travailler. Je serai conducteur ». Un autre encore, assis sur un tronc d'arbre, développe son utopie dans un face à face complice avec la caméra : « Mon rêve, c'est que personne ne s'engueule avec personne, que tout le monde soit complice, comme nous. Heureusement que nous sommes tous amis ici parce que sinon, nous serions assis chez nous, seuls, à regarder la télévision ». Depuis quarante ans qu'il réalise, c'est la première fois que Koepp filme des enfants. Son regard a beau être tendre, c'est leur incroyable maturité qu'il a choisi de mettre en avant. Pour mieux dénoncer l'irresponsabilité des grands.

Anne Steiger / Collectif Les Incorrigibles

(illus. © Edition Salzgeber)


Programmations Mai 68 : quand les cinéastes montent au front

Posté par Van le 01.04.08 à 07:20 | tags : documentaire, cinéma à paris

Le cinéma n'a pas été épargné par Mai 68 - et les wagons d'événements organisés depuis de longs mois déjà pour en célébrer les 40 printemps l'attestent.
Pendant qu'au Festival de Cannes, les cinéastes votaient pour mettre fin aux festivités, le 7e art tout entier en restait marqué.

Deux séries de programmation autour de cette thématique semblent particulièrement intéressantes. Et, ce n'est pas un hasard, elles ont toutes deux lieu au coeur du quartier latin.

- Documentaire sur Grand Ecran : Sauve qui peut (le monde) - Filmothèque du Quartier latin (Paris Ve, du 14 au 20 mai)
Retour à ce moment cathartique où s'est posé la question la question du politique dans la création cinématographique, en l'occurrence documentaire. Au programme, des films du groupe Dziga Vertov créé en 1968 avec Jean-Luc Godard, ceux de Robert Kramer autour de la guerre du Vietnam, Raymond Depardon suivant l'enterrement de Jan Palach (l'étudiant tchecoslovaque qui s'est immolé par le feu début 1969), et aussi Shirley Clarke, Chantal Akerman, Chris Marker...
Plus d'infos.

- Regards croisés sur Mai 68 au Champo - Cinéma le Champo (Paris Ve, du 30 avril au 3 juin)
Plusieurs sections de "regards croisés" essaieront de comprendre l'époque et le mouvement lui-même, avec des projections bien sûr mais aussi divers intervenants. L'avant 68 au cinéma, La représentation de Mai 68 au cinéma, L'émancipation des femmes, l'esprit libertaire, la crise de la société, Le cinéma politique, Les années de plomb... autant de thématiques au sein desquels seront projetés toute sortes de films, du Vent de la nuit de Philippe Garrel à The Party de Blake Edwards, des Valseuses de Blier à La chinoise de Godard...
Plus d'infos.

Lire notre petit dossier Mai 68.


Cinéma du réel : Garin Nugroho, le cinéaste du renouveau indonésien

Posté par Van le 14.03.08 à 17:48 | tags : festival, les incorrigibles, cinéma du réel, documentaire

Premier billet de la carte blanche accordée au collectif Les incorrigibles, à l'occasion de la 30e édition du Cinéma du réel . Toute la série ici.

Il y a une sorte d'urgence dans la démarche de Garin Nugroho. Documentaire, fiction ou forme hybride entre les deux genres, le cinéaste enchaîne les réalisations audiovisuelles depuis les années 1980. Son ambition ? Montrer, le plus possible, toutes les facettes d'un pays en pleine mutation, le sien. Le regard qu'il porte sur l'Indonésie est alerte mais pas sans espoir. Pour lui « le cinéma, la télévision, ont un rôle pédagogique à jouer ». Dans la programmation qui lui rend hommage cette année au Cinéma du Réel, deux films retiennent particulièrement l'attention : Dongeng Kancil tentang kemerdekaan (lL'histoire de Kancil et de l'indépendance), tourné en 1995 et Daun di atas bantal (Feuille sur un oreiller; illus1), réalisé en 1998. Tous deux racontent l'exclusion, la précarité et l'injustice à travers la vie quotidienne d'enfants des rues de Yogaykarta, la ville javanaise où le réalisateur a grandi.

Dans le premier, un documentaire à la réalisation épurée, Garin Nugroho suit plusieurs gamins dans leur environnement quotidien. Premier documentaire « social » indonésien, le film contraste violemment avec les productions propagandistes habituellement proposées à l'époque de Suharto.
Trois ans plus tard, le cinéaste retrouve les gavroches de Yogyakarta et réalise avec eux Daun di atas bantal. D'une grande tendresse malgré la violence de l'univers dépeint, cette fiction qui emprunte ses arguments narratifs au documentaire (faits réels, acteurs non professionnels...) rencontre vite son public en Indonésie et reçoit les honneurs européens en étant sélectionnée dans la catégorie « Un certain regard » à Cannes.

Plus que son succès commercial ou sa reconnaissance internationale, ce qui importe à Garin Nugroho, c'est d'avoir rendu visible une problématique ignorée du plus grand nombre. Depuis, le cinéaste n'a eu de cesse d'œuvrer dans ce sens, réalisant à tour de bras des films de tous genres, courts, longs, plus ou moins grand public, sur des aspects ignorés ou méconnus de son pays. Ses réalisations, telles des clochettes, des sonnettes ou des sirènes d'alarme, entendent chatouiller les oreilles d'une population anesthésiée par trente années de dictature puis abasourdie par une mondialisation galopante. C'est le sens de sa dernière réalisation, Opéra Jawa (illus.2) qui sort sur les écrans français le 26 mars prochain. En faisant tinter les gamelans sur un air de requiem, le film rappelle la progressive disparition des cultures traditionnelles en Indonésie.

Laurence Pinsard, collectif Les Incorrigibles

Le site du Cinéma du réel.


The Last Waltz dans les Cinémusicales de MK2

Posté par Van le 07.03.08 à 10:34 | tags : musique au cinéma, mk2, réalisateur, documentaire
En 1976, le groupe The Band se réunit pour un ultime concert après des tournées incessantes, beaucoup d'albums, des associations diverses (ce sont les anciens musiciens de Bob Dylan) et des velléités de carrière solo.

Pressentant qu'il s'agira là d'un événement musical important - ils ont invité quelques potes comme Dylan, Eric Clapton, Neil Young, Ringo Starr, Van Morrison - Robbie Robertson (illus.2), leader de The Band, contacte un de leur fan, Martin Scorsese, et lui propose de venir immortaliser l'événement. Celui-ci décide d'aborder le concert comme un tournage de cinéma classique, fait construire un décor dans la patinoire de San Francisco transformée en salle de concert (illus.1), monte des tours pour les caméras, et scénarise minutieusement l'ensemble. Après le concert, qui dura sept heures, il réalise des entretiens avec le groupe pour que le spectateur comprenne la démarche et la portée de l'événement.

Et tout ceci donne The Last Waltz, un film culte sur un concert mythique et la fin d'une époque.

Dans le cadre des Cinémusicales du MK2 Bibliothèque (Paris 13e), The Last Waltz est projeté demain samedi à 11h.


Bob Marley, three little projects

Posté par Van le 05.03.08 à 11:16 | tags : biopic, musique au cinéma, documentaire

Martin Scorsese prépare un documentaire sur Bob Marley avec le fils Ziggy, qu'ils espèrent sortir pour le 6 février 2010, date à laquelle le chanteur aurait eu 65 ans.

Rachid Bouchareb (Indigènes) réalise I Shot the Sheriff, mettant en scène Jamie Foxx dans la peau de Marley.

Et on apprend que la Weinstein Co. vient d'acheter les droits d'adaptation du bouquin de la veuve Rita Marley, No Woman No Cry : my life with Bob Marley.

Du documentaire réalisé par un immense cinéaste (et qui s'est fait la main sur le documentaire musical, à force) en étroite collaboration avec le fils, d'une fiction réalisée par un français qu'on n'attendait pas là avec un très grand acteur habitué à incarner un personnage célèbre, ou bien d'un film adapté de la biographie écrite par une des personnes les plus proches du personnage mais qui justement peut difficilement être objective... Lequel des trois projet vous semble le plus intéressant ?


La soul de Montreuil

Posté par anita b. le 16.02.08 à 10:35 | tags : documentaire, musique au cinéma

 

 

Soirée soul d'exception organisée par le cinéma le Méliès de Montreuil : qu'on approuve ou non l'hommage au controversé Ike Turner (monsieur plutôt du genre violent pour les intimes), le cinéma met les petits plats dans les grands pour la soirée soul de ce samedi : Soul to soul, documentaire mythique de Denis Sanders sur le "Black Woodstock" de 1971, qui s'est déroulé au Ghana, sera suivi d'un documentaire rare, captation d'un concert de Ike et Tina Turner.

Samedi 16, 20h30, Cinéma le Méliès à Montreuil.


La vie en boite... à tartines

Posté par Easywriter le 03.02.08 à 21:58 | tags : festival, documentaire

On ne vous a pas parlé cette année du festival parisien Bobines sociales, dévolu comme son nom l'indique au documentaire..social.

Le festival s'est terminé dimanche soir avec un film aussi inattendu que drôle et intelligent. La boite à tartines de Floriane Devigne est une improbable épopée en mode mineur dans la Belgique d'aujourd'hui.
Cette boîte à tartines c'est ce banal parallépipède de plastique ( longtemps elle fut en fer, figurez-vous) dans laquelle nos amis d'Outre-Quiévrain trimballent leur sandwichs de déjeuner.

Cette modeste boîte permet à l'ingénieuse réalisatrice d'ouvrir des réflexions passionnantes sur la récente histoire sociale de son pays.

 

Particularisme local ( la boite à tartines les frontières jamais ne dépassa) l'objet témoigne notamment de la lente agonie de la classe ouvrière, des gamelles emportées à l'usine ou sur les chantiers pour ne perdre ni temps ni argent, pragmatisme toujours en vogue aujourd'hui dans les petites entreprises qui peuplent encore le désert industriel wallon ou flamand.

Car à la boîte à tartines si elle renferme des clivages sociaux patents, ne recoupe pas la fracture entre francophones et flamands, angle d'attaque exclusif de tous ceux qui parlent de la Belgique aujourd'hui.

 

On l'utilise aussi dans les modestes usines de...boites à tartines du par ailleurs florissant port d'Anvers. Ou dans les écoles communales où les enfants des classes populaires entreposent leur sandwichs froids – la cantine étant hors de portée des bourses parentales.

La boite à tartines est donc aussi une boite de Pandore qui libère quelques uns des maux contemporains : mal manger et le faire vite, passer l'essentiel de sa vie à sortir d'une boite pour entrer dans une autre. On peut aussi spéculer sur le symbole précaire d'un pays sans grande tradition d'Etat régulateur et donc plus porté sur l'art de la demmerde.

Ce sont donc bien des "traces politiques" présentes selon Marx (dont une citation ouvre le film) dans tout objet manufacturé que contient cette boite ouverte par Floriane Devigne.
Se mettant elle-même en scène pour éviter les aspects pontifiants de la démonstration documentaire, la réalisatrice réussit un film drôle, touchant et parfaitement abouti – jusque dans ses aspects bricolés. « Chaque objet du monde peut passer d'une existence fermée, muette, à un état oral, ouvert à l'appropriation de la société. » disait Roland Barthes. Il aurait sans doute aimer ce film.


Le combat de Sandrine Bonnaire

Posté par Damien L. le 30.01.08 à 18:40 | tags : documentaire, réalisateur, actrice, en salles

Lors du dernier Festival de Cannes, Elle s'appelle Sabine, le documentaire qu'a consacré Sandrine Bonnaire à sa soeur autiste, avait beaucoup fait parler de lui. Images d'archives à l'appui, la comédienne y montre la dégradation sur près de 25 ans de l'état de sa soeur. Plaidoyer contre les pratiques des hôpitaux psychiatriques français, le film avait littéralement bouleversé critiques et festivaliers.

Pour d'obscures raisons de calendrier, cette oeuvre sort huit mois plus tard, ce mercredi 30 Janvier 2008. Si le film a eu droit à la couverture du Libé d'hier, il est quelque peu éclipsé par la sortie d'une machine de guerre gauloise... Mais cette démarche de "documentaire intime" - comparable à celle du film Tarnation - est suffisamment rare pour être évoquée. Et le sujet suffisamment important pour que l'on vous indique cette interview de Sandrine Bonnaire chez nos amis de Doctissimo.

 


Shine a Light en ouverture de la Berlinale

Posté par Van le 17.01.08 à 12:13 | tags : berlinale, documentaire, musique au cinéma, bande annonce, you tube

Martin Scorsese et les Rolling Stones ouvriront le Festival International du Film de Berlin le 7 février prochain avec Shine A Light, le documentaire du premier sur les seconds.

Le réalisateur américain a filmé deux concerts new-yorkais du groupe en 2006, pris des images en coulisses et fait des interviews des musiciens, rassemblés dans ce documentaire projeté en avant-première mondiale à Berlin. Il sortira en France le 16 avril prochain. 

Bande-annonce :

 

 


A Bigger Splash

Posté par anita b. le 15.01.08 à 10:16 | tags : you tube, documentaire

La bizarrerie de la semaine est la resortie en salles de A Bigger Splash (Jack Hazan, 1971), sorte de documentaire/fiction sur et avec le peintre David Hockney. Dandysme, frange blonde et grosses lunettes, le peintre apparaît au travail ainsi que dans des scènes étonnantes, où la mise en scène prend le pas sur l'aspect purement documentaire. Un petit bijou de cinéma et une plongée fascinante dans le milieu artistique anglais des années 1970.

 


Le tour d'Europe du doc.

Posté par anita b. le 05.12.07 à 10:31 | tags : festival, documentaire

L'Addoc, association des cinéastes documentaristes, propose actuellement aux cinéphiles parisien une promenade éclairée dans le documentaire européen. Répartis sur plusieurs lieux confortables (Goethe Institut, Maison de l'Europe, Centre Wallonie Bruxelles, Centre culturel suisse), il sera proposé à la fois une programmation de films inédits et des conférences professionnelles ouvertes à tout amateur passionné, et consacrées à la production et à la diffusion du cinéma documentaire. A décourir par exemple ce soir, Full Metal Village (illus.), dont le résumé alléchant donne ceci : Une fois par an, le minuscule village de Wacken dans le Schleswig-Holstein dit adieu à la paix et à la tranquillité pour accueillir un festival international de musique metal. Bien que focalisé sur l’évènement musical, le film dessine l’image d’une communauté rurale dont l’identité et la cohésion seraient maintenant pratiquement inimaginables sans le festival de heavy metal.

Du 4 au 8 décembre à paris. Programme complet ici.


The Tribe : Barbie et le judaïsme

Posté par Van le 30.10.07 à 14:06 | tags : documentaire, court métrage

Le court-métrage le plus téléchargé sur iTunes un mois après sa mise en ligne n'est pas un court d'animation de Pixar (qui se partage six des 10 premières places), mais un documentaire nommé The Tribe.

Un documentaire dont le sujet reste obscur : en retraçant l'histoire de la poupée Barbie, le film s'interroge sur ce qu'est être juif aujourd'hui. Et plus largement, ce que signifie être membre d'une communauté au XXIe siècle.

Le rapprochement Barbie/judaïsme : c'est une femme juive, Ruthie Handler, qui a créé la fameuse poupée et cofondé Mattel. Ensuite, pour comprendre comment les concepts de tribue, judaïsme, et poupée Barbie tiennent ensemble dans ce documentaire de 18 minutes pour le moins original, il va falloir regarder le film.
Le site du film.
Le lien vers sa page iTunes.

 


Comédie documentaire : les 12eme Rencontres du cinéma documentaire

Posté par anita b. le 10.10.07 à 11:10 | tags : documentaire

On ne dira jamais assez de bien de ces Rencontres du Cinéma Documentaire, qui depuis 12 ans déjà offrent une programmation toujours impeccable, et un lieu de réflexion vivant sur l'état du cinéma. Sur un thème inespéré, La Comédie documentaire, la programmation de cette année essaie de sortir le documentaire de son image volontiers lugubre et dure pour se tourner vers des horizons plus rares et pourtant assez nombreux... ceux du cinéma documentaire de création. Avec une figure de proue majeure : Luc Moullet, et ses délires burlesques où le cinéaste se confronte au réel (Ma première brasse, Essai d'ouverture). A ne pas rater, un des premiers films d'Emmanuel Mouret, Montre-moi, où son jeu malicieux faussement naïf et vraiment piquant se met en place. L'Italien Claudio Pazienza serait un peu le pendant documentaire d'un Moretti. Bavard, curieux, plein de mauvais esprit, il perpétue une tradition comique où le cinéaste se propose comme grain de sable enrayant la roue du réel.

A ne pas rater aussi la rétrospective consacrée cette année au Russe Sergueï Dvortsevoy, immense cinéaste dont l'oeuvre de tout juste quatre films est une pure merveille. Quatre documentaires (Le Jour du Pain, Paradis, Highway, Dans le noir) qui ouvrent sur un abîme de sens, alors qu'ils ne s'attachent finalement qu'au quotidien de communautés et d'individus pauvres et isolés. Par sa manière de laisser le réel advenir sous des formes éblouissantes, surprenantes, émouvantes, parfois drôles, le cinéaste parvient à nous plonger dans des situations aussi tendues de réalité que dépassées par elle. Une magie opère.

12eme Rencontres du cinéma documentaire - du 9 au 16 octobre - cinéma le Méliès à Montreuil.


Kurt Cobain : About a Son

Posté par Van le 24.09.07 à 10:33 | tags : bande annonce, you tube, biopic, documentaire

Réalisé à partir de plus de 25 heures d'entretiens enregistrés avec le journaliste Michael Azerrad, Kurt Cobain : About a Son est un portrait intime de l'artiste par lui-même, sur fond d'images des villes dans lesquelles il a vécu, accompagné d'une excellente BO... Un petit bijou qui a un air de Gus Van Sant, et qui ne sortira aux Etats-Unis que dans quelques salles au mois d'octobre. En France ? Pas de nouvelles.

(thanks Anita b. !)


Le Premier cri

Posté par Van le 14.09.07 à 17:54 | tags : documentaire, site officiel, bande annonce

364 501 fois par jour, un premier cri retentit quelque part sur la planète.
Le Premier cri est un documentaire de Gilles de Maistre sur la naissance aux quatre coins de la planète, manière originale de visiter le monde et comparer les cultures, à travers cet événement universel qu'est la naissance. Basé sur une enquête journalistique, le film aquiert forcément sa propre dramaturgie, entraînée par les aléas et les émotions de l'objet filmé. Plusieurs femmes sur les cinq continents se sont prétées à cette enquête cinématographique insolite.
Un très beau site a été mis en ligne pour découvrir l'univers du Premier cri, sur une musique de Sinead O'Connor.

Au cinéma le 31 octobre.


Mostra 3eme : Jia Zhang Ke en mode mineur

Posté par anita b. le 04.09.07 à 14:04 | tags : mostra, festival, documentaire, chine

Pas de jeu de mot sur les personnages que s'en va filmer le cinéaste chinois dans Wu Yong (Inutile) puisqu'il s'intéresse ici au travail des couturiers. Ce documentaire est en fait une commande d'une styliste chinoise revelée ces dernières années sur la scène internationale, et qui se passionne pour les vêtements des travailleurs.
Jia Zhangke filme la présentation de sa dernière collection en France et remonte à l'origine de ces tissus, auprès des petits couturiers des banlieues industrielles chinoises. Une analyse du Made in China ? On peut le croire lors des premières minutes, mais le film perd son fil conducteur (quel paradoxe) et nous égare quelque part en route.

Wuyong, de Jia Zhangke, en compétition dans la section Horizons Documentaires.


JCVD : Van Damme de retour sur grand écran

Posté par Jordan le 30.08.07 à 16:22 | tags : documentaire

Jean-Claude Van Damme jouera son propre rôle dans une comédie intitulée JCVD : l'histoire d'une star de films d'action made in Belgique qui, alors qu'il rentre dans son pays, est pris en otage dans une banque.
Si ses derniers films sortent directement DVD et qu'il a peut-être besoin d'argent, l'acteur ne manque tout-de-même pas d'humour, comme il l'a aussi montré dans une récente pub télé.
Le tournage de JCVD commence en octobre avec Mabrouk El Mechri (Virgil) à la caméra. Le scénario est signé Frédéric Bénudis, auteur (avec Carole Thomé) du documentaire Dans la peau de Jean-claude Van Damme.


Dans la peau de Jean-claude Van Damme

La suite ici, puis .

80 blocks from Tiffany's

Posté par Jordan le 09.08.07 à 13:25 | tags : documentaire, you tube

Voici un autre documentaire, au ton moins conspirationniste que celui du post précédent, exemple qu'une mise en scène sophistiquée, réussie ou non, n'est pas toujours nécessaire et qu'il suffit parfois de laisser parler son sujet pour être passionnant.
80 Blocks From Tiffany's
(1979) est un film de Gary Weis sur les gangs portoricains (ou "clubs" comme ils se désignaient) du South Bronx à New York.

La suite sur You Tube, en cliquant sur la vidéo.


Clint Eastwood et George Bush en colo à San Fransisco

Posté par Jordan le 08.08.07 à 19:19 | tags : documentaire

En cherchant un plus d'infos sur Hank Azaria, j'apprends, outre qu'il a été marié à Helen Hunt, qu'il est membre du Bohemian Club. Qu'est-ce donc ?
Un club, donc, très select, créé en 1872 par cinq journalistes qui déploraient l'apathie artistique et culturelle de San Fransisco et étaient attirés par la vie de bohème de l'avant-garde américaine de l'époque. Autorisant des personnes sans talent artistique mais avec des ressources financières à intégrer le club, les journalistes perdirent le pouvoir au profit des puissants.
Aujourd'hui le Bohemian Club compte plus de 2000 membres, que des hommes, pour la plupart américains et qui représenteraient le quart de la fortune privée aux États-Unis. La liste d'attente imposerait plus de 20 ans de patience. Parmi les membres : des prétendants et résidents à la Maison Blanche, des dirigeants de grandes entreprises (industrie militaire, pétrolière, banques, grands médias, etc.), des professeurs et des artistes (dont Clint Eastwood).
Un des faits d'armes du club est l'organisation, en septembre 1942, d'une réunion entre Ernest Lawrence (prix Nobel de physique en 1939), le président d'Harvard, des personnalités militaires et des représentants des entreprises Standard Oil et General Electric, qui donnera naissance au Projet Manhattan, projet de recherche qui permit aux États-Unis de réaliser la première bombe atomique en 1945.
Les membres se réunissent chaque année dans le gigantesque parc californien du club, pour un summer camp de deux semaines. Des cérémonies païennes d'inspiration druidique s'y tiendraient, au pied de la statue d'un hibou parlant de 15m. À la fin de la cérémonie dite Cremation of care, un bûcher symbolise les soucis que les membres doivent laisser à l'extérieur du club…
En 2000, Alex Jones a infiltré le club et filmé la cérémonie dans un documentaire intitulé Dark secrets inside Bohemian Grove. Cinq ans plus tard, le journaliste revient sur le sujet dans The Order of Death.

Dark secrets inside Bohemian Grove

The Order of Death


J'irai dormir à Hollywood

Posté par Van le 19.07.07 à 15:34 | tags : documentaire, tournage
En ce moment même, Antoine de Maximy, globe-trotter et auteur sur France 5 de l'émission J'irai dormir chez vous, sillonne les Etats-Unis pour tourner une "comédie documentaire" sur le même principe que son émission.

Ce principe : partir en voyage seul avec sa caméra, et s'inviter à dormir chez les personnes qu'il rencontre au gré de ses périgrinations. Cette fois il réalise donc un long métrage à travers les Etats-Unis en espérant en dresser un portrait original, dans un road-movie totalement improvisé et imprévisible. Qui devrait être sur les écrans au printemps prochain.


Larry Charles (Borat) s'attaque à la religion

Posté par Van le 16.07.07 à 16:30 | tags : production, documentaire

"Nietzsche a dit Dieu est mort, mais il n'avait pas vu les recettes de la La Passion du Christ".

C'est un peu la citation de la semaine, que l'on doit à Larry Charles (illus.1), réalisateur du délirant Borat.
Après ce faux documentaire grossier et irrévérencieux sur la culture américaine, Charles s'est lancé dans un vrai documentaire, sur la religion dans le monde. On imagine vite le potentiel explosif d'un tel thème, d'autant plus s'il est mis entre les mains de ce réalisateur.
Il est de surcroît accompagné dans ce projet par Bill Maher (illus.2), comédien et présentateur télé (sur HBO), qui a a priori la sympathie du public français, et vous comprendrez ici pourquoi. Ce qui est certain, c'est que le bonhomme ne manque ni d'humour ni de sens critique, et qu'il n'a pas la langue dans sa poche. C'est donc cet enquêteur/intervieweur téméraire que Larry Charles suit à travers le monde à la découverte des religions et de ceux qui y croient - Israël et Proche-Orient compris.

Il s'agit donc d'un documentaire sur un sujet pour le moins sensible, fait par deux trublions des grands et petits écrans, dans un but comique. Tellement comique que Maher promet au public que "le film le fera tellement rire qu'il priera pour que ça s'arrête".

On s'étonne qu'un distributeur ait eu le cran de se lancer, et pourtant, l'équipe vient de vendre les droits de distribution à Lionsgate, qui avait déjà courageusement assumé Fahrenheit 9/11 quand Disney s'était défilé.

 


Michael Moore contre CNN, sur CNN

Posté par Van le 11.07.07 à 14:55 | tags : you tube, télévision, réalisateur, documentaire

Belle diatribe de Michael Moore, critique en chef de la nation américaine, sur CNN, contre CNN. Le réalisateur réagit - énergiquement - à un sujet du médecin attitré de CNN sur Sicko, son dernier documentaire, qu'il estime être mensonger.

CNN a au moins le mérite d'être, à l'occasion, une antenne libre :

Dans un échange de mails entre l'équipe de Moore et les producteurs du journaliste/médecin, celui-ci admet avoir eu tort sur certains points de sa chronique sur le documentaire.  

(thanks Alex)


Oliver Stone, agent du Grand Satan

Posté par Van le 03.07.07 à 16:18 | tags : réalisateur, documentaire

J'apprends deux nouvelles en une :

- Oliver Stone souhaitait réaliser un documentaire sur le président iranien Mahmoud Ahmadinejad .
- Celui-ci a évidemment refusé, car "Oliver Stone fait partie du Grand Satan", selon une agence de presse semi-officielle.

Cette appellation d'origine contrôlée 100% Iran remonte à la révolution de 1979 et à l'Ayatollah Khomeini. Quel progrès depuis, n'est-ce pas ?

Le réalisateur de Platoon, JFK, Nixon et autres films politiques, farouche opposant à l'administration Bush, a répliqué dans une déclaration : "J'ai été traité de beaucoup de choses, mais jamais de Grand Satan. Je souhaite le plus grand bien au peuple iranien et j'espère seulement que son expérience d'un président idéologue rigide et inepte sera meilleure que la nôtre".

It's a wonderful world.  

 

 


Google contre Michael Moore

Posté par Van le 03.07.07 à 11:31 | tags : documentaire

Sicko, le dernier documentaire de Michael Moore, est sorti le week end dernier aux Etats-Unis. Les critiques sont plutôt positives, même si elles pointent, comme souvent chez Moore, une mise en scène exagérée de son propos qui lui, est parfaitement fondé.
Le propos de Sicko : les défaillances du système de santé américain.

Vendredi, Lauren Turner, chargée de compte pour la régie publicitaire de Google dédiée à la santé, a publié sur un des blogs du monstre américain du Web un billet attaquant directement Moore et son documentaire, l'accusant de mauvaise foi et de désinformation : "Moore attaque les assurances, médecins et entreprises pharmaceutiques en les reliant à des histoires poignantes et isolées qui montrent le pire du système. Le film de Moore dépeint l'industrie comme dirigée par le profit et le marketing et évite de montrer l'intérêt du système de santé pour les soins et le bien-être du patient".

Plus loin, elle s'adresse à ses clients (ces mêmes assurances, médecins et entreprises pharmaceutiques) pour leur proposer de placer des pubs anti-Moore dans les recherches payantes ou sur des sites appropriés, à travers le réseau Google "en constante expansion". "Quel que soit le problème, Google peut agir comme un plateforme pour éduquer le public et promouvoir votre message."

Suite aux réactions de la blogosphère face à cette prise de position à la morale passablement douteuse, la chargée de compte santé pour Google a publié un second billet dans lequel elle prétend parler en son nom et non au nom de Google.

Google - et sa régie pub dédiée à la santé - qui appelle l'industrie médicale à acheter des pubs contre un film qui s'attaque à l'industrie médicale... il n'y a pas quelque chose qui gêne salement aux entournures ?
Mais chut ! Google is watching us. I hate Google.

(source - Ecrans.fr ; illus. © TFM Distribution)




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