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Nos chroniqueurs ont suivi pour vous la programmation de l'Etrange festival. Voir aussi les collections horreur, sexe, et festival.

L’Etrange Festival 2006 : onirique qui bien y pense

Posté par Daveinthehay le 26.10.06 à 22:38 | tags : étrange festival
L’immanquable rendez-vous strasbourgeois (prolongation de la manif parisienne) sonne ses douze coups de gong dès ce soir. Si sa programmation mi-japanimation, mi-cinéma de l’insolite ne nous a relativement jamais déçue (on lui doit la découverte des Ring, de May, Bubba Ho-Tep ou Perfect Blue, Jin Roh…), l’édition 2006 semble pécher par excès de paresse, copiant / collant la même thématique présentée il y a quatre ans : l’écran et les rêves. La remarque faite, soulageons-nous : point de Gondry à l’appel mais le retour de l’enfant prodigue, Lucky McKee ! Le réalisateur de May, également au générique de la série Masters Of Horror, vient présenter The Woods, thriller hallucinogène sur fond de Promenons-nous dans les bois et avec Bruce Campbell dans un caméo jubilatoire.

Puisqu’on parle des maîtres de l’horreur, The Great Yokai War de Takashi Miike devrait occuper les quelques spectateurs traînés de force, cet ovni culte démolissant les codes du genre fantastique sans remord. Quant aux puristes, ils dévieront chez Alejandro Jodorowsky, scénariste de L’incal et cinéaste maudit qui se fit rafler Dune par Lynch. Ses deux seuls succès, El Topo et La montagne Sacrée, seront projetés en copie restaurée avant diffusion nationale en décembre prochain.

L’Etrange Festival, c’est du 26 au 31 octobre 2006, à l’affiche du cinéma Odyssée.

Begotten à l'étrange festival

Posté par Manu le 04.09.06 à 13:18 | tags : étrange festival
La 14ème édition de L’Etrange Festival, manifestation très attendue des amateurs de ciné en marge, a débuté mercredi dernier et se tiendra jusqu’au 12 septembre à Paris, au Grand Rex et juste en face de ce dernier, au Cinéma du monde. Au milieu des séances interdites aux moins de 16 ou 18 ans, on peut découvrir cette année entre autres perles noires un hommage au japonais Sono Sion (dont sera projeté le célèbre Suicide club, le 8 septembre à 21h30) et quelques séances spéciales et avant-premières croustillantes (dont Severance, le 6 à 21h45, qui sortira en salles le 18 octobre 2006 et dont on dit déjà le plus grand bien). Parmi elles, notons une curiosité, Begotten (illus.) de E. Elias Merhige, que le distributeur vante en ces termes : « ce film, unique dans l'histoire du cinéma, date de 1991 et peut enfin de nouveau être montré. Attention cependant, il s'agit d'un film extrêmement radical, expérimental et poétique, insupportable et inoubliable. Pour J. Hoberman du Village Voice, Begotten fait passer Eraserhead pour Le Père Noël est une ordure et pour Susan Sontag, c'est un des films les plus importants de l'histoire du cinéma. ». Alléchant ! La projection de Begotten, ce sera le mardi 5 à 22h. Pour le reste, direction le programme à télécharger sur le site du festival.

Etrange Festival 5 : Nakata se dévoile

Posté par anita b. le 12.09.05 à 15:38 | tags : japon, étrange festival, forum des images, festival



Qui fera couler le premier sang ?Carte blanche, deuxième ! Après Sordide Sentimental, c'est au tour des films choisis par Hideo Nakata d'être présentés par l'Etrange Festival. Une sélection plus étonnante pour le réalisateur de Ring et de Dark Water, car très hétéroclite, où l'on croise aussi bien un classique du fantastique japonais, un film de bondage, un Buster Keaton, un docu de 3h30 sur un petit village montagnard ou encore Lettre d'une inconnue de Max Ophüls et M le Maudit version Joseph Losey (une rareté). Samedi soir, il était là pour présenter Liens de sang (1962)de Taï Kato (1962), un joli mélo où un samouraï tente de retrouver sa mère qui l'a abandonné à l'âge de 5 ans. On y retrouve l'attachement aux liens familiaux qui rend les films d'horreur de Nakata si personnels. Particulièrement volubile et bavard, Nakata passa l'essentiel de sa présentation à mimer les positions du cadreur, un homme gigantesque à qui Taï Kato demandait systématiquement des plans à 50 cm du sol. Le spectacle valait le détour...


Etrange Festival 4 : Belle endormie

Posté par anita b. le 12.09.05 à 15:28 | tags : sexe et cinéma, forum des images, étrange festival, festival

Dormante beauté, fatale beautéLa carte blanche offerte à Sordide Sentimental ne déçoit décidément pas. Avec ce passage en revue de réalisateurs décadents et méconnus, c'était au tour de James B. Harris d'être redécouvert par le public de l'Etrange Festival. D'abord producteur des premiers films de Stanley Kubrick, ce qui lui vaut déjà toute notre gratitude de cinéphiles, l'Américain a par la suite réalisé 5 longs métrages dont Cop, avec James Wood en flic névrotique à la poursuite d'un tueur en série. Si ses films n'ont jamais rencontré de véritable succès public - trop noirs, ambigüs, pas assez binaires - on aurait volontiers tendance à classer Harris parmi les bons réalisateurs de séries B : ses quelques films disponibles en vidéo font l'objet d'un culte pour un petit groupe de fans du film de genre. Mais cette Sleeping Beauty réalisée en 1973 vient complexifier sérieusement le personnage. Alors qu'elle est promenée dans un cirque, une belle jeune femme tenue endormie par des drogues est achetée par un homme qui la réveille et lui présente une couple de femmes avec lesquelles il partage plus que le palais où ils vivent. La belle se prend aux jeux érotiques de la maison, au point que l'homme se perd face à sa "création". Entre sadisme, ironie et irréverence, fantasme et réalité, le film explore un univers sophistiqué et perturbant. Dans une vidéo de présentation, Harris évoquait la sortie prochaine d'un director's cut du film. On est curieux de la réaction qu'un tel film, emprunt du souffle libertaire de son époque, pourra susciter aujourd'hui...


Etrange Festival 3 : Roberte, ou le secret

Posté par anita b. le 07.09.05 à 15:13 | tags : forum des images, étrange festival, festival

Roberte (Pierre Zuca, 1979)Réalisé par le trop méconnu Pierre Zucca en 1979, projeté lors de l'Etrange Festival, Roberte est une adaptation perverse et onirique de deux ouvrages déjà très "gratinés" de Pierre Klossowski, La Révocation de l'Edit de Nantes et Roberte, ce soir. L'écrivain sulfureux y interprète d'ailleurs le rôle d'un mari qui prête sa femme, Roberte, à d'autres hommes pour des séances de tableaux joués. La femme étant interprétée... par la véritable muse de Klossowski, Denise Morin Sinclaire, alors âgée d'une bonne cinquantaine d'années... Erotisme à peine effleuré, figé par le jeu, grandiloquence rococo du décors, apparitions sidérantes (Frédéric Mitterrand tout jeune, Jean-François Stévenin en soldat nazi...), le film dérive aux confins du rêve et de l'obsession, et nous donne furieusement envie de (re)découvrir le cinéma de Zucca. Qui nous enivre tout en nous perdant.


Etrange Festival 2 : Still rockin'

Posté par anita b. le 07.09.05 à 10:21 | tags : forum des images, étrange festival, musique, festival

Mayo Thomson, un rock énervé aux tempes grisonnantesEn association avec Sordide Sentimental, label mythique et visionnaire emmené par l'attachant Jean-Pierre Turmel (réincarnation flagrante d'Andy Wahrol), l'Etrange Festival nous conviait ce samedi soir à un concert réunissant des personnalités rares sur les scènes fraçaises : l'Anglais Viny Reilly et son Durutti Column et l'Américain Mayo Thompson et ses Red Krayola (photo). Preuve que le rock conserve, les deux prestations furent, chacune dans son genre, de réjouissants moments de pur rock'n'roll. Plutôt précieux et mélodieux dans le cas du premier, accompagné par son fidèle et swinguant batteur, et plus énervé dans le cas des seconds, qui, malgré les tignasses grisonnantes, ont offert un show mémorable.


Etrange Festival 1 : Surprise de Cannes

Posté par anita b. le 06.09.05 à 20:12 | tags : forum des images, étrange festival, festival

Les villes portuaires, encore et toujoursEntrée en matière sulfureuse, comme il se doit, pour cet Etrange Festival 13e édition, avec une avant-première d'un premier film qui a déjà fait couler beaucoup d'encre à Cannes cette année : The Great Ectasy of Robert Carmichael. Réalisé par Thomas Clay, un Anglais issu de la musique contemporaine plus que du cinéma, ce film coup de poing aurait pu être un des plus beaux "ofni" du moment si sa magistrale rigueur ne s'effondrait malheureusement en une fin de parcours hystérique. Vendu pour la violence de cette scène finale, sensée en faire un enfant d'Orange Mécanique, film culte du metteur en scène, le film impressionne beaucoup plus par la tension qu'il fait naître dès ses premières images. Cinémascope au couteau, regard posé en longs plans sur une ville portuaire pauvre, décors grandioses devant lesquels des gosses paumés viennent fumer leur dope, le film accompagne au plus près les petits traits de la violence quotidienne. On pense beaucoup alors à Alan Clark, réalisateur du premier Elephant, ainsi quà Gus Van Sant par l'utilisation de la musique. Cela jusqu'à la véritable immense scène du film, celle d'un viol, d'autant plus insoutenable qu'on ne la verra pas. Arrivé là, et sans doute poussé par cette tendance forte à cloturer les scénarii par des coups d'éclats en forme de fait divers, le film dérape totalement, et s'achève dans une chorégraphie macabre grand-guignolesque hors de propos. Dommage, car sur sa première heure, The Great Ectasy... fait preuve d'une virtuosité impressionnante. On en reparlera forcément.


Un soupçon d'étrange...

Posté par anita b. le 03.08.05 à 15:56 | tags : forum des images, étrange festival, festival
Cette année, l'Etrange Festival, rendez-vous annuel des cinéphiles pas très nets ("pléonasme !" vous écriez-vous, certes...), se tiendra du 31 août au 13 septembre au Forum des Images. J'entends déjà quelques mains se frotter, et il y a de quoi : une rétrospective intitulée "Histoire de fantômes japonais", supposée peuplée de raretés, devrait permettre de compléter la généalogie de ce genre en pleine explosion depuis quatre ans. Un hommage viendra justement honnorer le sublime Udo Kier, acteur trop peu connu ayant promené son androgine beauté chez les plus grands cinéastes, et offrant son étrangeté naturelle à Paul Morrissey plus qu'à aucun autre (Flesh for Frankenstein, Blood for Dracula). Sont annoncés aussi une intégrale Karel Zeman, cinéaste d'animation tchèque dont l'univers poétique et enfantin inspira entre autres Terry Gilliam, ainsi qu'une thématique consacrée à l'esclavage. Pas la peine de le souligner : on attend tout ça avec impatience.




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