Cinéma : actu ciné et dvd, films en salles - blog Ecrans
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Tous les billets consacrés au cinéma expérimental (video, performance...)

Remember ?

Posté par anita b. le 09.01.08 à 14:39 | tags : you tube, expérimental

L'émission télé pour enfant Rue Sésame (Sesame Street dans sa version américaine d'origine), crée au début des années 1970, ne vous rappelle peut-être pas grand chose (on y trouvait quand même Kermit la grenouille), mais YouTube nous offre quelques pépites : des animations de figures géométriques, magnifiques exemples de ce que le cinéma expérimental a pu apporter à la culture populaire, mises en musique par Philipp Glass. Le réalisateur n'a pas encore été retrouvé (Norman McLaren ?), l'enquête est ouverte. Une véritable merveille psychédélique.

(Merci la Blogothèque !)


Normes et transgression, hommage au centenaire de la naissance de Simone de Beauvoir

Posté par Van le 28.09.07 à 15:48 | tags : sexe et cinéma, expérimental
Le peuple qui manque nous écrit :

"Notre structure de programmation et de distribution de films travaillant entre cinéma politique et arts plastiques, présente d'octobre 2007 à mai 2008, un cycle de films au cinéma le méliès et au centre d'art de la maison populaire de montreuil où y sera montré un panorama de films rares, documentaires, vidéos d'artistes, cinéma d’avant-garde, retraçant une brève histoire du cinéma des corps et des identités, depuis les années 70, des mouvements de libération des femmes et d’affirmation des minorités sexuelles jusqu’au cinéma queer contemporain. Ces 14 rencontres de cinéma, dans le cadre des cycles annuels de cinéma (Les écrans sociaux au cinéma le Méliès un mercredi par mois) et de vidéos d’artistes (Sun in your head à la Maison populaire de Montreuil un vendredi par mois), aborderont tour à tour l’histoire des luttes féministes, la rencontre entre art et féminisme, les questions de genre, le mouvement homosexuel, l’Ecole du corps, les politiques transgenres, ou encore l’imbrication des rapports sociaux entre racisme et sexisme.
« En travaillant les normes sociales, sexuelles, raciales, et les représentations, les artistes s’évertuent à décoloniser nos imaginaires et à tenter d’inventer un langage cinématographique spécifique à ces positions minoritaires déclinant prises de conscience collectives, puissances de vie, stratégies politiques, fabriques de soi, déconstructions et mutations identitaires, hybridations et métissages. » AI&KQ.
Premières séances du cycle de films:
- Vendredi 12 octobre 2007 à 20h30 à la Maison Populaire
« Pionnières du cinéma d'essai et expérimental féministe: Michka Gorki / Danielle Jaeggi / Anne-Marie Faure »
- Vendredi 9 novembre 2007 à 20h30 à la Maison Populaire
« Ton corps est un champ de bataille - Art et Féminisme: Schneemann / Export / Orlan »
- Mercredi 28 novembre 2007 à 20h au Méliès
« Luttes féministes - Quand elles se sont emparées de la caméra: Chappedelaine-Vautier / Barbier-Joüet-Vandelac »
Vendredi 7 décembre 2007 à 20h30 à la Maison Populaire
« André Almuro, une cinégraphie homosexuelle radicale »
- Mercredi 19 décembre 2007 à 20h au Méliès
« Sexual revolution: Johanna Demetrakas / Lionel Soukaz / Jack Smith »"

Plus d'informations et programmation détaillée: http://www.lepeuplequimanque.org

Les jolis mauvais jours de Stübi

Posté par LovelyRita le 01.03.07 à 17:47 | tags : video, expérimental, musique

Les Jolis mauvais jours” c’est le nom de l’exposition consacrée à la vidéaste suisse, . Après les Beaux Arts de Genève et la Bauhaus Universität de Weimar, Stübi se consacre à l’art vidéo : clips musicaux, spots publicitaires… Portant une réflexion sur l’impact des médias, des images et de la musique, elle puise son inspiration le cinéma indépendant et expérimental : Harmory Korine, Matthew Barney, Larry Clark, David Lynch. La musique électronique ou le métal sont encore d’autres sources de réflexions pour l’artiste dont le travail a été maintes fois récompensé. Fréquemment programmée en festival, Corine Stübi présente sa toute première exposition en France, au Cube à partir de mars.

L’exposition présente à travers des installations vidéos et des travaux récents, le point de vue de Stübi sur la société médiatique. Consommatrice de pubs et de clips vidéos, l’artiste modélise ces produits pour les déconstruire, les analyser et les remixer. Les thèmes forts de ces œuvres sont les symboles, la violence, l’hystérie ou l’identification. Ces vidéos brouillent les pistes : art vidéo, film expérimental ou clip vidéos et ses personnages (en majorité des femmes et des adolescents) sont réduits à des automates. Parmi les vidéos projetés : Dancing My MTV, Rocker Alter Ego, Black Lead

Du 6 mars au 22 juillet au Cube (Issy-les-Moulineaux)


CalArts au Centre Pompidou

Posté par LovelyRita le 23.01.07 à 16:39 | tags : documentaire, expérimental, animation

Les frères Disney, Walt et Roy, ont créé en 1961 le California Institute of the Arts (appelé CalArts). Le but de cette école était de faire fusionner les arts de la scène aux arts visuels. L’objectif a été maintenu jusqu’à aujourd’hui et CalArts s’efforce de préserver la diversité des genres et des pratiques artistiques. Afin de rendre compte de la richesse des travaux effectués par les étudiants de cette école, le Centre Pompidou présente le cycle « CalArts, école du mouvement » constitué de 15 programmes pour résumer 30 ans de production ciné et vidéo. Films d’animation, non-fiction, expérimentation, utilisation d’effets spéciaux en travaillant le chewing-gum ou le dissolvant pour vernis à ongles, telles sont les pistes explorées par l’école. On y croise des futurs collaborateurs des maisons Disney, Pixar, mais aussi des réalisateurs indépendants issus de minorités ethniques et de sensibilités culturelles diverses. L’ensemble des programmes de courts métrages donnera un riche aperçu du patrimoine de CalArts, du 16 février au 2 mars.



Georges Zsiga élit son dojo au Marignan

Posté par Daveinthehay le 12.01.07 à 15:24 | tags : expérimental, ciné-club
Il a été le prof de karaté de Thierry Lhermitte, de Bernard Giraudeau et de Patrick Dewaere, a chorégraphié les bastons du Ruffian, de Terminus (le Mad Max français avec Johnny dans le rôle de Max) ou du Pont du nord de Rivette. Quand il n'est pas sur le tatami, Georges Zsiga brave aussi la caméra et nous conte quelques histoires improbables de karatéka (La nuit des indiens, Kiaï) ou un docu poignant sur les sombres heures de la Hongrie (Paris / Budapest). Troi pastilles filmiques originales à découvrir au cinéma Gaumont-Marignan (27, avenue des Champs-Elysées, M° Franklyn Roosevelt), le 15 janvier prochain de midi à minuit non-stop ! Et comme c'est gratuit, n'oubliez pas d'aller saluer le sensei...

La Bombe : l'apocalypse selon ARTE

Posté par Manu le 06.05.06 à 13:28 | tags : réalisateur, documentaire, expérimental
La Bombe (The War Game) de Peter Watkins sera diffusée sur ARTE le dimanche 7 mai à 23h dans le cadre d’une soirée consacrée à l’apocalypse et à la fin du monde. Pour son quatrième film, le cinéaste anglais œuvrait déjà dans le registre qui a fait sa singularité : le faux documentaire. A l’origine, on trouve une commande de la BBC. En 1965, en pleine guerre froide, la vénérable maison attendait un film didactique sur les réactions à avoir si une bombe atomique tombait sur l’Angleterre. Au final, Watkins détourne la commande et propose le constat d’une population démunie, prompte à la violence et à l’égoïsme dès que le vernis social se fissure. Terrible, grinçant par son humour noir, le film sera interdit à la TV britannique jusqu’en 1985, cette censure conduisant son réalisateur a donné sa démission à la BBC. La Bombe tire sa force de son dispositif : un apparent reportage télévisé. Comme le dit Watkins, il utilise « la fiction pour avoir un impact », mais construit « en même temps un processus schizophrénique ». Il triche mais il le montre. Par la suite, il réutilisera cet effet maintes et maintes fois. Comme par exemple, dans le superbe Munch, ou dans Force de frappe tourné en 1976 (des manifestants antinucléaires enlèvent le premier ministre danois avant d’être abattus par la police) et qui sera projeté le 13 mai à 11h à l’Espace St Michel à Paris.

Ciao! Manhattan sur ARTE

Posté par Manu le 19.04.06 à 12:31 | tags : acteur, expérimental

 

ARTE diffusera le mercredi 19 avril à 22h40 un film à l'atmosphère typique des années 60: Ciao! Manhattan

 

Tourné au sein de la célèbre Factory d'Andy Warhol, il est dédié à la belle Edie Sedgwick, égérie du roi du pop art. Louvoyant entre réalité et fiction, cet objet étrange, signé John Palmer et David Weisman, traque sa proie jusqu'à une mort imprévue - et bien réelle. Une oeuvre rare, à la fois triste et grotesque.


NEMO : l’horizon international du multimédia

Posté par Manu le 08.04.06 à 16:54 | tags : video, court métrage, expérimental, animation

En quelques années, NEMO est devenu un rendez-vous incontournable pour les curieux qui s’intéressent aux images de toutes formes, originaires de partout et de nulle part. Du 7 au 23 avril, le festival autrefois localisé au Forum des Images (actuellement en travaux) prend d’assaut plusieurs lieux parisiens, mais se déplace également en banlieue (Saint-Ouen, Issy-les-Moulineaux) et en province (en Poitou-Charentes, Languedoc- Roussillon et Franche-Comté, grâce à un partenariat avec l’association Rurart), ainsi qu’au delà de nos frontières avec le Festival Elektra de Montréal (du 9 au 14 mai). C’est donc un foisonnement  de films expérimentaux, de vidéos, d’images virtuelles, de clips et d’installations qui va envahir ces espaces pendant plusieurs semaines, avec pour la première fois des séances à destination des enfants. Comme l’ensemble des manifestations est en entrée libre, l’invitation ne saurait se refuser.

Militants ! : annulation (dommage ?)

Posté par Elfi le 16.03.06 à 13:08 | tags : noir et blanc, expérimental, festival
Ah ! Mercredi 16 mars, que de belles lignes à lire sur le programme du cycle Militants ! programmé par le Forum des images durant tout le mois de mars : pour cette séquence consacrée à "la cause homosexuelle", il y avait d'abord le très expérimental et dérangeant Ixe de Lionel Soukaz (on vous a déjà parlé de Race d'ep'), suivi du beau, du magnifique, de l'inoubliable Chant d'amour (illus.) de Jean Genet, un film muet noir et blanc où le désir s'arrache et se vole plus qu'il ne se donne lors de poursuites à travers les couloirs d'une prison ou dans la forêt.
Mais bon... on est militant ou on ne l'est pas alors...  Ironie du sort : en raison du mouvement de grêve des étudiants de Paris X-Nanterre, le programme "Militants !" est annulé dans sa totalité.

De la Syrie : ce que peut le cinéma

Posté par Sandor le 15.03.06 à 19:07 | tags : réalisateur, cinéma du réel, documentaire, expérimental
Excellente idée que cette programmation "De la Syrie" proposée par le festival Cinéma du réel depuis vendredi dernier. D'abord parce que la cinématographie de ce pays est fort peu connue. Ensuite parce que la Syrie est hélas sur la black list des pays bombardables en cas d'écart trop grand avec la volonté américaine pour la "région" : il est donc bon que le documentaire puisse donner à voir qui sont ces êtres humains potentiellement menacés, d'autant que le régime en place à Damas n'exfiltre que des images extrêmement choisies de la réalité nationale.
Alors, le documentaire syrien ? D'abord, deux grands cinéastes : Mohamed Malas et Omar Amiralay (illus. El Dajaj, 1977, du second), capables de chefs d'oeuvre. Citons notamment Quneytra 74, de Malas. Un noir et blanc superbe, une forme presque expérimentale avec caméras dans le plan et accords de free jazz, une durée brève (20 minutes) qui permet d'en venir directement au fait : la destruction au bulldozer (déjà...) de la ville de Quneytra, capitale du Golan occupé depuis 1967, par l'armée israélienne après son léger "redéploiement" de 1973.  Et la plaie, l'immense plaie que cet anéantissement laisse dans l'espace syrien. Dans la mémoire d'une nation.
Après ce traumatisme, les cinéastes syriens semblent utiliser le cinéma comme outil pour recoudre cette plaie (c'est le rôle traditionnel du montage en documentaire, dit-on : reconstruire la mémoire d'un tournage enfoui, d'une histoire perdue...). S'attardant sur les vestiges de la salle de cinéma de Quneytra (Le Plat de sardines, Amiralay, 1997) ; revisitant avec un vieux projectionniste damascène l'histoire syrienne du cinéma (Ombres et lumières, Malas-Amiralay-Mohammad, 1994). Non pour se poser en victimes d'un traumatisme inextinguible. Mais pour construire en images et en sons un objet qui leur permette de reconstruire du sens, une beauté, là où le projet politique national a jusqu'ici échoué.

La Cinémathèque des punks

Posté par anita b. le 09.03.06 à 11:51 | tags : cinémathèque française, expérimental, musique
De temps en temps, notre bonne vieille Cinémathèque française voit ses murs secoués par des forces fulgurantes. White heat chez Langlois. Ces moments de free-cinephilie sont rares donc précieux. Et ce vendredi, sauf erreur de notre part, cela devrait décoller. Nicole Brenez oriente ses séances expérimentales qui ont lieu à Bercy un vendredi sur deux vers les fleurons encore vivant du punk et leurs descendants poétiques : on commence donc ce vendredi 10 mars avec, excusez du peu, F.J. Ossang, le plus grand poète du cinéma français encore en activité, et Lydia Lunch, que l'on s'abstiendra de nommer la prétresse du Punk, cela a déjà été fait bien trop souvent....
En after, comme il se doit, soirée au Nouveau Casino avec les DJ's les moins communs qui soient : FJ et Lydia, donc, mais aussi Serge Bozon, Philippe Azoury, Etienne Blanchot, and so on.... Bref, on y court.

Expérimental à la carte

Posté par anita b. le 31.01.06 à 18:04 | tags : mk2, expérimental

les Whitney BroEsthètes du pixel, les frères Whitney sont parmi les premiers à utiliser les images générées par ordinateur dans un processus de création artistique. Sous le titre : "John et James WHITNEY, précurseurs de l'art par ordinateur", le MK2 Beaubourg nous invite à découvrir cet univers visuel étrangement familier.
Au programme : projection de Film Exercise n°2-3 (1944), Tantra (1950-57), Lapis (1963-66), Catalog (1961), Experiments in motions graphics (1967), Permutations (1968), Matrix III (1972) et Arabesque (1975).

Ce jeudi 2 février, 20h au MK2 Beaubourg, Paris.


Festival des cinémas différents : Snoopy nous écrit

Posté par Sandor le 13.12.05 à 18:53 | tags : video, flu, le mag, expérimental, festival
L'affiche est rayée ? Normal, c'est EXPERIMENTAL !Avant son compte-rendu plus développé sur Flu, le mag, Snoopy de Maldoror, notre envoyé spécial au 7e Festival des cinémas différents de Paris, nous écrit :
"Pour les curieux ou retardataires, se tient jusqu’à dimanche le 7e Festival des Cinémas Différents de Paris. Cette manifestation, encore méconnue, mériterait de devenir un vrai rendez-vous pour tout cinéphile, étant la seule à Paris à se consacrer exclusivement au cinéma expérimental, même si son nom ne l’indique guère. Se qualifier de différent, soit, mais qui ne le revendique pas aujourd’hui ? Passons outre, car c’est l’occasion de vérifier que l’underground se « différencie » encore du grand bain de l’art vidéo-numérique. En effet, sous le disparate des films pointent le même héritage (celui de Brakhage ou d’Isou, le prophète oublié du lettrisme, figure tutélaire de cette édition), et les mêmes préoccupations sensibles et réflexives : matérialité, corporalité, intériorité, manas d’un cinéma qui, en prenant la pellicule à bras-le-corps, veut donner à voir de l’inédit. Pour cela, on peut compter sur une génération de jeunes cinéastes (surtout français, sans chauvinisme), mis en avant par une programmation « trajectoires » qui permet enfin d’apprécier la cohérence de leurs démarches : recommandées, les séances consacrées à Carole Arcega et à Augustin Gimel, ainsi que le dernier film de Nicolas Rey (rien à voir avec ses homonymes). Et pour clore le tout, l’enterrement, si possible joyeux, de la pellicule Super-8 K40, dont la mort ne devrait cependant pas signer celle de l’expérimental, comme en atteste la vitalité des films projetés."
Hmm... Alléchant. Merci Snoopy !
MAJ (23/12/2005) : lire sur le mag le compte-rendu détaillé de Snoopy.

Genève (Augustin Gimel) : variation sur Rollerball

Posté par Sandor le 13.12.05 à 00:26 | tags : court métrage, expérimental, festival

Le très beau et très surprenant Genève (2004), variation expérimentale sur Rollerball (Norman Jewison, 1975), évoque l'aliénation de l'individu à un ordre économique impersonnel mieux que nombre d'oeuvres contemporaines. Ce court métrage sera l'un des films qu'Augustin Gimel présentera lors d'une séance dédiée à son travail jeudi 15 octobre au cinéma La Clef (Paris 5e) dans le cadre du 7e Festival des cinémas différents de Paris. A voir ne serait-ce que parce que, selon l'adage désormais célèbre : "Nul n'est plus grand que le jeu lui-même".
P.S. : on a déjà parlé d'Augustin Gimel ici.

Trois bonnes proj' ce week-end (again)

Posté par Sandor le 09.12.05 à 18:15 | tags : cinémathèque française, flu, le mag, expérimental, festival
L'affiche est rayée, oui, je sais... Pas grave : c'est EXPERIMENTAL !!!
- Soirée d'ouverture du 7e Festival des cinémas différents de Paris (illus.), organisé par le Collectif Jeune cinéma, vendredi 20h, cinéma La Clef (Paris) - à venir sur Flu le mag, un compte rendu du festival...
- Notre Dame de Paris (Wallace Worsley, 1923), samedi 21h, Cinémathèque Royale de Belgique (Bruxelles)
- Place de la République (Louis Malle, 1974), dimanche 21h30, Cinémathèque française (Paris)
Bon week-end ciné.

Michel Auder et les images qui bougent

Posté par Sandor le 07.11.05 à 18:40 | tags : video, expérimental, festival
Marocco 1972 : The Real chronicles with Viva (Michel Auder, 2002)Lors d'une nouvelle version de Flu désormais imminente, dit-on, Ecrans s'intéressera non plus seulement au cinéma et aux DVD, mais à l'ensemble des "images qui bougent". Si tel est le cas, il est urgent d'aborder ici la Biennale de l'image en mouvement (BIM), dont la 11e édition commence ce vendredi à Genève. Depuis vingt ans, la BIM postule en effet qu'observer une image mouvante est une expérience matrice - qu'on la rencontre dans une salle de cinéma, au fond d'une galerie d'art ou sur la surface d'un écran. A travers cette réflexion qui mène évidemment aux lisières du cinéma et de l'art contemporain (encore une fois), on retrouve cette année quelques figures déjà bien connues : Matthew Barney et son Cremaster Cycle, Erik Bullot et ses films entre art vidéo et cinéma expérimental, ou encore Alexandre Sokourov, Harun Farocki...
Chelsea Girls with Andy Warhol (Michel Auder, 1971-1976)Mais on fait aussi de nouvelles rencontres, comme l'Anglo-Bengladaise Runa Islam, ou surtout le Français Michel Auder. Né en 1945, vivement attiré par la Nouvelle Vague et par Andy Warhol, Auder épouse en 1969 Viva, l’une des égéries de Warhol. Une année plus tard, ils s’installent à New York. Equipé d'un Portapak Sony, l’une des toutes premières caméras vidéo commercialisées, Auder filme alors tous les lieux et événements qui parsèment leur existence. A vrai dire, je n'ai pas encore eu l'occasion de visionner ce journal vidéo, mais les quelques images publiées sur le site de la BIM me donnent très envie d'aller faire un petit tour à Genève. Pas vous ?

Berlin, Sao Paulo : miroir des avants-gardes des années 1920











Ca se passait ce week-end à l'auditorium du Louvre et, comme souvent en sortant de ce bel écrin audiovisuel trop méconnu, on était content de s'y être déplacé. Sur l'écran, Sao Paulo, symphonie d'une métropole, bizarrerie quasi-expérimentale des années vingt signée Rudolph Rex Lustig et Adalberto Kemeny. Dans la lignée du film mythique de Walter Ruttmann sur le Berlin de la même époque, les deux cinéastes d'origine hongroise y content dans son déroulé une journée ordinaire de la ville brésilienne, la façon dont elle se met à vivre à mesure que ses habitants sortent dans les rues, à rugir au rythme du battement mécanique de ses industries. Mais là où Berlin semblait s'emballer et submerger les humains qui l'animent dans le film de Ruttmann, Sao Paulo restait au contraire sous contrôle, parfaitement encadrée par les institutions de la jeune République brésilienne veillant à la bonne application de sa devise "Ordre et Progrès". Une scène aussi hallucinante que drôle décrit ainsi le "Centre de réparation sociale" de la ville - en fait, un pénitencier - où les détenus pris d'enthousiasme se mettent à danser en phase devant la caméra. Autant de réjouissances qui donnent largement envie de se rendre en décembre à la prochaine séance de cinéma en concert du Louvre, toujours sur une vieillerie avant-gardiste brésilienne. En savoir plus, c'est .

Super8 is not dead...

Posté par Sandor le 30.09.05 à 17:42 | tags : web, expérimental, festival


... c'est la baseline d'un blog belge de fondus de la pellicule Kodachrome 40, emblématique du format Super 8 et dont la production a été définitivement arrêtée par Kodak au printemps dernier. Pour conjurer le mauvais sort, une bande de cinéastes expérimentaux parisiens a tenu à dresser un "bilan festif" de l'utilisation de cette vieille pelloche en soirée de clôture du 7e Festival du cinéma différent à Paris (décembre 2005). Pour participer à cette grande revue joyeuse et triste, on peut envoyer tous ses films tournés en Kodachrome 40 entre 1965 et 2005 à cette adresse-là. Et commémorer ainsi une forme d'image autant célébrée par le adeptes du cinéma d'avant-garde que par les nostalgiques des soirées-films de vacances avec papa.

U Idea : le travail des images et des sons

Posté par Sandor le 23.08.05 à 13:52 | tags : expérimental, musique, musique au cinéma









"Je vois les films comme des établis proposés au spectateurs qui feraient le travail qu'ils ont à faire", a un jour osé Arnaud des Pallières, cinéaste dont les trois derniers opus - Drancy avenir (1996), Disneyland, mon vieux pays natal (2001) et Adieu (2004) - laissent souvent une impression étrange et marquante à ceux qui les regardent : chaque fois un sujet grave, mais pas de message explicite, juste des flux d'images et de mots qui se suivent et s'agrègent à une matière sonore sourde, calme, dense, en mouvement. Et le sentiment de sortir des projections comme si on venait de traverser un monde.

Dans cette expérience de cinéma, la musique est prégnante. Martin Wheeler, designer sonore et compositeur des bandes son de Disneyland... et Adieu, contribue largement à cette impression de défilement lent, comme si chaque scène, chaque image, devait imprimer une trace dans l'esprit du spectateur. U Idea (anagramme d'Adieu), le CD qu'il vient de réaliser sur une commande de Shellac (distributeur du film), ressemble à une suite possible du processus ainsi engagé. Fonctionnant comme une mémoire, le CD reprend les sons du film - paroles des personnages, commentaire off, musique elle-même... - et les remâche, les recompose comme pour former une nouvelle "idée". Son écoute, stimulante, répétée, permet de poursuivre intérieurement le "travail" mental que des Pallières appelle de ses voeux en produisant des images et du son.

Paris Expérimental : Joyeux anniversaire !

Posté par Sandor le 19.07.05 à 11:19 | tags : germaine dulac, expérimental, festival
Cela fait maintenant vingt ans que l'association Paris Expérimental diffuse auprès d'un public aussi large que possible un cinéma qui se veut avant tout événement visuel et sonore, loin des trames narratives commercialement formatées. Depuis la manifestation fondatrice "Paris vu par le cinéma d'avant-garde (1923-1983)" au Centre Pompidou en 1985, ce sont des dizaines de programmations qui ont vu le jour à Paris, et surtout une quarantaine de publications éditées, pour faire redécouvrir les oeuvres protéiformes de Jean Cocteau, Germaine Dulac, Kenneth Anger, Jonas Mekas, Maurice Lemaître, etc.
Du 22 au 24 juillet (vendredi à dimanche), Paris Expérimental fête son anniversaire au Forum des images (Paris), avec une série de 34 films dans le cadre du cycle "Paris insolite". Sur un mode classique, mais qui a prouvé son efficacité en termes de transmission des conaissances : projections, vente de publications, débats... Le programme, c'est .

La Mamie de l'expérimental

Posté par anita b. le 12.06.05 à 16:58 | tags : musique au cinéma, expérimental, germaine dulac


la main du clergyman...Alors que la Cinémathèque attend septembre pour réouvrir ses portes et que la rétro Fassbinder s'est achevée à Beaubourg, la tribu des cinéphiles parisiens, un peu désorientée, se retrouve en force au Musée d'Orsay, où un bel hommage est actuellement rendu à Germaine Dulac. Considérée comme la grand-mère du cinéma expérimental en France, en particulier pour sa grande oeuvre, La Coquille et le clergyman (1927), mamie Dulac est avant tout une aventurière des effets visuels, très portée vers le surréalisme et la poésie déjà présents dans le texte d'Antonin Artaud qu'elle adapte pour son film. Effets de lumière, de mouvements, trucages, ses études ainsi que ses courts métrages foisonnent d'inventions et d'idées. Malheureusement, et c'est là le risque des rétrospectives importantes, la partie plus fictionnelle "classique" de son travail déçoit.
Sur des histoires gentillettes de conte de fées, La Folie des vaillants (1925) et Princesse Mandane (1928) ne séduisent pas vraiment. Aussi désuets sur les thèmes que sur la mise en scène, il semblent bien loin de l'image de précurseur et de féministe qui collent à la peau de Germaine Dulac. Mais ces tatonnements de jeunesse ne doivent pas faire palir l'éclat des plus beaux essais cinématographiques de la dame Dulac. On notera de plus le beau travail d'accompagnement musical, et les choix judicieux effectués par les programmateurs. A la fin de la projection de Princesse Mandane, c'est bien avant tout la pianiste Anahit Simonian que l'on aplaudissait à tout rompre.

Chuuut!





Avant que le flot de "juillettistes" ne s'élance sur nos bruyantes autoroutes, nous tenions à vous avertir, en ce presque début d'été, du bouchon le plus silencieux que l'on puisse imaginer. Par le hasard du calendrier, durant la première quinzaine de juin, plusieurs films muets dontTour_Eiffel.jpg quelques poids lourds qu'il sera difficile d'éviter, vont converger sur les écrans de la capitale. La marche sera ouverte par Paris qui dort (photo), une merveille de 1923 à l'inspiration surréaliste signée par un René Clair à peine âgé de 25 ans mais déjà au sommet (de son art, pas de la dame de fer). Il sera accompagné d'une musique de Yan Maresz jouée en création mondiale par l'ensemble Court-circuit (Auditorium du Louvre, 3 et 4 à 20h et 5 à 16h). A peu près au même moment, l'énorme Cuirassé Potemkine de S. M. Eisenstein crèvera l'un des écrans du MK2 Bibliothèque (les 5 à 18h et 6 à 20h) sur des notes du pianiste Pascal Pistone. Mais le gros morceau sera à guetter un peu plus en aval, du côté du Musée d'Orsay. Là-bas, du 3 au 15 juin, débouleront sans bruit les oeuvres de Germaine Dulac, grande avant-gardiste proche de Breton et consorts. La plupart de ses films ont été redécouverts récemment. C'est dire si cette rétrospective est précieuse. Et pour les accros aux voix sans parole qui n'auraient pas eu leur comptant de silence (on les comprend), le cortège se poursuivra avec Madame du Barry, un délire historique à la Dumas réalisé en 1919 par Ernst Lubitsch, encore allemand à l'époque (le 18 juin à 20h au cinéma Le Lincoln, 14 rue Lincoln). De doux airs joués au clavecin illumineront cette séance qui, une fois de plus, prouvera combien les films muets peuvent combler tant nos yeux que nos oreilles.


Un samedi soir à l'Etna : Xavier Baert

Posté par Sandor le 02.05.05 à 13:40 | tags : expérimental

J'étais samedi soir à l'Etna (Paris 3e), atelier parisien regroupant des praticiens de cinéma dit "expérimental", pour une "tribune libre" plutôt privée que le cinéaste Xavier Baert proposait autour de son oeuvre. Une oeuvre puisant largement dans la danse, consacrée notamment au mouvement et, m'a-t-il semblé, à la captation précise de ce qui se passe entre deux corps qui s'éprennent l'un de l'autre, fugitivement. Révélation (2000) est ainsi une réinterprétation de quelques scènes de In the Mood for Love de Wong Kar-Wai ; Fantôme (2002, photo) et Empreintes (2004), des films où le mouvement d'un danseur est prétexte au déploiement d'une matière plastique sur l'écran. Danseurs à la Gay Pride 2001 (2001), surtout, est un film magique où le défilement ralenti des images, l'isolement de quelques détails de la parade, font apparaître l'expression de figures à la fois extatiques et libres.
Au passage, j'ai appris que l'Arcadi avait refusé de financer une copie 35 mm de ces films, existant aujourd'hui en un unique exemplaire 16 mm, au motif qu'ils étaient datés, que leur façonnage était d'une autre époque, "années 1970". Quand on compare les films de Xavier Baert au fourre-tout hétéroclite et souvent médiocre (malgré quelques pépites) que l'Arcadi programme à travers le festival Némo, on est pourtant tenté de réaffirmer que ce n'est pas la haute technicité du matériel employé qui doit servir de critère pour définir un cinéma novateur ; c'est la sensibilité, le talent et la façon visionnaire dont on s'en sert.


Expérimental : Jonas Mekas

Posté par fluctuat.net le 31.03.05 à 16:53 | tags : mk2, expérimental

Jonas Mekas

Expérimental, vous avez dit expérimental ? Après l'excellent Journal de Jonas Mekas publié chez POL, ne ratez pas la double séance (20h et 22h) que MK2 Beaubourg consacre le 7 avril au réalisateur des Diaris (Entrée 6 euros).




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