Toute l'actu du festival de Cannes, le rendez-vous cinéma le plus important, le plus médiatisé, le plus glamour de l'année.
Sur le mag cinéma, retrouvez en détails le programme de la sélection officielle et toutes les programmations de la Quinzaine des réalisateurs, la semaine de la critique et d'un Certain regard. Présentation, analyse, pronostics autour des différentes sections du Festival de Cannes.
Voir aussi les fils d'actu sélection officielle, un certain regard, quinzaine des réalisateurs, semaine de la critique.
Posté par Damien L. le 02.06.09 à 12:50 | tags : festival de cannes, réalisateur, hollywood, you tube, guerre, sélection officielle
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La version d'Inglourious Basterds présentée au 62ème Festival de Cannes n'était pas définitive. Quentin Tarantino va en effet rajouter plusieurs scènes d'ici la sortie (prévue pour le 19 août en France et le 21 août aux Etats-unis).
Lors de l'annonce de la sélection cannoise, la durée d'Inglourious Basterds avait été estimée à 2h40. Pourtant, le montage projeté à Cannes faisait 2h27 et une rumeur fit rapidement le tour de la Croisette : Tarantino aurait coupé 12 minutes du film une semaine avant sa présentation, alors que le cinéaste se trouvait à Paris. Cherchant la formule adéquate, il aurait notamment supprimé les séquences avec Maggie Cheung (qui joue la directrice du cinéma dans lequel travaille le personnage de Mélanie Laurent) ainsi que certaines scènes violentes mettant en scène la troupe de soldats juifs commandée par Brad Pitt (les Basterds du titre).
Si la version présentée à Cannes a enthousiasmé notre rédaction, elle contient effectivement quelques moments de flottement et ne développe pas assez certains personnages. C'est ainsi avec bonheur qu'on apprend (de la part du magazine Variety) qu'une séquence réunissant Diane Kruger et l'excellent Michael Fassbender va être ajoutée.
Certaines estimations parlent d'un montage final avoisinant les 2h45. Mais Quentin Tarantino pourrait à nouveau surprendre et déjouer les attentes. Réponse au mois d'août.
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Posté par Slick Rick le 01.06.09 à 11:50 | tags : actrice, festival de cannes, affiche
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Posté par Damien L. le 30.05.09 à 16:30 | tags : court métrage, cinéma à paris, cinémathèque française, festival de cannes, semaine de la critique
Le Festival de Cannes, c'est aussi la Semaine de la Critique, dont la 48ème édition s'est tenue du 14 au 22 mai. Si le Grand Prix a cette année été decerné au très beau Adieu Gary, les programmes courts valaient également le détour. Une passionnante compétition de 7 courts-métrages et une audacieuse séance spéciale de 3 moyens métrages ont ainsi été proposés, sous l'égide de Bernard Payen, coordinateur de la Commission court-métrage de la Semaine de la Critique.
Du côté des courts-métrages, deux films d'animation ont fait sensation. Runaway, du canadien Cordell Barker (nommé aux Oscars pour ses précédents courts-métrages), est une euphorisante fable allégorique qui rejoue la lutte des classes à l'intérieur d'un train lancé à pleine vitesse; du cartoon rythmé et burlesque, dont le sujet fait mouche en pleine crise financière. Encore plus étonnant, Logorama (photo 1), réalisé par les Français François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain, présente une ville entièrement composée de célèbres logos de marques; dans ce monde rongé par la folie publicitaire, un truand qui a les traits de Ronald McDonald est traqué par deux policiers Bibendum, ce qui nous offre un film catastrophe aussi fantasmagorique qu'inquiétant.
On retiendra également la douce angoisse éthérée de Tulum, court croate de Dalibr Matanic, et le décapant humour nordique de Slitage, réalisé par le jeune suédois Patrik Eklund.
Mais le moment fort de cette sélection reste Noche adentro (photo 2), du Paraguayen Pablo Lamar (déjà présent l'an dernier avec le virtuose Ahendu nde sapukai (I Hear you scream), dont nous vous parlions ici). Noche adentro met d'abord en images les festivités d'une nuit de noces; puis une ellipse nous laisse face à une scène ensanglantée qui fait virer le mariage vers le cauchemar. Reprenant le célèbre tableau L'Origine du monde de Gustave Courbet et concluant sa virée nocturne dans une rivière qui évoque autant le couple de L'Aurore que celui des Amants, Pablo Lamar signe une oeuvre à la beauté vénéneuse, aussi sombre que mystèrieuse.
Du côté des moyens métrages, Faiblesses, première réalisation du comédien Nicolas Giraud, traite de la douleur à établir une communication harmonieuse entre hommes et femmes; le sexe va tenter de résoudre cet épineux problème mais non sans un lourd parfum de désenchantement. Le réalisateur joue lui-même dans le film, aux côtés de la convaincante Faustine Tournan (photo 3).
Autre moyen métrage présenté, 6 Hours, réalisé par le coréen Moon Seong-Hyeok (à gauche de la photo 4, aux côtés de son comédien Kim Tae-Hoon), capte les déambulations nocturnes d'un chauffeur de taxi philanthrope qui croise la route d'une jeune femme travaillant dans un "service de rendez-vous amoureux". Baignant dans une superbe esthétique, 6 Hours mêle efficacité de l'écriture et sensibilité des affects, distillant une grâce très rare pour un film de 30 minutes.
(portraits de Marc Buchy)
La programmation de la 48ème Semaine de la Critique sera reprise à la Cinémathèque française du jeudi 4 au dimanche 7 juin 2009.
- Consulter le programme.
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Posté par Slick Rick le 29.05.09 à 17:05 | tags : festival de cannes, réalisateur
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Non seulement Jacques Audiard a loupé d'un cheveu la Palme (prévisible pour un chauve), mais en plus on l'enquiquine sur le prétendu "caractère raciste" de son magistral Un Prophète, Grand Prix à Cannes. Lundi, deux motions étaient déposées devant l'Assemblée de Corse pour condamner le film. Le premier assaut a été porté "en urgence" par Jean-Guy Talamoni. Pour le dirigeant du mouvement indépendantiste Corsica Libera, le film entretiendrait "la confusion entre militants politiques et voyous". "Indigné", il accuse Un Prophète de "porter atteinte" de manière "intolérable" et "réitérée" à l'image de la Corse et des Corses.
Remonté, donc, et tout en nuances. Un peu comme les autonomistes, qui se sont également fendus d'une motion. Le Parti de la Nation Corse (PNC) et le mouvement "A Chjama naziunale" reprochent ainsi au film d'Audiard ses "diatribes anti-corses", et réclament à l'Assemblée des "précautions utiles au plan juridique", en vue de le poursuivre en justice. Ben voyons, et pourquoi pas attaquer Le Parrain pour l'image qu'il donne des Italiens (tous mafieux), Scarface pour celle donnée des Cubains (mafieux), ou la série carcérale Oz pour le tableau sans fard (et outré) qu'elle fait des communautés musulmane, latino et gay ? Un Prophète décrit une prison, avec, comme c'est étonnant, des malfrats à l'intérieur - en l'occurence des Corses et des Musulmans. Pour survivre, le héros d'origine arabe mais protégé par les Corses, gravite intelligemment entre les deux communautés. Ultraviolence et trafics existent certes dans le film, mais en respect avec la réalité de la condition carcérale française. Loin de stigmatiser les Corses, Audiard ne juge personne.
Les autonomistes Corses n'ont pas vu la beauté tragique de cette violente histoire, entre un "fils" et son père de substitution. Susceptibles, ils suggèrent à l'Assemblée de Corse de ne plus subventionner des oeuvres "dont le scénario pourrait laisser apparaître des atteintes graves à (leurs) intérêts en termes de mémoire, d'honneur ou d'image". Pour eux, l'ile de Beauté devrait garder son maquillage intact, en dépit de la liberté d'expression...Mais ce n'est pas encore gagné. Pour l'instant, l'Assemblée de Corse a reporté à "une date ultérieure" les deux motions.
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Posté par Van le 27.05.09 à 17:43 | tags : festival de cannes
Après les people flous, on a décidé de faire le point.
De Diane Kruger à Dita Von Teese en passant par Marc Dorcel ou "Laly de Secret Story", on croise de tout dans les soirées cannoises. En voici un best of en images.
Voir le diaporama Cannes : Best of people.
(DR Sébastien Bardos)
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Posté par Damien L. le 26.05.09 à 09:28 | tags : sélection officielle, festival de cannes

En décernant la Palme d'Or au Ruban blanc de Michael Haneke, le Jury du Festival de Cannes 2009 a donc fait le choix d'un cinéma exigeant.
Mais si la compétition fut au départ perçue comme prévisible et consensuelle, elle a heureusement reservé son lot de surprises. Des cinéastes confirmés comme Lars von Trier, Quentin Tarantino et Alain Resnais ont ainsi su renouveler leur cinéma. Le premier avec Antichrist (photo) qui, au-delà de ses scènes-choc, poursuit longtemps après la projection; le cinéaste danois y exprime ses angoisses vis-à-vis du couple par le biais d'une esthétique audacieuse. De même, en réalisant son premier film de guerre, Quentin Tarantino a su déjouer les attentes pour offrir avec Inglourious Basterds une œuvre baroque et décomplexée qui réécrit l’Histoire avec tous les moyens du septième art. Quant aux Herbes folles, il s'agit d'une oeuvre virevoltante où s'entrechoquent désir obsessionnel, douce fantasmagorie et hantise du passé, sur fond d'esthétique à la Wong Kar-Wai; à 86 ans, Alain Resnais a signé le film le plus frais du Festival.
L’énergie et les propositions nouvelles sont également venues de cinéastes moins expérimentés comme Andrea Arnold et Brillante Mendoza (qui a reçu le Prix de la mise en scène). La première a signé avec Fish Tank un film social au langage cru mais à la sensibilité débordante, dont la mise en scène utilise à merveille l’érotisme de Michael Fassbender (acteur également vu dans Inglourious Basterds). Le sanglant Kinatay a lui prouvé que Brillante Mendoza pouvait s’essayer à différents genres; tourné dans l'urgence, le film offre une suffocante plongée nocturne dans l'univers des gangs philippins.
Quant à Un Prophète, il n’aurait pas volé la Palme d’Or. La mise en scène nerveuse de Jacques Audiard tisse de puissants échos avec la situation apocalyptique des prisons françaises; mais le recours à certaines influences américaines l'empêche sans doute d'être réellement novateur sur la forme.
En guise de résumé, voici une petite liste :
- Les principales déceptions : Vengeance de Johnnie To, Visage de Tsai Min-Liang et Map of the Sounds of Tokyo d'Isabel Coixet.
- Les films percutants mais trop longs : Soudain le vide de Gaspar Noé et Nuits d'ivresse printanière de Lou Ye.
- Les scènes les plus mémorables : le meurtre sauvage de Kinatay, le saut à la perche au-dessus du mur de séparation dans Le Temps qu'il reste, la scène d'amour qui fait tout basculer dans Fish Tank, les scènes de mutilation dans Antichrist, les apparitions christiques d’Eric Cantona dans Looking for Eric, les scènes de baiser interdit du Ruban blanc, la fusillade en plein Paris dans Un Prophète, le jeu des post-it dans la taverne d'Inglourious Basterds, le plan filmé de l’intérieur d’un vagin dans Soudain le vide et les sautes d'humeur d'André Dussollier dans Les Herbes folles.
- Les acteurs qui ont séduit : le couple Song Kang-Ho/Kim Ok-Bin dans Thirst, ceci est mon sang, Tahar Rahim dans Un Prophète, Michael Fassbender dans Fish Tank et Inglourious Basterds, le couple Charlotte Gainsbourg/Willem Dafoe (photo) dans Antichrist, le sensuel Hao Qin dans Nuits d'ivresse printanière et Christoph Waltz dans Inglourious Basterds.
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Posté par Van le 25.05.09 à 11:43 | tags : festival de cannes, you tube
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Posté par Damien L. le 24.05.09 à 21:48 | tags : sélection officielle, festival de cannes
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Le Festival de Cannes 2009 a donc décerné la Palme d'Or au Ruban blanc de Michael Haneke. Il semblerait que le film du cinéaste autrichien ait devancé de très peu l'impressionnant Un Prophète, de Jacques Audiard, chouchou des critiques et des festivaliers. Les dernières rumeurs cannoises indiquent ainsi que d'illustres membres du Jury -comme James Gray- souhaitaient à tout prix palmer Un Prophète.
Mais le dernier mot revient toujours au Président du Jury et Isabelle Huppert a visiblement été touchée par la maîtrise formelle du Ruban blanc.
Un vrai choix a été effectué tant les deux films offrent des propositions différentes. Le Ruban blanc est une oeuvre difficile d'accès, qui fait un détour par l'Allemagne des années 1910 pour évoquer les sociétés totalitaires. Un Prophète est lui un film à l'esthétique plus contemporaine, en prise directe avec l'actualité (la déplorable situation des prisons françaises).
Isabelle Huppert a tranché, Michael Haneke a gagné.
Voir tout le palmarès du Festival de Cannes 2009.
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Posté par Van le 24.05.09 à 20:20 | tags : sélection officielle, festival de cannes

Le cinéaste autrichien a reçu des mains d'Isabelle Huppert - à qui il avait offert le Prix d'interprétation pour La Pianiste - la Palme d'or pour son drame en noir et blanc se déroulant dans un village allemand avant la Première Guerre mondiale.
Jacques Audiard, dont le Prophète avait été unanimement salué lors de sa projection, a tout de même reçu le Grand Prix. Et Alain Resnais s'est vu décerner un Prix "exceptionnel" du Festival de Cannes pour Les Herbes folles, et sans doute l'ensemble de sa carrière.
Confirmant les rumeurs, Charlotte Gainsbourg a reçu le Prix d'interprétation féminine pour le très controversé Antichrist de Lars Von Trier. Et Christoph Waltz, révélation du Festival, le prix d'interprétation masculine pour son rôle de nazi dans le surprenant Inglourious Basterds de Quentin Tarantino.
Voir tout le Palmarès de Cannes.
Lire la critique du Ruban blanc, la Palme d'or, dont voici un extrait :
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Posté par Slick Rick le 24.05.09 à 18:33 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs, you tube, bande annonce
Xavier Dolan n'a que 20 ans. Avec son premier film, J'ai tué ma mère, ce Canadien à l'allure de petit Prince (même mèche bouclée-maniérée) tout juste sorti de l'adolescence, a impressionné le public de la Quinzaine de réalisateurs. Déjà lauréat de trois prix à Cannes (Europa Cinema, Art Cinema, SACD), Dolan concourt aussi pour la Caméra d'Or.
Son film évoque avec une audace graphique constante, tout en décadrages extêmes et avec un sens de la déco proche de Wes Anderson, la difficulté d'un fils homosexuel à communiquer avec sa génitrice, personnage aussi castrateur que lunatique et déphasé. Dans ce monde hystérisé par des rapports parents-enfants déjantés, les pères sont absents, et les mères envahissantes. Le jeune cinéaste joue le rôle principal, aux forts accents autobiographiques. Brillant, parfois agaçant de nombrilisme (assumé), Dolan réussit une comédie dramatique enlevée, piquante, bardée de scènes hilarantes. On n'a pas fini d'entendre parler de Xavier Dolan.
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Posté par Slick Rick le 24.05.09 à 18:06 | tags : festival de cannes
1...d'autres l'ont accompli. Big up à ce monsieur.

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Posté par Van le 24.05.09 à 13:06 | tags : sélection officielle, festival de cannes

Lire la critique du Temps qu'il reste.
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Posté par Slick Rick le 24.05.09 à 10:01 | tags : festival de cannes

...ou astucieusement cachés derrière des ballons...

...ils sont partout.
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Posté par Van le 23.05.09 à 20:18 | tags : festival de cannes
1Certains n'auront pas vu UN film de tout le Festival. Pourquoi ?
Réponse sur ce diaporama des Nuits cannoises.
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Posté par Damien L. le 23.05.09 à 18:49 | tags : festival de cannes, sélection officielle
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J-1 avant la proclamation du palmarès du Festival de Cannes 2009. Comme d'habitude, des rumeurs persistantes affleurent ici et là, plaçant plusieurs films en pôle position. On parle ainsi beaucoup du Ruban blanc de Michael Haneke, du Temps qu'il reste d'Elia Suleiman (photo) et d'Un Prophète de Jacques Audiard.
Avec à chaque fois un bémol : une Palme d'Or pour Michael Haneke marquerait le triomphe d'un cinéma austère et jetterait des soupçons de copinage sur la présidente du Jury Isabelle Huppert (qui reçut le Prix d'interprétation féminine en 2001 grâce à La Pianiste de...Michael Haneke); une Palme pour Elia Suleiman serait interprétee par certains comme une marque d'engagement pro-palestinien; et une Palme pour Jacques Audiard offrirait une deuxième victoire française en deux ans (après Entre les murs en 2008), ce qui ne manquerait pas de faire jaser.
Du coup, quelques outsiders tiennent la corde. On parle de Fish Tank d'Andrea Arnold, de Vincere de Marco Bellocchio, des Herbes folles d'Alain Resnais ou d'Antichrist de Lars von Trier, qui n'aurait visiblement pas que des détracteurs au sein du Jury.
Cette poignée de films devrait également être concernée par les prix d'interprétation. Côté masculin, Tahar Rahim se voit toujours régulièrement cité pour Un Prophète, de même que Christoph Waltz pour Inglourious Basterds. Côté féminin, Charlotte Gainsbourg dans Antichrist, Katie Jarvis dans Fish Tank ou Giovanna Mezzogiorno dans Vincere sont pressenties.
Mais des surprises seront vraisemblablement au rendez-vous. Réponses définitives dimanche aux alentours de 20 heures.
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Posté par Slick Rick le 23.05.09 à 18:08 | tags : festival de cannes
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Posté par Slick Rick le 23.05.09 à 16:47 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs

Amreeka, J'ai tué ma mère, Carcasses et Polytechnique. Parmi ces quatre (!) films canadiens présentés à la Quinzaine des réalisateurs, Carcasses est sans conteste le plus étrange. Peut-être même le seul véritable ovni atteri à Cannes cette année. Déjà auteur de trois longs métrages, Denis Coté rêvait de fouler la Croisette depuis longtemps, comme il l'a expliqué avec son fort accent canadien, lors de la projection de Carcasses. "Dans une autre vie, j'étais critique de cinéma. Mais je ne me suis jamais rendu au Festival de Cannes, à la surprise de mes amis. Je m'étais promis de ne pas mettre les pieds à Cannes sans y être invité pour présenter un film. Ce moment est enfin venu!"
Mi-docu, mi-fiction, mi-truc de ouf, Carcasses ne ressemble a rien de connu. C'est l'histoire d'un vieux Canadien vivant dans un cimetière d'autos, au milieu des bois. Seul parmi ces débris entassés qu'il retape et revend depuis quarante ans, Jean-Paul Gomar est heureux. Mais son jardin d'Eden bigarré, fruit d'une accumulation hallucinante et chaotique, est soudain investi par trois trisomiques adolescents, armés d'une carabine. Le pur docu, axé sur la radiographie minimaliste et décadrée d'un lieu unique se teinte alors de fiction : Côté injecte un onirisme bizarre, contemplatif et loufoque dans ce portrait sidérant d'un "ramasseur", sorte de Crusoë mécano au débit vocal aussi accidenté que ses tas de tôle. Carcasse, où le paysage mental d'un homme libre, inoubliable héros marginal. Et la découverte d'un vrai cinéaste radical.
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Posté par Damien L. le 23.05.09 à 15:20 | tags : festival de cannes, sélection officielle

Visage n'était pas le film idéal à projeter ce matin aux festivaliers déjà éprouvés par le programme des derniers jours.
Cette succession d'interminables plans picturaux a surtout semé ennui et frustration face à un beau potentiel gâché.
Tsai Ming-Liang raconte l’histoire d’un réalisateur censé livrer un long-métrage sur le mythe de Salomé. En vedette de ce film dans le film : un top model (Laetitia Casta) ainsi que Jean-Pierre Léaud en personne dans le rôle du roi Hérode. Mais le réalisateur doit rentrer à Taïwan pour raisons familiales, le film prend du retard et la productrice (Fanny Ardant) s'arrache les cheveux, tandis que l'actrice/top model ressent une fascination croissante pour son personnage.
Malgré de belles séquences enjouées qui montrent Laetitia Casta chanter en playback des chansons d’amour, Visage tourne rapidement à vide. La mise en parallèle entre le Jean-Pierre Léaud d'aujourd'hui et celui des films de François Truffaut (on voit d'ailleurs des photos du réalisateur des 400 Coups) n'apporte ainsi que peu d'émotion.
En 2008, le lauréat de la Palme d'or (Entre les murs) avait été projeté le dernier samedi. A la vue de Visage, il est peu probable que ce cas de figure se reproduise cette année.
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Posté par Van le 23.05.09 à 12:11 | tags : semaine de la critique, festival de cannes

Dans une cité ouvrière vidée de sa population, il reste un veuf, nostalgique de son usine désafectée, son fils qui revient après une longue absence, la voisine qui vit elle aussi avec son fils qui rêve que son père est Gary Cooper. Jean-Pierre Bacri incarne l'ouvrier veuf forcément bougon de ce film désenchanté, drôle et surprenant, baignée du mythe américain du western, beau représentant du cinéma français à la Semaine de la critique. Dont on parle trop peu.
Adieu Gary, de Nassim Amaouche, sortira en salles le 22 juillet.
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Posté par Van le 23.05.09 à 09:22 | tags : sélection officielle, festival de cannes

Le reste du casting de cette comédie dramatique est assez franco-français : Laetitia Casta, Fanny Ardant, Nathalie Baye, Jeanne Moreau, Mathieu Amalric participent à cette aventure taïwanaise à Paris.
Tsai Ming-Liang fait partie des nombreux habitués du Festival, où il a déjà présenté notamment The Hole et Et là-bas, quelle heure est-il ? (dans lequel Paris était déjà un élément important du scénario).
Face à ce Visage, le film de l'espagnol Isabel Coixet, Map of the Sounds of Tokyoo, sera le dernier film à entrer en compétition.
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Posté par Damien L. le 22.05.09 à 21:17 | tags : festival de cannes, sélection officielle, réalisateur
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Prenant place à Tokyo, le film raconte les liens qui continuent d'unir Linda (une strip-teaseuse) à son frère Victor (un dealer) après le décès de ce dernier.
Trip visuel démiurgique de 2h40 qui surplombe ses personnages à coup d'incessants mouvements de caméra, Soudain le vide a divisé les festivaliers.
Présenté sans générique de fin, le film a essuyé quelques huées lors d'un premier écran noir, avant de se poursuivre le temps d'une séquence finale floue et de déclencher des applaudissements. Huées contre applaudissements : une réaction somme toute très prévisible pour une oeuvre qui cumule séquences de sexe et expérimentations visuelles.
Lire la critique de Soudain le vide.
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Posté par Slick Rick le 22.05.09 à 17:58 | tags : festival de cannes
Paysage cannois

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Posté par Slick Rick le 22.05.09 à 16:40 | tags : comédie, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs



La Quinzaine des réalisateurs a multiplié les chocs esthétiques et les audaces cette année, souvent avec humour. Pas moins de sept comédies sont en effet venues égailler les troupes des cinéphiles avertis, prouvant avec éclat (de rire) qu'à la Quinzaine, la Croisette s'amuse. Retour rapide sur deux semaines d'abdominaux en salle obscure.
La France en pleine forme
Sur la carte mondiale du rire ébauchée par cette sélection pointue (merci Olivier Père), la France rayonne, avec trois comédies de haut vol. Loin du marasme ambiant du genre, trop souvent soumis aux diktats télévisuels (Coco, Safari et compagnie), le contingent national envoyé à Cannes - Riad Sattouf/Luc Moullet/Alain Guiraudie - a su tracer sa propre voie. Déjà connus de nos zygomatiques, la légende Moullet et le confirmé Guiraudie n'ont pas déçu, avec deux comédies rurales, privilégiant les grands espaces. Le surréaliste La Terre de la folie, de Moullet, élabore une bidonnante cartographie de la démence dans les Alpes du sud, tandis que Le Roi de l'évasion de Guiraudie, plus polisson, nous entraine dans une cavale amoureuse à la Badlands, mais dans le Sud-Ouest. Tout aussi stimulant, mais dans un registre éloigné, Les Beaux gosses, premier film de Riad Sattouf, redonne le sourire à la moribonde teen-comedy française. Bonne nouvelle, Judd Apatow n'est plus seul !
Les Etats-Unis au rendez-vous
Justement, côté US, deux intéressants specimens : Humpday et I Love You Phillip Morris. Le premier film révèle le talent de Lynn Shelton. Humpday raconte dans un style nerveux, presque documentaire, comment deux potes trentenaires et hétéros en viennent à se lancer un défi inédit : tourner un porno ensemble. La mise en scène est inspirée, les acteurs géniaux. Plus conventionnel dans sa réalisation, I love you Phillip Morris (qui n'est pas seulement une comédie) ose la love story homo entre deux stars hollywoodiennes : Jim Carrey et Ewan McGregor. Décidément, le thème de l'homosexualité semble obnubiler la comédie contemporaine. Insaisissable, à la fois drôle et émouvant parfois dans le même plan, Carrey virevolte, dans un des ses plus grands rôles.
Le reste du monde (Belgique et Corée)
On a été moins convaincu par l'humour gras de La Merditude des choses, trop complaisant à notre goût dans sa description trash de la beauferie d'une fratrie flamande. Tout le contraire de l'aérien You Don't Even Know (Si tu savais tout), du grand Hong Sang-soo. Fidèle à son style bavard, le Coréen brosse le portrait rêveur et aviné d'un cinéaste moyen, "seulement connu à l'étranger", pleutre et lubrique, mais avide d'absolu. La première heure du film (découpé en deux parties, comme souvent chez lui) est un immense moment de burlesque pur. Plus relâchée et évasive, la suite joue sur les répétitions, les latences poétiques, formant un jubilatoire autoportrait du cinéaste, plein de dérision.
Bilan de la Quinzaine : beaucoup de sexe, et en particulier homosexuel (tabou enfin transgressé avec humour), mais aussi soif de grands espaces, et toujours un grain de folie. Qui a dit qu'on bâillait au Palais Stéphanie ?
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Posté par Damien L. le 22.05.09 à 14:48 | tags : comédie, sélection officielle, festival de cannes

Des running gags filmés en plan fixe parcourent le film mais celui-ci ne pourait être qualifié de pure comédie. Car c'est avant tout l'ambition de la narration qui frappe ici. Développé sur quatre époques (1948, 1970, 1980 et aujourd'hui), Le Temps qu'il reste montre comment le fils d'un résistant palestinien gère cet héritage familial et historique. Basé sur les ellipses et les silences, l'histoire du personnage parvient peu à peu à émouvoir.
A la fois constat d'impuissance et éloge des puissances comiques, Le Temps qu'il reste a séduit la Croisette. Si le palmarès de dimanche est à dominante politique, Elia Suleiman pourrait bien avoir un prix.
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Posté par Van le 22.05.09 à 13:36 | tags : comédie, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs, réalisateur
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En attendant la version longue de l'entretien (autour de sa sortie en salles, le 10 juin), en voici deux extraits :
(propos recueillis par Eric Vernay)
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