Posté par Damien L. le 20.11.09 à 10:11 | tags : berlinale, bande annonce, réalisateur, festival

On a appris hier que le cinéaste allemand Werner Herzog présiderait le jury du 60ème Festival du Film de Berlin, qui se tiendra du 11 au 21 février 2010. Le communiqué de presse officiel présente Herzog comme « l'un des plus importants réalisateurs du cinéma d'auteur » et « l'une des personnalités essentielles de la Nouvelle Vague Allemande ». Il sucède à l'actrice Tilda Swinton, qui présidait le jury de la Berlinale 2009.
Werner Herzog a réalisé près de cinquante films, parmi lesquels figurent les mythiques Aguirre, la colère de Dieu et Fitzcarraldo, ainsi que les documentaires Grizzly Man et Encounters at the End of the World (nommé aux Oscars 2009).
Le cinéaste effectuera en 2010 un véritable retour en force, puisque deux nouvelles réalisations anglophones sortiront en salle : Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans (avec Nicolas Cage et Eva Mendes) sortira le 3 mars, quelques mois avant My Son, My Son, What Have Ye Done (avec Michael Shannon, Willem Dafoe et Chloë Sevigny); ce dernier film s'inspire de l'histoire d'un homme qui transposa dans la réalité une pièce de Sophocle, en tuant sa mère d'un coup de sabre.
Voici les bande-annonces des deux films en question :
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Si la Palme d'or cannoise a été décernée au Ruban blanc de Michael Haneke, c'est une belle récompense que les Anglais offrent là à ce film français.
Prochaine étape : les Oscars.
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Posté par anita b. le 06.10.09 à 14:15 | tags : documentaire, festival
Du 6 au 13 octobre se tiendront les 14emes Rencontres du cinéma documentaire, au cinéma le Méliès de Montreuil. A deux pas de Paris, c'est la fine fleur du documentaire qui est convoquée, au fil d'une programmation toujours riche et pertinente.
Sur le thème Personne/Personnage, Corinne Bopp a une fois de plus concoté un festival festif et curieux, où les projections et les rencontres alternent et offrent un vrai moment de réflexion. Le tout dans un esprit très ouvert, qui fait le charme de ces Rencontres. A partir de ce soir, outre les évènements en avant-première, tel que le nouveau film de l'immense Frederick Wiseman (La Danse, le ballet de l'Opéra de Paris) et le très attendu documentaire de Michel Gondry sur sa tante (L'Epine dans le coeur), on pourra découvrir l'oeuvre de l'invité, Huang Wenhai, cinéaste chinois reconnu par les plus grands festivals.
Et quelques séances à ne pas rater : Below Sea Level de Gianfranco Rosi, le grand prix du festival Cinéma du Réel en 2009, Le Plein Pays d'Antoine Boutet, qui avait fait parlé de lui au FIDMarseille, ou encore Yves, nouveau film d'Olivier Zabat après 1/3 des Yeux.
Tout le programme ici.
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Posté par anita b. le 11.09.09 à 17:13 | tags : festival, forum des images, cinéma fantastique
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Il faut dire qu'avec son côté "reportage" sur un avenir proche qui rappel un passé pas si lointain, il apporte un air nouveau aux films d'invasion extraterrestre. Pour commencer, les pauvres créatures ne sont pas arrivées sur Terre avec de mauvaises intentions, mais pour se réfugier (de quoi, on ne le saura pas), et cette surpopulation, en plein coeur de Johannesburg, nous évoque un ghetto et une ségrégation pas si fictifs que ça, avec ses trafics en tous genre et la bande de malfrats qui les régit.
Au milieu de cet univers ultra-réaliste, infesté de monstres-crevettes, c'est la monstruosité humaine qui ressort et nous aveugle. Avec des effets spéciaux époustouflants (Blomkamp signait lui-même ces effets dans ses court-métrages, il est ici épaulé par son producteur Peter Jackson !), et son récit au classicisme impeccable, District 9 s'impose comme un petit bijou du genre, et son réalisateur comme l'un des talents les plus brillants découverts récemment.
Sortie en salles le 16 septembre 2009.
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Posté par anita b. le 11.09.09 à 15:46 | tags : animation, forum des images, festival

Pour faire simple, une jeunne adolescente qui a des visions prémonitoires se révèle être un agent sur-entraîné, qui va, à l'aide de ses alliés de l'autre monde, affronter un chevalier sorti tout droit des croisades, et ramené à la vie par les Allemands. Le tout sur fond d'une des plus grandes batailles du front russe. Et entrecoupé de témoignages "live" de "faux" survivants du combat, et autres experts en psychologie ou ésotérisme. Si le sujet peux sembler tordu, il se base pourtant sur l'existence avérée d'une cellule nazie vouée à rechercher des symboles des templiers, et autres rites occultes.
Résultat, un film qui joue sur l'ambivalence entre réalité historique et surnaturel pur, avec souvent de très beaux effets. Si le spectateur est forcément assez décontenancé par le propos, et s'il manque un brin de profondeur au vu de la profusion de personnages, il n'en reste pas moins une formidable idée de départ.
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Posté par anita b. le 09.09.09 à 10:19 | tags : forum des images, festival, réalisateur
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L'exquis Bruce LaBruce a concocté une carte blanche qui ressemble à ses films : sexe, politique et glamour.
Si le choix des court-métrages érotiques de Peter de Rome ne surprend guère, tout comme du classique sublime de Jean Genet, Un Chant d'amour, LaBruce surprend un peu plus avec Jerry la Grande Gueule de Jerry Lewis. Manière de nous rappeler que son cinéma emprunte beaucoup au cinéma comique - remember de son allure filiforme et franchement burlesque dans Hustler White. Avec Vietman, année du cochon de Emile de Antonio et Mémoires du sous-développement de Tomas Gutierrez Alea, c'est le cinéma politique de la fin des années 60 qui est convoqué.
Dans une intervew à venir sur Flu, LaBruce nous expliquait comme cette période du cinéma, où les film déconstruisaient les valeurs traditionnelles, au cinéma comme en dehors, ont pu l'influencer. Et, l'air de rien, la manière avec laquelle LaBruce filme les marginaux dans un contexte réaliste est une manière de plaider pour une société qui apprend à aimer ses rejetons "extrêmes".
Très cinéphile, LaBruce rend ouvertement hommage, dans son génial dernier film Otto, or up with dead people, à la cinéaste américaine Maya Deren, qui dans les années 40, fut la pionnière du cinéma d'avant garde. C'est donc tout naturellement qu'il a choisi de programmer son chef d'oeuvre, Meshes of the Afternoon, plongée dans le rêve d'une femme qui rentre seule chez elle, dans l'attente d'un homme. Le travail plastique du film, et sa musique japonaise inquiétante, en font une merveille de surréalisme.
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Posté par Damien L. le 08.09.09 à 15:44 | tags : documentaire, réalisateur, bande annonce, festival

Les deux hommes se sont entretenus devant les caméras en janvier 2009. Pour les soins de son film, Oliver Stone a également rencontré les présidents de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay, de l'Equateur et de Cuba. Si South of the Border évoquera donc de façon globale les rapports entre l'Amérique du Sud et les Etats-Unis, la star est évidemment Hugo Chavez, qui semblait ravi de fouler le tapis rouge de la Mostra.
A la vue de la bande-annonce, on peut s'interroger sur l'objectivité de South of the Border, tant Oliver Stone semble fasciné par le président du Venezuela. Le réalisateur de JFK a ainsi affirmé lors d'un entretien à Venise avec le quotidien espagnol El Pais que le roi Juan Carlos "devrait se taire et écouter plus Hugo Chavez", en référence au clash qui avait opposé le roi d'Espagne au président vénézuélien durant le sommet ibéro-américain de novembre 2007. "Hugo Chavez est un homme extraordinaire qui a réussi à réduire de moitié la pauvreté dans son pays", a également déclaré Oliver Stone.
Voici la bande-annonce de South of the Border :
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Posté par anita b. le 07.09.09 à 13:02 | tags : festival, musique au cinéma, forum des images, you tube
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Il y a des films qui, dès la musique de leur générique, promettent le meilleur, et s’y tiennent. C’est le cas de Ghosts of the Civil Dead, film écrit par Nick Cave, qui interprète en outre un petit rôle (de fou furieux) et signe la musique, sourde et angoissante, à l’image parfaite du film.
Basé sur des événements réels, il s’agit d’une plongée dans une unité de haute sécurité, alors que la tension est à son comble, et que quelque chose DOIT se produire. Mise en scène épurée et au cordeau de John Hillcoat, en 1991, acteurs tous impeccables dans le genre “menace to society”, cette plongée carcérale se concentre sur les pensées de chacun, détenus et gardiens, et sur la tension qui les habitent. Film éprouvant, car ne cédant pas à l’ultra-violence permanente, Ghosts... of the Civil dead est avant tout un brûlot, documenté, qui nous confronte à l’infamie du système carcéral, à son échec total.
En extrait, les premières minutes du film, avec la musique de Nick Cave, et la douce voix lointaine d’Anita Lane.
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Posté par anita b. le 04.09.09 à 16:39 | tags : festival, forum des images
Ouverture des festivités ce soir au Forum des Images, pour ce quinzième Etrange Festival. Avec au menu le film d'animation belge de Patar et Aubier, Panique au village, et Macabre, film d'horreur en provenance d'Indonésie.
Puis un premier week end fort, avec des invités tel que Bruce LaBruce, qui va présenter quelques pépites de sa carte blanche, comme Meshes of the afternoon de Maya Deren, ou Vietnam, année du cochon, documentaire américain anti-guerre, tourné au tout début de la guerre du Vietnam. Ecouter l'érudit et passionnant Bruce parler de ces films sera sans doute un des grands moment du festival, tout comme la présentation de son Otto, or Up with dead people (illus), un magnifique film sur le malaise adolescent, comme si Gus Van Sant s'était mis au film de zombies.
Dimanche soir, il faudra ainsi faire un cruel choix entre Otto, et le rarissime et cultissime Ghosts of the Civil Dead, film écrit et interprété en 1990 par Nick Cave.
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Posté par Slick Rick le 04.09.09 à 14:23 | tags : hollywood, festival
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Le 35e Festival du Cinéma Américain de Deauville débute aujourd'hui, sous la pluie. Le Président du jury Jean-Pierre Jeunet (notamment suppléé par son acteur de Micmacs à tire-larigot Dany Boon) devra trouver un successeur à Collision, Little Miss Sunshine, The Dead Girl et The Visitor, précédents (et très inégaux) lauréats du festival normand. En gros pour gagner, il faut être indé dans la forme, et vaguement subversif dans le fond. Avoir été primé à Sundance auparavant peut être un plus.
Les favoris naturels :
Precious, de Lee Daniels, est donc méga favori : sélectionné à Cannes (Un certain regard) et récompensé au dernier Festival du film de Sundance, le film révèle une jeune actrice noire et obèse (Gaboure Sidibe) dans le rôle d'une analphabète qui veut s'en sortir. Mariah Carey (!) et Lenny Kravitz (?) complètent un casting improbable mais so cool. Larmes et discours politiquement correct sur la différence en perspective...
Autre grand favori, Sin nombre, que nous avons vu. Ce film de Cari Joji Fukinaga s'intéresse aux gangs d'Amérique centrale (dans l'actu ciné malheureusement) et à l'immigration latino aux USA : une tragédie tiers-mondiste formatée, plus carte postale que sociale, quelque part entre le racolage pop de Slumdog Millionaire et les suffocantes sagas omniscientes d'Inarritu. Sundance a adoré.
Nos favoris à nous, les voici :
Humpday, de Lynn Shelton : excellente comédie dans la veine virile d'Apatow, mais filmée par une femme et enrobée dans une mise en scène très "arty". C'est l'histoire de deux potes hétéros qui décident, lors d'une nuit bien arrosée, de tourner ensemble un porno gay. Beau et hilarant film sur l'amitié masculine.
The Good Heart (photo), de Dagur Kari, le réalisateur islandais de Noi Albinoi s'interesse encore à des marginaux. Avec l'étoile montante Paul Dano (l'inoubliable prêtre malin qui volait la vedette à Daniel day Lewis dans There Will Be Blood) et la superbe Isild le Besco.
Youth in Revolt de Miguel Arteta avec Michael Cera, Ray Liotta et Steve Buscemi. Casting de luxe pour une histoire d'amour ado. Par le réalisateur de Chuck et Buck, et de nombreux épisodes de Six Feet Under et Freeks and Geeks.
Et le retour de Kevin Spacey dans Shrink (de John Pate), qui comme son nom l'indique est un film de psy.
Au rayon premiers films, on attendra au tournant :
Cold Souls, de Sophie Barthes. L’histoire d’un célèbre acteur américain (Paul Giamatti) en pleine crise existentielle. Et sans doute sauvé par Emily Watson.
Harrison, Montgomery, de Daniel Davila avec Martin Landau. Un délinquant se lie d’amitié avec une jeune fille dont la mère est sous la coupe d’un homme violent.
Et au rayon pas attendu au tournant du tout :
World's Greatest Dad de Bob Goldthwait, avec Robin Williams. Un titre gnan-gnan avec un acteur spécialiste du genre, mais qui sait ?
The Killing Room de Jonathan Liebesman (responsable du remake inutile de Massacre à la tronçonneuse); l'histoire de quatre cobayes qui acceptent de subir une expérience scientifique. Mais bon, il y a l'irresistible (et trop rare) Chloё Sevigny dedans alors...
The Messenger de Oren Moverman (scénariste habile de I'm Not There) avec Ben Foster et Woody Harrelson. Après avoir combattu en Irak, le sergent Will Montgomery est muté au sein d’un service chargé de prévenir les familles des soldats tombés au combat. Ca sent la bombe lacrymogène, non ?
Les stars hollywoodiennes attendues à Deauville :
Pas grand monde cette année : seulement Harrison Ford, Robin Wright Penn et Meryl Streep. Et c'est tout. Mais où est passée la jeunesse ?
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Posté par anita b. le 02.09.09 à 10:37 | tags : festival, forum des images
Joie des cinéphiles pervers que nous sommes, l'Etrange Festival revient enfin à Paris, et nous promet une fois de plus un programme riche de bizarreries en tous genres.
Outre une série d'avant premières ou d'inédits explorant en profondeur les notions d'horreur, d'angoisse et de perversion (Macabre, Canine, Embodiment of Evil, Vampyres...), le festival offre une carte blanche au génial réalisateur Bruce LaBruce. Si ce dernier a pas mal oeuvré dans le porno, son film Hustler White avait connu une sortie salles en France, et marqué par son inventivité et son romantisme "hard". Son nouveau film, Otto, or Up with dead people confirme tout son talent. Bruce La Bruce serait un peu un Gus Van Sant hardcore, et Otto, une magnifique histoire d'adolescence, déguisée en film de zombies gays à Berlin. A découvrir absolument !
Autres réalisateurs présentés à l'Etrange, Mario Mercier, sorte de Jean Rollin mystérieux (si si, cela existe) et Uwe Boll. Une carte blanche au romancier Norman Spinrad, une touche de Franco Nero et un brin de Pinku Eiga (les romans porno adaptés au Japon), et voilà de quoi régaler le spectateur en mal d'émotions fortes. On reviendra en détail sur ce programme incomparable.
Du 4 au 13 septembre, au Forum des Images
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Posté par Soso le 25.08.09 à 17:32 | tags : documentaire, mostra, festival
Parce que le 7e art est aussi un moyen d'expression politique, propagandiste ou contestataire, il permettra aux récents événements iraniens de prendre une dimension nouvelle sur le plan international. D'autant plus intenses qu'ils seront dénoncés par une jeune réalisatrice iranienne, lors de la Mostra de Venise.
Agée de 21 ans, la réalisatrice Hana Makhmalbaf se saisira de ce porte-voix afin de dénoncer les conflits qui ont secoué son pays suite à la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, ainsi que les violentes répressions par le pouvoir. Elle présentera son film en avant-première et hors-compétition, lors de la 66e édition du festival.
A travers le regard d'une jeune fille dépressive, qui se retrouve en prise avec les événements politiques, Green Days montre "la société iranienne qui traverse une révolution, avec tous ses espoirs et tous ses doutes". La Grande Histoire à travers la petite histoire. Le long-métrage alterne ainsi des séquences documentaires qui montrent le début des manifestations, avec des séquences fictives, traitant de la condition de la femme en Iran.
Green Days est actuellement en cours de montage. Pour ce faire, la jeune femme s'est exilée en Italie afin d'échapper à la censure de son pays, qui, on s'en doute, risque fort de se trouver gênée par le projet de la jeune femme. Le plateau où elle tournait son dernier film Two-legged horse, en Afghanistan, avait été visé par un attentat.
Issue d'une famille de cinéastes reconnus, Hana Makhmalbaf, est la fille de Mohsen Makhmalbaf, réalisateur et porte-parole du réformateur Mir Hossein Moussavi, candidat perdant à l'élection présidentielle de juin dernier. Hana Makhmalbaf a remporté en 2008 un Ours de Cristal au festival de Berlin pour son film Le Cahier. Elle avait présenté en 2003 à Venise, à l'âge de 15 ans, son premier long-métrage, Lezate Divanegi (Joy of Madness).

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Posté par Soso le 02.07.09 à 18:21 | tags : paris cinéma, festival

La Nuit du cinéma : comédies sexy asiatique, super-héros et films d'animation
Grande nouveauté de cette édition, les programmations pour le grand public débuteront par une nuit blanche répartie samedi 4 juillet, dans six quartiers. Au Nouveau
Latina, des comédies sexy made in Asia promettent une belle tranche d'humour. La veillée s'ouvre sur une histoire rocambolesque de pâtisseries coréennes (Antique), précédant la lose épique d'escort-boys indonésiens aux tronches de Village People (Quickie Express), les déboires tumescents d'un adolescent complexé et taiwanais, mais plutôt membré façon hémisphère sud (Better than Sex) ou encore d'un hardos masturbatoire à l'origine d'une armée de terroristes thaï (The Sperm), avant de s'achever par une parodie de l'île (philippine) de la tentation (Temptation Island). L'occasion, également, de redécouvrir les créatures bimbolandesques de Russ Meyer au cinéma du Panthéon, avec le culte autant que kitsch Faster Pussycat, Kill Kill!, mais aussi Vixen! et Megavixens. Le Max Linder révèle que les turcs aussi, ont leurs super-héros, avec un remake de Superman, Kilink In Istanbul, ou un Turkish Star Wars qui n'est pas a présenter et The Deathless Devil, ce dernier tenant plus du film d'action. La contre-soirée des anti-héros façon geek se tiendra au Champo, avec des comédies américaines telles que Mary à tout prix, 40 ans, toujours puceau ou Zoolander. Les férus de mangas se délecteront sans-doute des films d'animation japonais projetés dans le 5e ou au Palais de Tokyo, avec un onirique Omoide Poroporo, Tokyo Godfathers, ou le plus rigolo Les Joyeux pirates de l'île au trésor.
Programmation et soirée de clôture
Pendant ces 15 jours, une sélection de films en avant-première sera présentée, notamment Bancs publics (Versailles rive droite) de Bruno Podalydès ou The Girlfriend Experience de Steven Soderbergh, et les intéressés peuvent aussi espérer apercevoir Johnny Depp ou Marion Cotillard, au cours de la projection de Public Enemies. Encore tous chauds du festival de Cannes, Le Ruban blanc de Michael Haneke, Fish Tank de Andrea Arnold ou le film d'animation Là-haut, seront présentés parallèlement aux films en lice pour la compétition ParisCinéma. Le jury, composé notamment de Vikash Dhorasoo, Chantal Lauby ou la réalisatrice Aïssa Maïga, aura pour tâche de sélectionner des courts et longs-métrages internationaux, en provenance notamment du Kazakhstan, de Corée du Sud, des Pays-Bas ou de Malaisie. Le festival s'achèvera au CentQuatre avec des ciné-concerts et un bal populaire afin de fêter dignement le 14 juillet, en présence de l'artiste Helena Noguerra.
Toute la programmation sur le site du festival.
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Posté par Van le 11.06.09 à 16:05 | tags : digima, forum des images, festival
Pocket Films, le Festival qui explore tout le potentiel de la création artistique avec téléphone portable et autres caméras de poche s'ouvre aujourd'hui au Forum des Images. Pour fêter sa 5e édition, la programmation s'enrichit de nouvelle propositions cette année avec notamment des performances de VJs et de la musique live.
La compétition internationale, qui comprend 15 films de divers pays, sera présidée cette année par Benoit Delépine. Parmi les cinéastes invités, on trouve Isabella Rossellini pour sa deuxième saison de "Green Porno", une série de sketches assez barrés consacrés à la vie sexuelle des animaux, Lech Kowalski, Pippo Delbono, Joseph Morder, réalisateur de J'aimerais partager le printemps avec quelqu'un, premier long métrage tourné avec téléphone portable à être sorti en salles (l'année dernière).
Parmi les curiosités à explorer cette année, le Festival Pocket Films en partenariat avec La chaîne parlementaire a proposé à des députés de tourner leurs films témoignages sur la vie au Palais Bourbon, pour observer l'Assemblée nationale de l'intérieur. Sept parlementaires de tous bords ont participé au projet.
Le Festival Pocket Film se déroule du 11 au 14 juin au Forum des Images. Entrée gratuite.
Toutes les infos ici.
Lire notre entretien avec Benoit Labourdette, coordinateur général du Festival, réalisé l'année dernière.
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Posté par Van le 04.06.09 à 15:01 | tags : documentaire, festival

Festival de rencontres documentaires, avec projections, débats, expo, concerts et installations multimedia, ItinErrance s'installe aux Voûtes, dans le 13e arrondissement de Paris et fait place aux "auteurs en mouvement, dont les oeuvres sont en train". Il accueillera d'ailleurs, outre des documentaires, des oeuvres de fiction - qui évoquent également l'errance, l'exil - puisqu'on pourra voir Inland de Tariq Teguia (un topographe part explorer l'Ouest algérien) ou Le Chant des oiseaux d'Albert Serra (le parcours des Rois Mages à la recherche du Sauveur, présenté à Cannes l'année dernière).
Festival ItinErrance les 5, 6 et 7 juin aux Voûtes. Toutes les infos ici.
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Posté par Damien L. le 23.05.09 à 14:00 | tags : festival, sélection officielle, réalisateur

Très présent dans les salles cannoises cette année, Quentin Tarantino a livré son coup de coeur au quotidien Métro. Il s'agit du film noir Kinatay, réalisé par le philippin Brillante Mendoza (déjà présent en compétition à Cannes l'an passé avec l'excellent Serbis).
"Je l'ai trouvé extraordinaire. Pour un film qui vous place en position de témoin, j'y ai cru du début jusqu'à la fin.(...) La situation est à la fois horrible et ordinaire, presque ennuyeuse. Et c'est quand même flippant qu'un truc pareil puisse être ennuyeux. Par certains aspects, Kinatay m'a rappelé Outrages, le film de Brian de Palma. Nous sommes témoins du meurtre de cette prostituée à Manille, un être "jetable" si on se réfère au monde dans lequel elle vit. Et le film nous fait prendre conscience de son humanité en témoignant de sa douleur."
Kinatay raconte la nuit cauchemardesque d'un jeune étudiant en criminologie, recruté par des policiers ripoux pour une expédition punitive contre une prostituée. Doté d'une mise en scène nerveuse et quasiment "en temps réel", le film offre dans sa dernière partie une des grandes scènes-choc du Festival de Cannes 2009.
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Posté par Van le 06.04.09 à 11:06 | tags : film policier, festival

Bertrand Tavernier est un amoureux de l'Amérique, et cet amour se ressent dans son dernier film, tourné avec un casting américain aux Etats-Unis, et pas n'importe où : dans la moiteur des bayous de Louisiane, ravagés par Katrina. Adapté d'un roman de James Lee Burke, Dans la brume électrique est un magnifique polar sombre et sensuel, aux accents de blues et à la limite du fantastique. Il méritait le Grand Prix de cette première édition de Beaune, vous pourrez en juger dès le 15 avril.
Terribly Happy, du danois Henrik Ruben Genz, sera également à suivre au moment de sa sortie : il a été distingué par le jury spécial composé de policiers, qui jugeait là en toute connaissance de cause. Le Prix "Sang Neuf" a quant à lui été décerné à Bronson de Nicolas Winding Refn, le réalisateur de la trilogie Pusher. Il sortira sur nos écrans le 15 juillet prochain.
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Pour nous prouver que la banlieue parisienne est souvent tout aussi riche en évènements marquants que la capitale, le Magic Cinéma de Bobigny organise depuis 20 ans le festival Théâtres au cinéma. Après nous avoir récemment offert des intégrale fouillées, et encadrées de rencontres et de beaux ouvrages, autour des cinéastes Glauber Rocha, Alain Robbe-Grillet ou encore Andrzej Wajda, c'est au tour cette année des italiens Marco Bellocchio et Carmelo Bene.
Deux cinéastes aux oeuvres radicelement différentes, si ce n'est pour leur engagement politique, toujours ardant. Si l'on connait mieux Bellocchio pour ses récents films magnifiques que sont Le Sourire de ma mère ou Buongiorno, notte, il est temps de redécouvrir ses premières oeuvres, brulôts très pamphlétaires qui ont marqué leur époque, tout comme ils l'ont reflétée fidèlement. Les Poings dans les poches (1965), La Chine est Proche (1967) ou encore Au nom du père (1972), remise en cause de l'ordre religieux, laissent peu de doute sur les ideaux quasi révolutionnaire que nourrit alors le cinéaste, dans une Italie particulièrement bouleversée.
S'il opte toujours pour la forme du récit cinématographique versant "classique", Camelo Bene, qui vient du théâtre, s'affirme comme un cinéaste beaucoup plus expérimental. Réinventant violemment le théâtre (Shakespeare, Oscar Wilde...) sur scène, il invente pour le cinéma un language neuf, où le sublime fréquente de près l'hystérie et le délire pur. Une vision poétique avant tout, que Bene exprimera en 6 films, de 1967 à 1973, avant de trouver à la télévision une nouvelle terre d'accueil, qu'on pourra découvrir lors du festival.
Festival Théâtres au cinéma
du 20 mars au 5 avril au Cinéma Magic de Bobigny
programme : www.ville-bobigny.fr
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Posté par Van le 25.03.09 à 10:01 | tags : festival, film policier
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Un nouveau venu dans l'univers pléthorique des festivals : le Festival international du Film Policier de Beaune tiendra sa première édition du 1er au 5 avril. La programmation et les invités y sont des plus alléchants.
Une compétition de longs métrages, une compétition "sang neuf", un invité d'honneur, un hommage, des prix littéraires, l'élection d'une femme fatale, des avants-premières... Beaune, outre sa localisation particulièrement sympathique, a quelques atouts dans sa manche.
En ouverture du festival, Dans la brume électrique, le nouveau film de Bertrand Tavernier, sera montré en présence du réalisateur. Un très beau polar semi-fantastique tourné aux Etats-Unis, avec Tommy Lee Jones et John Goodman, adapté d'un roman de James Lee Burke. Il ouvre donc une compétition dont le jury présidé par Claude Chabrol devra également juger un film italien, un belge, un britannique, un américian, un hispano-mexicain, un japonais, un danois et un hong-kongais. Ces films seront également examinés par un jury spécial police, composé de policiers de tous horizons qui décerneront le Prix spécial de la police à l'issue de la compétition. Attention, la crédibilité est en jeu !
L'invité d'honneur de cette première édition est l'acteur et réalisateur américain Robert Duvall ; à cette occasion seront projetés Le Prédicateur et Assassination Tango, de et avec Duvall, ainsi que La Nuit nous appartient de James Gray.
Hors compétition, on retrouve notamment notre chouchou OSS 117 : Rio ne répond plus et toute l'équipe du film. En séance culte - qui présentera chaque année un film ayant marqué le cinéma policier -, les mythiques Tontons Flingueurs, en présence de George Lautner et Venantino Venantini (l'éternel homme de main dans les films de l'époque).
Hommage aux femmes fatales, hommage à une ville (cette année Paris), hommage à William Friedkin... autant d'occasions de voir ou revoir un paquet d'excellents films. On se demande d'ailleurs un peu comment ils pourront tous être projetés en cinq petits jours.
Nous vous en dirons davantage une fois sur place, en attendant, plus d'infos sur le site du festival.
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Posté par Van le 20.03.09 à 11:57 | tags : court métrage, festival, cinéma à paris
Vendredi prochain, la Nuit du Film Court fêtera sa 10e édition. Chaque année le temps d'une nuit, la Nuit du Film Court rassemble des centaines de spectateurs dans un cinéma parisien autour de projections de courts métrages sélectionnés par des étudiants.
Initiative de l'Ecole supérieure d'Informatique, d'Electronique et d'Automatique, ce festival célèbre le court métrage sous toutes ses formes, dans une ambiance festive, depuis dix ans. Ce qui a commencé comme une soirée étudiante organisée par et pour quelques passionnés de cinéma s'est transformé en rendez-vous annuel qui évolue au fil des éditions. Des animations sont prévues cette année au cours des entractes, et un petit déjeuner gratuit au petit matin pour bien finir la nuit ou commencer la journée.
Comme chaque année, les bénéfices seront reversés à Amnesty International.
Pour ses dix ans, la Nuit aura pour parrain Philippe Muyl, le réalisateur de Cuisine et dépendances, Tout doit disparaître, Magique.
La 10e Nuit du Film Court, le vendredi 27 mars au Cinéma Max Linder à Paris, de 22h30 à 5h30. Plus d'infos sur le site de l'événement.
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Lieu témoin de débats historiques, le festival reste attentif aux engagements artistiques, politiques et sociaux des femmes dans le monde, à travers leur cinéma.
"Fidèle à ses engagements pour lutter contre toutes formes de discrimination, de race, de sexe, de culture, de classe sociale, il assume son double héritage envers le féminisme et l'action culturelle, en plaçant l'interrogation sur l'image et les modes de représentations au centre de ses réflexions."
La 31e édition du Festival international de Films de Femmes de Créteil ouvre ses portes aujourd'hui et se poursuit jusqu'au 22 mars. Compétition de courts et longs métrages de fiction ou documentaire, une section autour de la notion de "frontières", des hommages à Anna Karina et Josephine Baker, et une affiche... rock'n'roll.
Plus d'infos sur le site du festival.
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Un combat, un style, des images
Que reste-t-il des Black Panthers ? des slogans, un logo, des images. Un peu comme ce Malcolm X, qui a marqué la culture populaire au fer rouge de sa croix. Violents par nécessité, beaux, théâtraux dans leur geste politique, les Black Panthers ont fait leur cinéma, et le cinéma ne leur a que trop peu rendu hommage. Le festival nous propose ainsi quelques images rares et précieuses de ce mouvement crucial dans l'histoire politique américaine.
Voir les vidéos et lire la suite.
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Posté par Van le 02.02.09 à 15:35 | tags : festival, cinéma fantastique
Ce mercredi dans les salles, Morse revient quelques semaines après le blockbuster Twilight sur des amours adolescentes entre humains et vampires. Réalisé par le suédois Tomas Alfredson, Morse risque de ne pas faire autant de bruit que son ami américain, et pourtant il vaut le détour. Il vient d'ailleurs d'être multiprimé au Festival du Film Fantastique de Gerardmer.
Racontant une histoire d'amour entre un adolescent marginal et solitaire, souffre-douleur des autres garçons de sa classe, et une jeune vampire récemment arrivée dans son immeuble, Morse réactualise donc une fois encore le mythe du vampire au cinéma quelques semaines à peine après Twilight, véritable phénomène adolescent outre-Atlantique. Mais point d'histoire pour midinettes cette fois, les vampires suédois sont plus violents et flippants que les derniers vampires américains.
Le jury de la 16e édition du Festival de Gerardmer présidé par Jaume Balaguero, réalisateur du très remarqué REC, a récompensé Morse du Grand Prix hier. Le jury de la critique lui a également décerné le Prix de la critique.
A voir mercredi dans les salles.
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Posté par Van le 28.01.09 à 15:24 | tags : chine, documentaire, festival
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A l'heure où la Chine passe dans l'année du Buffle, le festival "La Chine s'éveille" s'installe au cinéma le Lincoln à Paris pour présenter une collection de 12 documentaires du 28 janvier au 3 février.
Les films présentés durant ce festival sont des co-productions franco-chinoises, toutes réalisées par de jeunes cinéastes chinois. A l'origine du projet, Michel Noll, auteur, réalisateur et producteur de documentaires, également directeur artistique du festival de documentaires de Canton. Son but : montrer, à travers l'oeil de réalisateurs chinois, la Chine qu'ils vivent au quotidien, dans un pays en pleine mutation et qui cherche sa place dans le monde - entraînant la perte de repères et la quête d'identité de toute une nation.
Une initiative similaire - qui présentait plus largement un aperçu des productions de documentaires mais aussi de fictions, de vidéos et d'animations - eût lieu à l'automne lors du festival Shadows à Paris.
Après les huit jours parisiens du festival, cette collection de documentaires circulera dans près de 20 villes en France.
Toutes les infos sur le blog du festival.
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Le synopsis de Louise-Michel ? "Quelque part en Picardie, le patron d'une entreprise de cintres vide son usine dans la nuit pour la délocaliser. Le lendemain, les ouvrières se réunissent et mettent le peu d'argent de leurs indemnités dans un projet commun : faire buter le patron par un professionnel."
Incarnée par le couple infernal Yolande Moreau / Bouli Lanners, les Bonny and Clyde comiques de Picardie, la déjante totale de ce Louise-Michel a donc plu au jury du festival américain malgré ses excès potaches un peu lourds parfois, et un humour franchouillard tendance Groland bien loin de l'ambiance des comédies qui se font outre-Atlantique.
Le Grand Prix du Jury a été decerné au film de Lee Daniels Push, l'histoire d'une jeune fille de Harlem se battant pour surmonter de terribles obstacles sur sa route et trouver sa voie.
Tout le palmarès sur le site du festival de Sundance.
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