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L'actualité des festivals de cinéma du monde entier : de Berlin à Venise, Paris à Deauville, à l'exception du festival de Cannes. Voir aussi les collections Etrange festival et Berlinade.
De Cannes à Toulouse : un palmier pour cacher la forêt ?Brillant de milles feux, le festival de Cannes s'avance à grands pas et sans souci majeur. C'est, hélas, une exception dans le paysage français où le financement des festivals s'obtient de haute lutte. Exemple avec Cinémas d'Amérique Latine de Toulouse.
On peut l'espérer. Mais c'est une première étape qui ne sera peut-être pas suffisante. En effet, Cinémas d'Amérique Latine était, jusqu'à l'an dernier, subventionné par les DRAC (Direction régionale des Affaires culturelles). Or, comme on le sait, depuis l'élection de M. Sarkozy, celles-ci sont en passe de devenir des coquilles vides, mettant du même coup nombre de manifestations en difficulté. Cette année, Toulouse s'en est bien sorti grâce aux subventions du CNC, parce qu'il a eu la chance d'être reconnu d'utilité publique. Ce qui est la moindre des choses mais ne pourra pas être le cas de tous. Dans une drôle d'époque où Goliath (les exploitants mastodontes) n'hésite pas à s'attaquer, juridiquement, à David (le cinéma Méliès de Montreuil), ce quinquennat paraît décidément bien hostile à la diversité culturelle et... son éventuel aspect subversif. Dans ce contexte, le festival Cinémas d'Amérique Latine 2008 a dignement fêté son vingtième anniversaire notamment grâce à une programmation dont la qualité générale fut bien meilleure que l'année précédente. Si certains films seront sur nos écrans cette semaine (Agnus Dei, Haïti chérie), ou très bientôt (El Asaltante, Partes Usadas...), il faut espérer que d'autres puissent profiter de cette brève exposition pour attirer les distributeurs. Ainsi, la justesse de Dos Abrazos, la tendresse de Postales de Leningrado, les obsessions d'Otavio e as letras ou l'étonnant et rythmé marabout de ficelle animalo-humain d'Ainda Orangotangos, méritent assurément de se confronter à un plus large public. Pourvu que ça dure... Le Festival des Très Courts fête ses 10 ans
Mais pour le dixième anniversaire de la manifestation, les organisateurs ont vu les choses en grand. Le festival aura lieu les 2, 3 et 4 mai 2008 au Cinéma des Cinéastes, et simultanément dans 65 villes du monde (24 villes en France et 41 villes à l’étranger). Le principe n'a pas changé : chaque film doit durer moins de 3 minutes (hors titre et générique) et tous les genres sont acceptés, fiction, documentaire, animation, image de synthèse. Seule compte la créativité. Amateurs ou professionnels, les réalisateurs viennent de divers horizons et de divers continents. 17 pays sont cette année représentés. Toutes les infos sont disponibles sur le site du festival. Soirée d'ouverture le vendredi 2 mai 20h au Cinéma des Cinéastes (7 avenue de Clichy, 75017 Paris) : projection de la sélection officielle suivie de la remise des prix en présence des réalisateurs et du jury. Les Ch'tis à Hollywood (2)
Présenté en ouverture du festival COL.COA (City of lights, city of angels, organisé par le Fonds culturel franco-américain) en fin de semaine dernière, Bienvenue chez les Ch'tis a visiblement conquis le public américain. Oui, l'humour du nord s'adapte bien chez les yankees, qui ont descerné au film de Dany Boon, rebaptisé Welcome to the Sticks, le COLCOA Audience Award, qui témoigne de la très bonne réception d'un film français auprès du public américain. Le film a été projeté cinq fois : une devant 700 professionnels - qui auraient ri malgré l'austérité bien connu des gens du métier -, deux devant des lycéens américains qui, si l'on en croit les explications des relations presse, se sont copieusement esclaffés alors même que certains d'entre eux voyaient un film sous-titré pour la première fois... Et deux séances publiques qui ont fait salle comble, l'une à l'issue de laquelle le public votait pour le Audience Award. L'autre en tant que gagnant du prix en question. Il faut saluer les sous-titreurs, qui ont réussi l'exploit de traduire l'humour ch'tis et de trouver des équivalents anglais aux mots déformés dans le film. Et son esprit apparemment universel. La Graine et le mulet a obtenu par ailleurs le prix de la critique à l'unanimité, et le film de Sandrine Bonnaire, Elle s'appelle Sabine, une mention spéciale. 40 ans de Quinzaine des réalisateurs à ParisPosté par Damien L. le 17.04.08 à 17:38 | tags : festival de cannes, cinéma à paris, quinzaine des réalisateurs, action christine, festival
L'Action Christine propose en effet une rétrospective des films découverts à la Quinzaine des réalisateurs. Pendant deux semaines (jusqu'au mardi 29 avril), la programmation du cinéma est tout bonnement hallucinante. Seront ainsi projetés Aguirre, la colère de Dieu, Benny's Video, La Captive, L'Empire des sens (photo), Family Life, Macunaima, Mean Streets, Le Prisonnier du Caucase, La Salamandre, Stranger than Paradise, Summer of Sam, The Indian Runner ou Wanda.
Vous pouvez jeter un oeil au programme complet Du 16 au 29 avril, Action Christine, 4 rue Christine, 75006 Paris
Nemo : Heima, Sigur Ros comme à la maisonBelle découverte de ce week end au festival Nemo, Heima est un film qui retrace la dernière tournée en date de Sigur Ros, dans son beau pays, l'Islande. Un exercice a but promotionnel, mais qui se révèle bien plus relevé que les modèles du genre. D'abord parce qu'au lieu de nous abreuver des propos du groupe, gentils et naïfs comme il se doit, le réalisateur se concentre sur les paysages fantastiques, les visages dans le public, les petits détails qui sont normalement occultés (fabrication des t-shirts du groupe, préparation de la scène). Et puis surtout, quels concerts ! En 8 dates, 8 concerts gratuits offerts à la maison (Heim = home), le groupe se produit aussi bien sur une immense scène que dans un petit entrepot de pêche abandonné, une salle des fêtes ou au beau milieu d'un champ. Et à chaque fois, cet écrin offre à leur musique un cadre de rêve. Magnifique objet filmique, Heima (dont parlaient déjà nos amis du blog musique) est projeté deci-delà lors de festivals, et mérite pleinement d'être vu sur grand écran, la musique à fond. Une très belle plongée dans l'univers plein d'elfes et d'intensité de Sigur Ros.
Festival Nemo : 6ème![]() Réparti sur plusieurs lieux, parmi lesquels le très classe Elysée Biarritz, mais aussi le Cube ou la Bellevilloise, Nemo offre cette année des conditions exceptionnelles pour suivre l'évolution des artistes et studios les plus originaux du moment. Et en plus, c'est gratuit ! Tout le programme ici. Festival Nemo : du 10 au 20 avril. Pocket films : créez votre sériePosté par Damien L. le 10.04.08 à 15:17 | tags : centre pompidou, digima, festival, forum des images
Le Festival a donc trouvé la parade face aux reproches qui avancent qu’un film mobile n’a rien à voir avec le cinéma. La création d'une « série » semble en effet plus adaptée à la nouvelle multitude de supports…
L'Amérique latine à Toulouse : l'Argentine brille Encore une histoire de couple ! Attendu avec une certaine impatience, le nouveau Matias Bize est une petite déception. Après le mariage avorté de Sabado ... et l'adultère jouissif de En la Cama, voici la rupture affectueuse de Lo bueno de llorar. Un scénario toujours très bien écrit même si beaucoup moins bavard, où Bize confirme son talent de mise en scène ainsi que sa capacité à tirer le meilleur de comédiens attachants. On a hâte, pourtant, de le voir s'aventurer vers d'autres thématiques... et diriger, soyons fous, 3 voire 4 acteurs !Au rang des agréables surprises, citons El Asaltante. Pablo Fendrik y suit sans relâche un drôle de personnage auquel, sans guère de mots, l'excellent Arturo Goetz (La fiancée du pirate) donne corps, sans vraiment dévoiler son âme. Une habile façon de questionner, avec le minimum de mots, ce qu'est la véritable humanité et, in fine, de souligner l'importance de « bien regarder ». Dans un genre bien différent, et beaucoup plus bavard, Agnus Dei (illus.) a, lui aussi, obtenu les applaudissements d'un public séduit. Lucia Cedron plonge dans son histoire personnelle pour évoquer l'Argentine de son enfance, pendant le mondial de 78, après le coup d'état militaire, et ses conséquences 20 ans plus tard. Le récit est complexe mais parfaitement compréhensible grâce à un remarquable travail d'écriture. Les passages d'une époque à l'autre s'opèrent avec beaucoup de fluidité et témoignent d'un prometteur talent de narration car la densité de ce premier long-métrage était plutôt casse-gueule. Ses deux films sont à découvrir dans les salles le 7 mai prochain. Festival Images mouvementées : à l'Attac !
"Identité sans frontières" : tel est le thème de cette 6e édition du Festival Images mouvementées, festival de cinéma organisé par Attac, qui se tient jusqu'au 8 avril au Cinéma des 7 Parnassiens (Paris 14e). Une thématique bien actuelle, à l'heure des quotas d'expulsion et de l'immigration choisie, quand des concepts comme tests génétiques et centres de rétention passent dans le langage politique courant... Un festival évidemment engagé, qui propose d'approfondir les questions d'identité et d'altérité à travers le cinéma : 40 films et 8 débats comme autant de points de vue, sérieux ou plus légers, sur un monde de plus en plus fermé. Toutes les infos ici. Les rencontres Cinéma d’Amérique Latine de Toulouse : 20ème A partir du 28 mars, et jusqu'au 6 avril, les salles obscures de la Ville Rose accueillent une sélection dense - plus d'une centaine d'œuvres - et complète des cinématographies d'Amérique Latine. Trois programmes suscitent une attention toute particulière. Tout d'abord une projection en HD numérique de A Pedra do Reino, de Luiz Fernando Carvalho. Déjantées et surréalistes, les mémoires tragi-comiques de Quaderna, un vieux clown qui rêve d'instaurer une monarchie populaire et littéraire de gauche (!!) semblent particulièrement intrigantes. Annoncé à grands renfort de superlatifs, cet énorme succès populaire brésilien a déjà remporté la palme du film le plus long du festival (3H48 !). On attend de voir. Aucun doute, par contre, sur cet autre film brésilien, Limite (illus.), qui est l'unique réalisation de Mario Peixoto (1931). Restauré par Arte et présenté au Festival de Cannes l'an dernier, il a fait l'unanimité auprès des privilégiés ayant pu le (re-)découvrir, comme il avait, semble-t-il, conquis les cœurs des plus grands en son temps (Eisenstein, Orson Welles...). La promesse d'une pépite. Enfin, on guettera le nouvel opus de Matias Bize, Lo Bueno de Llorar. Ce jeune réalisateur chilien nous avait séduits avec son film de fin d'étude (Sabado, una pellicula...), que l'on pourra revoir durant la semaine, puis En la Cama (2007). Symbole d'une nouvelle vague chilienne (Sebastian Lelio, Alicia Scherson, etc.) prometteuse, on l'attend au tournant. Rendez-vous est donc pris dès ce vendredi, à la Cinémathèque de Toulouse, pour saisir le pouls d'une manifestation toujours très chaleureuse. Le site des rencontres. Newsreel, vivifiant cinéma de contre-informationQuatrième billet de la carte blanche accordée au collectif Les Incorrigibles, à l'occasion de la 30e édition du Cinéma du réel. Toute la série ici. Ils s‘autoproduisaient. Se mobilisaient pour diffuser leurs images. Quarante ans après, l'exemple des Newsreel américains frappe encore par la force de leur production collective. Des films présentés au Cinéma du réel dans la rétrospective Americana.
Caroline Thiery / Collectif Les Incorrigibles Recycling the newsreel with Paul Mcisaac
Kookaï fait son cinéma
Par ailleurs, Kookaï soutient la création cinématographique par la diffusion d'une sélection de courts métrages « coup de coeur ». Plusieurs d'entre eux sont ainsi diffusés depuis quelques jours, et une nouvelle série suivra le 7 Mai 2008. La marque lance donc un appel à ceux qui souhaitent bénéficier de ce soutien à la diffusion. Toutes les informations se trouvent dans la partie "Mécénat" du site KOOKAÏ FILMS (qui rémunèrera les créateurs des films pour la diffusion de leurs oeuvres). Le site de Kookaï films. Cinéma du réel : Barcelone ou la mortDeuxième billet de la carte blanche accordée au collectif Les Incorrigibles, à l'occasion de la 30e édition du Cinéma du réel. Toute la série ici. C'est un peu "la bourse ou la vie" version sénégalaise. Au 30ème festival du Cinéma du réel, Barça ou Barzakh (Barcelone ou la mort), le premier film d'Idrissa Guiro, a reçu le prix Louis Marcorelles du ministère des Affaires étrangères.
En 2006, 25 000 clandestins sénégalais ont rejoint les Canaries. 3000 sont morts dans leur tentative. Même s'il est traumatisé par ses traversées précédentes, Modou n'a pas l'intention d'abandonner. La tension entre son départ possible, incarné par la construction d'une pirogue, et le hors champ de son récit cauchemardesque structure le film. Pas de répit pour le spectateur, malmené par un sentiment d'impuissance et la couleur rouge omniprésente. La musique de Youssou N'Dour et les cadres très proches des personnages adoucissent l'atmosphère. Les images sont belles, très belles et permettent de s'installer dans cette réalité difficile. Tala, l'autre personnage central du film a fait le choix inverse de son cousin Modou. Son combat à lui se situe au Sénégal. Enseignant aux Etats-Unis, il a choisi de revenir au village pour soutenir le développement du pays. Son entourage et sa famille le prennent pour un farfelu. Dans les rues de Thiaroye-sur-mer de larges panneaux publicitaires en faveur de la banque Western Union qui gère les transferts d'argent rappellent : "Mon fils m'envoie une raison supplémentaire d'être fier de lui". Tala le professeur tente de dissuader son cousin Moudou de repartir. Sans succès. Barcelone ou la mort, Barça ou Barzakh, en wolof ...
L'immigration a toujours fait partie de l'histoire du Sénégal, mais elle a pris une allure dramatique ces dernières années. Pourquoi ceux qui mesurent les risques de la traversée envisagent-ils de les braver pendant des jours et des nuits ? Idrissa Guiro a voulu comprendre la complexité de ce choix. Barcelone ou la mort est un film sur le départ. Il est là, en permanence : dans les plans des pirogues peintes de fleurs ou des regards perdus des élèves en cours d'anglais, quand chacun raconte la perte d'un proche dans un naufrage. La mer rythme le film. Ni menaçante ni trop belle. Là, simplement. Pour certains le film est trop esthétisant, les images trop belles, "cartes postales" et loin de la réalité. Idrissa assume son style. Ce qui compte c'est que le public africain voie ce film. Il est heureux d'avoir saisi des scènes inattendues. Celle d'un jeune garçon, à la sortie de l'école, qui se plante silencieux devant la caméra, une feuille à la main avec l'inscription : "partir en Europe". Marie Bonnard/Collectif Les Incorrigibles Festival Cinéma du réel, palmarès
- Grand Prix : Holunderblute, de Volker Koepp (Allemagne) - Mentions spéciales : Wollis Paradies, de Gerd Kroske (Allemagne) et San, de Du Haibin (Chine) - Prix du Court métrage : Minot North Dakota, de Cynthia Madansky et Angelika Brudniak (Etats-Unis) - Prix Joris Ivens, attribué à un jeune cinéaste : La Frontera infinita, de Juan Manuel Sepúlveda (Mexique) Il reste des projections aujourd'hui et demain. Palmarès intégral et programme ici. Cinéma du réel : Garin Nugroho, le cinéaste du renouveau indonésienPosté par Van le 14.03.08 à 17:48 | tags : festival, les incorrigibles, cinéma du réel, documentaire
Premier billet de la carte blanche accordée au collectif Les incorrigibles, à l'occasion de la 30e édition du Cinéma du réel . Toute la série ici.
Laurence Pinsard, collectif Les Incorrigibles Le site du Cinéma du réel. Une Nuit Trop Courte : festival du court à Grenoble
La 5e édition d'Une Nuit Trop Courte, festival international de courts-métrages étudiants, se tiendra du 13 au 15 mars prochains à Grenoble. Des courts métrage en tous genre seront diffusés, hors ou en compétition, au cours de trois soirées de projection. Avis aux amateurs de courts de la région de Grenoble. Toutes les infos ici. Reflets du cinéma ibérique et latino-américain : la panne de copies
Mounir nous écrit de Villeurbanne : Un peu de soleil dans la grisaille ambiante, Villeurbanne ouvre la 24ème édition des Reflets du cinéma ibérique et latino-américain (5 au 19 mars). Le président des Reflets, Laurent Hugues déplore cette situation : « Les festivals sont les meilleurs endroits pour mettre un film en avant, nous avons un taux de remplissage de 97% ce qui est énorme. Les multiplexes adoptent une stratégie d'occupation du terrain et se moquent de l'exposition du film », et il rappelle la présence à Villeurbanne de réalisateurs comme Guillermo del Torro dès 1993, et Alejandro Amenabar en 1996, bien avant le succès d'Ouvre les yeux.
(merci Mounir !)
Le premier Festival du film d'Arabie Saoudite
La toute première projection publique depuis la fin des années 1970, période à laquelle les autorités religieuses ont estimé que le cinéma était par trop subersif, a eu lieu en 2005 dans un hôtel de Riyad où une sélection de dessins animés a été projetée pour des femmes et leurs enfants. Ce fut un premier pas. Car certains optimistes pensent qu'il s'agit peut-être de signes laissant espérer un assouplissement du régime et une levée de l'interdiction qui frappe les salles de cinéma. Des nouveaux centres commerciaux comporteraient d'ailleurs des espaces restés vides, pour accueillir le moment venu ces lieux de liberté cinématographique... qui on l'imagine resteront étroitement contrôlés par la censure. Malgré la rudesse des temps, on n'est pas si mal en France. (source Variety)
Combat Rock : Amos Poe et ses histoires extraodinaires
(illus. © RainFilm 2004)
Combat Rock : Peter Whitehead recomposé
Combat Rock : avant premières
Au cinéma l'Ecran de St Denis.
Festival de Berlin : c'est parti !
Trois français seront en compétition : Eric Zonca avec Julia, Robert Guédiguian avec Lady Jane (aucun rapport avec les Stones cette fois-ci, a priori) et Philippe Claudel avec Il y a longtemps que je t'aime. Dans la série des films très attendus, There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson sera présenté (et on vous en reparle bientôt), The Sparrow de Johnnie To, Restless, le retour de Amos Kollek, ou encore Bam gua Nat de Hong Sangsoo (même si on n'y croît plus vraiment à celui-là). Pour le reste, beaucoup de cinéastes encore inconnus, et une séléction qui se revendique toujours aussi socio-politisée. Sujets humanistes lourds et bons sentiments sont ainsi les maîtres mots de la compétition berlinoise, ce qui invite plutôt à aller voir du côté des sections parallèles. Petit détail amusant, on découvre au détour du film de clôture, que le nouveau Gondry Be Kind Rewind a été traduit en français par : Soyez sympas, rembobinez. On se croirait au Québec ! Travelling sur Buenos Aires
Le festival de cinéma de Rennes Métropole part, pour sa 19e édition, à la découverte d'un continent nouveau et d'une de ses villes emblématiques : Buenos Aires. Du 9 au 19 février, ce festival des cités du monde sur grand écran explore les grandes époques du cinéma et de la société argentine : Du muet aux années 1970, du cinéma militant au cinéma engagé, le tango à l'écran ou encore le renouveau depuis 1992, voici le tour d'horizon proposé par l'association Clair Obscur. Rencontres, débats, conférences et événements artistiques dépassant le cadre cinématographique émailleront également ces journées argentines. Toutes les infos ici. Combat Rock, victoire du cinéma
Cinéma L'écran de St Denis du 6 au 12 février.
La vie en boite... à tartinesOn ne vous a pas parlé cette année du festival parisien Bobines sociales, dévolu comme son nom l'indique au documentaire..social. Le festival s'est terminé dimanche soir avec un film aussi inattendu que drôle et intelligent. La boite à tartines de Floriane Devigne est une improbable épopée en mode mineur dans la Belgique d'aujourd'hui.
Particularisme local ( la boite à tartines les frontières jamais ne dépassa) l'objet témoigne notamment de la lente agonie de la classe ouvrière, des gamelles emportées à l'usine ou sur les chantiers pour ne perdre ni temps ni argent, pragmatisme toujours en vogue aujourd'hui dans les petites entreprises qui peuplent encore le désert industriel wallon ou flamand. Car à la boîte à tartines si elle renferme des clivages sociaux patents, ne recoupe pas la fracture entre francophones et flamands, angle d'attaque exclusif de tous ceux qui parlent de la Belgique aujourd'hui.
On l'utilise aussi dans les modestes usines de...boites à tartines du par ailleurs florissant port d'Anvers. Ou dans les écoles communales où les enfants des classes populaires entreposent leur sandwichs froids – la cantine étant hors de portée des bourses parentales.
Ce sont donc bien des "traces politiques" présentes selon Marx (dont une citation ouvre le film) dans tout objet manufacturé que contient cette boite ouverte par Floriane Devigne. |
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