Posté par Van le 04.07.07 à 16:39 | tags : festival, fid marseille
Le Festival international du documentaire de Marseille, qui donne aujourd'hui son coup d'envoi et se poursuit jusqu'au 9 juillet, fête également cette année ses 18 ans d'existence.
En 18 ans, le documentaire a évolué, son statut a changé, il s'invite de plus en plus dans des festivals qui réservaient leurs sélections aux oeuvres de fiction. En retour, le FID a décidé de suivre le cheminement inverse et d'ouvrir sa programmation à la fiction, manière de réaffirmer la vigueur du documentaire, qui n'a pas besoin de s'enfermer dans un pré carré pour dire son importance. C'est aussi parce que la conception du film documentaire des responsables de ce festival est large, ouverte à toutes les formes et les possibilités, et parce que "on le sait, le documentaire est aussi fabriqué que la fiction", selon les mots de Jean-Pierre Rehm, délégué général du festival.
Trente-sept films en compétition, plus d'une centaine de films programmés au total, la plupart inédits en France, et beaucoup de premiers films, pour rafraîchir un regard sur le genre documentaire et l'ouvrir également bien au-delà de ses habituelles frontières.
FIDMarseille, du 4 au 9 juillet.
www.fidmarseille.org
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Posté par Elfi le 22.06.06 à 12:30 | tags : documentaire, festival, fid marseille
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Du 6 u 11 juillet se tiendra le 17e festival international du documentaire (FID), au palais Pharo à Marseille. Trente films inédits sont en compétition. A suivre cette année, le film de Chantal Akerman, Là-bas, Paraiso de Felipe Guerrero, ou encore The roof de Kamal Aljafari. Et des rétrospectives : celle du cinéaste allemand Harmud Bitomski, du catalan Joaquin Jorda, et du canadien Robert Morin. Cette année encore, les Cahiers du cinéma collaborent, et proposent une sélection de films explorant l'éternel rapport entre docu et fiction. On verra notamment Be with me d'Eric Khoo et Heart, beating in the dark de Shunichi Nagasaki. Travail sur les limites toujours, avec le choix de Cyril Neyrat de la revue Vertigo qui s'interroge : que voit-on quand on ne voit rien ? Une sélection inspirée donc, avec au total plus de 100 films projetés, 100 films qui se donnent comme objectif de "parcourir les ombres du monde" . On en reparle très vite.
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Posté par Sandor le 12.12.05 à 01:35 | tags : documentaire, festival, fid marseille, jean-pierre gorin, réalisateur
Publié - enfin ! - après avoir dormi près de six mois dans le back office de Flu (problème de "bonne distance" dans l'entretien, comme on dit désormais classiquement en documentaire), cette interview en deux temps avec Jean-Pierre Gorin, l'ancien du groupe Dziga-Vertov qui, avec Godard, avait entre autres réalisé Ici et ailleurs (1976). Mais pas que...
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Posté par Sandor le 09.07.05 à 00:55 | tags : documentaire, festival, fid marseille, short list
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Juste un petit mot pour vous annoncer que le palmarès du FID Marseille est enfin publié sur le site du Festival :
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Posté par Sandor le 06.07.05 à 12:45 | tags : documentaire, festival, fid marseille, jean-pierre gorin
Le FID se termine aujourd'hui, hélas, et il faudra bientôt aller se consoler à la lumière d'autres projections organisées cet été, ici et ailleurs. Pour ma part, intrigué par les trois films de Jean-Pierre Gorin proposés dans l'un des "écrans parallèles" du festival, j'ai voulu en savoir davantage et je suis allé l'interroger. "Vous savez, vous venez de voir mes films, j'en ai déjà parlé à l'issue des projections alors, maintenant, c'est à vous de me dire ce que vous en pensez", m'a-t-il immédiatement rétorqué. Pas idiot comme point de vue, et assez exigent en termes de conversation. Alors j'y suis allé de mon petit couplet sur Poto et Cabengo (1976), Routine Pleasures (1986) et My Crazy Life (1991), les trois opus qui composent cet ensemble assez pompeusement désigné de "trilogie américaine". Je lui ai dit qu'à mon sens, il n'y avait pas grand-chose de commun dans les thèmes de ses films : deux jeunes jumelles qui développent un langage propre auquel personne ne comprend rien, des amateurs de train miniature placés sous le regard d'un critique de cinéma américain, et un gang de jeunes immigrés Samoans paumés dans une banlieue de Los Angeles. Mais que, chaque fois, on notait chez lui une jouissance à intervenir sur le réel autant qu'il le filme, à entrer dans la cadre pour faire évoluer l'objet auquel il s'intéresse, ou alors à montrer la façon dont ses protagonistes sont influencés par le film en train de se faire. "Sans doute une réminiscence de votre travail au sein du groupe Dziga-Vertov avec Godard", lui ai-je suggéré, "cette vieille obsession à vouloir faire en sorte que le cinéma puisse transformer le réel".
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Posté par anita b. le 04.07.05 à 20:21 | tags : documentaire, festival, fid marseille
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Cette année au FID, une forme cinématographique émerge tout pariculièrement : le montage "brut", dénué de tout commentaire, voix off ou autre explication. En somme : le spectateur est plongé dans un milieu qu'il va comprendre au fur et à mesure. Il faut dire que les sujets abordés par, entre autres, Noord Korea de Pieter Fleury et Ears, open. Eyeballs, click de Canaan Brumley, portent déjà en eux une promesse de spectaculaire. Dans le premier, le réalisateur a obtenu l'autorisation de tourner en Corée du Nord, suivant le quotidien de civils qu'on imagine triés sur le volet, mais obtenant à travers eux un portrait déjà hallucinant de la middle class nord-coréenne. Depuis les chants qui accueillent les ouvrières textiles le matin, pour leur insuffler le désir ardent de porter leur pays au sommet du monde, jusqu'à l'enseignement en maternelle, pas loin de la lobotomie, on explore un pays fermé, où l'individu n'est qu'une pièce dans un engrenage qui le contrôle totalement. L'absence de commentaire n'est pas, évidemment, une absence de point de vue. Mais ici, Pieter Fleury n'a pas à en rajouter au montage ou à la prise de vue : ce qu'il filme est en soit une expérience si étrange qu'elle porte en elle un potentiel cinématographique immense.
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Posté par anita b. le 04.07.05 à 12:22 | tags : documentaire, festival, fid marseille
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Posté par Sandor le 03.07.05 à 18:05 | tags : asie, chine, documentaire, festival, fid marseille
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Comment Jia Zhang-Ke lui-même, contemplant son propre reflet dans le verre de sa caméra, prend conscience de son travail de réalisation d'une image de la société chinoise en pleine mutation (The World, 2005).
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Posté par Sandor le 02.07.05 à 23:07 | tags : documentaire, festival, fid marseille, jean-pierre gorin
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23h, et la valise toujours pas bouclée... Pas grave, Rita m'a précédé. Demain, départ à 7h20 du mat' pour la rejoindre au FID ; d'ailleurs, elle vous en a déjà parlé. Manu, lui, reste à la maison : pas encore encaissé son retour de Cannes et les triples Hawaï de Jockos, la barman du Martinez. Du coup, Rita et moi, c'est sûr, on va se sentir un peu orphelins. Mais bon, il y a les calanques, le Vieux-Port, la plus belle lumière tombante de la côte sud, et le soleil qui se reflète dans les lunettes de Rita. La nuit tombée, des projections. Les compétitions, française et internationale. Et aussi des vieilles pelloches. Notamment, de ce mec-là. Un cinéaste que j'avais rencontré sans le savoir, au détour d'un film inoubliable du groupe Dziga-Vertov, avec Godard : présence vive, à l'écran, des fedayins palestiniens massacrés lors de Septembre noir, et dont l'image survit jusqu'à présent. Jean-Pierre Gorin présente trois films somptueux, paraît-il, à Marseille. Tournés aux Etats-Unis, sur la côte ouest, non loin de San Diego. Là où il y a la liberté. La route. Le ciel. Et le soleil toujours, rayonnant comme une promesse dans les yeux de Rita.
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Posté par anita b. le 27.06.05 à 19:07 | tags : brésil, documentaire, festival, fid marseille
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Les festivals de l'été, suite : du 1er au 6 juillet, le FID de Marseille nous ouvre grand les portes du documentaire, sous toutes ses formes, ses formats, ses époques. Alors qu'il trouve en ce moment une belle place parmi les autres films "de cinéma", le documentaire est cette terre d'expériences et de redécouverte du regard cinématographique. A la pointe de cette recherche, le FID, pour sa 16e année, pousse un coup de gueule, sous la plume de son directeur, Jean-Pierre Rehm : "Nous sommes : fatigués des cache–misère, exaspérés des bouche–trous. Nous restons : inanimés face aux animations sans âme, hébétés des frauduleux alibis à nos troubles. Par chance, oui c’est une chance, le cinéma quelquefois, le cinéma documentaire, oui quelquefois, là, fait mouche." Rien à cacher du côté de la programmation, cockail survitaminé où se côtoient des inédits du monde entier, souvent en première internationale, et des écrans parallèles consacrés, entre autre, à l'oeuvre documentaire peu connue de Werner Herzog, et à l'Abertura brésilienne. Particulièrement alléchante aussi, une programmation intitulée "Penser à vue", qui se pose la question : "peut-on filmer la pensée ?" Ou comment méditer avec les docs sur les docks.... Ad hoc !
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