Posté par Van le 20.07.09 à 11:03 | tags : animation, disney, you tube, bande annonce, adaptation, films perdus
Avant de finir entre les mains de Spike Jonze, Max et les maximonstres fut un temps entre celles des studios Disney qui ne parvinrent jamais à aller au bout du projet. En 1983, un certain John Lasseter commence à travailler à l'adaptation du livre de Maurice Sendak (Where the Wild Things Are en VO), mais le projet capote pour raisons financières, et Lasseter se fait virer de chez Disney.
Quelques brèves images sont visibles en ligne, qui montrent au passage les balbutiements de l'animation numérique.
Comme chacun le sait, John Lasseter, à la suite de cet échec, partit faire de Pixar l'immense studio d'animation qu'il est aujourd'hui et que Disney a racheté en 2006. La boucle était bouclée. On peut se demander d'ailleurs pourquoi Lasseter - qui a réalisé les premiers Pixar, de Toy Story à Cars, et qui est producteur exécutif de tous les autres - n'a jamais retenté l'expérience une fois devenu riche et célèbre.
Finalement, le livre de Maurice Sendak est adapté par Spike Jonze (Dans la peau de John Malkovich), et sortira en octobre prochain. Voici la bande annonce :
(Via)
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Posté par Van le 26.11.07 à 15:27 | tags : auditorium du louvre, classique, films perdus
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Dans son édition datée de demain, Le Monde consacre sa page 3 au mythique film jamais achevé de Henri Georges Clouzot, L'Enfer, qu'un infarctus avait définitivement compromis en 1964.
On y apprend quelques détails de l'histoire de ce film, que Clouzot envisageait visiblement comme son chef-d'oeuvre, extrêmement ambitieux sur la forme, qui devait être un drame fantasmagorique sur la jalousie où tout se jouait entre Romy Schneider et Serge Reggiani.
Différents états du scénario furent plus tard présentés à Marin Karmitz par la veuve de Clouzot, et à Claude Chabrol qui en fit son Enfer à lui, en 1994.
Les quinze heures de rushes tournées étaient bloquées jusqu'ici par les assurances qui avaient perdu énormément d'argent dans l'affaire, dont Serge Bromberg a racheté les droits et dont une partie sera montrée pour la première fois le 16 décembre à 17h à l'Auditorium du Louvres : 15 minutes de bouts d'essai et de prises de vue, dans lesquelles on découvre des scènes étonnantes, et une Romy Schneider torride comme jamais. "Largement de quoi perdre son sang-froid" selon Jacques Mandelbaum, l'auteur du papier.
Avis aux amateurs.
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Posté par Van le 29.06.07 à 12:35 | tags : films perdus, james bond
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Je me risque à reprendre l'excellente série sur les films perdus (© Manu !) car il me semble avoir découvert une histoire tout à fait appropriée : le James Bond qui n'a jamais été tourné.
Robert Sellers, écrivain et fan de James Bond devant l'Eternel, a découvert, au hasard de ses recherches pour son livre The Battle for Bond, le scénario d'un James Bond, datant de 1977, qui n'est jamais arrivé sur pellicule.
L'auteur a été contacté par un ami de Kevin McClory, scénariste et producteur de plusieurs épisodes de la saga, qui avait travaillé avec Ian Fleming sur un scénario pour Opération Tonnerre avant même que celui-ci ne devienne un roman, et qui a mené une bataille juridique pendant plusieurs décennies autour des droits de la saga.
Il s'agit d'un scénario sur lequel avait travaillé McClory, Len Deighton et Sean Connery lui-même. De l'avis de ceux qui l'ont lu, c'eut été le James Bond le plus ambitieux et le plus extravagant jamais tourné.
Son nom : Warhead. 007 (incarné par Connery, bien sûr) aurait été amené à se battre contre des requins robots, aurait fait du ski nautique sur l'Hudson, aurait été parachuté sur la Statue de la Liberté et aurait empêché des terroristes de faire exploser des ogives nucléaires sous Wall Street, entre autres actions abracadabrantesques.
La rumeur d'un James Bond génial et jamais tourné avait toujours circulé, mais était restée à l'état de mythe jusqu'à cette découverte.
Ce scénario, bouclé, prêt à tourner, ne va peut-être qu'augmenter la frustration des fans qui peuvent prendre toute la mesure de ce qu'ils ont perdu, à cause d'une mesquine bataille légale.
En effet, alors que la Paramount été derrière le projet, avec un budget, faramineux pour l'époque, de 22 millions de dollars, le producteur Cobby Broccoli, qui tournait L'Espion qui m'aimait, avec le très médiocre Roger Moore, parvint à tuer dans l'oeuf ce superbe projet à coups de procédures juridiques.
(illus.1 : Sean Connery en repérage pour le film ; illus. 2 : dessin commandé par McClory sur la scène de bataille sous-marine contre des requins - source : Scotsman).
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Posté par Manu le 05.12.06 à 19:17 | tags : documentaire, films perdus
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Certains cinéastes s’acharnent à faire des films qui, leur vie durant, seront détruits, censurés ou non distribués. René Vautier est de cette trempe, toujours en butte à l’adversité mais mû par la passion. Se définissant lui-même comme un cinéaste d’intervention sociale, il a réalisé des documentaires et des fictions que l’Etat français aurait préféré ne voir jamais exister. Les éditions Futuropolis lui rendent aujourd’hui hommage à travers une bande dessinée intitulée Un homme est mort qui raconte l’histoire d’un film que Vautier tourna en à Brest, lors des grands mouvements ouvriers de 1950.
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Posté par Manu le 20.11.06 à 12:35 | tags : dvd, films perdus, james bond, noir et blanc
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Posté par Manu le 25.10.06 à 17:45 | tags : documentaire, dvd, films perdus, noir et blanc, réalisateur
1963. Pier Paolo Pasolini, la quarantaine passée, a déjà derrière lui plusieurs écrits, romans et pièces, quelques collaborations à des scénarios et trois réalisations qui ont fait parler d’elles: Accattone, Mamma Roma et La Ricotta. Il est alors approché par un producteur d’actualités cinématographiques qui a en tête un projet très particulier. Ce dernier lui propose de monter, à partir des archives en sa possession, un film qui dresserait le portrait de l’Europe de l'après-guerre. Il promet au cinéaste qu’il aura carte blanche, tant pour les images choisies que pour le commentaire les accompagnant. Pasolini accepte et livre quelques mois plus tard un violent pamphlet.
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Posté par Manu le 20.09.06 à 13:47 | tags : films perdus
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Petite dérogation à la règle : Calmos n’est pas à proprement parlé un film dit perdu. Il s’agirait plutôt d’un film maudit, tombé dans les limbes des salles obscures, une œuvre que ni son réalisateur ni ses acteurs ne souhaitent voir réédité. En fait Calmos fait honte à tout le monde sauf… à ses spectateurs ! Enooooorme farce qui n’y va pas avec le dos de la cuillère, il est signé Bertrand Blier et aligne un casting qui ressemble à un carnaval grotesque: Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Bernard Blier, Claude Piéplu, Gérard Jugnot, Dominique Lavanant, Brigitte Fossey, Sylvie Joly … Réalisé entre Les Valseuses et Préparez vos mouchoirs et sorti en 1974, c’est une charge qui s’attaque à la dictature féministe de l’époque. Marielle et Rochefort quittent tout – et en particulier les femmes – pour se retirer à la campagne. Leurs objectifs ? Le calme, le silence et profiter au maximum de la bonne bouffe à s'en faire péter le cholestérol. Malheureusement ils vont faire école et seront bientôt rejoints par d’autres hommes désireux de s’éloigner de tout ce qui ressemble de près ou de loin à une femme. Ils vont alors être pourchassés par des hordes de femmes à l'organisation militaire. Capturés, il finiront comme étalons de laboratoire.
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Après avoir évoqué le montage inédit du premier Star Wars, j’ai eu connaissance de ce Star Wars holiday special grâce à la contribution d’un de nos lecteurs. Qu’il en soit ici chaleureusement remercier. Ce film « perdu » est en fait un téléfilm réalisé entre le premier volet et L’Empire contre-attaque. Il a été diffusé à la télévision américaine le 17 novembre 1978 – et est resté a priori inédit chez nous. Depuis, on n'en trouve plus trace, sinon dans les conventions de fans où des copies pirates circulent sous le manteau et où la rumeur d’une édition officielle en DVD est devenue une sorte de poisson d’avril. George Lucas – qui avait pour l’occasion délégué la réalisation à un sous-fifre - le trouverait si mauvais qu’il préfère le conserver dans ses archives où, espère-t-il, il sera peut-être un jour oublié. Mais c'était sans compter l’ardeur des passionnés. Il existe en effet un site très complet (en anglais) qui récapitule tous les documents existants sur ce film hors norme. Casting, script, photos, dessins, vidéos clip, c’est une véritable caverne d’Ali Baba, pleine de surprises. On découvre ainsi que les prises de vues réelles s’y mêlaient à des séquences d’animation – dont un extrait est disponible sur You Tube. Le scénario-prétexte, mais qui contient tout de même des péripéties, des poursuites et des rebondissements, nous fait découvrir pour l’occasion la petite famille de Chewbacca (sic !) dans un intérieur cosy (illus.). Les acteurs du film original, en particulier Harrisson Ford et Mark Hamill, se sont prêtés au jeu de cette bouffonnerie involontaire. Malgré la médiocrité du résultat – ce n’est pas moi qui le dit mais un des scénaristes -, je serai très heureux de le voir un jour. Et je ne dois pas être le seul. Une preuve de plus que, pour les adeptes des sabres lasers et autres vaisseaux fonçant dans l’hyperespace comme pour les autres, l'univers de Star Wars conserve intacte sa puissance de fascination, et ce trente ans après sa création.
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Posté par Manu le 17.08.06 à 18:25 | tags : dvd, films perdus, hollywood, réalisateur
Comme le rappellent Coursedon et Tavernier dans leur ouvrage 50 ans de cinéma américain, un film "n’est généralement qu’un état possible d’une œuvre qui aurait pu prendre des formes bien différentes selon les décisions de montage". Il ne faut donc pas s’étonner si, dans les années 70, les américains purent découvrir à la télévision un feuilleton au casting prestigieux intitulé Le Parrain. Découpé en plusieurs épisodes étalés sur 7h14, il racontait l’ascension de Vito Corleone, de ses premiers pas en Sicile (Robert de Niro) à sa mort aux Etats Unis (Marlon Brando), puis la prise du pouvoir par son fils Michael (Al Pacino).
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Posté par Manu le 08.08.06 à 12:13 | tags : dvd, films perdus, noir et blanc, orson welles, réalisateur
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Posté par Manu le 31.07.06 à 13:50 | tags : documentaire, films perdus, hollywood, réalisateur
Après quelques semaines de silence, les aventures des films perdus reprennent, toujours en quête de joyaux oubliés, avec cette semaine deux docs de Michael Mann.
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Posté par Manu le 14.06.06 à 09:59 | tags : arts visuels, cinéma et football, documentaire, films perdus
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En ces temps de coupe du monde footballistique, un titre s’imposait pour ce nouvel épisode de notre feuilleton : Forza Bastia 78 ou L’Île en fête, un court métrage qui aurait pu être le dernier film de Jacques Tati. Le film trouve son origine dans la rencontre en finale de coupe d’Europe des équipes d’Eindhoven et de Bastia, en avril 1978. C’est la première fois qu’un club corse parvenait à ce niveau de compétition. Gilbert Trigano, propriétaire du club et ami du cinéaste, lui proposa d’immortaliser le match, dans le stade de Furiani. Amateur de sport, Tati se lança dans l’aventure avec enthousiasme et organisa même la fête conjointe. Malheureusement, la pluie fut de la partie et l’équipe locale échoua à gagner la suprême récompense. Le matériau filmé fut alors relégué au fond d'une cave. Oublié de tous, il ne fut redécouvert que vingt ans plus tard par le directeur de la cinémathèque corse. A cette occasion, la fille du cinéaste, Sophie Tatischeff, décida de monter et sonoriser les bobines trouvées. Et c’est en 2002 que l’on put enfin voir ce bijou de 26 mn.
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Posté par Manu le 05.06.06 à 16:37 | tags : classique, dvd, films perdus, hollywood, howard hawks, lectures, noir et blanc
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Il y a des secrets de polichinelle qui mettent des années pour sortir du placard. Ainsi il fallut attendre 1997 pour découvrir la version initiale du Grand sommeil des années 40, le film de Howard Hawks d’après le roman de Raymond Chandler. Si on avait engagé Philip Marlowe sur l’affaire, nul doute que cette cachotterie aurait été vite mise à jour. En janvier 1945, Hawks présenta un montage qu’il dût reprendre à la demande de Jack Warner et de l’agent de Lauren Bacall, tête d’affiche au côté de Humphrey Bogart. Cette exigence faisait suite à l’échec commercial du second film de la star naissante. La production souhaitait redorer son blason et surtout retrouver le succès du Port de l’angoisse, où apparaissait pour la première fois le couple mythique.
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Posté par Manu le 22.05.06 à 09:22 | tags : dvd, films perdus, réalisateur
Aujourd’hui, une petite entorse à la règle. Il ne s’agit pas d’un titre réellement perdu mais d’un film qui, à l’instar du Shining de Stanley Kubrick , existe en plusieurs versions, chacune étant distribuée dans des pays différents : Dawn of the dead de George Romero. En 1979, onze après son mythique La Nuit des morts vivants, Romero revient au sujet qui marquera sa filmographie : l’envahissement de notre monde capitaliste par des cadavres ambulants bien décidés à nous bouffer la cervelle. Il produit et réalise Dawn of the dead, une fable ironique tournée dans un centre commercial où se sont réfugiés les peut-être derniers représentants de l’humanité. Le lieu est assiégé par ces automates sanguinolents et devient pour eux un Disneyland de l’horreur. Mécaniquement, ils y répètent ces gestes de consommation mille fois exécutés de leur vivant. Le film a connu un succès certain en Europe, où sa longueur a été diminuée de 22 minutes par rapport à la version vue aux Etats Unis. A qui la « faute » de cette réussite ? Dario Argento, le roi du « gialo ». Il est en fait l’autre co-producteur de Dawn of the dead. A ce titre, il en retravailla le montage pour sa sortie en Europe. Il en a retiré de nombreuses scènes, afin de le rendre plus dynamique, minimisant incidemment la présence des personnages, changé l’ordre des séquences et ajouté à l’ensemble une musique du groupe Goblin. Le titre a été transformé en Zombie. A ce niveau, on peut encore se demander si le film vu en Europe ne devrait pas être signé des deux noms, tant les deux versions diffèrent par bien des aspects. A cet imbroglio s’en ajoute un autre : la version américaine existerait elle-même dans… deux durées différentes, 139 mn pour le montage « salles » et 153 mn pour la version « vidéo ». Cette dernière aurait été d’ailleurs également distribuée en Allemagne. Une page très détaillée compare les films de 1h57 et 2h19 mn, en évaluant leurs qualités et défauts. Ce précieux travail d’orfèvre est à saluer. En attendant de voir un jour le montage de 2h33 (pour l’heure, uniquement disponible dans un coffret DVD zone 1 réunissant les trois versions), je vous dis : à la semaine prochaine, et croise les doigts pour ne pas rencontrer d’ici là une des ces sympathiques créatures.
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Posté par Manu le 16.05.06 à 02:11 | tags : films perdus, hollywood, star wars
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Quitte à raviver le débat autour du « doit-on parler d’un film tellement célèbre qu’il n’a pas besoin qu’on s’intéresse encore à lui », j’évoquerai cette fois-ci … The Star Wars, la version perdue (?) de l’œuvre qui n’a plus à être présentée. J’imagine la perplexité de certains à la lecture de ces lignes. Il existerait une version de Star Wars que nous n’aurions pas vue ? Et bien oui, si l’on en croit un site de fan bien documenté et qui, preuves à l’appui, en montre des images non incluses dans la version finale. On peut soupçonner une blague, mais il semble qu’il n’en soit rien. En 1977, un premier montage aurait été établi et, peu conforme aux vœux de George Lucas, aurait été rejeté. Considéré comme un prototype du film à venir, il aurait été apparemment plus long et dénué d’effets spéciaux. Son intérêt était de développer les personnages et leurs relations sous un angle plus détaillé. Ainsi, par exemple, on y découvrait Han Solo dans les bras d’une conquête et ses relations avec Luke Skylwaker se révélaient plus amicales. Les scènes y étaient souvent plus fournies en informations. S’y développait même un humour absent des images actuellement connues, jouant parfois avec le référentiel (un personnage nommé Flash Gordon !). Comme quoi, un simple « the » peut faire toute la différence. A supposer que tout cela soit vrai, on peut se demander, après les restaurations des trois volets originaux incluant des scènes inédites, si Lucas ne nous sortira pas un jour de sa manche cette version alternative. Officiellement, le film serait égaré dans les archives de Lucasfilm. Mais pourquoi en ce cas aurions-nous la possibilité d’en voir des photos ? Je soupçonne le monsieur, fort vénal, d’avoir une idée derrière la tête. Imaginez le pactole qu’il toucherait si ce premier essai était édité en DVD. Enfin, ceci est une simple hypothèse. L’avenir dira si j’ai tort ou raison.
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Posté par Manu le 10.05.06 à 21:00 | tags : films perdus, hollywood, réalisateur
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Robert Aldrich est encore trop méconnu. Bronco Apache, En 4ème vitesse, Véra Cruz et Les 12 Salopards sont bien sûr classés dans la catégorie « classiques », mais sa filmographie est loin de se réduire à ces seuls titres. Sa carrière s’est achevée en 1981 avec l’atypique Deux Filles au tapis, alignant pas moins de douze films au cours de ses quatorze dernières années d’activité. Parmi ceux-ci, il faut absolument redécouvrir L’Ultimatum des trois mercenaires (Twilight's Last Gleaming, 1977). Ce film est révélateur de l’esprit frondeur et du style nerveux et sec qu’Aldrich a toujours conservés. Avec en vedettes Burt Lancaster, Richard Widmark, Joseph Cotten et Vera Miles, il tourne autour d’un scénario délirant et volontier subversif : un ancien général de l’armée américaine s’évade d’une prison militaire avec trois condamnés à mort et s’empare du contrôle de missiles nucléaires. Il menace de les faire exploser si le président ne révèle pas à la population les vrais raisons de la guerre au Vietnam. Probablement déstabilisés par un scénario aussi dérangeant, les distributeurs ramenèrent le film de 2h26 à… 1h35. Exit les mobiles des terroristes. Envolé le rôle de Vera Miles. Disparues les scènes secondaires. Au final, les spectateurs se sont retrouvés devant un film presque incompréhensible dans ses tenants et aboutissants, réduit à une fiction vaguement politique mais néanmoins efficace. Depuis, cette œuvre, qui serait la préférée de son auteur, a été rétablie dans son intégralité. Elle reste néanmoins très peu diffusée. Une VHS NTSC serait encore disponible. Le jour béni où il sera réédité en salles ou en DVD, on peut espérer qu'il le sera dans sa version intégrale. A la semaine prochaine.
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Posté par Manu le 03.05.06 à 02:49 | tags : dvd, films perdus, réalisateur
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Aujourd’hui nous évoquerons la version alternative d’un film dont, une fois n’est pas coutume, la disparition ne peut que nous réjouir. Tous ceux qui ont vu Vertigo (Sueurs froides, 1955) d’Alfred Hitchcock ne peuvent en oublier la fin : Scottie (James Stewart) en haut d’un clocher, oscillant au bord du vide, effondré par la « seconde mort » de celle qu’il a aimée. A priori, l’histoire s’arrête là, dans une éternité où plane l’ombre de la mort. Mais en réalité… elle continue. Hitchcock a en effet tourné une autre conclusion, destinée semble-t-il aux pays où la morale exigeait que les coupables soient toujours punis. On y voit Scottie rentrer chez sa fidèle amie, Midge. Celle-ci vient d’éteindre la radio après l’annonce de l’arrestation imminente du meurtier, auteur de la diabolique machination. Scottie se sert un verre et, en silence, regarde par la fenêtre. Scandale ! Blasphème ! crieront les puristes, avec raison. Mais pourtant, le maître ès suspense a lui même filmé la scène et a accepté en son temps qu’elle soit intégrée au film pour la diffusion à la télévision américaine. Cette fin absurde, incohérente au regard de ce que l’œuvre exprime profondément, est aujourd’hui disponible dans les bonus du DVD zone 2, à la fin du documentaire Obsessed with Vertigo. Si Hitchcock avait eu la mauvaise idée de la conserver, je crois que son film aurait été tout autre, et n’aurait jamais eu l’aura qu’il possède aujourd’hui. Peut-on imaginer une Tour de Pise droite ou une Vénus de Milo avec des bras? A la semaine prochaine pour une autre aventure, un autre film perdu…
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Posté par Manu le 24.04.06 à 14:12 | tags : films perdus, hollywood, réalisateur
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La coïncidence est malheureuse : au moment où l’auteur de ces lignes décidait d’écrire cette chronique, on apprenait que John McTiernan, le réalisateur du 13ème Guerrier, plaidait coupable dans une affaire d’écoutes illégales. Voilà une info peu réjouissante pour ceux qui le considèrent comme un artiste important et qui désespèrent de sa carrière erratique. Le déclin a justement commencé avec ce film tronqué et remonté par l’écrivain-producteur Michael Crichton, soumis aux ordres de Disney. Antonio Banderas y incarne un arabe (sic !) venant en aide à des Vikings en lutte avec une horde d’hommes préhistoriques. Raconter comme cela, ce 13ème Guerrier initialement intitulé Eaters of the Dead ressemble à une série Z pour drive in. Ce serait oublier que McTiernan est un faiseur d’images remarquable, à la technique aussi sûre que la mise en scène. Grâce à sa caméra, cette histoire incongrue devient une réflexion sur la communication et sur les symboles du pouvoir. Violent, barbare, il organise une plongée dans l’inconscient de nos civilisations. Malgré ces éloges, il faut néanmoins en reconnaître les imperfections, dues pour l’essentiel aux coupes imbéciles de Crichton, en totale désaccord avec la vision ample du cinéaste. Il manquerait ainsi plus de 30 mn à la version sortie en salles. La musique en aurait été également changée. Le film ayant ses admirateurs, un fan a créé un site qui collecte toutes les infos disponibles sur les scènes manquantes. A consulter en attendant qu’un jour la « director’s cut » ou des bonus de DVD conséquents viennent réparer le mal. Quoique, au vue de l’actualité de McTiernan, tout cela est bien mal parti. A lundi prochain…
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Posté par Manu le 18.04.06 à 11:30 | tags : david lynch, dvd, films perdus, hollywood, réalisateur
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Posté par Manu le 10.04.06 à 22:29 | tags : acteur, films perdus, orson welles, réalisateur
Nous avions laissé Orson Welles, notre héros d’infortune, sur le plateau de The Deep. Suivons le aujourd’hui dans le tournage épique de The other side of the wind. Commencé en 1970 aux Etats Unis et terminé en France en 75, il raconte le dernier jour d’un cinéaste incarné par John Huston, ce récit s’entremêlant avec les images d’un de ses films. En plus de Huston, le casting réunissait Oja Kodar (la femme de Welles, co-auteur du scénario), Dennis Hopper, Paul Mazursky (qui avait joué dans le Fear and desire de Kubrick) et Peter Bogdanovich. Interrompu pendant un an par manque d’argent, après qu’une heure eut été réalisée, le tournage put reprendre en 71 en France et en Arizona grâce à un producteur iranien ! Welles filma des raccords à des milliers de km des lieux d’origine, allant jusqu’à finir dans son jardin d’Orvilliers une scène commencée trois ans plus tôt sur une autoroute californienne. Il jongla avec du 35, 16 et super-8 mm, montant son œuvre sur cinq tables fonctionnant en simultané, tel un chef d’orchestre qui improviserait une symphonie. Finalement, il parvint à un métrage de 2h45. S’en suivirent les habituels différents avec ces multiples financiers. Il partit alors pour Rome, les bobines sous le bras. Depuis, quelques scènes resurgissent par ci par là, à la faveur de festivals. Car un imbroglio juridique réunissant les iraniens, Oja Kodar (propriétaire des droits des films inachevés signés par feu son mari) et Bogdanovich (qui détiendrait une partie du matériel sonore), empêche the wind… de sortir, même dans une version incomplète. A lundi prochain pour de nouvelles aventures…
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Posté par Manu le 03.04.06 à 19:34 | tags : acteur, dvd, films perdus, réalisateur, stanley kubrick
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Posté par Manu le 28.03.06 à 09:38 | tags : acteur, films perdus, noir et blanc, réalisateur
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De Drôle de drame aux Portes de la nuit en passant par, entre autres, Le Jour se lève et Les Enfants du paradis, on pensait tout connaître de la collaboration Carné-Prévert. C’était sans compter La Fleur de l’âge, tourné en partie dans l’immédiate après-guerre. Tout commence en 1934. Une révolte survient dans un bagne pour enfants situé à Belle-Île. Jacques Prévert, choqué par la répression très violente qui s’en suivit, s’en inspire pour écrire une chanson (La Chasse à l’enfant) et, en 1936, un scénario intitulé L’île des enfants perdus. Un producteur s’engage à le financer avec, à la mise en scène, Marcel Carné. La censure donne son aval. Mais, en septembre 36, après l’évasion de jeunes filles d’un autre pénitencier, l’incorrigible Prévert invective l’institution, ce qui conduit à la suspension du projet. Début 37, la pré-production repart, jusqu’à la mort, en avril, d’un enfant au sein de la prison de Belle-Île. L’événement entraîne le report du tournage, puis, après l’arrivée de la droite au pouvoir en 38, l’interdiction totale du film. La guerre passe, les artistes se séparent et le beau projet semble enterré. Jusqu’au jour où un admirateur d’Arletty décide de reformer le duo pour les beaux yeux de la dame et propose de produire le scénario avorté du poète. Le titre est changé et devient La Fleur de l’âge. Après des remaniements du scénario, le tournage débute en avril 1947 sur l’île bretonne. Il connaît quelques remous, dont des grèves de techniciens. En juillet, il est arrêté, après qu’un cinquième du film eut été tourné. En 52, le projet est relancé mais les bobines tournées disparaissent… définitivement ? Un jour, peut-être, verrons-nous ces images mettant en scène Arletty, Anouk Aimée, Paul Meurisse, Carette, Serge Reggiani, Martine Carole. Un jour, peut-être… A lundi prochain.
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Posté par Manu le 20.03.06 à 10:41 | tags : dvd, films perdus, hollywood, réalisateur
6Ou la malédiction de L’Exorciste…

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Posté par Manu le 15.03.06 à 09:22 | tags : acteur, classique, films perdus, noir et blanc, réalisateur
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Par une entorse à notre logique habituelle (et pour rattraper notre publication tardive), ce sont non pas un mais deux films qui seront évoqués ici, films qui, sans avoir été oubliés, risquent malgré tout de disparaître : je veux parler des deux premières versions de Jour de fête. Il en existe en effet trois. Chacune est sortie en salles à une époque différente, la dernière occultant systématiquement la précédente, comme dans un palimpseste.
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Posté par Manu le 07.03.06 à 11:21 | tags : adaptation, dvd, films perdus, réalisateur
2Au cours de nos recherches, nous avons découvert un étrange manuscrit signé J.H.W. En voici un extrait :
"Mon ami et moi étions assis au coin du feu, loin du brouillard qui envahissait les rues. Je lisais le journal quand, soudain, il sauta hors de son fauteuil : - Mon cher Watson, le monde est plein d’ingratitude. – Quel voulez-vous dire ? – Et bien, je repensais à ce monument intitulé The Private life of Sherlock Holmes, qu’un admirateur avait réalisé pour nous rendre hommage. – Ah oui. Billy Wilder, en 1970, si j‘ai bonne mémoire. Un hommage ? Je crois plutôt qu’il s’amusait à nos dépens. – Non, vous vous trompez car, s’il se riait de nous, il n’en avait pas moins compris mon travail de logicien et surtout les dimensions poétique et mélancolique de nos aventures. Par malheur, ses producteurs, aussi médiocres que feu Moriarty, en coupèrent plus d’une heure. Ils considéraient que 3h30, c’était bon pour les sujets épiques, uniquement. – Cela me revient, Holmes. Le morceau enlevé racontait, parmi d’autres aventures, le tour pendable que je vous avais joué parce que vous m’aviez fait passer pour inverti au yeux d’une cliente : cela s’appelait l’énigme de la chambre inversée. J’avais volé un cadavre à la morgue pour le mettre dans une pièce dont les meubles étaient accrochés au plafond, à l’envers. Pour vous ridiculiser. Sans rancune, j’espère ? - Ne vous inquiétez pas, Watson. Au fond, j’en avais bien ri moi aussi. J’y repense car j’ai appris que ces exploits, manquants dans la version de 2h15, ont été réédités dans les bonus du DVD américain. – Justice serait enfin rendue à votre génie ? – Non, pas tant que le film ne sera pas restauré dans son intégralité ".
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