Posté par Slick Rick le 10.07.09 à 16:39 | tags : you tube, bande annonce, italie, horreur

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Un film vénéré par quelques happy few, puisqu'après sa sélection en compétition au festival de Berlin en 1998, il fut interdit de salles en Italie. Merci donc au courageux distributeur ED Distribution d'offrir une deuxième vie à Toto, réalisé par deux enfants terribles : Daniele Cipri et Franco Maresco. Filmé dans un sublime noir et blanc qui évoque à la fois Rossellini et Pasolini (le film peut se lire comme une version trash de La Passion selon St Mathieu), Toto qui vécut deux fois nous entraîne, en trois tableaux, dans un univers sicilien rural et pauvre, où la frustration sexuelle domine une population exclusivement composée d'hommes. Le simplet qui se fait humilier par tout le village, l'homosexuel qui pleure son amant mort sous les quolibets de la famille, une sorte de Jesus bis... On suit le calvaire de ces trois personnages grotesques pris dans un univers aussi violent que poétique. Parfois surréaliste et proche de Bunuel, le film propose le collage, indécent pour certains, de l'imagerie religieuse avec une imagerie violemment sexuelle. Les réalisateurs inventent un dialogue inédit, cru et hilarant, entre les tourments humains les plus triviaux et des aspirations plus spirituelles.
A ne surtout pas rater.
Voici la bande-annonce :
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Posté par Damien L. le 20.06.08 à 16:21 | tags : bande annonce, italie
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La comédie intitulée "J'ai tué Berlusconi" (Ho ammazzato Berlusconi) sort aujourd'hui en Italie
dans seulement trois salles, à Rome, Turin et Florence. "Le titre du film a fait peur aux distributeurs" a déclaré à l'AFP la responsable de Collepardo Film, producteur du film. "Nous avions un accord avec un circuit de salles, implanté à Rome et Florence, qui nous a laissés tomber au dernier moment".
Adapté d'un roman d'Andrea Salieri (publié en 2003) et réalisé par Gianluca Rossi et Daniele Giometto, J'ai tué Berlusconi s'intéresse d'après le dossier de presse au "rapport ambigu entre la réalité de la vie sociale et sa représentation dans les médias et l'imaginaire collectif" à travers l'histoire de Matteo qui, après une dispute avec sa femme, renverse en voiture un homme qui n'est autre que Silvio Berlusconi.
Le film a logiquement été mis en chantier avant que Silvio Berlusconi ne retrouve le pouvoir, en avril dernier; et les auteurs ne soupçonnaient sans doute pas qu'Il Cavaliere reviendrait si vite aux responsabilités.
Voici la bande-annonce de J'ai tué Berlusconi :
Est-ce uniquement le titre (qui rappelle le polémique Death of a President, évocation de l'assassinat imaginaire de George Bush) qui a desservi le film ? Ou plus globalement le choix de traiter de l'homme le plus riche d'Italie et de la collusion des pouvoirs ?
Jusqu'ici, seul Nanni Moretti avait intégré le personnage de Silvio Berlusconi à une fiction cinématographique, avec Le Caïman, qui avait remporté en 2006 un franc succès; mais le nom de Berlusconi n'y était jamais cité et le procédé d'un "film dans le film" permettait d'aborder de façon détournée les sujets qui fâchent. Si J'ai tué Berlusconi sortira le 27 juin dans deux salles supplémentaires -à Catane (en Sicile) et à Naples-, il semble qu'un tel sujet soit trop frontal pour une Italie encore très divisée sur le personnage.
Il nous faudra cependant voir cette oeuvre avant de juger de sa portée politique et de son éventuelle affiliation à la nouvelle vague italienne des films engagés (rappelons que Gomorra et Il Divo ont respectivement reçu le Grand Prix et le Prix du Jury au dernier Festival de Cannes).
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Posté par anita b. le 03.02.06 à 15:45 | tags : centre pompidou, court métrage, italie
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La programmation Homoncule, décidément riche, du Centre Pompidou nous offre deux occasions immanquables de (re)voir un des courts métrages mythiques de Fellini, le sublime La Tentation du docteur Antonio. Tiré du film à sketch Boccace 70, cet éminent représentant des années 1960 est une méditation sur le désir masculin, le désir tout court, Anita Ekberg en particulier (et particulièrement en formes).
Rendez-vous au Centre Pompidou, ce vendredi 3 février à 19h, ou le samedi 11 à 14h.
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