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Actualité du cinéma au Japon, pays de Kitano, du saké et des sumos.

Ozu est dans le coup en 2009


Posté par Slick Rick le 17.04.09 à 16:16 | tags : réalisateur, you tube, asie, japon


Voyage à tokyo - Ozu (1953)

L'ombre tranquille de Yasujirō Ozu plane sur l'actuelle production du cinéma japonais, en pleine santé artistique. On se souvient du style minimaliste, faussement bonhomme du génial auteur de Printemps Tardif, Voyage à Tokyo et du Goût du Saké. Toujours concentré sur des histoires de familles, ce cinéaste allergique aux avancées techniques échafaudait des chroniques apparemment banales, mais sublimées par sa grande subtilité graphique. Ces superbes "drames d'intérieurs", en grande partie filmés en plans fixes (les fameux "plans-Tatami", au ras du sol) dans des maisons japonaises, ne privilégiaient pas l'action au sens physique du terme, mais au contraire la temporalité précise et déchirante des sentiments, des états psychologiques, souvent symbolisés par le changement des saisons, et les humeurs de la nature environnante. Rapide paronama de son influence actuelle, en trois films sortis en 2009.
 
3. Dans son superbe Ponyo sur la falaise, Hayao Miyazaki s'attarde plus longtemps que d'habitude (Totoro aussi) dans une maison japonaise. Les enfants dégustent un plat de nouilles, sous les yeux protecteurs de la maman. Une scène sans enjeu dramatique visible, mais belle par sa simplicité même. Fixe, montée en champs/contre-champs, la séquence mise sur les détails : jolie et mémorable parenthèse à la Ozu au milieu d'un spectaculaire maelstrom graphique.
 
2. Le dernier Kiyoshi Kurosawa, Tokyo Sonata sans ses fantômes habituels, vise lui aussi une forme d'épure ozuienne. Les plans d'intérieurs, asphyxiants, révèlent des tensions familiales emmurées dans le non-dit. Les repas, comme chez Ozu, sont le théâtre privilégié (et obligé) d'affrontements violemment calmes. Extrait.
 

Tokyo Sonata - Extrait
 
1. C'est encore plus frappant dans le dernier Hirokazu Kore-eda (auteur de Nobody knows en 2004), dont le style néo-classique se souvient visiblement des plans de coupe ozuiens (les "pillow-shots"), composés de natures mortes. Les gros plans sur le maïs et les haricots dans la cuisine, les fleurs et les arbres dehors, tout celà participe d'une savante architecture dramatique, le plus souvent confinée dans l'espace restreint d'une maison nippone. Son magnifique Still Walking, qui sort le 22 avril, emprunte beaucoup au grand maître Ozu (ainsi qu'à Mikio Naruse), pour évoquer une poignante chronique familiale, douce-amère et hantée par le deuil.
 
 
Still Walking - Bande annonce Vost FR


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L'affiche de la semaine : Dragonball fait kaméha!ha!ha!


Posté par Slick Rick le 30.03.09 à 14:04 | tags : affiche, japon, cinéma fantastique

8

S'il n'y avait pas marqué Dragonball Evolution en toutes lettres (et une moche boule jaune avec de petites étoiles à l'intérieur), cette affiche évoquerait plus un jeu vidéo ou une pub pour gel qu'une adaptation ciné du célèbre manga d'Akira Toriyama. Le charme de l'original s'est fait la malle...
 
Passée l'indignation (légitime) ou l'éclat de rire (nerveux), on cherche vaguement à retrouver le héros sur cette affiche obliquement laide, le grand le vaillant Sangoku. Non... (On déglutit) Ce n'est quand même pas le type très chevelu qui crie de profil, baton dans une main, boule dans l'autre, en pyjama bleu, là, au premier plan, avec un baton et des gros bracelets en plastique ? Si. Et encore, c'est le seul qui ressemble un peu (de loin dans le brouillard) à un personnage du manga historique...

Les trois gus derrière le simili-Goku et devant l'apocalypse de synthèse sont censés incarner, de gauche à droite, la jolie Bulma aux cheveux bleus, le petit maître d'arts martiaux chauve et moustachu Tortue Géniale, ainsi que la gentille Chi Chi. Cherchez l'erreur...Un nouveau petit rire nerveux s'impose.

Sachez néanmoins que parmi eux se cache, camouflé dans une chemise hawaïenne, l'acteur Chow Yun Fat (The Killer, Tigre et dragon), star égarée dans ce navet programmé (cf la bande annonce). A moins que James Wong, le réalisateur (Destination Finale), ne se sauve de cette galère par miracle, avec, par exemple, une improbable pincée d'humour héritée du manga. Rien n'est moins sûr.

 

 


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La reprise de la semaine : y'a le choix...


Posté par anita b. le 03.04.08 à 15:53 | tags : asie, bande annonce, classique, en salles, japon, western, you tube

1

Grosse semaine en terme de reprises de choc : Le Reptile de Mankiewicz pour commencer, et nous rappeler ce que c'est qu'un vrai western en ces heures de remake fadasse de 3h10 pour Yuma. Kirk Douglas et Henry Fonda + approche originale du western + génial metteur en scène = un film remarquable, qui n'a pas pris une ride.

Les fans d'Asie sont aussi servis, puisque deux films du méconnus Koji Yushida sortent en salle, parallèlement à la rétrospéctive organisée par le Centre Pompidou. Soit La Source thermale d'Akitsu, version plus classique du mélodrame japonais, et Eros + Massacre, la veine la plus radicale, engagée et violente du cinéaste. Deux facettes qu'on vous recommande chaudement.

La bande-annonce de Eros+Massacre :

 


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Kiju Yoshida au Centre Pompidou


Posté par anita b. le 25.03.08 à 10:24 | tags : asie, centre pompidou, japon, réalisateur


Membre éminent de la Nouvelle Vague japonaise, influencé par Godard, Bergman et plus largement l'existentialisme, Kiju Yoshida réalise dans les années 1960 des films brûlot, tranchants et souvent d'une originalité formelle impressionnante. Eros+Massacre, qui ouvrira le cycle que lui consacre le Centre Pompidou à partir de mercredi 26, marque l'apogée créatrice d'un cinéaste chercheur, qui consacrera de nombreux films à son épouse et actrice, Mariko Okada. Un cinéaste peu connu en France mais reconnu dans son propre pays, dont les 40 ans de carrière, les 19 longs métrages de fictions et quelques uns de ses nombreux documentaires, à découvrir jusqu'au 19 mai.

Programme complet ici.


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La reprise de la semaine : Les soeurs de Gion


Posté par anita b. le 20.03.08 à 09:10 | tags : asie, classique, en salles, japon


En ces temps de grosses comédies populaires triomphantes, un beau drame de Mizoguchi ne saurait faire de mal aux rétine. On ne saurait trop vous recommander la resortie aujourd'hui des Soeurs de Gion, film de 1936, et variation toujours aussi superbe sur le sort des geichas. Un petit bijou de cinéma.

Lire aussi notre petite histoire du cinéma japonais.

 


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Kinotayo : le Japon encore et toujours


Posté par anita b. le 14.11.07 à 10:51 | tags : festival, japon

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Pour tous les fans de cinéma japonais, et ils sont légion par ici, le festival Kinotayo ouvrait ses portes ce mardi. Tout plein d'inédits de jeunes réalisateurs, pour un portrait de la création japonaise contemporaine. On ne citera pas de nom, mais des titres alléchants : The Matsugane Plotshot Affair, Death Fix Die and Let Live (illus.), Freesia...

Du 13 au 21 novembre, Paris, Biarritz, Marseille, etc...


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OFNI : un festival à ne pas laisser passer


Posté par anita b. le 13.11.07 à 10:31 | tags : asie, festival, japon


Parce qu'il n'y a pas qu'à Paris qu'il y a du cinéma, le festival OFNI, initié par l'association Nyktalop Mélodie, s'offre une cinquième édition entre Poitiers et Parthenay.

Pour la cinquième édition de ce festival dédié aux films rares et peu diffusés, avec une tendresse particulière pour les ciné-concerts, c'est le Japon qui est à l'honneur, avec entre autres l'intégrale des films du spécialiste Romain Slocombe. Oshima, Fukasaku, Masumura et Wakamatsu y cotoient de jeune cinéastes tels que Nobuhiro Yamashita. Des concerts et performances (on apprécie tout particulièrement le travail de Carole Arcega, associée à certaines projections) viennent compléter ce riche programme. Jetez y donc un oeil.

Du 13 au 17 novembre à Poitiers

Les 24 et 25 Novembre à Parthenay.

Lire notre petite histoire du cinéma japonais sur Flu. 


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La Forêt de Mogari : à ne pas rater...


Posté par anita b. le 02.11.07 à 10:07 | tags : bande annonce, en salles, japon, you tube

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Parce que cela restera certainement comme un des plus beaux films de l'année, allez voir La Forêt de Mogari !

 


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Mostra 11e : Sergio Leone version très Miike


Posté par anita b. le 07.09.07 à 17:29 | tags : festival, japon, mostra, western

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Sukiyaki Western Django : le titre annonce la couleur, le nouveau et enième film de Takashi Miike est un hommage aux westerns spaghetti.
Le cineaste reprend donc tous les élèments du genre : un village construit autour d'une rue, deux clans qui s'affrontent, un enfant qui a vu son père tué sous ses yeux. De la vengeance, du sexe, et une violence ultra chorégraphiée et sanguinolante. Mais l'assaisonnement est définitivement japonais, que se soit dans la façon de filmer les espaces, le traitement des couleurs (le rouge tenant bien sûr une place primordiale) et des vêtements (bien plus bariolés que ceux des cow-boys traditionnels). Film greffe, avec ses acteurs japonais qui s'expriment en anglais, la présence de l'énorme Quentin Tarantino, et ses références multiples, Sukiyaki Western Django réussi avec brio à canaliser la folie créatrice de son réalisateur dans un récit et un cadre plus familiers. Le résultat est un peu à l'image de Planète Terreur de Rodriguez, une déclaration d'amour fou pour le cinéma et un déploiement d'énergie exceptionnel. Un pur plaisir.

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Dai Nipponjin : le choc des titans Nippons


Posté par anita b. le 21.05.07 à 16:14 | tags : festival de cannes, japon, quinzaine des réalisateurs

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Il faut bien au moins un OVNI filmique par Festival de Cannes. Cette année, ce sera donc Dai Nipponjin (Le Grand Japonais), soit un faux documentaire consacré à la vie... d'un super héros. Unique dépositaire d'une faculté héréditaire, Dai Sato se révèle en effet, lorsque le devoir l'appelle, capable de se transformer en géant afin d'aller mettre une raclée aux monstres qui tentent fréquemment de détruire Tokyo. Malheureusement pour lui, Dai Sato est plutôt lâche, peureux et mal dans sa peau, n'ayant pas choisi cette vocation un peu lourde de conséquences.
Sa femme ne veut plus le voir, son grand père souffre des séquelles de ce super pouvoir, et la population japonaise, lassée d'un héros national aussi peu combatif, ne se prive pas de lui lancer des pierres et de réclamer l'armée. Portrait d'un homme triste, Dai Nipponjin se révèle un film plus profond qu'il n'y paraît, révélant une nostalgie pour une culture japonaise ancestrale et cruelle, mise face à un monde où même les super héros réclament la retraite anticipée (et ne se lèvent pas tôt). Edifiant.

Dai Nipponjin - Hitosi Matumoto
Quinzaine des réalisateurs.

De notre envoyée spéciale au Festival de Cannes 2007.

 

 


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On Your Mark, Miyazaki en karaoke


Posté par Van le 02.05.07 à 19:05 | tags : animation, court métrage, dailymotion, japon

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Etrange trouvaille que ce court métrage de Miyazaki, datant de 1995.
Chantez avec moi :



(Thanks Manu+Marc !)

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Kurosawa, le père des séries TV


Posté par Daveinthehay le 20.02.07 à 17:58 | tags : japon, télévision, web


La Paramount a beau continuer de vendre ses classiques asiatiques sous le manteau, les films nippons pré-1953 sont tombés depuis juillet dernier dans le domaine public. On peut donc télécharger le plus légalement du monde Rashômon, fiction qui a introduit Kurosawa dans la culture pop américaine. Des Simpsons aux Experts (l'un des épisodes de la saison 6 s'intitule Rashomama) en passant par Star Trek, il n'y a pas une série US qui ne se revendique du standard. Rob Thomas, le créateur de Veronica Mars, avoue même avoir eu l'idée de son faux teen-show devant la scène de viol dépeinte par Akira. Vous brûlez de vous essayer au jeu des sept ressemblances petit écran / Rashômon ? Clic & play (et impressionnez nous)...


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Ghost In The Shell, en chair et dans l'os


Posté par Daveinthehay le 24.01.07 à 12:23 | tags : animation, dreamworks, japon, news

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L'anime serait-il le nouvel eldorado hollywoodien ? Après les aspirations de James Cameron de porter à l'écran Gunnm et celle de la WETA (et de Peter Jackson ?) sur Evangelion, c'est au tour du dyptique Ghost In The Shell / Innocence de faire saliver un certain Spielberg. Rien n'est officiel mais Dreamworks aurait laissé traîner quelques contrats d'exclusivité chez les producteurs nippons d'I.G. (Blood The Last Vampire, Jin-Roh). Ces derniers, tous récents propriétaires de la licence - aussi bien des animes que de la version manga, des séries TV et d'un téléfilm - projettent justement la réalisation d'un remake live. Qui derrière la caméra ? Exit Mamoru Oshii, Steven pourrait bien laisser la main à son poulain du moment : Peter Berg. A moins que le trio Wachowski Brothers / Joel Silver ne lui rafle la mise. Notons que celui-ci portera déjà à l'écran en 2008 la série animée Speed Racer. Ghost In The Matrix ou Splinter Cell* In The Shell, hum, plus d'embarras que de choix...

*Peter Berg, toujours, est en charge de l'adaptation ciné du jeu vidéo. Pour Dreamworks.

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Godzilla Trade Center


Posté par Daveinthehay le 05.12.06 à 18:18 | tags : japon, news


Inspiré sans doute par les projets architecturaux new-yorkais pour commémorer Ground Zero, le Japon fantasme également sur la possibilité d'installer un building, icône patriotique, au coeur de la ville. Parmi les propositions en cours, notons un centre commercial Godzilla. Epousant les courbes du monstre, le monument renfermerait un bar hype dans le bras gauche, un resto chic dans le droit, un observatoire aérien sous la bouche (des phares pour les yeux) et deviendrait l'endroit idéal pour héberger des conventions de trekkies ou autres nerds sci-fi. Ishiro Honda, père biologique de la créature comme de ses consoeurs Mothra et Rodan, s'en retourne dans sa tombe. Roland Emmerich, lui, père adoptif, se demande s'il aura droit à son mausolée dédicacée. La semaine du mauvais goût n'est plus et pourtant...

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La ballade de Narayama


Posté par Jypegue le 14.09.06 à 10:54 | tags : asie, dvd, japon, mk2

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Boitier du dvd édité par MK2Parmi les bonnes nouvelles la rentrée, vous pouvez compter sur l'édition dvd d'un film des studios de la Shochiku : La ballade de Narayama de Keisuke Kinoshita. Il dresse le portrait d'un Japon régi par des coutumes ancestrales. Le film raconte l'histoire d'Orin, une femme de 70 ans qui tente de convaincre son fils Tatsuhei de la porter sur son dos, conformément à la tradition, jusqu'au sommet du Mont Nara. Là bas, elle pourra mourir sans être à la charge de la communauté.

Kinoshita a choisit de raconter son histoire sur le mode de la représentation théâtrale, un parti pris radicalement différent de celui très réaliste d'Imamura qui réalisera sa propre version en 1983. Les personnages de Kinoshita évoluent dans des décors reconstitués en studios, éclairés à la lumière artificielle. Comme au théâtre, on ne les voit jamais en gros plan. On pense à de curieuses bêtes isolées dans une nature factice (un zoo?). Car c'est bien d'animalité que parle la ballade de Narayama. Les hommes affamés se transforment en bêtes, les plus faibles sont éliminés au mépris des liens de filiation et ceux qui refusent de se soumettre à la tradition sont exclus de la communauté. Aussi lorsque dans la maison voisine, le fils laisse mourir de faim son propre père, c'est tout le caractère inhumain des traditions japonaises qui se fait jour. Le salut vient de l'amour qui dépasse la douleur de la séparation, qui soude une famille, comme un petit groupe entré en résistance. En se rendant dans la montagne, la vieille Orin, offre sa vie pour soulager celle de sa famille affamée tandis qu'en accompagnant sa mère, c'est une leçon d'humilité que reçoit le fils. Vanité, vanité...
Les décors minutieux et splendides, les déplacements de la caméra, les déplacements de pans du décor comme s'il s'agissait de rideaux et les jeux de lumière et de filtres colorés, tout concourt à donner à situer le récit dans la tradition du théâtre et à donner une tonalité tragiques aux événements. Une pépite éditée par MK2.

Bonus du DVD


  • Préface de Charles Tesson (8')

  • "La ballade de Kinoshita et d'Imamura" : analyse comparée des 2 versions (9')

  • "La nouvelle vague japonaise" : interview de Kiju Yoshida, assistant de Kinoshita et réalisateur (37')

  • Scènes commentées (22') 3 scènes commentées par Charles Tesson


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Tales from the earthsea : la bande annonce


Posté par Elfi le 20.04.06 à 09:12 | tags : animation, bande annonce, japon, studio ghibli


Le fils de Hayo Miyasaki, Goro, est à l'origine de l'adaptation du recueil de nouvelles de la romancière américaine Ursula K. Le Guin. Comme pour les films de Hayo (le Château ambulant, le voyage de Chihiro), il s'agit d'une production des studios Ghibli. La bande annonce de Tales from the earthsea est en ligne. C'est très beau.

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Oh my God! : Nunsploitation à Bruxelles


Posté par Sandor le 14.03.06 à 12:29 | tags : festival, japon

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Wouch ! Voilà un festival à faire pâlir de fadeur les controverses les plus animées sur Allah et ses caricatures. Depuis vendredi dernier, le très iconoclaste cinéma Le Nova à Bruxelles, programme en effet un cycle Oh my God! qui va faire frémir les amateurs de séries Zbis. Au menu de cet exercice d'anticléricalisme cinématographique, une rétrospective de l'oeuvre du septuagénaire brésilien José Morica Marins (O despertar da besta, Finis Hominis...), des films de propagande du faux culte de l'Eglise des SubGenius (illus.), et même l'exploration d'un sous-genre jusqu'alors inconnu de moi : les films de "Nunsploitation", veuillez comprendre l'exploitation sado-sexuelle de pauvres nonnes enfermées dans des couvents. Le plus poilant, c'est qu'il existe même des spécimens japonais de cette veine (Wet Rope Confession de Koyu Ohara, 1979), curiosités parmi les curisosités qu'il vous est donc loisible de découvrir à Bruxelles jusqu'au 25 mars.
A lire également : Notre fil consacré à l'Etrange festival

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Carrefour de l'animation : 4e édition


Posté par Manu le 10.03.06 à 10:09 | tags : animation, asie, japon

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Du cinéma d’animation japonais, en veux-tu-en-voilà… Le manga et autres petits Mickeys nippons sont partout à l’honneur ces temps-ci. On pourrait s’énerver et crier à l’effet de mode et à la lassitude. Mais voilà, qui oserait s’en plaindre tant les mille images qui nous arrivent du pays du soleil levant sont variées et d’une qualité qu’aucun autre pays (même les Etats-Unis, exception faite de Pixar) ne saurait égaler. Dernier festival en date : Le Carrefour de l’animation, 4e du nom, centré sur l’animation et le jeu vidéo. Il se déroulera du 10 au 12 mars à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris. Au programme, entre autres : des rencontres avec l’invité d’honneur Yoshitaka Amano, collaborateur de Oshii Mamoru - dont sera projeté L’œuf de l‘ange, un film inédit en France (le 12 à 17h) -, et le créateur de jeux Michel Ancel. Avec, en complément, des cartes blanches, des films d’écoles japonaises et françaises et des tables rondes. En somme, trois jours bien… animés.

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Koji Wakamatsu : rouge sang


Posté par anita b. le 28.02.06 à 19:51 | tags : japon, sexe et cinéma

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La Vierge Violente ; L'Extase des anges ; Va, va vierge pour la deuxième fois... Les titres des films réalisés par Koji Wakamatsu, auquel le festival de Saint-Denis rendait ce week end un bel hommage, laissent à eux seuls présager de l'univers radical, violent et métaphysiquement plutôt inquiet déployé par le cinéaste. Rebelle aux idées politiques afutées, lié aux mouvements de gauche des 70's alors que ses films nous montrent aujourd'hui avec quelle distance et même ironie il a toujours considéré l'engagement politique, Wakamatsu était la grande découverte du festival, son point d'orgue et la justification exacte de son intitulé : "Sex is Politics". On en reparle bientôt sur le mag.

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Zatôichi, du sabre à l'âme


Posté par anita b. le 27.02.06 à 17:40 | tags : asie, japon

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Zatôichi dans les années 60Zatôichi est un masseur aveugle. Dans le Japon médiéval où il évolue, on ne donnerait pas cher de sa peau s'il ne disposait d'un talent secret, mais bel et bien utile : l'art du sabre. Personnage de justicier atypique, ancêtre des Yakusas solitaires, héros né de la littérature populaire pour s'épanouir pleinement au cinéma, Zatôichi est un monument de la culture japonaise. Logique, donc, que la Maison de la Culture du Japon à Paris lui rende dès demain hommage pour une semaine, à travers 8 films : une partie de la saga qui lui a été consacrée dans les années 1960, principalement réalisés par Kenji Misumi, ainsi que deux excroissances de 1960 et 2003 (ce dernier étant réalisé et interprété par Takeshi Kitano himself, illus.).

Du 28 février au 4 mars

Les + de Flu : retrouvez Zatôichi en DVD


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Sex is politics


Posté par Sandor le 17.02.06 à 01:08 | tags : asie, festival, flu, le mag, japon, sexe et cinéma

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Flu fourbit ses armes en attendant le prochain festival "Est-ce ainsi que les hommes vivent" qui commence mercredi 22 février au cinéma L'Ecran de Saint-Denis (93). Traitement à venir sur ce blog et sur le mag.
MAJ (08/03/06) : Lire sur notre compte-rendu du festival "Sex is politics" et notre interview de Koji Wakamatsu sur le mag
(illus. L'Extase des anges, Koji Wakamatsu, 1972)

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Berlinale 7e : Corée intime


Posté par anita b. le 15.02.06 à 14:52 | tags : asie, berlinale, corée, festival, japon

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Avec Dear Pyongyang (.pdf et illus.), la Japonaise Yang Yong-hi poursuit son travail de journal intime en vidéo qui, loin des écueils du genre, trouve ici une résonnance plus universelle et troublante. Yang Yong-hi est en effet la fille de parents nord-coréens exilés au Japon, mais dont l'allégeance au parti communiste n'aura jamais été démentie. Alors que ses trois frères sont envoyés en Corée du nord à la fin de leur adolescence, Yang Yong-hi a pu rester au Japon. Pour fêter les 70 ans du père, toute la famille se retrouve à Pyongyang, l'occasion pour la cinéaste de tenter de comprendre le choix pour elle difficilement supportable de ses parents. Vu par ce prisme intime, la grande Histoire qui relie la Corée du Nord au Japon nous apparaît sous un nouveau jour.

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Image par image : la banlieue s'anime


Posté par Manu le 10.02.06 à 17:40 | tags : animation, asie, court métrage, festival, japon



Le manga et l'oiseauPour sa sixième édition, le festival Image par Image propose depuis le 31 janvier et jusqu’au 4 mars un hommage à Paul Grimault et des projections et rencontres consacrées à l’animation japonaise. Quel rapport, me direz-vous ? Et bien, Le Roi et l’oiseau du grand Paul a influencé en profondeur et durablement les maîtres du studio Ghibli, Isao Takaha et Hayao Miyazaki. Le festival qui a lieu dans 18 villes du Val d’Oise sera ainsi l’occasion de rencontrer Takahata (dont le superbe Souvenirs goutte à goutte, datant de 1991 mais inédit en France, sera projeté en avant-première le 27/02 à 20h30, le 03/03 à et le 05/03) mais également des membres du collectif 6nin et Yamamura Kôji, un artiste versatile s’attaquant aussi bien à la 2D et la pâte à modeler qu’à l’ordinateur et au collage.

 


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Tu aimes les films de Yakuzas ?


Posté par Sandor le 09.02.06 à 18:49 | tags : affiche, asie, japon, web

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Eh bien tu adoreras ce site d'affiches originales (avec BD et musiques), conseillé par We-make-money-not-art (once again, après les oldies wu xia pian).

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Gosho : Tristesses japonaises


Posté par Manu le 31.01.06 à 17:54 | tags : asie, japon, réalisateur

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Encore une redécouverte de la Maison de la Culture du Japon à Paris ! Depuis le 26 janvier et jusqu'au 11 février, on peut y voir une rétrospective en l'honneur du cinéaste Heinosuke GOSHO. Réalisateur de Mon amie et mon épouse, le premier film "entièrement parlant" du cinéma nippon (qui malheureusement ne sera pas projeté à la MCJP), il fut un prolofique artisan du muet avant de se spécialiser, entre autres, dans le portrait de femmes. Trouvant ses sources dans la vie quotidienne de tout à chacun, sa filmographie recèle quelques titres énigmatiques: Le Corbeau jaune, La Sorcière innocente, La Femme de la brume... Parmi ces trésors, notons Les quatre cheminées (7 février, 16h30), son chef d'oeuvre, primé à Berlin en 1953. Et comme en plus la rétro s'intitule avec délicatesse Beauté et tristesse et propose quelques séances en entrée libre, on serait bien idiot de passer à côté.

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