The Last Waltz dans les Cinémusicales de MK2![]()
Et tout ceci donne The Last Waltz, un film culte sur un concert mythique et la fin d'une époque. Dans le cadre des Cinémusicales du MK2 Bibliothèque (Paris 13e), The Last Waltz est projeté demain samedi à 11h. Charlie Chaplin trente ans après![]() Le coup d'envoi à la création d'un musée dans le manoir où le cinéaste a passé les 25 dernières années de sa vie a d'ailleurs été donné très récemment. Trois de ses longs métrages mythiques sont actuellement repris en salles : La ruée vers l'or, Le Kid et Le Cirque, en version restaurée. Et MK2 édite un coffret prestige en édition limitée comprenant 10 longs métrages (Le Dictateur, Les Temps modernes, La Ruée vers l'or, Les Feux de la rampe, Le Kid, Le Cirque, Les Lumières de la ville, Un Roi à New York, Monsieux Verdoux, L'Opinion publique), des courts, un livre collector et un CD.
Eurostar London Coming : le meilleur du cinéma anglais
Au menu aujourd'hui : Joe Strummer de Julien Temple, Velvet Goldmine du même Todd Haynes qui nous livrait cette semaine le très beau I'm Not There, 24 Hour Party People de Michael Winterbottom, Garage de Lenny Abrahamson en avant-première (sortie en salles le 9 janvier prochain), Twin Town de Kevin Allen. Au menu de demain : Casino Royale, celui de John Huston et Kenneth Hughes (1967), A Very British Gangster de Donal Mac Intyre, La Vie de Brian de Terry Jones (Monty Python), 24 heures sur 24 de Shane Meadows (qui sortait cette année l'excellent This is England), et enfin The Wicker Man de Robin Hardy. Ecléctique et sympathique, cette programmation se veut le reflet de la "british touch" que nous autres frogs aimons tant. Horaires et détails du programme ici. Et pour vous donner envie, rendez vous sur notre beau dossier Histoire du cinéma anglais. Rétrospective David Cronenberg à Paris
Du 21 au 27 novembre, sept films du réalisateur canadien seront visibles chaque jour : Dead Zone, Faux-semblants, M. Butterfly, Crash, eXistenZ, Spider, A History of Violence. Films et séances sur le site de MK2. Festival de films États d'Urgence - HomophobiesAnne-Laure Féral-Pierssens nous écrit :
"L'association du Cri du peuple (www.cridupeuple.com) présente la quatrième édition du Festival de films Etats d'urgence se déroulant les 1er, 2, 8, 9 et 10 décembre au MK2 quai de Loire et portant, pour cette quatrième édition sur "les homophobies". L'association du Cri du peuple , basée dans le 18ème arrondissement organise cet événement cinématographique bi-annuel au cours duquel nous présentons des oeuvres de fiction et des documentaires réunis, lors de chaque édition, autour de thèmes sociaux, économiques et politiques communs. Nous souhaitons ainsi susciter l'intérêt et stimuler la réflexion du public grâce aux échanges qui suivent chacune des projections et qui construisent la discussion entre le public et des spécialistes des sujets abordés. Ainsi le thème de l'édition d'automne 2007 traitera des homophobies. Nous aborderons notamment le rôle que l'épidémie de VIH a joué dans la stigmatisation et la revendication de la communauté homosexuelle, les liens difficiles et complexes que l'homosexualité entretient avec les institutions religieuses, la construction identitaire, le phénomène d'autocensure et la réaction familiale. On s'intéressera d'autre part aux transgenres ainsi qu'à la représentation (et l'absence de représentation) de l'homosexualité au cinéma. Chaque séance sera suivie d'un débat avec différents intervenants dont Daniel Borillo, Louis-Geroges Tin, Didier Roth-Bettoni, Pierre Léglise Costa, Marie-Jo Bonnet... Au programme: Samedi 1er décembre 11h: "VIH, stigmatisation et revendication" Les Témoins d'André Téchiné Discussion: Daniel Borillo Dimanche 2 décembre 11h: "Homosexualité et religion" When Night Is Falling de Patricia Rozema Discussion: Marie-Jo Bonnet et Baptiste Coulmont Samedi 8 décembre 10h30: "Construction identitaire et famille" Crazy de Jean Marc Vallée Discussion: Marc-Antoine Bourdeu et Louis-Georges Tin Dimanche 9 décembre 11h: "Transgenre" Boys Don't Cry de Kimberley Peirce Discussion: Sébastien Chauvin Lundi 10 décembre 20h30: "Représentation de l'homosexualité au cinéma" My Beautiful Laundrette de Stephen Frears (illus.) Table ronde: Pierre Léglise Costa et Didier Roth Bettoni" Paranoid Park : concours![]() A l'occasion de sa sortie, MK2 organise un concours en partenariat avec Fluctuat. A gagner : une journée sur le tournage d'un film. C'est par ici que ça se passe. Films de plage... à Paris
- lundi 30 juillet : Il faut sauver le soldat Ryan, Steven Spielberg Séances à 20h30 à 6,14 €. MK2 Quai de Seine, 14 Quai de Seine, 19e. Rock'n'Docs, la fête de la musique au cinéma
L'alliance du rock et du cinéma direct, nés à peu près au même moment aux Etats-Unis il y a un demi siècle, a donné des moments rares, souvent inédits sur les écrans parisiens, dont quelques uns sont rassemblés dans la programmation de ce Rock'n'Docs. Tout le programme ici. Festival Etats d'urgence : Affaires de femmes ?
"Si le thème de l'égalité entre hommes et femmes et de l'accession des femmes à des responsabilités politiques et économiques connaît un succès médiatique certain, les quelques acquis de la condition feminine, notamment juridiques et politiques, restent fragiles. Les discriminations à l'egard des femmes et la domination masculine perdurent et se recomposent, y compris dans des sociétés qui les renient. L'édition du printemps 2007 du festival Etats d'urgence offre ainsi l'opportunité, au travers de films suivis de débats, d'envisager différentes facettes de la condition féminine, hier et aujourd'hui, ici et ailleurs, pour inciter à ne pas se résigner à une émancipation féminine de façade."
2008, année Cousteau ? Bien que nous commémorions les 10 ans de la mort de Jacques-Yves Cousteau cette année, les célébrations se feront plutôt l'année prochaine. MK2 a acquis les droits cinéma et vidéo France du "catalogue Cousteau" auprès d'Europe Images International pour 10 ans. Ce catalogue est particulièrement riche : il compte 111 documentaires et 3 longs métrages, dont Le Monde du silence, Palme d'or à Cannes en 1956 et oscarisé l'année suivante. MK2 prévoit donc une "foule d'événements" en 2008, avec des sorties en salles et des nouvelles collections de DVD, notamment. L'héritage du mythique commandant de la Calypso - mythique jusqu'aux Etats-Unis, où Cousteau est une référence, où même le cinéma lui rend hommage (La Vie aquatique) - est entre de bonnes mains. Multiplexe de la Villette : Karmitz marine dans sa colère Il y a des hommes d’affaires qui aiment le commerce mais pas la libre concurrence. Marin Karmitz est de ceux-là. Le producteur et propriétaire de salles à ses initiales s’est insurgé ces derniers jours contre l’ouverture annoncée d’un multiplexe dans le quartier de la Villette. Le conseil d’administration de la Cité des Sciences (Paris, XIXème) a en effet décidé, le mercredi 20 septembre, d’accorder l’exploitation de sa 4ème travée (soit 25 000 m2, représentant ¼ de son espace) à une société qui devra y installer d'ici 2010 un centre commercial « haute technologie » et un ensemble de salles équipés en numérique. Depuis cette annonce, Karmitz ne décolère pas.Rappelons que le monsieur possède les seuls multiplexes actuellement en activité dans le nord-est de Paris, les MK2 Quai de Seine et Quai de Loire. Dans Le Monde du dimanche 24 septembre, il déclare que cette attribution équivaut à « un détournement de fonds publics » et que, de plus, cette même société élue par la Cité l’a expulsé de son emplacement de Beaugrenelle (Paris, XVème). S’appuyant sur l’annonce par la Mairie de Paris des ouvertures prochaines (qui restent néanmoins à confirmer) d’un autre complexe cinéma et de six salles « art et essai » entre les portes des Lilas et de la Chapelle, il déclare qu’« il y en aura trop ». A ces cris d’effroi, il ajoute un argument des plus discutables, arguant que « faire passer la pilule en disant que ces salles seront en numérique n’a pas de sens : toutes les grandes salles seront en numérique d’ici cinq ans » - ce qui encore une fois reste à prouver. Monsieur le PDG sent donc le vent tourner et le petit monopole chèrement acquis lui échapper. Il joue alors aux Cassandre, annonçant la tempête là où il n’y aura qu’un nouveau courant qui apportera peut-être du neuf au sein de quartiers actuellement déserts, cinématographiquement parlant. Et puis il est difficile de prendre fait et cause pour un exploitant qui prétend défendre le cinéma mais n’a pas hésité pas à tronquer les cadres des films muets qu’il réédite (en copie restaurée il est vrai), à projeter sans prévenir des vidéos en lieu et place de copies dignes de ce nom (cf. l’épisode Mysterious skin) et à ouvrir un énorme MK2 à deux pas d’un UGC Ciné Cité (cf. les sites de Bercy et de la grande bibliothèque F. Mitterand, à Paris). En somme, Marin n’aime pas être jeté dans le même bain que les autres. Mais il lui faudra bien faire avec. Et je ne crois pas qu’il coulera pour autant. La ballade de Narayama Parmi les bonnes nouvelles la rentrée, vous pouvez compter sur l'édition dvd d'un film des studios de la Shochiku : La ballade de Narayama de Keisuke Kinoshita . Il dresse le portrait d'un Japon régi par des coutumes ancestrales. Le film raconte l'histoire d'Orin, une femme de 70 ans qui tente de convaincre son fils Tatsuhei de la porter sur son dos, conformément à la tradition, jusqu'au sommet du Mont Nara. Là bas, elle pourra mourir sans être à la charge de la communauté.Kinoshita a choisit de raconter son histoire sur le mode de la représentation théâtrale, un parti pris radicalement différent de celui très réaliste d'Imamura qui réalisera sa propre version en 1983. Les personnages de Kinoshita évoluent dans des décors reconstitués en studios, éclairés à la lumière artificielle. Comme au théâtre, on ne les voit jamais en gros plan. On pense à de curieuses bêtes isolées dans une nature factice (un zoo?). Car c'est bien d'animalité que parle la ballade de Narayama. Les hommes affamés se transforment en bêtes, les plus faibles sont éliminés au mépris des liens de filiation et ceux qui refusent de se soumettre à la tradition sont exclus de la communauté. Aussi lorsque dans la maison voisine, le fils laisse mourir de faim son propre père, c'est tout le caractère inhumain des traditions japonaises qui se fait jour. Le salut vient de l'amour qui dépasse la douleur de la séparation, qui soude une famille, comme un petit groupe entré en résistance. En se rendant dans la montagne, la vieille Orin, offre sa vie pour soulager celle de sa famille affamée tandis qu'en accompagnant sa mère, c'est une leçon d'humilité que reçoit le fils. Vanité, vanité... Les décors minutieux et splendides, les déplacements de la caméra, les déplacements de pans du décor comme s'il s'agissait de rideaux et les jeux de lumière et de filtres colorés, tout concourt à donner à situer le récit dans la tradition du théâtre et à donner une tonalité tragiques aux événements. Une pépite éditée par MK2. Bonus du DVD
13 Tzameti en dvd Le film coup de poing 13 Tzameti de Gela Babluani (retrouvez l'entretien de Fluctuat) sort en dvd. Sébastien, 22 ans, répare le toit d'une maison. Le propriétaire meurt d'une overdose après avoir reçu une étrange convocation censée lui rapporter beaucoup d'argent. Sébastien récupère l'enveloppe et décide de prendre sa place. Commence pour lui un jeu de piste qui le mènera jusqu'à un huis-clos clandestin. Film noir à l'image lêchée proche dans la première partie de l'ambiance des premiers films de Jean-Pierre Jeunet, le rêve vire rapidement au cauchemare. La mise en scène est impeccable, sèche et nerveuse, l'atmosphère parfois à la limite du soutenable. Pour s'en persuader, se rappeler que le film a remporté le Grand Prix du jury à Sundance et le Prix de l'avenir à Venise. 13 Tzameti de Gela Babluani Sortie le 23 août. Mk2 édition Lonesome Jim en dvd Rares sont les films aussi généreux que Lonesome Jim, troisième long de Steve Buscemi après Animal Factory, Three Lounges, et quelques épisodes des Sopranos et Oz. On le croit figé dans le cristal d'un cinéma indépendant US qui ne saurait toujours pas survivre à Jarmusch et les autres, et pourtant plutôt qu'arriver trop tard ou répéter un style, il s'invente discrètement un regard qui ne ressemble qu'à lui-même. Avec Lonesome Jim, preuve est fait que même lorsque les routes semblent balisées, on peut toujours bifurquer. Pourtant au jeu des ressemblances Lonesome Jim n’est pas exempt de référence. Jim est un looser, il a quitté New York où il excercait un job minable pour rentrer chez ses parents dans l'Indiana. Il n’est alors pas loin de la dépression, mais rencontre Anika, infirmière, fille simple au caractère profondément bon.
Lui c'est Casey Affleck, elle Liv Tyler, jamais aussi parfaits et beaux qu'amoureusement filmés par la caméra de Buscemi. La dépression est au centre de Lonesome Jim, elle détermine sa tonalité, sa construction, et une manière de jouer avec le symptôme déployé tel un canevas de mise en scène. Jim est blasé, las de tout; les évènements glissent sur lui, il baisse les bras, laisse couler les choses. Il n'a pas de but, il retarde toute action, et le film ne cesse de lui trouver une structure, un rythme mou qui permet de traduire l'enchainement limphatique des évènements. Pour montrer l'absence d'emprise sur le réel de Jim, Buscemi maîtrise à la perfection cette adéquation entre le corps, l'état d'esprit de son personnage, et la mise en scène. Soit tout un jeu de montage ciselé, une justesse d’écriture, une ambiance rendue magnifiquement par la DV qui colle au portrait intimiste et lui donne une réelle beauté. Mais Lonesome Jim serait parfaitement ennuyeux s'il n'était que la chronique réaliste d'un dépressif. Pour contrebalancer son humeur triste, il ne prend pas la porte de l'ironie ou du cynisme, il ose plutôt la joie minimale, l'humour décalé et l'espoir discret mais concret. Personne n’est pathétique chez Buscemi, les êtres gardent toujours une certaine dignité. Il y a chez lui un profond attachement pour la simplicité des choses et des autres, ainsi la trajectoire de Jim dépasse brillament le simple portrait de looser complaisant. Sa rencontre avec Anika, angélique et profondément aimable, parsème le film d'une lumière qui s'intensifie lentement jusqu'à devenir l'aube possible de jours nouveaux et enfin heureux. C'est là la splendeur de Lonesome Jim, d'éviter l'apitoiement comme la caricature, d'être toujours à la lisière du connu et du jamais vu, de teinter les émotions de sensations subtilement changeantes. Avec Steve Buscemi, même au fond du trou il y a forcément un visage, un regard, un sourire pour nous mener vers de nouveaux chemins. La vie comme une route ce n’est pas nouveau, mais des cinéastes qui osent encore affirmer l'espoir des cheminements toujours possibles, ça devient rare. Sur ma route
Lonesome Jim de Steve Buscemi
U.S.A, 2005 – 1h31
Avec : Casey Affleck, Liv Tyler, Seymour Cassel.
DVD MK2
James Ivory : le coffret dvd
Sortait il y a peu le coffret James Ivory, de la trilogie consacré à Forster, Maurice, Retour à Howards end et Chambre avec vue. L'autre évènement, c'est sans conteste la plume élégante de Sophie Berdah, qui nous plonge avec talent dans l'univers du cinéaste. Et pour prolonger le séjour en apnée, une petite illustration du peintre cité, Villhelm Hammershoi (en haut à gauche), en dans le même ton, l'oeuvre de William Meritt Chase (en haut à droite). Berlin 10/90 sur grands écrans
Le Lundi 26 juin à 20h30 Noise : un DVD du DJ Assayas
Les amants réguliers en DVD« Vive le cinéma des fous et des enfants !»
C’est avec ces mots - d’un enthousiasme légèrement suranné - que la réalisatrice Jackie Raynal salue le cinéma de Philippe Garrel et de la joyeuse « troupe de Zanzibar » : Patrick Deval, Serge Bard, Frédéric Pardo, et Daniel Pommereulle - disparu en 2003 et à qui Les Amants réguliers est dédié…
Le film de Philippe Garrel (édité en DVD par MK2 - www) rappelle opportunément, en ces temps de troubles néo-68 et anti-CPE, que l’Histoire se construit dans les marges de ses légendes. Le film prend son temps dans les longueurs assiégées, les silences opiacés, et la finesse des sentiments enfin détachés de l’impérieuse « libération des mœurs ». Si Garrel reprend les malles de costumes et les figurants CRS du film Dreamers (Les Innocents), il se situe aux antipodes de Bernardo Bertolucci et de sa reconstitution artificielle des barricades parisiennes. Sans en remettre une couche sur le mythe de mai 68 – ce qui n’est pas le propos du film -, les bonus donnent à voir plus qu’ils ne commentent : un documentaire sur Zanzibar, le mouvement artistique (cinéma, poésie, arts plastiques) né de ces moments-là ; un moyen métrage psyché de Daniel Pommereulle, l’alter ego parti en Afrique (Vite, 33’) ; des Cinématons signés Gérard Courant, qui livrent de courts portraits muets tirés entre 1981 et 2003 de Garrel, Pommereulle ou de l’étrange Serge Bard… Et enfin, moins étonnant mais assez éclairant : des extraits de la conférence de presse de l’équipe du film à Venise, en 2005, où découvrir la fraîcheur convaincante de Clotilde Hesme et la maturité fascinante du jeune Louis Garrel. Par Agathe Moroval L'Odyssée de la vie : la vie dedans
Neuf mois de la vie d’une femme enceinte, racontés selon deux points de vue : dehors et… dedans ! Dans ce documentaire édité en DVD par MK2, Nils Tavernier a réuni scientifiques et spécialistes de l’imagerie virtuelle afin de recréer à l’écran l’évolution de la vie intra-utérine. Il montre d’un côté la mère qui se confie, parle à son enfant à naître, livre ses impressions sur la grossesse, et de l’autre l’embryon qui se transforme en fœtus, évolue, grandit. Deux côtés du miroir, deux narrations parallèles qui s’imbriquent pour former la même histoire. Beaux moments forcément, la recette fonctionne toujours. Quel sujet plus intense en effet que la genèse de la vie ? Visuellement, les effets sont réussis. De la course des spermatozoïdes vers l’ovule jusqu’au développement de l’enfant, la démonstration est probante. Mieux, la narration scientifique qui accompagne les images virtuelles est idéale. Ni trop, ni trop peu, le juste équilibre qui permet de comprendre sans tomber dans la complexité, d’appuyer la magie sans la gâcher. Côté bonus, le choix est limité : un making-of standard mais pas inintéressant. Expérimental à la carte
Ce jeudi 2 février, 20h au MK2 Beaubourg, Paris. James Dean : Little Prince, Little Bastard
Lorsqu’en 1954, Elia Kazan reçoit le script d’A l’Est d’Eden signé John Steinbeck, il se demande bien à qui il va pouvoir confier le rôle du jeune héros rebelle en mal d’amour paternel. Il suffit parfois d’un hasard…. Alors qu’il sort de la salle de classe de l’Actors Studio où il vient de donner sa leçon, Elia tombe sur un blondinet avachi dans un sofa, l’air renfrogné et taciturne. Tous deux engagent la conversation et le jeune homme propose à Elia de l’emmener faire le tour de New York sur sa moto. Kazan a horreur de ces engins, mais accepte tout de même. Pendant la balade, le blondinet se déboutonne racontant la mort de sa mère, l’absence du père et la ferme de son oncle à Fairmount, Indiana, où il grandit. En reposant le pied-à-terre, Elia Kazan sait qu’il tient son personnage. James Dean (illus.) sera Adam Trask.
C’était mardi soir dernier dans le documentaire rare d’Annie Tresgot et Michel Ciment, Elia Kazan Outsider (1982) au MK2 Quai de Loire, en attendant la sortie chez MK2 Music d’un coffret de 4 CD d’entretiens avec Elia Kazan réalisé en 1971 par Michel Ciment.
Retour d'image : toutes ces différences... Le festival Retour d'Image est de retour pour sa deuxième édition, toujours consacrée aux différents handicaps. Des débats, des films, des raretés, des inédits, des bizareries comme notre chouchou Aaltra de Benoît Delépine et Gustave Kervern. Les handicaps, certes, mais abordés sous un angle qui échappe au bien-pensant, ouf. Cela se déroule du 25 novembre au 4 décembre au Mk2 Bibliothèque, au Ciné 220 de Brétigny-sur-Orge, à la mairie de Paris. On ne vous conseillera pas d'y aller pour faire plaisir à vos copains handicapés, mais plutôt parce qu'un festival sur ce thème qui ose programmer L'Homme sans tête de Juan Solanas mérite toute notre considération...Ozu ou les vacances ?
Telle est la question. Gizmo nous signale la Rétrospective Ozu au Mk2 Beaubourg et au Champo, "pour ceux qui restent à Paris, ça vaut un an de vacances". J'adore ! Cannes à ParisLe Balzac, mythique cinéma des Champs-Elysées, se parfume cannois. Tous les jours à 12h30 et ce jusqu’au 24 mai, il propose Epreuve d’artistes, un documentaire réalisé à partir des archives du festival de Cannes réalisé par Gilles Jacob, son président. Le 22 mai prochain, le MK2 Bibliothèque en partenariat avec le magazine Les Inrockuptibles, projèteront 10 films présentés à Cannes. Cette journée baptisée « Cannes sur Seine » reprendra les préférés de la rédaction. On parie sur la présence de Moi, toi et tous les autres, de Miranda July, présenté à la Semaine de la Critique. Mysterious Skin, la vidéo...en salle !Posté par Medvedkine le 12.04.05 à 09:50 | tags : mk2
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