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La réforme patriotique du cinéma russe
Avec AFP... Best of : Les 15 plus de l'année ciné 2007La rédaction cinéma vient de publier son classement des meilleurs films de l'année 2007. Voici l'occasion de revenir sur quelques-unes des tendances et images marquantes de cette riche cuvée. Avançons donc ce florilège : Rose McGowan dégommant des zombies avec sa jambe-mitraillette dans Planète Terreur de Robert Rodriguez - La scène de danse de l’année : Mathieu Amalric se lâchant en rave party dans La Question humaine de Nicolas Klotz Joaquin Phoenix et Eva Mendes chauffant un canapé au début de La Nuit nous appartient de James Gray
- Le couple le plus bisounours de l'année: Drew Barrymore et Hugh Grant nous jouant une partition rétro dans Le Come-back de Marc Lawrence
- La rupture la plus réaliste de l'année : La séparation qui court tout le long des Climats de Nuri Bilge Ceylan - La fin la plus Lynchéenne de l'année :L’apothéose (mêlant tuyaux, aspirateur géant et séance d’aérobic en plein air) de Syndromes and a Century d'Apichatpong Weerasethakul et, accessoirement, la fin d’Inland Empire de David Lynch - La révélation de l’année : Hafsia Herzi, renversante dans La Graine et le mulet d'Abdellatif Kechiche- La réincarnation de l’année : Sam Riley ressuscitant le chanteur Ian Curtis dans Control d'Anton Corbijn - Les comédiens les plus hyperactifs de l’année :Eric Caravaca (3 films au compteur) et Cate Blanchett (5 films au compteur)- Le meilleur acteur jouant un russe qui parle anglais avec un accent français : Vincent Cassel dans Les Promesses de l'ombre de David Cronenberg - Le papy-réalisateur le plus en forme de l’année :William Friedkin, 72 ans et auteur du détonant Bug - La scène la plus gênante à raconter de l’année :Ben Stiller se faisant soigner sa piqûre de méduse dans Les Femmes de ses rêves des Frères Farrelly- Le suicide commercial de l’année :Steak, avec Eric et Ramzy, œuvre de l'inspiré Quentin Dupieux, alias Mr Oizo (DJ, réalisateur de pubs, dessinateur...) - Le film le plus en phase avec sa génération :En cloque, mode d'emploi de Judd Apatow, qui renvoie à leurs études toutes les autres comédies de trentenaires - Le contre-pied de l’année :David Fincher, livrant avec Zodiac un film ample et posé, là où ses détracteurs attendaient une avalanche d'effets clippesquesEric Rohmer contre les Pays de la Loire : un procès comme on les aime Probablement vexée par le texte qui introduit le dernier film d'Eric Rohmer, le magnifique Les Amours d'Astrée et de Céladon, où il était fait mention des transformations urbaines ayant défiguré certains paysages des Pays de la Loire (empêchant le tournage de s'effectuer sur les véritables lieux du mythe), cette dernière n'avait rien trouvé de mieux à faire que de porter plainte en diffamation, via son conseil général. La décision de justice est tombée, et le Conseil Général de la Loire débouté. Au moins, on ne pourra pas dire que ces élus là ne vont pas au cinéma !Coca-Cola contre Jésus En ce vendredi saint - ça ne vous avait pas échappé n'est-ce pas ? - quoi de plus approprié que de parler un peu de Jésus. Bon, plus exactement, de parler d'une controverse assez étonnante dans laquelle le Christ a pris une part, bien involontaire évidemment. The Coca-Cola Company a engagé des poursuites contre les producteurs de Sept kilomètres de Jerusalem, un film italien qui devait justement sortir ce vendredi saint. Il raconte l'histoire d'un "pubeux" qui, crise de la quarantaine oblige, part faire un pellerinage en Terre Sainte. Arrivé là-bas, sur qui tombe-t-il ? Sur Jésus Christ en personne. Sympa, il lui propose de monter dans sa Jeep, lui tend une canette de Coca et, pendant que Jésus étanche sa soif, s'écrit (je vous le fais en anglais car il y a un jeu de mot compliqué à traduire) : "My God ! What a testimonial !" Coca serait donc la seule entreprise au monde contre la pub gratuite. Si le film montrait Jésus en train de se taper un Coca sur la Croix, certes, ils auraient pu être embarassés par cette preuve de mauvais goût. Mais rien de tel ici, juste une scène étrange il est vrai, mais en rien préjudiciable à l'image de la firme géante - ni à celle du Christ d'ailleurs, même le Vatican n'a pas bronché. Non, ça ne leur a pas plu et ils l'ont fait savoir. A cause de l'action en cours, le film ne peut pas sortir et, si les avocats de Coca ne transigent pas, les producteurs du film seront effectivement obligés de couper cette scène. Ce qui retarde d'autant sa sortie. L'avantage, c'est que la firme américaine fait à son tour de la pub gratos pour le film, en intentant un procès très médiatique. Le blues du super-héros Les studios d'animation de DreamWorks se lancent dans une satire des super-héros - n'était-ce pas déjà l'idée des Indestructibles ? -, avec Ben Stiller aux commandes. Master Mind racontera l'histoire d'un super-méchant qui perd le goût de vivre après avoir tué son ennemi juré de super-héros. Alors déjà, merci, mais si le gentil meurt dès le début du film, bonjour le choc pour les enfants. Personne ne tient à revivre le traumatisme de Bambi, j'en suis sûre. Ensuite, le héros du coup, c'est le méchant ; méchant et dépressif, ça va être gai. Cela dit, nous sommes pour l'instant à l'abri de ce film potentiellement traumatisant pour toute une génération d'enfants, puisque selon Stiller, les studios ont mis le projet dans la case prioritaire, ce qui veut dire qu'il sortira d'ici 15 ou 20 ans. Jack Bauer is in town![]() Mister Sutherland y tiendra le rôle d'un agent de sécurité - beaucoup moins sexy qu'un agent tout court - qui découvre que les miroirs d'un grand magazin abandonné abritent des esprits maléfiques. Ce n'est pas dans ce rôle que l'acteur survolté va Pour Disney, la France n'a pas le monopole de l'identité nationale
Bien sûr, après avoir vu Autant en emporte le vent et même Dumbo (où les esclaves noirs sont carrément représentés sans visage), on peut palement sourire de ces accusations. La NAACP, célèbre asso pour la défense des droits civiques des minorités américaines, aussi à l'origine des propos, semblent les avoir tempérés avec le temps. Qui plus est, aucun incident raciste n'est survenu chez les défenseurs comme chez les détracteurs de l'affiche, le seul recensé remonte à l'avant-première pendant laquelle l'acteur noir James Baskett s'est vu refouler par l'hôtel hébergeant le casting. Aujourd'hui, après une pétition ralliant plus de 100 000 signatures, Bob Iger, président de la firme à Walt, laisse entendre qu'il n'a jamais été dans l'intention de Disney d'interdire l'oeuvre, qui a entre autres reçu l'oscar de la meilleure chanson. L'autocensure, c'est plus ce que c'était... Danny Boyle se lance dans le porno... Et Ewan McGregor sera de l'aventure ! Ah je vois mon collègue Mambo Miam Miam qui sourcille, bredouille, grogne, pour finalement retourner feuilleter les derniers projets biopic d'Oksana d'Harcourt. Oui, oui, je sais, le racolage était facile et non, Boyle ne nous prépare aucune sex tape, si britannique fusse-t-elle. Le réalisateur de Trainspotting évoque seulement la suite de cette dernière affiche, séquelle intitulée Porno et librement adaptée du roman éponyme d'Irvine Welsh. L'occasion de revoir Renton (McGregor), Sick Boy, Spud & co, dix ans après les looseries du premier opus et donc en pleine crise de la quarantaine. «Porno» en référence aussi à Sick Boy, ici personnage central, qui se lance dans l'industrie du X en tant que producteur. Le tournage ne devrait démarrer qu'une fois les 40 bougies d'ObEwan Kenobi soufflées, soit 2011... par souci de réalisme glapit le cinéaste. Après les écarts fantastiques de 28 jours plus tard et Sunshine, on en attendait pas moins. En parlant de Sunshine, la bande-annonce est en crémerie, me dit Mambo dans l'oreillette... Singer & Cruise, suspects gammésLe tandem Bryan Singer / Christopher McQuarrie se reforme, 12 ans après Usual Suspects. Bonne et mauvaise nouvelle. La bonne, c'est que les rumeurs d'un Usual Suspects 2, entretenues depuis quelques mois, s'éteignent enfin. La mauvaise, c'est que l'homme derrière les retrouvailles s'appelle Tom Cruise. Tommy leur commande, pour le compte de United Artists, la réalisation d'un biopic sur les conspirateurs du 20 juillet 44, des hauts notables allemands ayant organisé, en vain, la plus ambitieuse tentative d'assassinat contre Hitler. Cruise devrait également interpréter le Verbal Kint du lot aka le colonel Von Stauffenberg. Un rôle qui lui tient à coeur d'abord parce que le personnage est un manchot (décidément) et puis surtout parce qu'il s'est récemment tapé une indigestion des cartoons propagandistes de Disney. On lui trouverait même des faux-airs de Donald Duck dans Der Fuerher's Face (ci-dessous) à notre Mr Impossible, non ? Marion Cotillard kiffe le steak de phoque
La missive est signée Caroline Lanty et Florence Paquet, ambassadrices respectives de la SPA et de l'IFAW. Notez le tact qui aurait été certainement dispensé sous la plume d'une Brigitte Bardot. Notez aussi l'ultra-confidentialité de l'annonce, mise en copie à l'ensemble de la presse ciné hexagonale. Une belle pub pour celle qui doublait il y a peu un manchot au générique d'Happy Feet... L'Iran déclare la guerre à 300... ou l'inverse
Une news qui motive un regain de patriotisme côté outre-atlantique où on se plairait à assimiler l'armée de Leonidas à celle de Bush. Marrant comme 10 ans après le Starship Troopers de Verhoeven et un 11/09/01, la critique de l'appareil militaire (car on peut aussi considérer cette bataille des Thermopyles comme un pamphlet sur les commandos suicides envoyés en Irak, les Spartiates ne se font-ils pas écrasés après tout ?) passe des huées aux hourras. Dans la presse européenne, plus drôle encore, on se fait l'écho d'un Iran uni derrière la censure, des Iraniens qui ne comptent pas parmi les 50 000 pétitionnaires (ils n'ont pas accès à PetitionOnline) et qui n'ont jamais réagi au péplum de 1962 relatant la célèbre bataille, encore moins au comic de Miller. Frankie qui, lui, par contre se voit intégralement refiler la responsabilité des faits relatés dans le film par Zack Snyder et Warner Bros. «300 est une fiction inspirée par les travaux de Frank Miller, lâchement basés sur un événement historique. Les studios Warner ont pour but unique de divertir, nous ne saurions déprécier une ethnie ou une culture, ou encore prendre des positions politiques.» Il paraît évident que le courage spartiate les honore... Jared Leto au régimeVous trouviez Jared Leto, trop maigre, trop looké comme un camé, voilà, c’est chose faite, l’acteur affiche fièrement ses rondeurs. Brioche, des bras de la taille de cuisses et double menton…que de formes voluptueuses. Si l’acteur est allé aussi loin dans sa métamorphose physique c’est uniquement pour les besoins du dernier film qu’il a tourné. Dans Chapter 27, il interprète le rôle de Mark David Chapman, connu pour voir assassiné John Lennon. Afin de ressembler au mieux au meurtrier, l’acteur s’est contraint ces derniers mois à un régime junk food. En attendant le film qui devrait sortir cette année, Purple Magazine a publié des photos de l’acteur pendant et après sa métamorphose. Le plus impressionnant dans cette histoire, c’est qu’il ait pu retrouver son poids normal ? Jared, quel est ton secret ?
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Ben Stiller mitraille Ben Stiller serait-il hyperactif ou essayerait-il de nous agacer en voulant monopoliser l’année 2008 avec tous ses projets ? Après avoir annoncé la suite de Zoolander, celle de Mes Beaux Parents et Moi, Stiller prépare Tropic Thunder. Cette comédie devrait réunir le presque meilleur de la comédie potache américaine : Ben Stiller lui-même, Jack Black récemment intégré au casting et on espère y voir Owen Wilson. Robert Downey Jr et Jay Baruchel complètent l’équipe d’acteurs. Le film, qui devrait se tourner en juillet prochain, a été co-écrit par Stiller, Ethan Coen et Justin Theroux. Tropic Thunder racontera l’histoire de cinq comédiens sur le tournage d’un film de guerre à gros budget, tout va bien, jusqu’à ce qu’ils soient réellement impliqués dans un conflit armé.Little Miss Sunshine : le DVD loser mais pas trop Little Miss Sushine sort en dvd et plutôt que de l’avoir blindé de bonus extravagants, Fox Pathé Europa a opté pour la simplicité. Pas de reportages, pas de clips, pas de making of, juste des fins alternatives et une version commentée du film. Pour une fois on ne s’abstient pas de revoir un film une seconde fois d’affilée ou presque. Les réalisateurs Jonathan Dayton et Valérie Faris, couple au boulot comme à la vie, se sont prêtés à l’exercice. Ils remplacent un peu le pote bavard qui a vu le film tellement de fois qu’il en connaît tous les dessous et vous bassine avec, mais Faris et Dayton reprennent le rôle à merveille et sans lourdeur. Les réalisateurs évoquent avec enthousiasme les différents aspects de leur travail sur le film : choix du décor, des acteurs… Ils se souviennent de la manière dont Paul Dano (Dwayne) les a séduit au casting en sortant son carnet de notes de sa poche arrière comme s’il s’agissait d’un flingue. On y apprend aussi que les producteurs et les parents du couple font partie des figurants, que le père d'Olive, écrivain sans succès, a son bureau dans la cuisine, que l’actrice qui interprète Olive a le vertige. Des petits commentaires de rien du tout en soit, mais qui permettent d’approfondir un peu plus la psychologie de la famille de losers.Little Miss Sushine, Fox Pathé Europa Forrest Gump va t-il encore courir ?Posté par LovelyRita le 08.03.07 à 12:54 | tags : news
Les jus de fruits révolutionnaires d'Emir Vous reprendrez bien un Che Guevara, à moins que vous ne préfériez le Josip Broz Tito ? Comprendre une boisson édulcorée parfum framboise pour la première, myrtilles pour l'autre. A Kustendorf-Drvengrad, on n'a pas que des bûcherons et une école de cinéma, on fait également avec la première industrie de jus de fruits dits «biorévolutionnaires». Rien à voir avec de quelconques luttes anti-OGM non, juste une image de marque bâtie sur les plus grands «rebel with a cause» passés ou présents de la planète. Tito et le Che donc mais aussi Fidel Castro, Saddam Hussein et Maradona (?!?) sont les premiers ambassadeurs de cette entreprise imaginée par... Emir Kusturica . Le réalisateur, parrain de ce petit village forestier serbe depuis le tournage de La vie est un miracle, trouvait en effet dommage que les pré-cités guerrilleros n'aient pas encore «leur fruit». A quand le soda François Bayrou... Tiens d'ailleurs, ça a quel goût un centriste ? (merci Van !)Persépolis : Bergman, Myspace et Marjane Satrapi«Si j'avais fait ce film toute seule, ç'aurait donné un film d'art et d'essai : Bergman mais en plus chiant». Toujours sympa avec elle-même, Marjane Satrapi n'épargne aucune langue, encore moins celle de bois dans son making-of myspace de Persépolis, série BD autobiographique adaptée pour le grand écran. Accompagnée de Vincent Paronnaud aka le très satirique Winshluss, elle emmerde le choc des cultures, un peu le cinéma suédois, la tristesse des one shot et remet un coup de crayon sur l'importance des auteurs indépendants, l'avant-garde de ce qu'on croisera dans 10 ans sur un strip ou en salles. En attendant, Persépolis le film, c'est à découvrir le 27 juin. (merci Florent !)
I Love Tokyo C’est autour de Tokyo que travailleront ensemble Michel Gondry, Leos Carx et Bong Joon-Ho. Les trois réalisateurs ont été réunis pour écrire et réaliser un long-métrage à la manière des films Paris, Je T’aime ou New York Stories. Pour le plus récent sorti en 2006, le projet avait réuni 20 réalisateurs qui avaient chacun à leur tour réalisé un court-métrage sur la capitale française. Comme des Cinémas, la société de production à l’origine du projet a décidé de renouveler l’opération en faisant appel à deux réalisateurs français et au réalisateur sud-coréen (Memories Of Murder, The Host). Bong Joon-Ho a déjà des idées de scénario, son court-métrage mettera en scène une idylle en plein Tokyo. Le tournage est prévu pour l’été 2007.Aqua Teen Hunger Force : marketing = terrorisme ?Le 31 janvier dernier, Boston a connu son 11/09/01 perso. La ville a passé 24h plongée dans la terreur, terreur relayée par des flashs infos faisant état d'un nombre incalculable de bombes dispersées ici ou là. Les sirènes hurlantes des forces de l'ordre lancées dans une vaste opération de déminage n'aidant pas à rétablir le calme citoyen. A défaut de bombes, les autorités sont rentrées, agacées, avec une centaine de figurines électroluminescentes exposées sur la voirie pour promouvoir la sortie du film animé Aqua Teen Hunger Force. Les terroristes ? Une start-up spécialisée dans la guerrilla marketing et dont les responsables attendent toujours d'être jugés. Leur pari, ceci dit, est remporté : le buzz a pris et Youtube n'a de cesse de relayer l'affaire digne d'une bonne (et c'est rare) saison de 24, voire d'un Die Hard...
Et Philip K. Dick créa l'affiche 2.0 Fini les posters mornes et froids galvanisant un Dujardin pileux dans le métro (non décidément, on n'aime pas Contre-enquête), bienvenue les galeries holographiques version Blade Runner. Forcément inspirés par K. Dick et Ridley Scott, les graphistes de l'agence canadienne XYZ-RGB (qui ont entre autres bossé sur les effets spéciaux des Matrix et du Seigneur des Anneaux) planchent actuellement sur un format pub révolutionnaire, tout d'images de synthèse vêtu. A savourer dans un futur très proche puisque le premier cobaye de cette affichage 2.0 serait le prochain film de James Cameron : Avatar, sortie prévue en 2009. Et d'ici là sur la page dédiée aux prototypes.Arrête Spielberg si tu peux Drôle de fait divers à la Une de la presse US ce week-end : Steven Spielberg aurait été entendu par le FBI pour le recel d'un tableau de Norman Rockwell. Russian Schoolroom, croûte disparue depuis juin 1973 a été retrouvée dans la collection personnelle de Monsieur Dreamworks. Celui-ci s'est aussitôt mis à la complète disposition des fédéraux, tout fan transi et outré de Normie qu'il est. Le réalisateur avait vaguement entendu parler du racket dans une galerie d'art du Missouri il y a 34 ans, il n'a par contre jamais prêté attention au parcours de l'oeuvre, mise aux enchères à la Nouvelle-Orléans en 88 puis revendue à lui-même l'année suivante lors d'une expo new-yorkaise consacrée au peintre. Dénoncé par quelque «gorge profonde» au sein de son staff, Steven sombrerait dans une profonde mélancolie depuis la restitution de sa précieuse. Il peut ceci-dit se vanter d'avoir conservé presque deux décennies une pièce du patrimoine rockwellien et ce à la vue de tous... là où le voisin et ami de Rockwell, Donald Trachte Sr, s'est fait pincer en en cachant une autre, Breaking Home Ties, sous un faux mur.Thank you for (no) smoking Harry Potter ! L'interdiction totale du tabac dans les lieux publics (votée le 14 février dernier en Angleterre), Daniel Radcliffe assied sa pointure 44 dessus comme sur son premier mégot. Point sans conséquences puisque le si sage Harry Potter s'est mis à dos l'ensemble des associations anti-tabac britanniques pour s'en griller une ouvertement sur scène... à chaque représentation d'Equus. Amanda Sandford, de l'ASH (Action On Smoking and Health) l'accuse de «détournement de mineurs» (lui-même l'étant encore), notre myope héros incitant, selon ses propos, à accoutumer son jeune public au cocktail nicotine-goudron. Des réactions outrées qui ont eu l'avantage de rabibocher le comédien et les critiques nationales qui, elles, avaient scandé leur «shocking» peu avant, rapport aux scènes de nu de l'acteur durant la pièce. On imagine bien la solidarité tabagique se levant de moultes rédactions jadis enfumées. Ici, chez Flu, surtout...Un nouveau Psychose Après les trois suites du film d’Alfred Hitchcock, Psychose, et un remake qui date de 1999, Alfred Hitchcock Presents est le prochain projet tournant autour de ce film. C’est Ryan Murphy, créateur de la série télé Nip / Tuck qui a en charge la réalisation de ce long-métrage, ayant pour thème le tournage du film original Psychose. Anthony Hopkins est pressenti pour interpréter le rôle d’Hitchcock lors de ce tournage réputé comme difficile. Le film avait failli ne pas aboutir à cause de son scénario qualifié de trop noir et pervers. Helen Mirren, quant à elle, jouera Alma Reville, épouse du réalisateur à l’époque et collaboratrice.Césars, Oscars, Razzies : la foire à l'empoigne phallique![]() Les Sophie Marceau bègues et Romy Schneider attérées auront eu raison de la cérémonie de masturbation cinéphage à la française. A force d'astiquer la statuette, les jurys voient trouble : d'un oeil, il y a Guillaume Canet et son populeux-risible Ne le dis à personne (la scène du toutou attendant fidèlement son François Cluzet avec caméra passant du regard de l'un à celui de son maître est la plus comique du cinéma français), de l'autre la longuette mais maîtrisée ode érotique Lady Chatterley. Deux adaptations qui avec 9 césars (4 pour la première, 5 pour la seconde) mettent à mal l'ensemble de la production originale française – si tenté que Fauteuils d'orchestre et Je vais bien, ne t'en fais pas en fassent partie. Coeurs et Resnais repartent avec leurs mains. Même adulation de la copie au Kodak Theater : Scorsese se tape l'orgie de sa vie avec cinq Oscars pour Les Infiltrés. La victoire est moindre, les concurrents n'étaient ni motivés, ni motivants. Chacun agitera par ailleurs sa précieuse récompense dans les catégories souhaitées : Forest Whitaker et Helen Mirren sont sacrés meilleurs acteur / actrice, Little Miss Sunshine (LE film étranger des Césars) est meilleur scénario original, meilleur son pour Dreamgirls, costumes pour Marie-Antoinette, tandis que décors et photos reviennent au Labyrinthe de Pan. La vie des autres, enfin, séduit aussi de l'autre côté de l'Atlantique et Florian Henckel von Donnersmarck pourra ajouter une nouvelle babiole dans sa bibliothèque déjà trop garnie. Unique bizarrerie du lot : Une vérité qui dérange dont le thème «I Need To Wake Up» a fait la nique à Beyonce, rayon meilleure chanson. Wild Hogs : vieux motards que jamais A mon regret, le titre n'est pas issu de mon fil rss synaptique tout dédié à la gloire de Raymond Devos mais aux distributeurs français de Wild Hogs, comédie revival pour John Travolta et William H. Macy, papys boomers surmenés s'improvisant bikers (entre Easy Rider et Space Cowboys en somme). Certes, on a vu pire côté traductions de titres : il y a eu la mode des «il étais une fois» (le plus gros, Il était une fois la Révolution pour censurer le Duck You Sucker original de Sergio Leone), celle de la «maclanisation» des esprits (Piège de Cristal, Piège en eaux troubles, puis période Steven Seagal , Piège en haute mer, Piège à grande vitesse) et les spoilers en veux-tu, en voilà (Les évadés résumant en deux mots le final de The Shawshank Redemption). Vieux motards que jamais fait mieux : il flirte avec la bonne vieille titraille ringardo-populiste copyrightée par Audiard et Leconte tels Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas mais elle cause, Viens chez moi, j'habite chez une copine ou Les vécés étaient fermés de l'intérieur. Le pire-of des titres français, à quand la compil préfacée par Carlos et Pierre Murat ? |
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