Fil d'actu : Paris Cinéma  Tous les billets consacrés au festival Paris Cinéma
Paris, capitale du cinéma. Durant douze jours, la ville accueille le festival Paris Cinéma.Objectif : réunir cinéphiles ou simples curieux autour de nombreux événements et de projections exceptionnelles. Pour sa 6ème édition, la manifestation met les petits plats dans les grands et investit de nombreux lieux parisiens. Le Studio des Ursulines, le Théâtre du Châtelet ou encore la Cinémathèque française participent aux festivités. Avec Charlotte Rampling en maître d'oeuvre. Ce soir, la cérémonie d'ouverture se consacre au film Entre les murs de Laurent Cantet, récente Palme d'or à Cannes. Et dès demain, la compétition commence. Une sélection internationale de courts et longs métrages se disputent les honneurs du jury et du public. Paris Cinéma mise en effet sur une programmation éclectique. A l'image de ses invités d'honneur, parmi lesquels figurent Nathalie Baye, David Cronenberg et Aki Kaurismaki. Le festival met également à l'honneur le cinéma philippin, entre âge d'or et nouveaux talents. A découvrir ou redécouvrir.
Parmi les événements à ne pas manquer : - Soirée hommage à Jean-Claude Carrière le 2 juillet à 20h30 au Champo - Soirée David Cronenberg le 3 juillet à 20h au Théâtre du Châtelet - Soirée hommage à Aki Kaurismaki le 4 juillet à 20h30 à l'Arlequin - Soirée hommage à Nathalie Baye le 5 juillet à 20h30 à l'Arlequin - Soirées Joseph Kuo les 8 et 9 juillet à 22h au Max Linder - Paris CinéCampus sur les métiers du cinéma le 11 juillet à 17h à la BNF - Avant-première en copie neuve de Mariage à l'italienne de Vittorio De Sica le 11 juillet à 20h au Latina


Cinquante courts métrages nommés ou primés à travers le monde en 2006 et 2007, les lauréats des César, Oscar, Goya ou Bafta... ils sont tous visibles ce soir au MK2 Quai de Loire (19e), de 19h à 2h du matin, dans le cadre de Paris Cinéma.
C'est la nuit en or du court métrage, cet exercice formel d'une grande difficulté qui devient véritable bijou quand il est réussi. On n'a si peu d'occasion de voir ce qui se fait en la matière - il faudrait d'ailleurs exiger de réintroduire le court avant le film dans les séances de cinéma - à part peut-être sur Short TV, une chaîne du câble assez récente entièrement dédiée aux courts métrages.
La nuit en or du court métrage, MK2 Quai de Loire, ce jeudi 12 juillet de 19h à 2h du matin. (Plus d'info) (illus. Klaxonnez ! / © Flickerpix Ltd)


Que de chemin parcouru depuis Santa Barbara - ce serait presque une insulte que de reparler de ce malencontreux (mais finalement classique) début de carrière.
Robin Wright Penn, épouse de Sean Penn, est en ce moment à Paris dans le cade de Paris Cinéma qui lui rend hommage. La comédienne présente ce soir Sorry, Haters, de Jeff Stanzler, thriller politique et social qui se penche sur le traumatisme des New-Yorkais dans l'après 11-septembre. La projection du film au MK2 Bibliothèque, en présence de l'équipe et présenté par madame Penn, sera suivi de She's so Lovely, très belle comédie dramatique qui met en scène le couple Penn, torturé par un amour fou et terriblement attachant. Nick Cassavetes y adaptait un scénarion de son père, John Cassavetes, qui n'avait pas eu le temps de le tourner. Hommage à Robin Wright Penn au MK2 Bibliothèque (XIIIe) ce soir à partir de 19h.


Aujourd'hui, Paris Cinéma tourne autour de Francesco Rosi, un de ses invités d'honneur. Le réalisateur italien, palme d'or à Cannes en 1972 pour L'Affaire Mattei, est considéré comme un des derniers grands maîtres du cinéma italien. Initiateur du film-enquête, il a brossé en 18 films les grands conflits italiens du XXe siècle et a inventé une manière de filmer la politique.
Paris Cinéma propose l'intégrale de Francesco Rosi, à commencer aujourd'hui par L'Affaire Mattéi, à 17h au Max Linder, suivi d'une rencontre autour du thème Cinéma et politique. A la même heure (malheureusement), le Reflet Medicis projette Chronique d'une mort annoncée, précédée du Christ s'est arrêté à Eboli. Suivez le programme du jour, monsieur Rosi est partout. Pendant ce temps, le Liban est également à l'honneur. Ca se passe à la filmothèque du Quartier latin et à l'Institut du Monde Arabe. Soixante films représentant la jeune création libanaise seront projetés au long du festival, avec une projection en plein air chaque soir (à condition que ce temps de m###e le permette). Ce soir : Zozo, de Josef Farès.


300 films, 20 lieux et 12 jours de festivités, initié par la Mairie de Paris, présidé par la comédienne Charlotte Rampling, le festival Paris Cinéma s'ouvre demain et court jusqu'au 14 juillet, pour la cinquième année. Une compétition internationale, des avants-premières, des redécouvertes. Un pays à l'honneur, le Liban. Des invités d'honneur : Sandrine Bonnaire, Christopher Doyle, Francesco Rosi, Robin Whright Penn, Yasmine Ahmad, Naomi Kawase. Des projections en plein air, dont l'ouverture, demain soir, aux fontaines du Trocadero, face à la Tour Eiffel, avec le film Paris, je t'aime, en accès libre. La clôture se fera également dehors : le feu d'artifice du 14 juillet se met aux couleurs du cinéma et au rythme des plus célèbres bandes originales. 4 € la séance, ou 20 € le Paris CinéPass, qui permet d'accéder à toutes les séances pendant la durée du festival. Pour connaître tous les détails de cette programmation très riche, direction pariscinema.org.


Bamako. Melé est chanteuse dans un bar, son mari Chaka est sans travail, leur couple se déchire ... Dans la cour de la maison qu'ils partagent avec d'autres familles, un tribunal a été installé. Des représentants de la société civile africaine ont engagé une procédure judiciaire contre la Banque mondiale et le FMI qu'ils jugent responsables du drame qui secoue l'Afrique. Entre plaidoiries et témoignages, la vie continue dans la cour. Chaka semble indifférent à cette volonté inédite de l'Afrique de réclamer ses droits ...Histoire privée et vie publique se mêlent dans le huitième film d' Abderrahmane Sissako, récemment récompensé au festival Paris Cinéma du Grand Prix du public. Pour voir la bande annonce, rendez-vous sur le site officiel du film. Lire la chronique sur Fluctuat


Projection exceptionnelle ce soir à Paris cinéma, et ce pour différentes rasions. Parce que La Pègre de Im Kwon-taek est un film exceptionnel, que le réalisateur, chose rare sera présent, et que le film n'a été vu qu très peu de fois dans sa version originale avant d'être remonté contre le gré du cinéaste. Lundi 10 juillet à 21h30 MK2 Quai de Seine


Les films sur l'immigration et les communautés américaines se sont multipliés récemment, on pense notamment à Man push cart ou Echo park LA. In between days décrit la nouvelle vie d'une jeune coréenne débarquée avec sa mère aux Etats-Unis. Aimie vit tant bien que mal l'isolement, la perte de repère et le manque. Le mal du pays est exprimé par l'absence du père, à qui elle se confie sans jamais ne recevoir de réponse. Pendant presque tout le film Aimee vit en vase clos, passant son temps aux-côtés de son ami coréen. Difficile de ne pas voir dans le portrait du malaise adolescent celui de l'exil, la douloureuse transition entre deux rives et deux âges. Malgré les longueurs, on est touché par la beauté des images, la vérité des gestes et des regards. Acclamé Outre Atlantique (à Sundance, le film a obtenu le Prix spécial du jury), In between days devrait sortir prochainement sur les écrans français. Il était présenté lors du festival Paris Cinéma en sélection officielle. In between days Kim So Yong, réalisatrice américano-coréenne 2005, 83 minutes


 Paris Cinéma revient sur la carrière d'une des plus grandes étoiles d'Hollywood, Cyd Charisse. De formation classique, elle fait ses premiers pas au cinéma dans Ziegfeld Follies aux côtés de Fred Astair. Mais c'est avec Chantons sous la pluie qu'elle est révélée à l'écran, apparition anonyme mais inoubliable, coiffée à la Louise Brooks dans sa robe blanche. En 1953 c'est la consécration, elle partage la vedette aux côtés de Fred Astair dans Tous en scène. Au sommet de sa gloire, elle retrouve alors Gene Kelly dans Brigadoon, un conte merveilleux perdu dans la brume des Highlands. Le film de Vincente Minnelli est projeté lundi 10 juillet à la Cinémathèque de la danse, et sera suivi d'un débat avec Jean Douchet. Et le festival Paris Cinéma proposent du 5 au 10 juillet quelques-uns des plus beaux films de l'actrice.


Masters of horror fut une des séries événements de l’année dernière. Cette collection de moyens métrages, auquel Fluctuat a déjà consacré un article récapitulatif, marquait le retour de grands noms du cinéma fantastique. Parmi eux, Dario Argento, le maître du giallo et de la terreur sanguinolante. En avant première de l'édition DVD de cet ensemble d’exception, Paris Cinéma organise des rencontres avec le monsieur au visage émassié que l'on n'avait plus vu en France depuis Le Sang des innocents. En deux jours, il accomplira un marathon de l'horreur à travers divers lieux parisiens. Son épisode de Masters of horror, intitulé Jenifer, sera ainsi projeté en sa présence le 7 juillet à 20h au Gaumont Marignan (Paris, 8ème), accompagné des segments de Joe Dante, John Carpenter et Don Coscarelli. Ceux qui ne pourront s'y rendre ou n’auront pas été rassasiés pourront toujours assister à sa Master Class, qui aura lieu le 8 juillet, à 16h, à la FNAC Forum (Paris, Forum des Halles) - et dont des extraits vous seront proposés sur Fluctuat la semaine prochaine. Ou écouter sa présentation de Inferno, un de ses classiques, toujours le 8 à 19h, au MK2 Bibliothèque (Paris, 12ème), où il se pliera également à une séance de dédicace à 15h.


Muni de mon pass Paris Cinéma, fuyant l'air vicié de mon 17 m², me suis réfugié dans les salles obscures du cinéma l'Arlequin. J'y allais un peu à reculons, ne nous le cachons pas : un documentaire sur l'histoire d'un homosexuel battu à mort par trois skinheads, pour un dimanche après-midi, c'est peu hard. Pourtant dès les premières minutes du film, je sais que je suis face à un film d'une intensité qui ne se démentira pas par la suite. L'émotion étrangle la gorge de bout en bout. Olivier Meyrou choisit de donner parole à la famille de la victime, deux ans après le drame, lors du procès. Avant le film, le réalisateur nous prévient, Au delà de la haine n'est pas un film sur l'homophobie; c'est un film sur le deuil et le pardon, l'impossibilité de pardonner. Olivier Meryou réussit à nous faire comprendre la douleur, par de simples plans : celui du visage du père de la victime, marqué par le chagrin encore deux ans après, et celui du père des bourreaux, miné par la honte. Mais bien souvent, l'image ne montre rien, laissant libre champ à la parole seule. Le travail du documentariste comme celle de l'enquête n'est pas de reconstituer les faits mais bien de savoir ce qui a mené aux faits, pourquoi trois jeunes gens en viennent à considérer un homme comme un sous-homme. Au-delà de la haine, la nécessité de ne pas voir le bourreau non plus comme un monstre. Loin du film à thèse, Olivier Meyrou ne juge pas; il montre, et tente d'expliquer; sans pour autant pardonner. Ce que ne font pas les média bien souvent, trop occupés par les faits délivrés tel quel.
Au delà de la haine Documentaire français d'Olivier Meyrou, 1h25 Prochainement en salles Le film sera projeté et présenté par l'auteur une seconde fois le samedi 8 juillet, 20h30 à l'Arlequin (métro St Sulpice, Paris 6e)




Le festival Paris Cinéma se tiendra du 27 juin au 11 juillet. Une belle programmation cette année, présidée par Costa-Gavras, le cinéaste militant. Pour la première fois, le festival se dote d'une section de courts métrages et d'avant-première. On pourra donc voir avant tout le monde le film de Nuri Bilge Ceylan Les Climats, et Les lumières du faubourg d'Aki Kaurismaki et La raison du plus faible de Lucas Belvaux, en sélection officielle à Cannes. Mais ce qui retiendra toute notre attention, c'est le très attendu film de Michel Gondry La science des rêves. En sélection officielle cette année, In between days de Kim so Yong, Le grand silence de Philip Groning ou encore Bamako d'Abderrahmane Sissako. Vous pourrez également revoir une floppée de classiques en présence de personnalités éminentes : L'homme sans frontière avec Peter Fonda en chair et en os, ou Lifeboat d'Hitchcock présenté par Chabrol. Mais ce n'est pas tout, Paris Cinéma c'est aussi des hommages à Cyd Charisse, Robert Wise, l'actrice d'Almodovar Rossy de Palma...Des projections en plein air (La nuit du plus court, Master of horror, une randociné...), des ateliers et des rencontres, tous ça pour la modique somme de 4 € : bref de quoi bien commencer l'été, en attendant les vacances loin de la capitale...
PS : Pour les fans de jeu vidéo, Fluctuat.net est partenaire de la programmation Versus : cinéma & jeux vidéo. Plus d'infos sur le fil paris cinéma de Chamboultout, le blog jeux vidéo.


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