Quinzaine des réalisateurs : toute l'actu de la sélection parallèle du Festival de Cannes créée en 1968 par la Société des Réalisateurs de Films. Section indépendante et non compétitive, elle contribue chaque année à la découverte de nouveaux cinéastes du monde entier.
Retrouvez le programme de la Quinzaine des réalisateurs sur le mag.
Posté par Damien L. le 16.07.09 à 15:55 | tags : you tube, quinzaine des réalisateurs, comédie, acteur, bande annonce
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Avec son histoire d'amour entre Jim Carrey et Ewan McGregor, I Love You Phillip Morris a eu un mal fou à trouver un distributeur américain (le film ne sortira d'ailleurs aux Etats-Unis qu'en février 2010).
Présentée à la dernière Quinzaine des Réalisateurs, la première réalisation de John Requa et Glenn Ficarra (scénaristes de Bad Santa) est pourtant une décapante comédie amoureuse, qui offre à Jim Carrey son meilleur rôle depuis Man on the Moon.
I Love You Phillip Morris débarque en France le 9 septembre 2009. En voici la bande-annonce française, toute fraîche.
- Lire la critique de I Love You Phillip Morris
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Posté par Slick Rick le 27.05.09 à 14:58 | tags : forum des images, quinzaine des réalisateurs
Frustré de ne pas être allé à Cannes ? Marre des critiques dithyrambiques sur des films qui sortiront dans 6 mois minimum ? Une bonne nouvelle : la superbe sélection de la Quinzaine des réalisateurs part en "tournée", à Paris (Forum des images) et à Marseille (cinéma L'Alhambra). 12 films seront présentés à Marseille, du 26 au 31 mai, tandis que les Parisiens auront droit, eux, à la totalité de la sélection, du 27 mai au 6 juin. Et quelle sélection ! A bien des égards, plus excitante, surprenante et jubilatoire que l'"Officielle"! Beaucoup de premiers films, beaucoup d'émotion, beaucoup de rire aussi. Voici les 5 bobines à ne pas manquer :
Les Beaux gosses : Connu pour ses BD (Retour au collège, Pascal Brutal, Manuel du puceau, etc.), Riad Sattouf réussit une teen-comedy drôle, revigorante (BO discoïde de Flairs), pleine de répliques qui tuent et de trouvailles visuelles désopilantes. Les amateurs de SuperGrave apprécieront, tout comme les cinéphiles qui attendent depuis des lustres une bonne comédie ado, en France. Futur film culte.
Tetro : Une sombre histoire de rivalité familiale avec Vincent Gallo, tourné en Argentine dans un noir et blanc majestueux. Bigarré, baroque, parfois kitsch, souvent grandiose, le dernier Coppola, très personnel, a bluffé les festivaliers. Le vieux loup a reçu des coups (ruinés plusieurs fois), mais en a encore dans le ventre, et s'offre, depuis L'Homme sans âge, une nouvelle jeunesse cinématographique. Désormais, son seul maître mot est le suivant : de l'audace.
You Don't Even Know: Fidèle à son style bavard, le Coréen Hong Sang-soo brosse le portrait rêveur et aviné d'un cinéaste moyen, "seulement connu à l'étranger", pleutre et lubrique, mais avide d'absolu. La première heure du film (découpé en deux parties, comme souvent chez lui) est un immense moment de burlesque pur. Plus relâchée et évasive, la suite joue sur les répétitions, les latences poétiques, formant un jubilatoire autoportrait du cinéaste, plein de dérision. Grisant.
Le Roi de l'évasion : Sûr de son style (dé)culotté, en décalage total avec le reste du cinéma français, Alain Guiraudie livre peut-être le film le plus excitant vu à Cannes cette année. L'histoire d'un homo de 40 ans qui se demande pourquoi il ne serait pas plutôt hétéro. Et qui tombe amoureux de Hafsia Herzi. Utopique, polisson, rural, burlesque... Comme les précédents films de Guiraudie, le Roi de l'évasion ressemble à un drôle de western gaucho-sexuel dans le Sud-Ouest, plein de vigueur. Sa "gay"-té est contagieuse.
Polytechnique : Choc esthétique, avec un beau et violent film Canadien. Jumeau lointain de Elephant de Gus Van Sant, Polytechnique, de Denis Villeneuve, évoque aussi un massacre en milieu scolaire, basé sur un fait réel : le 6 décembre 1989, un étudiant antiféministe débarque dans l'Ecole Polytechnique de Montréal pour abattre le plus de femmes possible. Villeneuve (rencontré à Cannes) scrute le drame à travers un triple point de vue (homme/femme/tueur), dans une forme très stylisée (noir et blanc, travellings et plans alambiqués) mais âpre et vertigineuse.
On ajoutera à ce top 5, cinq autres films splendides: l'ovni canadien Carcasses, l'élégante comédie gay avec Jim Carrey I Love You Phillip Morris, le superbe thriller Isréalo-Palestinien Ajami, le beau film franco-nippon sur l'enfance face au divorce Yuki et Nina et pour finir, la révélation d'un cinéaste surdoué de 20 ans, avec l'hilarant drame familial J'ai tué ma mère.
Programme complet du Forum des Images, Paris
Programme complet de l'Alhambra, Marseille
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Posté par Slick Rick le 24.05.09 à 18:33 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs, you tube, bande annonce
Xavier Dolan n'a que 20 ans. Avec son premier film, J'ai tué ma mère, ce Canadien à l'allure de petit Prince (même mèche bouclée-maniérée) tout juste sorti de l'adolescence, a impressionné le public de la Quinzaine de réalisateurs. Déjà lauréat de trois prix à Cannes (Europa Cinema, Art Cinema, SACD), Dolan concourt aussi pour la Caméra d'Or.
Son film évoque avec une audace graphique constante, tout en décadrages extêmes et avec un sens de la déco proche de Wes Anderson, la difficulté d'un fils homosexuel à communiquer avec sa génitrice, personnage aussi castrateur que lunatique et déphasé. Dans ce monde hystérisé par des rapports parents-enfants déjantés, les pères sont absents, et les mères envahissantes. Le jeune cinéaste joue le rôle principal, aux forts accents autobiographiques. Brillant, parfois agaçant de nombrilisme (assumé), Dolan réussit une comédie dramatique enlevée, piquante, bardée de scènes hilarantes. On n'a pas fini d'entendre parler de Xavier Dolan.
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Posté par Slick Rick le 23.05.09 à 16:47 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs

Amreeka, J'ai tué ma mère, Carcasses et Polytechnique. Parmi ces quatre (!) films canadiens présentés à la Quinzaine des réalisateurs, Carcasses est sans conteste le plus étrange. Peut-être même le seul véritable ovni atteri à Cannes cette année. Déjà auteur de trois longs métrages, Denis Coté rêvait de fouler la Croisette depuis longtemps, comme il l'a expliqué avec son fort accent canadien, lors de la projection de Carcasses. "Dans une autre vie, j'étais critique de cinéma. Mais je ne me suis jamais rendu au Festival de Cannes, à la surprise de mes amis. Je m'étais promis de ne pas mettre les pieds à Cannes sans y être invité pour présenter un film. Ce moment est enfin venu!"
Mi-docu, mi-fiction, mi-truc de ouf, Carcasses ne ressemble a rien de connu. C'est l'histoire d'un vieux Canadien vivant dans un cimetière d'autos, au milieu des bois. Seul parmi ces débris entassés qu'il retape et revend depuis quarante ans, Jean-Paul Gomar est heureux. Mais son jardin d'Eden bigarré, fruit d'une accumulation hallucinante et chaotique, est soudain investi par trois trisomiques adolescents, armés d'une carabine. Le pur docu, axé sur la radiographie minimaliste et décadrée d'un lieu unique se teinte alors de fiction : Côté injecte un onirisme bizarre, contemplatif et loufoque dans ce portrait sidérant d'un "ramasseur", sorte de Crusoë mécano au débit vocal aussi accidenté que ses tas de tôle. Carcasse, où le paysage mental d'un homme libre, inoubliable héros marginal. Et la découverte d'un vrai cinéaste radical.
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Posté par Slick Rick le 22.05.09 à 16:40 | tags : comédie, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs



La Quinzaine des réalisateurs a multiplié les chocs esthétiques et les audaces cette année, souvent avec humour. Pas moins de sept comédies sont en effet venues égailler les troupes des cinéphiles avertis, prouvant avec éclat (de rire) qu'à la Quinzaine, la Croisette s'amuse. Retour rapide sur deux semaines d'abdominaux en salle obscure.
La France en pleine forme
Sur la carte mondiale du rire ébauchée par cette sélection pointue (merci Olivier Père), la France rayonne, avec trois comédies de haut vol. Loin du marasme ambiant du genre, trop souvent soumis aux diktats télévisuels (Coco, Safari et compagnie), le contingent national envoyé à Cannes - Riad Sattouf/Luc Moullet/Alain Guiraudie - a su tracer sa propre voie. Déjà connus de nos zygomatiques, la légende Moullet et le confirmé Guiraudie n'ont pas déçu, avec deux comédies rurales, privilégiant les grands espaces. Le surréaliste La Terre de la folie, de Moullet, élabore une bidonnante cartographie de la démence dans les Alpes du sud, tandis que Le Roi de l'évasion de Guiraudie, plus polisson, nous entraine dans une cavale amoureuse à la Badlands, mais dans le Sud-Ouest. Tout aussi stimulant, mais dans un registre éloigné, Les Beaux gosses, premier film de Riad Sattouf, redonne le sourire à la moribonde teen-comedy française. Bonne nouvelle, Judd Apatow n'est plus seul !
Les Etats-Unis au rendez-vous
Justement, côté US, deux intéressants specimens : Humpday et I Love You Phillip Morris. Le premier film révèle le talent de Lynn Shelton. Humpday raconte dans un style nerveux, presque documentaire, comment deux potes trentenaires et hétéros en viennent à se lancer un défi inédit : tourner un porno ensemble. La mise en scène est inspirée, les acteurs géniaux. Plus conventionnel dans sa réalisation, I love you Phillip Morris (qui n'est pas seulement une comédie) ose la love story homo entre deux stars hollywoodiennes : Jim Carrey et Ewan McGregor. Décidément, le thème de l'homosexualité semble obnubiler la comédie contemporaine. Insaisissable, à la fois drôle et émouvant parfois dans le même plan, Carrey virevolte, dans un des ses plus grands rôles.
Le reste du monde (Belgique et Corée)
On a été moins convaincu par l'humour gras de La Merditude des choses, trop complaisant à notre goût dans sa description trash de la beauferie d'une fratrie flamande. Tout le contraire de l'aérien You Don't Even Know (Si tu savais tout), du grand Hong Sang-soo. Fidèle à son style bavard, le Coréen brosse le portrait rêveur et aviné d'un cinéaste moyen, "seulement connu à l'étranger", pleutre et lubrique, mais avide d'absolu. La première heure du film (découpé en deux parties, comme souvent chez lui) est un immense moment de burlesque pur. Plus relâchée et évasive, la suite joue sur les répétitions, les latences poétiques, formant un jubilatoire autoportrait du cinéaste, plein de dérision.
Bilan de la Quinzaine : beaucoup de sexe, et en particulier homosexuel (tabou enfin transgressé avec humour), mais aussi soif de grands espaces, et toujours un grain de folie. Qui a dit qu'on bâillait au Palais Stéphanie ?
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Posté par Van le 22.05.09 à 13:36 | tags : comédie, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs, réalisateur
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En attendant la version longue de l'entretien (autour de sa sortie en salles, le 10 juin), en voici deux extraits :
(propos recueillis par Eric Vernay)
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Posté par Slick Rick le 21.05.09 à 16:30 | tags : quinzaine des réalisateurs, festival de cannes, documentaire

« L'arrière-petit-neveu du bisaïeul de ma trisaïeule avait tué un jour à coups de pioche le maire du village, sa femme et le garde-champêtre, coupable d'avoir déplacé sa chèvre de deux mètres. » C'est le point de départ du dernier film de Luc Moullet, autobiographique et documentaire.
Lire la critique de La Terre de la folie.
Nous avons rencontré le cinéaste, impassible, inattendu et deleuzien derrière ses lunettes de soleil. Extraits.
De quel désir est né La Terre de la folie ?
Mon producteur, le même que pour La Genèse d'un repas (un gros succès il y a une trentaine d'année), voulait un documentaire. Un long métrage. J'ai fait La Terre de la folie parce que je connaissais bien le sujet, la folie dans les Alpes du Sud.
C'est-à-dire ?
Une partie de ma famille est de la région, et parfois victime de certains troubles mentaux. Et puis je lisais la presse, je m'intéressais à l'univers de la région. J'ai pu constituer comme ça une source importante de documentation. J'ai donc pu écrire presque sans "documents" (il y a plus de 60 ans de documentation inconsciente), puis j'ai complété un peu en faisant une recherche plus systématique.
Pourquoi avoir délimité un "pentagone" de la folie dans les Alpes du sud ?
Je me suis aperçu que la folie s'était concentrée sur une région, et que les limites de cette région s'inscrivait dans un pentagone. C'était un bon point de départ, avec la différence entre le côté un peu géométrique, officiel, abstrait du pentagone, et le côté irrationnel de la folie. Cette différence apporte de la drôlerie.
Vous suivez une logique plus empirique que scientifique dans le film. Vous rencontrez des gens, et tirez vos propres conclusions.
Le film passe par ce que je trouve, les personnes que j'interviewe. C'est une source fondamentale du documentaire, on trouve des réalités qu'on ne connait pas et on les montre. Il y a toujours un côté hasard qui prédomine, et qui devrait prédominer dans le documentaire. S'il ne prédomine pas, ça devient presque de la fiction.
Vous apparaissez dans le film, ce qui rend le documentaire autobiographique.
Je parle de moi-même, ça donne un point de départ. C'est le principe de la petite forme chez Deleuze, on part de très petites choses, et puis on élargit le paysage. Ca s'est transformé au fur et à mesure. Les personnes qui testaient mon film - je fais beaucoup appel à des avis extérieurs - trouvaient que c'était mieux quand on me voyait plus souvent. Ca donne un fil conducteur, une sorte de héros comme dans un film de fiction. Le réalisateur qui intervient dans les documentaires, c'est devenu fréquent, chez des autres "M" : Mograbi, Moore...
Les témoignages sont sordides, pourtant on rit beaucoup.
Il y a toujours une part de comique dans mes films. Beaucoup dans la réalité. On est plus sensible au comique quand il y a une suite d'affaires dramatiques, parce qu'on cherche quelque chose qui puisse détendre. S'il y a une seule affaire criminelle, on peut ne pas rire, mais quand il y en a une vingtaine, ça dépasse les bornes, et ça fait rire.
Qu'est ce qui vous fait rire dans la comédie française contemporaine ?
J'ai adoré Saint-Jacques... La Mecque de Coline Serreau, comme d'ailleurs la plupart de ses comédies. Coline Serreau me semble un auteur majeur du genre.
Et au cinéma en général ?
Je ne ris pas trop au cinéma, parce que chaque fois qu'il y a un film comique, je sens un concurrent et ça me glace un petit peu. Mais enfin je me laisse souvent aller, et effectivement il y a des gags que j'aime beaucoup. J'ai beaucoup ri par exemple devant Délire Express, qui n'a pas bien marché en France, mais bien en Amérique. Il y a des gags et des rebondissements exceptionnels.
(photo Marc Buchy)
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Posté par Slick Rick le 20.05.09 à 15:56 | tags : quinzaine des réalisateurs, festival de cannes, comédie

Lire la critique de I Love You Phillip Morris, présenté à la Quinzaine des réalisateurs.
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Posté par Slick Rick le 19.05.09 à 16:43 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs

Utopique, polisson, bavard, rural, burlesque : le cinéma d'Alain Guiraudie grandit, mais ne change pas. Comme ses précédents films, le Roi de l'évasion ressemble à un drôle de western gaucho-sexuel, plein de vigueur.
Lire la suite de la critique du Roi de l'évasion.
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Posté par Slick Rick le 18.05.09 à 19:07 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs

"C'est comme un enfant, on ne sait jamais s'il est au père ou à la mère". Ainsi parle Hippolyte Girardot de son premier film, Yuki et Nina, co-réalisé avec le japonais Nabuhiro Suwa (M/Other). Traversé par de belles fulgurances oniriques, cet ovni tendre et surprenant sur l'enfance en plein jet lag post-divorce est présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Pendant la conférence d'après-projection, l'acteur et néo-réalisateur français a comparé ce film à l'expérience de la paternité. Extraits :
Comment cette collaboration a-t-elle été rendue possible ?
Hippolyte Girardot : Ca a existé, cette collaboration, et ça a marché. Il parle japonais, pas moi. J'habite en France, lui au Japon. Ca nous a donné du temps pour écrire, et travailler à distance. Le moment du tournage a été un moment de précipitation - comme on parle de précipitation en chimie.
Nabuhiro Suwa: La relation entre nous est très particulière : nous ne sommes ni un couple, ni des frères ! (rires) C'est rare au cinéma. Nous avions cependant une expérience commune : les enfants. Nous avons tous les deux des enfants. C'est à partir de ça qu'on a bâti le scénario de Yuki et Nina.
Hippolyte Girardot : Notre film, c'est comme un enfant, on ne sait jamais s'il est au père ou à la mère. La fille, Yuki, survit à ça. On en pouvait que faire un film à-dessus. C'était l'histoire qui devait se raconter.
Comment avez vous dirigé ces jeunes enfants sur le tournage ?
Hippolyte Girardot : L'honnêteté vis-à-vis de l'enfant, c'est de l'impliquer et de l'observer. On a trouvé cette petite fille (personnage de Yuki) qui ne voulait pas faire de cinéma, enfin elle voulait bien être Marilyn Monroe mais c'est tout. (sourire) On a créé des situations simples, dans laquelle "Yuki" pouvait s'exprimer intimement. On observait. Une fois que les choses s'étaient passées, on voyait, on s'adaptait. Le personnage de Yuki est devenu une sorte de guide.
Nabuhiro Suwa: La plupart du temps au cinéma, on projette sur les enfants des sentiments d'adultes. Or je suis persuadé qu'il existe des sentiments qu'ont les enfants, mais que ne comprennent pas les adultes. C'est ce qu'on a essayé de montrer dans le film. Parfois, on était perplexe avec Hippolyte, car les enfants suivaient leur logique propre. On était souvent déroutés, désemparés. Il nous fallait alors nous adapter, en créant de nouvelles situations, et ainsi les emmener où on voulait.
Hippolyte Girardot : On était comme des parents qui ne comprennent pas leur enfant. Faire un film c'est des étapes, comme dans la vie. La métaphore des parents, c'est vraiment le film.
(Photo Eric Vernay)
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Posté par Slick Rick le 18.05.09 à 14:56 | tags : quinzaine des réalisateurs, you tube, réalisateur, festival de cannes, bande annonce
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Choc esthétique à la Quinzaine de réalisateurs, avec un beau et violent film Canadien. Jumeau lointain de Elephant, Polytechnique, de Denis Villeneuve, parle aussi d'un massacre en milieu scolaire, basé sur un fait réel : le 6 décembre 1989, un étudiant antiféministe débarque dans l'Ecole Polytechnique de Montréal pour abattre le plus de femmes possible. Villeneuve scrute le drame à travers un double point de vue (homme/femme), dans une forme très stylisée (noir et blanc, travellings et plans alambiqués) mais âpre et vertigineuse, assez grandiose.
Le cinéaste nous a accordé une interview à Cannes, dont voici quelques extraits.
Pourquoi avoir fait un film sur ce drame en particulier ?
Le sujet du féminisme, présent dans le film et relatif à cet évènement, est un sujet très intéressant à aborder comme cinéaste. Il y a un schisme entre les générations, sur ce sujet. Et en même temps c'est compliqué, parce que c'est un évènement tellement violent, grossier. Difficile à montrer subtilement. Je l'ai trouvé très inspirant.
A l'époque, ça vous avait marqué ?
C'est un évènement qui a beaucoup traumatisé les gens chez nous. J'en fait partie moi aussi. Aller le revisiter, c'est une façon un peu égoïste - non mais c'est vrai, je vais dire la vérité - d'en sortir un sens, d'aller dans cette zone-là.
Vous avez filmé sur les lieux du drame ?
Absolument pas. Je n'ai pas voulu filmer sur les lieux premièrement parce que les lieux ont été rénovés, il n'y avait aucun intéret à filmer là-bas. Je me suis inspiré radicalement des lieux, j'ai revu les plans, c'était fait avec des corridors. Deuxièmement parce que je n'avais pas la volonté de faire un docu-drame, une reconstitution parfaite, ce n'était pas ça l'intéret pour moi. Je voulais avoir la liberté de la fiction. Ceci dit, on s'est basé sur des interviewes d'étudiants, des médecins qui sont arrivés sur place, les gens ont été très généreux avec nous. Le point de départ était la réalité, et on a glissé dans la fiction.
On pense forcément à Elephant en voyant Polytechnique...
A la base, c'est la même chose : un jeune homme entre dans un lieu scolaire pour tirer sur les autres. Mais le sujet est différent. Elephant parle de la banalisation de la violence dans le quotidien des adolescents, et des différents types de violence que les étudiants suivent au quotidien. Polytechnique est plus sur les rapports de pouvoir entre les hommes et les femmes, et sur la place de la femme dans la société. Ceci dit, faire Polytechnique après Elephant, qui est un film que j'ai adoré (un de mes films préférés de la décennie), a été difficille. Pour les plans dans les corridors, j'ai du faire abstraction du film de Van Sant. En fait, c'est marrant parce que je m'en rend compte maintenant en faisant l'interview, mais je pense que je me suis censuré. Il y a des plans que j'aurais aimé faire que je n'ai pas fait parce que c'était dans Elephant. C'est une réaction un peu adolescente, de dire "fuck you Gus Van Sant" ! Mais en même temps t'as pas le choix, c'est comme de faire un film sur le Vietnam après Apocalypse Now...Tu ne peux pas te castrer, faire comme si ça n'avait jamais existé.
La bande-annonce de Polytechnique :
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Posté par Slick Rick le 17.05.09 à 19:15 | tags : comédie, quinzaine des réalisateurs, festival de cannes
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Auteur de BD hilarantes, Riad Sattouf (Retour au collège, Pascal Brutal, Manuel du puceau, etc.) réussit avec Les Beaux gosses un parfait examen de passage au cinéma.
Comme Marjane Satrapi avant lui (elle fait d'ailleurs un cameo), il réussit à transposer ses obsessions (poético-sexuelles) sur grand écran. Mais contrairement à Persepolis, Les Beaux gosses n'est pas une adaptation d'un album de BD, ni un film d'animation. C'est un film avec de vrais acteurs, crédibles comme le montre bien l'affiche, choisie avec soin par Riad Sattouf. Il s'expliquait à ce sujet, en sortie de projection : "Mon directeur de casting a découvert pas mal d'actrices, dont Marion Cotillard, quand elle était très jeune. Mais moi ce type d'actrice ou d'acteur ne m'intéressait pas pour mon film. Je voulais de vrais visages d'ados, pas des mecs à la BB Brunes, genre beaux mecs. J'ai donc choisi ces magnifiques specimen ! "

A ses côtés, l'équipe du film (au complet ci-dessus, à la projection du soir) apprécie le compliment en éclatant de rire, pendant que Sattouf s'excuse avec une petite blague, et se rattrape aux branches avec humour : " Mais lors des castings j'ai vu des ados avec des physiques plus marqués. Le problème, c'est que ça les inhibait complètement au moment de passer devant la caméra." Présentée à la Quinzaine des réalisateurs, cette teen-comedy drôle, revigorante (BO discoïde de Flairs), pleine de répliques qui tuent et de trouvailles visuelles (ça nous change de Lol) est un concurrent sérieux pour la Caméra d'or, qui récompense les premiers films à Cannes.
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Posté par Slick Rick le 16.05.09 à 18:51 | tags : festival de cannes, belgique, quinzaine des réalisateurs
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L'équipe de La Merditude des choses n'a pas froid aux yeux, ni aux fesses. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que leur plan promo cannois est audacieux, en forme de happening bien rôdé. Drôle aussi, contrairement à ce film flamand, présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Felix Van Groeningen adapte ici (maladroitement) un roman éponyme de Dimitri Verhulst : l'histoire d'un gamin de 13 ans qui essaie de grandir au milieu d'une famille de beaufs alcooliques et machos. Le style du réalisateur est tape-à-l'oeil (changement de filtre toutes les 5 mn, caméra à l'épaule écoeurante), lourd (beaucoup de vomi) et complaisant (haha, une fillette de sept ans forcée de boire une Guinness en répétant un atroce chant paillard, devant son père qu'elle n'a jamais vu et qui pisse dans une poche), hésitant sans cesse entre la moquerie facile devant ces personnages pathétiques, et l'émotion misérabiliste sortie au dernier moment du chapeau.

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Posté par Slick Rick le 16.05.09 à 14:01 | tags : bande annonce, you tube, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs

Le public cannois, après celui de Sundance, a apprécié, plié en deux pendant toute la projection en présence de l'équipe du film (ci-dessus), au Palais Stéphanie. En voici la bande-annonce, pour vous faire un peu saliver :
Bande-annonce de Humpday - Lynn Shelton
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Posté par Slick Rick le 15.05.09 à 21:10 | tags : actrice, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs
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Jeanne Balibar ne change rien, et tout est différent. Ne change rien, du Portugais Pedro Costa, est un magnifique portrait de l'actrice-chanteuse, filmée au travail, en noir et blanc. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs, c'est un curieux film-poéme sur la répétition, dans les deux sens du terme.
Dans ce magnétique docu, la divine Balibar apparait en tant que chanteuse, et non pas actrice. Mais peut-on ne plus être actrice, quand on se sait regardée ? A question compliquée, réponse argumentée. Checkez plutôt ce joli thèse/anti-thèse/synthèse de l'intéressée, qui n'a pas fait khâgne et Normale Sup' pour rien.
La thèse est simple : oui c'est possible. La preuve selon Jeanne : "Je me souviens bien des moments où Pedro était là, avec nous. Mais pas des moments ou "ça tourne", comme on dit. Je ne savais jamais vraiment s'il tournait, ou pas."
Or non, tout n'est pas si simple. Et tac, antithèse dans la foulée : "Mais je ne suis pas certaine que ce soit complètement honnête de dire ça. J'étais consciente qu'on nous voyait faire."
Ah. L'actrice-chanteuse, qui aime se prendre le tête (cf photo) a en fait un sacré dilemme, d'ordre plus conceptuel. Pour l'expliquer, et l'étayer d'un exemple éclairant, elle se souvient d'une discussion qu'elle avait eue avec Pedro Costa, lors d'un festival de documentaires. Elle lui a alors avoué qu'elle avait un problème "très chiant" : "j'ai fait du cinéma pour être actrice, mais je me rends compte que j'aime surtout les films où il y a des acteurs dont ce n'est pas le métier. J'aime quand il n'y a pas d'acteurs ! "
Justement, dans Ne change rien, elle estime n'avoir rien changé. D'où la pirouette finale de la dame, en forme de parfaite synthèse : "Le film terminé, j'étais contente, car je n'ai pas joué. J'ai juste eu à être là. C'est ma conception de l'idéal, pour un acteur." Le Cannes de Jeanne est compliqué.
(Photo Marc Buchy)
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Posté par Slick Rick le 14.05.09 à 17:00 | tags : quinzaine des réalisateurs, festival de cannes, réalisateur
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A l'issue de la projection du superbe Tetro, présenté en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, Francis Ford Coppola (accompagné de l'équipe de film, de gauche à droite en partant de sa chemise jaune : Alden Ehrenreich, Maribel Verdu et Roman Coppola) s'est gentiment plié à l'exercice de la conférence de presse. Extraits :
Après Les Gens de la pluie et Conversation secrète, Tetro est seulement le troisième film de votre carrière pour lequel vous êtes aussi le scénariste. C'est le plus personnel ?
Je l'ai écrit à mes heures perdues, sur d'autres tournages, pendant des années. Quand j'ai réalisé Le Parrain et Dracula, je ne me considérais pas comme l'auteur unique de ces films. Car au cinéma, le travail le plus difficile, essentiel, est le travail d'écriture. Donc pour le Parrain et Dracula, je mettais le nom de Mario Puzzo et celui de Bram Stoker en avant, en tête du générique, en espérant qu'un jour le mien tiendrait cette place lui aussi...
A l'origine, ce ne devait pas être Vincent Gallo, mais Matt Dillon, pour le premier rôle...
Oui, j'ai écrit le rôle pour Matt Dillon. Mais c'est un acteur très demandé, et obtenir de lui quatre mois de disponibilité pour un tournage en Argentine ne va malheureusement pas de soi.
Javier Bardem devait lui aussi participer au film, non ?
Oui, mais ce n'est pas la même chose que pour Matt Dillon. Car cette fois, l'initiative venait de Javier, qui voulait jouer dans mon film. Il devait jouer le rôle du critique littéraire. Mais entre temps, Javier a gagné un Oscar, et changé ses priorités. En plus de Tetro, il a aussi annulé Nine (de Rob Marshall, avec Daniel Day Lewis). Finalement, après son désistement, j'ai changé le rôle du critique littéraire. J'en ai fait un rôle de femme : ça m'a donné la chance de travailler avec Carmen Maura.
Pouvez-vous revenir sur les tribulations de Tetro, passé de la Selection Officielle à la Quinzaine des réalisateurs ?
La situation pour Tetro est très proche de ce qui m'était déjà arrivé à Cannes, pour Apocalypse Now (1979) : à l'époque, Apocalypse n'était pas près pour la compétition, car pas tout à fait terminé. On m'avait alors proposé de le montrer hors compétition, mais avec une belle projection de gala, costumes et tapis rouge. J'avais dit non. Finalement, le film avait été présenté en compétition. Pour Tetro, pareil, on m'a proposé d'être "hors compétition", j'ai dit "non à la soirée de gala, je veux être en compétition". Je n'étais pas dans l'esprit smoking, tapis rouge, etc. Surtout pour Tetro : le cadre de la Quinzaine est à mon avis bien plus propice pour présenter mon film, très personnel et indépendant.
Màj : lire la critique de Tetro, aveuglant de classe.
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Posté par Van le 14.05.09 à 11:19 | tags : quinzaine des réalisateurs, festival de cannes

Mais le cinéaste y a mis tant de coeur qu'on espère vraiment ne pas être déçus. Premier film qu'il a écrit depuis Conversation secrète, auto-produit, Tetro est pour Coppola une affaire très personnelle. D'autant que le sujet, des différends au sein d'une famille d'artistes italiens émigrés en Argentine, est en partie autobiographique.
En attendant une chronique du film, voici un portrait de Coppola, ainsi que de son acteur principal dans Tetro, Vincent Gallo.
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Posté par Van le 05.05.09 à 10:33 | tags : réalisateur, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs
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Le cinéaste soigne tout particulièrement la sortie de cette oeuvre dont il dit partout qu'elle est sa plus personnelle, sans tambours ni trompettes. Il a d'abord boudé la Sélection officielle du Festival de Cannes - où, en tant que monstre du 7e art tout de même, il était comme naturellement invité - pour présenter Tetro à la Quinzaine des réalisateurs, dont l'indépendance est visiblement plus en accord avec l'esprit de son nouveau film.
Film qu'il a écrit, produit et réalisé lui-même, et dont il assure également la promotion, discrètement mais sûrement : site officiel avec notes d'intention, photos, vidéos de tournage, Facebook, Twitter. Ce qui est bien pratique pour apprendre que les trois premières minutes de Tetro sont visibles sur le site d'Apple. On y voit essentiellement le générique de début, mais ça suffit à mettre dans l'ambiance - le beau noir et blanc, la musique, les rues de Buenos Aires...
Tetro n'a pas encore de date de sortie française, mais sera présenté en ouverture de la Quinzaine la semaine prochaine. On en reparlera donc très vite et en détail.
(illus. Carmen Maura ; © American Zoetrope)
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Posté par Damien L. le 24.04.09 à 15:26 | tags : quinzaine des réalisateurs, festival de cannes
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C'est au Forum des Images que la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs a aujourd'hui été annoncée. Un des temps forts sera la projection en ouverture du Tetro de Francis Ford Coppola, film financé par des capitaux argentins, espagnols et italiens.
Olivier Père, délégué général de la manifestation, a d'abord annoncé les chiffres de cette édition 2009 : parmi les 24 longs-métrages, on trouve une dizaine de premiers films et 5 films français. Après avoir énoncé la liste des oeuvres retenues, il a lu une lettre de Francis Ford Coppola, se disant ravi d'être sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs, au milieu de jeunes cinéastes. Le réalisateur d'Apocalypse Now a ainsi présenté son Tetro comme un "cri d'indépendance" qui correspondrait parfaitement à l'esprit de la Quinzaine des Réalisateurs. Si Francis Ford Coppola avait voulu adresser un pied de nez à la sélection officielle du Festival de Cannes, il n'y se serait pas pris autrement.
Voici les longs-métrages sélectionnés à la Quinzaine des Réalisateurs, par ordre alphabétique (les astérisques signalent les premiers films) :
- Ajami de Scandar Copti et Yaron Shani (Israël) * (film de clôture)
- Amreeka de Cherien Dabis (Etats-Unis)
- Les Beaux Gosses de Riad Sattouf (France)*
- Carcasses de Denis Coté (Canada)
- Daniel y Ana de Michel Franco (Mexique)*
- Eastern Plays de Kamen Kalev (Bulgarie) *
- La Famille Wolberg de Axelle Ropert (France) *
- Go Get Some Rosemary de Benny et Josh Safdie (Etats-Unis)
- Here de Tzu-Nyen Ho (Singapour) *
- Humpday de Lynn Shelton (Etats-Unis)
- I Love You Phillip Morris de Glenn Ficarra et John Requa (Etats-Unis)*
- J'ai tué ma mère de Xavier Dolan (Canada) *
- Jal Aljido Motamyunseo (Like You Know It All) de Hong Sangsoo (République de Corée)
- Karaoke de Chan Fui Chong (Malaisie) *
- La Merditude des choses de Felix Van Groeningen (Belgique)
- Navidad de Sebastian Lelio (Chili)
- Ne change rien de Pedro Costa (Portugal)
- Oxhide II de Liu Jiayin (Chine)
- La Pivellina de Tizza Covi et Rainer Frimmel (Autriche)
- Polytechnique de Denis Villeneuve (Canada)
- Le Roi de l'évasion de Alain Guiraudie (France)
- La Terre de la folie de Luc Moullet (France)
- Tetro de Francis Ford Coppola (Argentine, Espagne, Italie) (film d'ouverture)
- Yuki & Nina de Nobuhiro Suwa et Hippolyte Girardot (France, Japon)
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Posté par Damien L. le 22.04.09 à 11:29 | tags : affiche, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs
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Alors que la sélection officielle sera annoncée demain, la 62ème édition du Festival de Cannes vient de dévoiler son affiche.
L'image est tirée de L'Avventura (1960) de Michelangelo Antonioni, oeuvre considérée comme un des actes de naissance du cinéma moderne. Présenté à Cannes, L'Avventura avait été hué par de nombreux spectateurs...avant de recevoir le Prix du Jury.
Créée par Annick Durban, cette affiche offre une ouverture vers un horizon mystérieux, qu'on imagine dégagé de contraintes. Le dos dénudé de Monica Vitti entretient également la tradition glamour du Festival.
Quant à l'affiche de la Quinzaine des Réalisateurs, elle met en scène Albert Serra (réalisateur de Honor de cavalleria et du Chant des oiseaux) et Lolita Chammah (actrice vue dans Les Bureaux de Dieu). La photographie est prise par Xavier Lambours, la conception graphique est signée Michel Welfringer.

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Posté par Van le 28.05.08 à 16:21 | tags : cinéma des cinéastes, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs
Du 28 mai au 3 juin, le Cinéma des Cinéastes accueille comme chaque année après le Festival tous les films de la Quinzaine des réalisateurs. L'occasion pour les Parisiens de rattraper les Cannois...
Pour mémoire, toute la sélection de la 40e Quinzaine des réalisateurs :
Acné de Federico Veiroj / Uruguay/Argentine/Espagne/Mexique
Ce cher mois d'août de Miguel Gomes Portugal/France
Boogie de Radu Muntean/ Roumanie
Les Bureaux de Dieu de Claire Simon / France
Le Chant des oiseaux d'Albert Serra / Espagne
Quatre nuits avec Anna de Jerzy Skolimowski / France/Pologne
De la guerre de Bertrand Bonello / France
Dernier maquis de Rabah Ameur-Zaïmeche / France/Algérie
Eldorado de Bouli Lanners Belgique/France
Elève libre de Joachim Lafosse / Belgique/France
Liverpool de Lisandro Alonso / Argentine/Espagne/Pays-Bas/France/Allemagne
Monsieur Morimoto de Nicola Sornaga / France
Knitting de Yin Lichuan / ChineNow Showing de Raya Martin / Philippines/France
The Pleasure of Being Robbed de Josh Safdie / États-Unis
Il resto della notte de Francesco Munzi / Italie
Salamandra de Pablo Aguero / Argentine/France/Allemagne
Shultes de Bakur Bakuradze / Russie
Blind Loves de Juraj Lehotsky / Slovaquie
Lonely Tune of Tehran de Saman Salour / Iran
Tony Manero de Pablo Larrain / Chili /Brésil
Le Voyage aux Pyrénées de Jean-Marie et Arnaud Larrieu / France
Horaires et séances ici.
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Posté par Damien L. le 26.05.08 à 16:36 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs
Pour en finir (ou presque) avec le feuilleton cannois, retour sur cette 40e Quinzaine des réalisateurs.
Si la Quinzaine n'est pas une compétition et qu'elle ne bénéficie pas d'un palmarès officiel, plusieurs prix s'y rattachent néanmoins. Et Eldorado, du belge Bouli Lanners, a effectué une razzia sur ces récompenses, puisqu'il a décroché le Label Europa Cinémas (remis au meilleur film européen par un jury d'exploitants de salles), le Prix « Regards Jeunes » (organisé par le ministère de la santé, de la jeunesse et des sports) ainsi que le Prix de la Fipresci (prix de la critique internationale, qui récompense un film de la sélection officielle ainsi qu'un film des sections parallèles).
De son côté, Les Bureaux de Dieu, de Claire Simon, a reçu le prix SACD (la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, qui récompense un film francophone de la Quinzaine) tandis que le Prix de la Cicae (jury international constitué de programmateurs indépendants) est revenu à Slepe Lasky (Blind Loves), du slovaque Juraj Lehotsky.
Ces prix peuvent surtout être utiles à une sortie française (sachant qu'une partie des films présentés à la Quinzaine ne sortent pas en salle) , mais Eldorado était lui déjà prévu pour le 18 Juin.
Les excellents Dernier maquis et Le Chant des oiseaux sont repartis bredouille, mais on réentendra probablement parler de leurs réalisateurs, Rabah Ameur-Zaïmeche et Albert Serra.
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Posté par Damien L. le 25.05.08 à 13:45 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs, réalisateur
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Pour son deuxième film, Albert Serra met en images la légende des Rois Mages. Dans un somptueux noir et blanc, le cinéaste fait se côtoyer le grandiose et l'absurde, célébrant les silences et les paysages.
Après Honor de cavalleria, qui s'attaquait à la légende de Don Quichotte, Le Chant des oiseaux marque déjà l'avènement d'une « patte Albert Serra ».
Lire la critique du Chant des oiseaux, présenté à la Quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes.
Génial Ibère
Révélé en 2006 par son premier film, Honor de cavalleria, qui fit sensation à la Quinzaine des Réalisateurs, Albert Serra récidive avec Le Chant des oiseaux, splendide évocation de la légende des Rois Mages.
S'exprimant dans un français impeccable, le jeune prodige s'est parfaitement fondu dans le bain cannois, répondant à nos questions avec une décontraction à toute épreuve.
Lire l'interview d'Albert Serra.
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Posté par Damien L. le 24.05.08 à 10:23 | tags : quinzaine des réalisateurs, festival de cannes
Grâce à son étonnant sujet, Tony Manero, réalisé par le Chilien Pablo Larrain, constituait un des buzz de la Quinzaine des Réalisateurs : au Chili, en pleine dictature de Pinochet, Raùl est obsédé par Tony Manero (le personnage qu'incarne John Travolta dans La Fièvre du samedi soir). Il conçoit un spectacle de danse avec son entourage et s'inscrit à un concours télé d'imitateurs. Autre détail, notre ami se mue occasionnellement en assassin. On attendait donc un mêlange explosif de Disco et de Podium, mâtiné d'une réflexion sur le trouble identitaire en temps de dictature.
Présenté il y a quelques jours, le film a troublé plus d'un spectateur. Se déroulant dans une atmosphère trash et s'échinant à rendre son personnage principal antipathique, Tony Manero s'impose comme le virtuose portrait d'un lâche et d'un égoïste.
Parmi les scènes mémorables, on citera le moment où Raùl défèque sur le costume de scène d'un concurrent, les furieuses avances qu'il fait à la fille de sa fiancée ou encore la séquence qui le voit agresser une vieille dame pour lui voler sa télé, à la manière d'un Benoît Poelvoorde dans C'est arrivé près de chez vous.
Les avis sont partagés, mais nous avons pour notre part adoré.
Les deux camps s'accordent en tout cas sur un point : Disco, c'est la salle d'à côté...
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Posté par Damien L. le 23.05.08 à 15:17 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs, sélection officielle
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Hier, cette apparente exaspération a fini par se muer en cruauté et le film de Philippe Garrel, La Frontière de l'aube (illus.2), en a fait les frais. Lors des quelques apparitions spectrales de Laura Smet, une bonne partie des spectateurs n'a pas hésité à rire bruyamment, avant de siffler le film.
Cette fracture se constate également entre la critique française et la critique internationale. Le fossé entre les tableaux des étoiles présentés chaque matin par l'américain « Screen » et par « Le film Français » est spectaculaire : 7 palmes d'or sont par exemple décernées par les journalistes français au film d'Arnaud Desplechin, là où la critique étrangère l'atomise sans ménagement.
Au moment où une profonde réflexion sur le financement des films français s'amorce (Pascale Ferran et son club des 13 ayant jeté un pavé dans la mare), faut-il prendre en compte le regard porté par les professionnels étrangers sur nos films cannois ?
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