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Quinzaine des réalisateurs : toute l'actu de la sélection parallèle du Festival de Cannes créée en 1968 par la Société des Réalisateurs de Films. Section indépendante et non compétitive, elle contribue chaque année à la découverte de nouveaux cinéastes du monde entier. Retrouvez le programme de la Quinzaine des réalisateurs sur le mag. Dernier maquis : palettes, paroles et résistance![]()
Le film est-il la clôture d'une trilogie, après Wesh Wesh et Bled number one ? Le patron construit-il une mosquée afin de mieux contrôler les travailleurs ? (propos recueillis par Damien Leblanc lors de la conférence de presse du film à Cannes ; Photo Marc Buchy)
Four nights with Anna : ouverture choc de la Quinzaine![]()
Lire la suite de la critique de Four nights with Anna, présenté en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs. (illus. © Les Films du Losange)
Quinzaine des réalisateurs : l'alternative
La sélection : Acné de Federico Veiroj / Uruguay/Argentine/Espagne/Mexique Aquele querido mês de agosto /Our Beloved Month Of August /Ce cher mois d'août de Miguel Gomes Portugal/France Boogie de Radu Muntean/ Roumanie Les Bureaux de Dieu de Claire Simon / France El Cant dels ocells /Le Chant des oiseaux d'Albert Serra / Espagne Cztery noce z Anna /Quatre nuits avec Anna de Jerzy Skolimowski / France/Pologne De la guerre de Bertrand Bonello / France Dernier maquis de Rabah Ameur-Zaimeche / France/Algérie Eldorado de Bouli Lanners Belgique/France Elève libre de Joachim Lafosse / Belgique/France Liverpool de Lisandro Alonso / Argentine/Espagne/Pays-Bas/France/Allemagne Monsieur Morimoto de Nicola Sornaga / France Nin Lang Zhi Nu /Knitting de Yin Lichuan / ChineNow Showing de Raya Martin / Philippines/France The Pleasure of Being Robbed de Josh Safdie / États-Unis Il resto della notte de Francesco Munzi / Italie Salamandra de Pablo Aguero / Argentine/France/Allemagne Shultes de Bakur Bakuradze / Russie Slepe lasky / Blind Loves de Juraj Lehotsky / Slovaquie Taraneh Tanhayie Tehran / Lonely Tune of Tehran de Saman Salour / Iran Tony Manero de Pablo Larrain / Chili /Brésil Le Voyage aux Pyrénées de Jean-Marie et Arnaud Larrieu / France
Parmi les petits cadeaux, une séance autour d'une copie rénovée de Milestones de Robert Kramer, un hommage à Jean-Marie Straub, le film 40x15, documentaire sur les 40 ans de la Quinzaine, et un intriguant programme de courts métrage français : Mes copains, première réalisation de Louis Garrel, Ciel éteint ! de F.J. Ossang et Je vous hais petites filles de Yann Gonzalez. 40 ans de Quinzaine des réalisateurs à ParisPosté par Damien L. le 17.04.08 à 17:38 | tags : festival de cannes, cinéma à paris, quinzaine des réalisateurs, action christine, festival
L'Action Christine propose en effet une rétrospective des films découverts à la Quinzaine des réalisateurs. Pendant deux semaines (jusqu'au mardi 29 avril), la programmation du cinéma est tout bonnement hallucinante. Seront ainsi projetés Aguirre, la colère de Dieu, Benny's Video, La Captive, L'Empire des sens (photo), Family Life, Macunaima, Mean Streets, Le Prisonnier du Caucase, La Salamandre, Stranger than Paradise, Summer of Sam, The Indian Runner ou Wanda.
Vous pouvez jeter un oeil au programme complet Du 16 au 29 avril, Action Christine, 4 rue Christine, 75006 Paris
Cannes 2008 : Jarmusch premier lauréatPosté par Damien L. le 08.04.08 à 17:46 | tags : réalisateur, quinzaine des réalisateurs, festival de cannes, you tube
Ce choix n’est pas vraiment étonnant, tant Jim Jarmusch est un des chouchous incontestés de la Croisette et des festivaliers. On se souvient de la surréaliste projection officielle de Broken flowers en 2005, digne d’un stade de football. Le public, conquis d’avance, applaudit dès le début chaque nom du générique, chaque mouvement de caméra et chaque bon mot de Bill Murray. Mais un des films-phares du cinéaste reste sans conteste Stranger than Paradise, dont voici un extrait :
Cannes est arrivé près de chez vousPosté par Van le 30.05.07 à 11:55 | tags : cinéma des cinéastes, quinzaine des réalisateurs, un certain regard, festival de cannes, forum des images
Le Forum des images reprend tous les films de la Quinzaine des réalisateurs (hors les murs, au Cinéma des cinéastes). Quatre projections par jour, à partir de ce mercredi et jusqu'au 5 juin, pour découvrir ce que la Quinzaine a soigneusement sélectionné. Entre autres, Control, de Anton Corbijn, sur Ian Curtis le chanteur de Joy Division. Chop Shop, de Ramin Bahrani, ou la bataille d'un tout jeune new-yorkais pour obtenir, à lui et sa grande soeur, une vie meilleure. Ou encore Zoo, de Robinson Devor, documentaire choc sur un groupe de zoophiles américains.
La Quinzaine des réalisateurs, au Cinéma des cinéastes (Paris XVII), du 30 mai au 5 juin. La France, une fugue majeure
Cette troupe de déserteurs, sur laquelle tombe par hasard Camille (Sylvie Testud), qui tente de retrouver son mari au front travestie en garçon, forme une sorte de famille recomposée, soudée par le désir de survivre à l’horreur. Porté par une mise en scène sobre, qui laisse au drame le temps de s’instaurer sans lui ôter une part d’ambiguïté, le film fait preuve d’un regard humaniste et d’une croyance majeure dans la fiction, jusqu’à lui offrir ces instants oniriques et bouleversants par la musique. Composées par Fugu et Benjamin Esdraffo, inspirées des chansons pop 60’s anglaises et interprétées par les acteurs eux-mêmes, elles sont un contrepoint majestueux, gracieusement fragile, à ce qui restera toujours hors champ : les combats.
La France - de Serge Bozon, France, 2007, 1h27 De notre envoyée spéciale au Festival de Cannes 2007. (illus. © Carole Bethuel)
Après lui, à Cannes et dans les sallesPosté par Van le 23.05.07 à 19:19 | tags : en salles, festival de cannes, quinzaine des réalisateurs
![]() Après Les Chansons d'amour de Christophe Honoré, en compétition officielle, voici Après lui, de Gaël Morel, écrit par le même Honoré. Le film de Morel, présenté à la Quinzaine, met en scène une Catherine Deneuve au bord du gouffre après la mort de son fils. A Flu, on a trouvé que c'était le film le plus académique du Festival. Et vous ? (illus. © Philippe Quaisse) Tout est pardonné : tout sauf le film !
Imaginez une histoire partagée entre deux temps éloignés de onze ans et oscillant entre des appartements bourgeois de Vienne, des intérieurs bobos de la ville lumière et une grande baraque perdue dans une campagne verdoyante. Dans les années 90, Victor quitte sa femme et sa fille pour se réfugier dans les bras d'une junkie, qui fatalement décédera d'une overdose. Des années plus tard, la gamine devenue frêle jeune fille décide de le revoir, pour enfin lui dire qu'elle lui pardonne. D'où le titre. CQFD. Ce Tout est pardonné est en soi une caricature du ciné nombriliste et poseur qui creuse la distance entre public et critique. Que cette dernière s'y engouffre une fois de plus est une preuve supplémentaire, s'il en était besoin, de son manque de discernement et de sa lâcheté. Tout est pardonné - Un film de Mia Hansen-Love De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007 (illus.1 : © Les films Pelléas; illus.2 : © Carole Bethuel) Savage Grace : amour, quand tu nous tues...
Avec un classicisme assumé, Tom Kalin nous fait épouser le point de vue du fils, Tony, de sa naissance à l'acte criminel. Mais dès le début, ce style est perverti par le décalage. Décalage entre le corps du bébé et la voix off, déjà adulte, qui vient commenter ce que nous voyons ; décalage encore entre les politesses échangées, la magnificence des cadres bourgeois et la dureté des propos et des actes ; contraste également entre la nudité, assumée, et les propos policés. Le film est à l'image de Barbara, clivé, instable, imprévisible malgré son côté « tiré de faits réels ». Il oscille entre la pose et la crise, comme cette femme, d'origine modeste, cherchant à s'insérer dans une société dont l'hypocrisie la terrifie. Ce personnage asocial mais intense, au comportement erratique, est servi par une actrice à son sommet : Julianne Moore. La belle a son fan club dont je ne suis pas près de faire partie. Mais là, force est de constater que sous la direction de Tom Kalin, elle devient littéralement incandescente. Elle explore ici des chemins que seule, peut-être, notre Huppert nationale avait traversés. Elle y est guidée par une mise en scène rappelant dans ses meilleurs instants l'ambiguïté d'un Joseph Losey ou la tension morbide d'un Luchino Visconti. Classique certes, mais extrêmement efficace et déstabilisant. Du grand cinéma.Savage Grace - Un film de Tom Kallin De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007. ZOO : Animal, on est malPosté par anita b. le 22.05.07 à 14:13 | tags : quinzaine des réalisateurs, festival de cannes, documentaire
ZOO est tiré d'un fait divers scabreux, qui fit découvrir à l'état de Washington l'existence d'une ferme zoophile - sorte de centre de vacances pour « amis » des animaux - lorsqu'un des participants, père de famille intégré, mourut en se vidant de son sang, le colon perforé par un accouplement contre-nature avec un cheval.
ZOO, un film de Robinson Devor De notre envoyée spéciale au Festival de Cannes 2007.
Caramel : les femmes entre elles... et avec nous
Mais tout se termine sur l'envolée d'un sourire, d'une femme enfin légère, éclatante. Avec Caramel, Nadine Labaki, mine de rien, nous a fait un des plus beaux cadeaux du festival. De ceux que le public applaudit, avec raison. Grand succès de la Quinzaine des réalisateurs, ce premier film, qui témoigne de la puissance de l'image à mêler l'émotion et le présent, ira certainement loin. Caramel - Un film de Nadine Labaki De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007. Garage : histoire d’un rien
De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007. Blind Mountain, Counterparts : ode aux grands blessésPosté par anita b. le 21.05.07 à 16:41 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs, un certain regard
Mang Shan (Blind Mountain) de Li Yang / un Certain Regard - Gegenüber (Counterparts) de Jan Bonny / Quizaine des réalisateurs
Gegenüber, d'abord, le film allemand de la Quinzaine des réalisateurs, traite d'un sujet rare : un homme, policier, battu par sa femme. Tourné caméra à l'épaule, avec un style ultra réaliste, le film nous immerge dans un foyer bien ordinaire, où l'usure du temps, des relations familiales plus subies que souhaitées et une angoisse profonde de cette femme tournent au drame. Avec sa mise en scène sobre mais qui ne laisse pas hors champ cette violence, Jan Bonny signe un premier film tendu et sec. Une découverte.
Gegenüber (Counterparts), de Jan Bonny - Allemagne, 2007, 1h40
Dai Nipponjin : le choc des titans NipponsPosté par anita b. le 21.05.07 à 16:14 | tags : quinzaine des réalisateurs, japon, festival de cannes
Dai Nipponjin - Hitosi Matumoto De notre envoyée spéciale au Festival de Cannes 2007.
Un homme perdu : au delà des clichés
Un homme perdu – Un film de Danielle Bird De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007. (illus. © MK2 Diffusion)
La Question humaine : Génocides en cols blancs
Concrètement, La Question humaine, ce sont des corps d’hommes et de femmes en costumes sombres, qui s’épient, se déchirent, se dérobent. C’est un monde professionnel autour d’une industrie abstraite, vouée à cacher sa violence à ses yeux comme à ceux des autres. Au milieu, un bon soldat : Simon, psychologue d’entreprise, adepte des jeux de rôles et séminaires en tous genres. Un jour, le directeur le charge d’enquêter discrètement sur un vieux chef de département, qui serait mentalement défaillant. De questions indirectes en réponses non formulées, il découvre l’horreur d’un secret qui, s’il était dévoilé, ébranlerait le pouvoir de son commanditaire. Et de ces faits inavouables découlera une remise en cause de tout son système de pensée. La Question humaine – Un film de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007. (illus. © Sophie Dulac Distribution)
Control : romantiquement rockPosté par Manu le 18.05.07 à 19:00 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs, musique au cinéma
Control raconte justement les quatre années d'existence du groupe, de sa naissance en 1977 sous le nom de Warsaw, avec l'arrivée décisive de Ian Curtis en tant que parolier et chanteur, jusqu'au suicide de ce dernier, le 18 mai 1980. Pour autant, ce film n'est pas une simple bio, plate et didactique. Il se concentre sur la personnalité tourmentée de Curtis, traquant ses contradictions pour mieux en illuminer sa singularité. Co-produit par sa veuve, auteur du livre dont il s'inspire, Control est réalisé de main de maître par Anton Corbjin. Habitué de l'univers rock, photographe aguerri, il signe là son premier film. Dès la première séquence, lointaine réminiscence d'Orange Mécanique, on sent sa maîtrise du cadre. Dans un magnifique noir et blanc, il pose l'ennui et le vide qui remplissent le quotidien de Curtis. Grâce à une musique oscillant entre Bowie et les Sex Pistols, il donne à entendre et à voir l'incertitude qui l'habite. Jusqu'à la rencontre avec les autres membres du groupe, décisive. Débute alors une errance émotionnelle, partagée entre l'accomplissement musical, la reconnaissance croissante et le quotidien on ne peut plus banal. Banal dans le travail, Curtis continuant à œuvrer comme employé de l'ANPE anglaise, et dans la vie de couple. Le film prend alors une voie inattendue, et pas toujours convaincante. Le chanteur, marié, père d'une enfant, tombe amoureux d'une jolie belge. Entre le « je t'aime, moi non plus », les tiraillements entre femme et maîtresse, sa vie semble se réduire alors à un drame conventionnel un peu longuet. Jusqu'à la survenue de l'acte fatal, irrémédiable, mais peut-être salvateur.
Control - Un film d'Anton Corbjin (illus. © La Fabrique de Films) De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007. Jeanne Dielman trente ans après
Cette petite bombe dans le paysage cinématographique d'il y a trente ans est actuellement projeté au Cinéma Le Saint-André-des-Arts (Paris VIe). Ce soir, séance à 19h suivie d'une rencontre avec la réalisatrice, Chantal Akerman. La Quinzaine des réalisateurs à Paris Après avoir fait la joie des festivaliers de la Croisette, la 38ème Quinzaine des réalisateurs s’invite à Paris. Du 31 mai au 6 juin, en association avec le Forum des Images dans le cadre des ses manifestations « hors les murs », le Cinéma des cinéastes (17ème) reprend l’intégralité de la sélection. 23 longs métrages et 11 courts métrages vont ainsi s’y succéder. Si certains titres sont négligeables (Yureru) ou même à fuir (Lying, Honor de Cavalleria), d’autres sont plus que recommandables. On pourra ainsi voir l’excellent A fost sau n-a fost du roumain Corneliu Parumbaju, un premier film qui a reçu cette année, à juste titre, la Caméra d’or (jeudi 1er, 16h30). En excluant ceux qui sortiront bientôt en salles, voici notre petite sélection : Day Night day night (le 1er, 18h30 ; le 2, 14h) ; Daft Punk’s Electroma (le 2 ; 20h30) ; Azur et Asmar (le 3, 14h) ; Bug (le 3, 20h15); Princess (le 4, 18h30 ; le 5 , 14h30). Et pour finir, les deux titres qui ont fait l’événement de la Quinzaine : The Host (le 4, 20h30) et Dans Paris (le 5 ; 16h30). Cinéma des cinéastes, 7, avenue de Clichy (Paris, 17ème) Festival de Cannes : mon Palmarès (bis)Posté par anita b. le 29.05.06 à 16:22 | tags : short list, cannes 2006, un certain regard, quinzaine des réalisateurs
Quant à moi, qui n'ai que très peu fréquenté la sélection officielle du festival de cannes, lui préférant les aventurières Quinzaine des réalisateurs et Semaine de la Critique, voici mon palmarès :-Palme d'or : Dans Paris de Christophe Honoré -Grand Prix : Bled Number One de Rabah Ameur-Zaimèche -Prix de la mise en scène : Bug de William Friedkin -Prix du scénario : On ne devrait pas exister d'HPG -Prix d'interprétation féminine : Johanna Preiss pour Dans Paris -Prix d'interprétation masculine : ex equo Romain Duris et Louis Garrel (illus.) pour Dans Paris -Prix du jury : Daft Punk's Electroma de Daft Punk Olivier Gourmet : coup de gueule sur la Croisette![]() En attendant le Palmarès...Posté par Elfi le 26.05.06 à 15:09 | tags : cannes 2006, en salles, sélection officielle, quinzaine des réalisateurs
Vus à Cannes entre deux soirées arrosées par nos chroniqueurs fous, Marie Antoinette, Zidane et On ne devrait pas exister (illus.). Tout un programme. A retrouver sur le magazine cinéma de Flu. Gus Van Sant : le sacre cannoisPosté par anita b. le 26.05.06 à 15:05 | tags : cannes 2006, un certain regard, gus van sant, quinzaine des réalisateurs
Présenté en séance spéciale à la Quinzaine des réalisateurs, Mala Noche, le premier film de Gus Van Sant, est une petite merveille inédite qui sortira sous peu sur les écrans MK2. Une plongée en noir et blanc dans le quotidien d’un garçon de Portland, Oregon, qui aime un jeune émigré mexicain qui ne l’aime pas en retour. Abordant l’homosexualité sur un mode qu’on ne lui connaissait pas, bien plus cru et direct que plus tard dans My Own Private Idaho, Van Sant filme ces visages, ces lieux qui lui sont chers, et les nuages en accéléré, avec déjà la grâce et la tendresse qui le caractérisent. On peut s’amuser à tisser les nombreux fils qui relient cette première œuvre au reste, mais Mala Noche existe très bien par lui-même, comme un blues burlesque et romantique en terre aride. Cannes nous donna cette année l’occasion de célébrer un des cinéastes les plus importants de sa génération. Par une standing ovation de 10 minutes, pour commencer, mais aussi au travers d’autres films, affirmant leur admiration pour GVS. Passons très vite sur Two Thirty 7, présenté à Incertain Regard, grossière photocopie d’Elephant sur un mode proche d’Hélène et les garçons - pour le jeu des acteurs, leurs physiques, et le degré intellectuel de la chose. Mais on retiendra surtout l’hommage de Daft Punk dans leur Electroma, qui se réapproprie Gerry pour l’emmener dans leur propre univers. Du navet à l’objet arty et brillant, GVS est en tout cas en train de s’affirmer comme un inventeur de formes incontournable. Applause.Mala noche Gus van Sant. 1985. 1h18
Two Thirty 7 de Murali K. Thalluri – Un Certain Regard
Daft Punk Electroma de Daft Punk – Quinzaine des réalisateurs
Dans Paris : Honoré au sommet de son art Présenté à la Quinzaine des réalisateurs, le nouveau film de Christophe Honoré un véritable triomphe, forçant les organisateurs à rajouter une séance tant le public se pressait aux portes. Exemple type du buzz cannois, qui n’a pas nécessairement besoin des critiques pour se lancer. Face à la réussite magistrale de Dans Paris, la réaction est à la hauteur du film : hommage résolument créatif et ludique à la Nouvelle Vague, porté par des acteurs au sommet de leurs arts (tragique pour Romain Duris et Johanna Preiss, burlesque pour Louis Garrel) le film invente à chaque instant ses propres codes. On communique par le regard, la chanson, le corps autant que par les mots dans cette fable enchantée sur la profondeur et la douleur des sentiments. On retrouve avec bonheur Guy Marchand, en papa poule dépassé par les évènements, Louis Garrel fait des étincelles en compagnies de ses jolies maîtresses, et Romain Duris confirme tout le bien que l’on commençait à penser de lui (De Battre mon coeur s'est arrêté). Le film s’offre le luxe de prendre Paris pour terrain de jeu, sur un rythme effréné. Réjouissant serait trop peu dire : ce film est une merveille.Dans Paris - Christophe Honoré
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