Cinéma : actu ciné et dvd, films en salles - blog Ecrans
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Gros plan sur un réalisateur. Voir aussi les collections actrice, acteur et le who's who des réalisateurs de  l'Encyclo cinéma. Pour tout le reste, direction l'actu Cinéma.

L'histoire vraie de David Lynch

Posté par Van le 06.05.08 à 15:03 | tags : livres de cinéma, réalisateur

Lynch - encore lui - sort un livre, pas vraiment une autobiographie car il ne peut rien faire comme tout le monde, mais néanmoins un livre pour parler de lui, de ses films, de sa méthode de travail, de ses idées et de sa vision du monde : Mon histoire vraie (ed. Sonatine). Il y est question, pêle mêle, de méditation transcendantale, du coffret et de la clé de Mulholland Drive, du pin d'Oregon, de l'élaboration de certaines scènes de Twin Peaks, d'une rencontre avec Fellini, du lien entre une ampoule de sapin de Noël et un homme venu de Pologne avec d'étranges lunettes... Du grand Lynch dans tout son mystère, que son bouquin ne nous aidera pas franchement à percer, soyons réalistes.

Pour les fans et les Parisiens, il dédicace son ouvrage aujourd'hui même au Drugstore Publicis (avenue des Champs Elysées - Paris VIIIe) ce mardi à 19h. L'occasion ou jamais de sonder les méandres de l'esprit torturé du réalisateur.


David Lynch et le cinéma de poche

Posté par Van le 05.05.08 à 12:58 | tags : you tube, réalisateur, digima

Coïncidence heureuse que cette proposition de 2goldfish qui a trouvé une vidéo de David Lynch exprimant son avis sur l'expérience de regarder un film sur son téléphone portable.

 

"You think you've seen a film on your fucking telephone - get real".

La coïncidence, c'est que nous vous parlons aujourd'hui d'un film tourné avec un téléphone, mais pour le coup projeté en salles : J'aimerais partager le printemps avec quelqu'un, de Joseph Morder. Et nous en discutons avec un spécialiste, Benoit Labourdette du festival Pocket Films, dont tout l'objet est d'explorer les relations entre cinéma et téléphone portable.

(merci 2goldfish !) 


Cannes 68 en images

Posté par Damien L. le 03.05.08 à 18:55 | tags : réalisateur, festival de cannes

Les diverses commémorations ne manqueront pas de nous le rappeler dans les prochains jours : le 19 mai 1968, le 21ème Festival de Cannes fut déclaré clos, conséquence directe de l'intervention la veille des réalisateurs François Truffaut, Jean-Luc Godard, Louis Malle (alors membre du jury) ou Claude Lelouch, dont la légende a retenu qu'ils se sont "accrochés au rideau de scène" pour empêcher la projection de Peppermint Frappé, de Carlos Saura.
Les extraits de la scène traduisent une différence d'approche selon les intervenants, Roman Polanski (lui aussi membre du jury en 1968) estimant par exemple que l'arrêt du Festival ne serait d'aucune utilité, car " les gens s'en foutent du Festival " :

Une autre vidéo nous montre Louis Malle au Festival de Cannes 1978, évoquant le souvenir déjà ancien de ces évènements. Il en parle avec une sorte de nostalgie désabusée, qui rappellerait presque le regard porté par les commémorations d'aujourd'hui. 1978/2008, même combat ?


Scarlett et Natalie passent derrière la caméra

Posté par Damien L. le 26.04.08 à 18:43 | tags : casting, actrice, you tube, réalisateur

Calqué sur le modèle de Paris, je t'aime, le projet New York, je t'aime a dévoilé son casting au début du mois. Côté acteurs, les noms d'Ethan Hawke, John Hurt, James Caan, Orlando Bloom, Kevin Bacon, Hayden Christensen ou Isabelle Adjani ont été avancés.
Côté réalisateurs, Fatih Akin, Zach Braff, Park Chan-Wook, Andrey Zvyagintsev et Andy Garcia seront accompagnés de...Scarlett Johansson et Natalie Portman. Les deux actrices, qui ont récemment partagé l'affiche de Deux soeurs pour un roi, feront leurs grands débuts derrière la caméra; chacune réalisera un court-métrage.

Nous sommes curieux de voir à quoi ressembleront les films des deux jeunes femmes et à quelles influences ils obéiront. Entre Woody Allen, Sofia Coppola, Wong Kar-Wai ou Wes Anderson, Scarlett et Natalie ont été dirigées par du beau monde. S'affranchiront-elles de ces références ? Ou pas ?
Membre du jury du prochain Festival de Cannes et déjà présente dans Paris, je t'aime, Natalie Portman sera-t-elle tentée par une ambiance à la française, dans le style de celle qu'a tenté de reproduire Wes Anderson dans Hôtel Chevalier, le court-métrage qui ouvrait, au son de Peter Sarstedt, A bord du Darjeeling Limited ?



Guillermo Del Toro est indisponible pour les 4 prochaines années

Posté par Van le 25.04.08 à 18:28 | tags : cinéma fantastique, réalisateur, production, seigneur des anneaux, prequel

Ceux qui attendaient impatiemment les projets personnels de Guillermo Del Toro peuvent ronger leur frein. Car le Mexicain réalisera bien le dyptique sur Bilbo le hobbit, le "prequel" du Seigneur des Anneaux, sous l'égide de Peter Jackson. Mais sans doute ceux qui attendent la nouvelle adaptation de J.R.R. Tolkien sont-ils plus nombreux que les simples fans du réalisateur du Labyrinthe de Pan.

Del Toro filera vers la Nouvelle-Zélande aussitôt le tournage de Hellboy 2 terminé, et compte s'y installer pour les 4 prochaines années. Il tournera en effet, comme ce fut le cas pour la trilogie, les deux films à la suite.

Rendez-vous en 2011 et 2012 pour le résultat.


Members of the jury...

Sean Penn présidera donc le jury de la Sélection officielle de ce 61e Festival de Cannes, et sera accompagné d'un intéressant panel :

- Sergio Castellitto (scénariste, réalisateur - Libero Burro, A corps perdus -, acteur italien)
- Natalie Portman (actrice israélo-américaine qu'on ne présente plus)
- Alfonso Cuaron (réalisateur mexicain - Y tu mama tambien, Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, Les Fils de l'homme...)
- Apichatpong Weerasethakul (réalisateur thaïlandais - Syndrome and a century)
- Alexandra Maria Lara (actrice allemande - vue notamment dans La Chute de Oliver Hirschbiegel, Control d'Anton Corbjin et L'Homme sans âge de Francis Ford Coppola)
- Rachid Bouchareb (réalisateur français - Indigènes)

Le Jury de la cinéfondation sera présidé par Hou Hsiao Hsien (Réalisateur et producteur taïwanais), accompagné de :
- Susanne Bier (Réalisatrice danoise - After the wedding, Nos souvenirs brûlés...)
- Marina Hands (Actrice française, vue notamment dans Lady Chatterley)
- Olivier Assayas (Réalisateur français - Irma Vep, Demonlover, Clean, L'Heure d'été...)
- Larry Kardish (Conservateur du département cinéma du MoMA, américain)

Le Jury Un Certain Regard sera présidé par Fatih Akin (réalisateur allemand - De l'autre côté)

Et enfin le Jury Caméra d'or, présidé par Bruno Dumont (Réalisateur français - La vie de Jésus, L'Humanité, Flandres...)

 

 


Le Festival de Cannes 2008 sera lynchien

Posté par Van le 22.04.08 à 12:59 | tags : affiche, festival de cannes, réalisateur

Voici l'affiche officiel du 61ème Festival de Cannes :

Cette affiche est une photo de David Lynch "mise en scène" par Pierre Collier. Ce dernier a imaginé tout un ensemble graphique à partir de l'affiche pour créer un "environnement esthétique" dans et autour du Palais des festivals.

Cette proposition artistique est de bon augure pour ce Cannes 2008, placé sous le haut-patronage de monsieur Lynch - décidément très apprécié de la Croisette. Quand il ne présente pas un film en compétition (Sailor et Lula - 1990, Twin Peaks - 1992, Une Histoire vraie - 1999, Mulholland Drive - 2001), il en préside le jury (2002). Ou au pire, il inspire l'atmosphère du Festival tout entier. Préparez-vous à voir du rouge, des femmes fatales, et des nains chelous sur la Croisette.


Guy Gilles en DVD : une merveille à ne surtout pas rater

Posté par anita b. le 21.04.08 à 11:26 | tags : réalisateur, dvd

Les éditions Montparnasse comblent un vide insupportable en éditant en coffret trois films de Guy Gilles (www), cinéaste de la post nouvelle vague trop vite disparu et injustement méconnu. Quelques rétrospectives deci-delà, en particulier au festival de La Rochelle, ont permis à un petit public de redécouvrir le spleen de cette oeuvre hors norme, placée sous la figure de Proust et des souvenirs qui nous hantent. L'Amour à la mer (1963), Au Pan Coupé (1967) et le Clair de Terre (1970) sont trois films majeurs qui explorent les souvenirs sentimentaux et les origines tunisiennes d'un Guy Gilles poète à la gravité élégante et sublimée. L'expérience des films de Gilles en a retourné pus d'un, et l'existence de ce coffret est une occasion à ne pas rater pour découvrir un des auteurs français les plus intimistes et bouleversant des années 60/70.

Editions Montparnasse - 2 DVD - 25 euros


Georges Méliès à la Cinémathèque

Père des effets spéciaux, créateur du premier studio de cinéma, réalisateur de l'inoubliable Voyage dans la Lune, Georges Méliès méritait bien une exposition. La Cinémathèque française a récemment mis la main sur plus de 700 nouvelles pièces de son oeuvre et invite le public à les découvrir, à partir d'aujourd'hui 16 Avril.

Le parcours de l'exposition se compose de trois étapes. Magie et Cinématographe retrace les débuts d'illusionniste de Méliès et sa découverte du cinéma, tandis que Le Studio Méliès de Montreuil permet de découvrir le fameux studio vitré conçu spécialement pour les prises de vues cinématographiques. La dernière étape, L'Univers fantastique de Méliès, présente des affiches, programmes, dessins, costumes et propose des projections relatives aux «voyages fantastiques». L'exposition décrit l'évolution de l'industrie cinématographique et la montée en puissance des géants Pathé, Gaumont et Eclair, qui ont su imposer d'autres structures, celles d' un cinéma plus réaliste et moins rêveur, rendant peu à peu les films de Méliès obsolètes.

Mélange d'artiste, d'inventeur et d'artisan, Georges Méliès maîtrisait seul l'entière production de son oeuvre cinématographique, depuis la conception du film jusqu'à la vente des copies, écrivant les scénarios, dessinant lui-même les maquettes des décors, recherchant les financements ou faisant l'acteur. Inutile de dire que cette exposition se savoure à n'importe quel âge...

 

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75 012 Paris


Cannes 2008 : Tarantino professeur

Posté par Damien L. le 15.04.08 à 12:08 | tags : festival de cannes, réalisateur

La traditionnelle leçon de cinéma du Festival de Cannes sera cette année prodiguée par Quentin Tarantino. Après avoir été sélectionné à 29 ans avec Reservoir Dogs, palmé en 1994 avec Pulp Fiction, Président du jury en 2004 et à nouveau sélectionné l'an dernier avec Boulevard de la mort : Grindhouse, le réalisateur américain se dit lui-même totalement accro à la Croisette. Ne pouvant plus se passer du rendez-vous annuel cannois, on imagine que c'est avec un plaisir certain qu'il dispensera son cours, succédant dans ce rôle à Nanni Moretti, Wong Kar-Wai, Sydney Pollack ou Martin Scorsese.

Ce bon vieux Quentin parlera probablement du rôle de la musique, du mélange des genres, de la Nouvelle Vague et des séries B de son enfance. Et soignera sûrement la forme de son intervention, en bon show man fétichiste qu'il est...

 


Uwe Boll contre Indiana Jones

Posté par Van le 14.04.08 à 12:59 | tags : nanar, réalisateur, you tube

Je ferai court car je m'aperçois que mon excellent collègue du blog jeux vidéo a dit à peu près tout ce qu'il fallait savoir sur la question de Uwe Boll, un des cinéastes les plus fous et sans doute les plus mauvais de l'histoire (on en parlait déjà ici), qui s'est rendu célèbre par des adaptations nanardesques de jeux vidéo (d'où le billet de Dereck).

Affichant un mépris consommé pour la critique et ses pairs, Uwe Boll enchaîne film sur film et s'apprête à commettre son dernier attentat en date : Postal. Ou l'histoire d'un postier humilié et fauché qui décide de se renflouer en volant les clients d'un parc d'attraction. Le problème étant qu'une armée de talibans, menée par Ben Laden en personne, vient de débarquer en ville avec la même idée. C'est du lourd.

La bande-annonce :

Comme vous pouvez le constater, ce type a du génie. Et une confiance d'acier. Il compte sortir son film le même jour qu'Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal aux Etats-Unis, car il est persuadé que le film se plantera et profite de la couardise de ses collègues qui "pissent dans leur pantalon" et refusent de se mesurer à Spielberg -à peu près aucun autre film ne sort à cette date. Uwe Boll s'explique ici :

Je suis d'accord avec Dereck, dans quelques décennies, on reconnaîtra tous à ce type un génie sans borne et il bénéficiera sans aucun doute de rétrospectives dans les cinémathèques. Mais il faudra bien quelques décennies.

(ps : et non, j'ai pas réussi à faire court)


Emile Cohl : un week end à la Cinémathèque française

Posté par anita b. le 11.04.08 à 09:06 | tags : forum des images, cinémathèque française, animation, réalisateur
Emile Cohl, cela ne vous dit rien ? Il s'agit pourtant d'un des inventeurs du dessin animé en France. Entre 1908 et 1923, il inventera tout un univers burlesque et poétique, que la liste de quelques uns des titres laisse deviner : Fantasmagories, Monsieur Clown chez les Lilliputiens, Le Musée des grotesques... De l'animation, mais aussi des prises de vue réelles, qui font de lui un des pionniers du burlesque en France, dans la veine fantastique de Méliès. Le Forum des Images hors les murs s'intalle ce week end à la Cinémathèque française pour lui rendre un hommage éclairé. C'est l'intégrale des films du cinéastes, parfois restaurés, qui seront présentés au public, accompagnés par la musique de la Compangie Bernard Lubat en live. De quoi se replonger avec délice dans les débuts fantaisistes de l'histoire du cinéma....

Programme complet ici.

Du 11 au 13 avril à la Cinémathèque française.


Cannes 2008 : Jarmusch premier lauréat

Le 61ème Festival de Cannes a déjà un lauréat. Jim Jarmusch se verra en effet attribuer le Carrosse d’Or dans le cadre de la 40ème édition de la Quinzaine des réalisateurs. Derrière cette appellation féérique se cache une récompense que décerne la S.R.F. (Société des Réalisateurs de Films) à l’un de ses pairs, choisi parmi les cinéastes du monde entier pour les qualités novatrices de ses films et son intransigeance artistique.
Créé en 2002, le Carrosse d’Or eut comme précédents lauréats Jacques Rozier, Clint Eastwood, Nanni Moretti, Sembene Ousmane, David Cronenberg et Alain Cavalier. A cette occasion, Stranger than Paradise, sélectionné à la Quinzaine en 1984 (il obtint la Caméra d’Or) sera projeté le 15 mai.

 

Ce choix n’est pas vraiment étonnant, tant Jim Jarmusch est un des chouchous incontestés de la Croisette et des festivaliers. On se souvient de la surréaliste projection officielle de Broken flowers en 2005, digne d’un stade de football. Le public, conquis d’avance, applaudit dès le début chaque nom du générique, chaque mouvement de caméra et chaque bon mot de Bill Murray.

Mais un des films-phares du cinéaste reste sans conteste Stranger than Paradise, dont voici un extrait :

 


Herzog en costume

Posté par anita b. le 05.04.08 à 10:31 | tags : réalisateur, production

 

 

Retour de notre chouchou Herzog à la grande fresque historique en costume, après les mythiques Aguirre, la colère de Dieu et Fitzcarraldo, avec un nouveau projet, adapté d'un roman de Daniel Mason, The Piano Tuner (L'accordeur de piano). L'histoire se situe à la fin du XIXeme, lorsque Edgar Drake, un accordeur de piano anglais, est envoyé en Birmanie pour réparer le piano d'un militaire fou. Une trame qui rappelle autant Aguirre, Nosferatu qu'Apocalypse Now, cela promet... Espérons juste qu'il ne s'égarera pas autant qu'avec son récent Rescue Dawn, qui n'a même pas trouvé de distributeur en France...


W est en marche

Posté par Van le 27.03.08 à 15:36 | tags : réalisateur, biopic, tournage, casting
Comme on en parlait il y a quelques mois, Oliver Stone est sur le point de réaliser W, le biopic consacré à George Bush.  
Il devrait entrer en tournage à la fin avril.
Le futur ex président américain sera interprété par Josh Brolin (No Country for Old Men), et sa femme Laura par Elizabeth Banks (40 ans, toujours puceau). 
On attend avec impatience cette plongée dans la peau de W qui, s'il n'a malheureuement rien de drôle en homme réel, peut faire un sacré bon personnage de cinéma - comme en témoignent les photos ci-dessus, montrant l'homme le plus puissant de la planète câlinant l'Easter Bunny... 

 


Kiju Yoshida au Centre Pompidou

Posté par anita b. le 25.03.08 à 10:24 | tags : réalisateur, japon, asie, centre pompidou

Membre éminent de la Nouvelle Vague japonaise, influencé par Godard, Bergman et plus largement l'existentialisme, Kiju Yoshida réalise dans les années 1960 des films brûlot, tranchants et souvent d'une originalité formelle impressionnante. Eros+Massacre, qui ouvrira le cycle que lui consacre le Centre Pompidou à partir de mercredi 26, marque l'apogée créatrice d'un cinéaste chercheur, qui consacrera de nombreux films à son épouse et actrice, Mariko Okada. Un cinéaste peu connu en France mais reconnu dans son propre pays, dont les 40 ans de carrière, les 19 longs métrages de fictions et quelques uns de ses nombreux documentaires, à découvrir jusqu'au 19 mai.

Programme complet ici.


Clint Eastwood et le come back de l'inspecteur Harry

Posté par Van le 20.03.08 à 15:18 | tags : production, réalisateur, sequel

Outre The Changeling, une histoire de rapt d'enfant avec John Malkovich et Angelina Jolie, Clint Eastwood prépare un autre film, dont on entend parler que maintenant alors que sa sortie est prévue à l'automne. Un projet un brin mystérieux donc, nommé Gran Torino, dont on sait juste qu'il sera réalisé et interprété par Clint.

Ain't It Cool a cela dit peut-être une info décisive : ils ont reçu un mail d'un type qui vendait sa Ford Gran Torino de 1974 (il s'agit d'une voiture, donc ; cf illus.), et qui avait reçu la visite de quelqu'un de Village Roadshow Pictures qui recherchait un modèle très précis de cette Ford pour le prochain film de Clint Eastwood. Il aurait glissé le thème du film et le nom de Harry Callahan. Dirty Harry serait donc sur le point de faire son come back, à l'âge respectable de 78 ans.
Je vous l'accorde, la fiabilité de l'info est assez moyenne, mais si elle s'avère exacte le biais par lequel elle arrive à nos oreilles est plutôt drôle.
La news.


Anthony Minghella, RIP

Posté par Van le 18.03.08 à 17:46 | tags : réalisateur
Anthony Minghella est mort aujourd'hui d'une hémorragie cérébrale (selon Wikipédia) à l'âge de 54 ans.

Le Talentueux Mr. Ripley, Retour à Cold Mountain, c'est surtout pour Le Patient Anglais que le réalisateur britannique était célèbre, ayant remporté grâce à ce film neuf oscars en 1997.

Il travaillait actuellement à l'adaptation en série TV des romans policiers d'Alexander McCall Smith, The No.1 Ladies' Detective Agency, dont il venait de tourner le pilote en Afrique du Sud.


Quand Gondry est là

Posté par anita b. le 07.03.08 à 14:12 | tags : cinéma à paris, réalisateur, en salles

Annonce de dernière minute pour les fans de Gondry : le réalisateur rencontrera le public à la fin de la projection de 20h, ce soir, au Racine Odéon (Paris 6e). Par ailleurs, l'univers foutraque de Soyez sympas, rembobinez en inspirant plus d'un, le cinéma le Méliès de Montreuil propose demain soir, samedi, une soirée spéciale cinéphilie : en plus du film de Gondry et de Ghostbusters, le cinéma a lancé un appel au public pour proposer une sélection de films "suédisés" : à chacun de se lancer dans le remake de son choix, avec les moyens du bord. Un véritable raz de marée s'annonce...

Lire la critique de Soyez sympas, rembobinez sur le mag.


The Last Waltz dans les Cinémusicales de MK2

Posté par Van le 07.03.08 à 10:34 | tags : musique au cinéma, mk2, réalisateur, documentaire
En 1976, le groupe The Band se réunit pour un ultime concert après des tournées incessantes, beaucoup d'albums, des associations diverses (ce sont les anciens musiciens de Bob Dylan) et des velléités de carrière solo.

Pressentant qu'il s'agira là d'un événement musical important - ils ont invité quelques potes comme Dylan, Eric Clapton, Neil Young, Ringo Starr, Van Morrison - Robbie Robertson (illus.2), leader de The Band, contacte un de leur fan, Martin Scorsese, et lui propose de venir immortaliser l'événement. Celui-ci décide d'aborder le concert comme un tournage de cinéma classique, fait construire un décor dans la patinoire de San Francisco transformée en salle de concert (illus.1), monte des tours pour les caméras, et scénarise minutieusement l'ensemble. Après le concert, qui dura sept heures, il réalise des entretiens avec le groupe pour que le spectateur comprenne la démarche et la portée de l'événement.

Et tout ceci donne The Last Waltz, un film culte sur un concert mythique et la fin d'une époque.

Dans le cadre des Cinémusicales du MK2 Bibliothèque (Paris 13e), The Last Waltz est projeté demain samedi à 11h.


L'Heure d'été, contrepoint

Posté par Damien L. le 03.03.08 à 18:54 | tags : réalisateur, flu, le mag

La rédac ciné de Flu est divisée cette semaine sur le film d'Olivier Assayas et, sans adopter le fight pour/contre souvent pratiqué par des mag comme Telerama, voici un petit contrepoint à la critique de L'Heure d'été de Jérôme Dittmar, qui n'a définitivement pas aimé le film.

Un vieil adage veut que le travail d’un artiste consiste à toujours développer les mêmes thèmes, sous des formes différentes. Et c’est ce que fait Olivier Assayas avec L'Heure d'été; si le cinéaste revient à un cinéma en langue française et choisit un cadre familial qui peut évoquer les films d’André Téchiné, les thématiques abordées sont très proches de celles de sa « trilogie internationale » (Demonlover,Clean et Boarding Gate), qui multipliait les lieux et les langages, sous forme de thrillers à suspense. Ici, il s’agit à nouveau d’enregistrer les modifications qu’opère la mondialisation sur les corps et leur façon de se mouvoir…

Après s’être intéressé à l’espionnage économique, aux chanteuses de rock et aux trafiquants en tous genres, Olivier Assayas ancre donc sa caméra au sein d’un milieu aisé. Mais il n’épouse pas pour autant un point de vue de classe et ne cherche pas à défendre des intérêts contre d’autres intérêts. Il ne fait que constater les inquiétudes d’un personnage (Charles Berling) contraint de se séparer d’une partie de son passé et de ses sensations d’enfance. L’important ici n’est pas tant la classe sociale à laquelle il appartient que la façon dont son corps se sent dépassé, absorbé et dépossédé d’une partie de lui-même.

L'Heure d'été cherche simplement à capter quelques mouvements du monde, en collant au plus près de ses personnages. Ce qui n’empêche pas Olivier Assayas de se moquer de la naïveté conservatrice de Frédéric (Charles Berling, donc) qui, en allant chercher sa fille au commissariat, sort une phrase tellement absurde (« je ne comprends pas, je l’ai pourtant emmenée au musée hier ») qu’elle ne peut qu’être moqueuse.
Ce retour à une morphologie française peut être vu comme un manque d’audace de la part d’Assayas. Mais l’intensité de son regard et la fluidité de son style n’ont rien à envier à la fameuse « trilogie internationale ». Et le bouillonnement du monde s’exprime à nouveau, hors champ cette fois.

 

Lire la critique de L'Heure d'été sur le mag.

Voir l'entretien avec Olivier Assayas.

L'Heure d'été, sortie en salles le 5 mars 2008.

(illus.© MK2 Diffusion)

 


La reprise de la semaine : Breezy

Posté par anita b. le 29.02.08 à 10:14 | tags : classique, en salles, réalisateur
Rareté réalisée par Clint Eastwood, Breezy est le petit bonheur rétro de la semaine. En 1973, le grand Clint filme William Holden dans la peau d'un homme établi qui tombe fou amoureux d'une jeune hippie, phénomène mal vécu par son entourage. Comme souvent chez le cinéaste, et pourtant seulement à son second essai, un film sur la fin d'une époque et le choc des génération. Une reprise à guetter...

Après la Môme, Hollywood

Posté par anita b. le 27.02.08 à 14:35 | tags : casting, hollywood, actrice, réalisateur
Les suites du triomphe de La Môme dans le monde entier se font sentir pour Marion Cotillard, qui participera au tournage du prochain film de Michael Mann, Public Enemies, aux côtés de Johnny Depp et Christian Bale) et Nine de Rob Marshall (aux côtés de Javier Bardem et Penelope Cruz). Pour Olivier Dahan, réalisateur de La Môme, ce sera My Own Love Song, film qu'il a écrit et tournera avec dans les rôles principaux Sharon Stone et Forest Whitaker.
Comme quoi, un biopic frenchie peut propulser loin...

Oscars 2008 : No Country, Daniel Day-Lewis et Marion Cotillard

Posté par Van le 25.02.08 à 10:31 | tags : oscars, acteur, actrice, réalisateur
L'excellent polar des Frères Coen No Country for Old Men est le grand gagnant de cette 80e édition des Oscars avec 4 statuettes - les frères ont mis tous le monde d'accord. Daniel Day-Lewis, immense dans There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson - comme vous pourrez vous en rendre compte dès mercredi - remporte donc très justement l'Oscar du meilleur acteur et notre petite Marion Cotillard a eu un week end chargé, acclamée qu'elle fut des deux côtés de l'Atlantique.

Palmarès :

MEILLEUR FILM
No Country for Old Men, Ethan Coen et Joel Coen
MEILLEUR ACTEUR
Daniel Day-Lewis dans There Will Be Blood
MEILLEURE ACTRICE
Marion Cotillard dans La Môme
MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE
Javier Bardem dans No Country for Old Men
MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE
Tilda Swinton dans Michael Clayton
MEILLEUR RÉALISATEUR
Joel Coen et Ethan Coen pour No Country for Old Men
MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE
The Counterfeiters (Autriche), Stefan Ruzowitzky
MEILLEURE ADAPTATION
No Country for Old Men, Joel Coen et Ethan Coen
MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL
Juno, Diablo Cody
MEILLEUR FILM D’ANIMATION
Ratatouille, Brad Bird
MEILLEURS DÉCORS
Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street, Dante Ferretti et Francesca Lo Schiavo
MEILLEURE PHOTOGRAPHIE
There Will Be Blood: Robert Elswit
MEILLEUR MIXAGE SONORE
La Vengeance dans la peau : Scott Millan, David Parker et Kirk Francis
MEILLEUR MONTAGE SONORE
La Vengeance dans la peau : Karen Baker Landers et Per Hallberg
MEILLEURE MUSIQUE
Reviens-moi : Dario Marianelli
MEILLEURE CHANSON ORIGINALE
"Falling Slowly" pour "Once" : Marketa Irglova
MEILLEURS COSTUMES
Elizabeth : l'âge d'or : Alexandra Byrne
MEILLEUR DOCUMENTAIRE
Taxi to the dark side : Alex Gibney et Eva Orner
MEILLEUR COURT-MÉTRAGE DOCUMENTAIRE
Freeheld : Cynthia Wade et Vanessa Roth
MEILLEUR MONTAGE
La Vengeance dans la peau : Christopher Rouse
MEILLEURS MAQUILLAGES
La Môme : Didier Lavergne et Jan Archibald
MEILLEUR COURT-MÉTRAGE D'ANIMATION
Peter & the wolf : Suzie Templeton et Hugh Welchman
MEILLEUR COURT-MÉTRAGE
Le Mozart des pickpockets : Philippe Pollet-Villard
MEILLEURS EFFETS SPECIAUX
A la croisée des mondes : la boussole d'or : Michael Fink, Bill Westenhofer, Ben Morris et Trevor Wood
OSCAR D'HONNEUR
Robert Boyle


Johnny Depp + Jude Law + Colin Farrell = Heath Ledger

Posté par Van le 19.02.08 à 11:00 | tags : acteur, casting, réalisateur
On avançait ici l'hypothèse d'un remplacement de Heath Ledger par Johnny Depp dans le prochain Terry Gilliam (The imaginarium of Doctor Parnassus). Si l'on en croit les gars de Ain't It Cool, la solution pour poursuivre le film serait encore meilleure : le rôle du jeune acteur récemment décédé serait poursuivi par Johnny Depp et Jude Law et Colin Farrell. Dans le genre affiche de rêve...

Les trois acteurs incarneraient tour à tour différentes versions du personnage initialement interprété par Heath Ledger (dont les scènes tournées avant sa mort pourraient ainsi être conservées), chaque fois qu'il passerait derrière le miroir et se retrouverait dans un nouvel univers. Cette solution, outre qu'elle nous permettrait de voir les dernières scènes de Ledger et réunirait à l'écran quatre très grands acteurs, serait une parfaite incarnation de la poésie qui caractérise les films du réalisateur de Brazil.




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