Gros plan sur un réalisateur. Voir aussi les collections actrice, acteur et le who's who des réalisateurs de l'Encyclo cinéma. Pour tout le reste, direction l'actu Cinéma.

Il y a quelques années, Luc Besson annonçait qu'il arrêterait la réalisation de films après son dixième long-métrage. La promesse fut pourtant impossible à tenir, le réalisateur du Grand bleu s'apprêtant à sortir son douzième long-métrage le 14 avril prochain, 5 mois après Arthur et la vengeance de Maltazard.
Cette nouvelle réalisation n'est autre que l'adaptation de la bande dessinée Adèle Blanc-Sec, de l'excellent Jacques Tardi. Intitulé Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec, le film offrira un condensé des premiers albums de la série.
Dans ce Paris de 1912 peuplé de créatures extraordinaires, l'héroïne sera incarnée par Louise Bourgoin, l'ex-miss météo de Canal +, qui s'était déjà vu confier le rôle-titre de La Fille de Monaco. A ses côtés figurent Jean-Paul Rouve, Mathieu Amalric, Gilles Lellouche et Frédérique Bel.
Véritable fer de lance de l'imaginaire fantastique français, Adèle Blanc-Sec méritait bien une adaptation à l'écran.
Le nouveau teaser promet ainsi un film à l'imagerie soignée. On espère simplement que la folie malsaine des albums ne sera pas évacuée.
Alors qu'on attend toujours de voir Tree of Life, le nouveau film du mystérieux Terrence Malick sur lequel nous reviendrons très prochainement, Deadline Hollywood annonce que le réalisateur s'apprêterait à tourner son prochain projet avec Christian Bale, Javier Bardem et Rachel McAdams. Pour un cinéaste qui avait plutôt l'habitude de disparaître 20 ans entre chaque film, la nouvelle est surprenante.
Selon le magazine hollywoodien, Malick serait prêt à tourner l'automne prochain ce drame romantique dont on ne saura forcément pas grand chose avant longtemps, si ce n'est le casting énoncé plus haut. Il s'agirait d'un rythme inédit dans la longue mais peu prolifique carrière du réalisateur des Moissons du ciel, qui n'a réalisé que quatre films (bientôt cinq, avec Tree of Life) en près de quarante ans de carrière.
D'ici là, on attend donc la sortie de ce Tree of Life, avec Brad Pitt et Sean Penn au casting, dont la trame reste encore floue. Il s'agirait d'une "épopée cosmique" comme le décrit la production, l'histoire d'un jeune garçon confronté aux désillusions de la vie. D'autres éléments rapportés par un spécialiste des effets spéciaux perturbe cette ligne directrice, celui-ci ayant raconté au magazine Empire l'année dernière avoir travaillé sur l'animation de dinosaures pour le film. Bizarre, bizarre. Il se pourrait en fait que Tree of Life soit en réalité deux films séparés, l'un avec Pitt et Penn donc, l'autre, en iMax, qui raconterait la naissance et la mort de l'univers. Vous aussi vous avez mal à la tête ?
As usual, le secret reste bien gardé. On espère voir Tree of Life au prochain Festival de Cannes. Nous ferons bientôt le point sur ce que nous savons et, surtout, ce que nous ne savons pas sur ce (ou ces) film(s).
L'événement sportif et cathodique de l'année aux Etats-Unis a lieu ce dimanche à Miami en Floride, où se tiendra le Super Bowl, la finale de la ligue nationale de football américain.
Ce match mobilise toute l'attention outre-Atlantique depuis quelques jours, mais Slate a trouvé la plus belle façon d'en faire la promotion, avec cette vidéo qui imagine comment serait le Super Bowl s'il était réalisé par des grands cinéastes au style assez identifiable : Quentin Tarantino, David Lynch, Wes Anderson, Jean-Luc Godard et Werner Herzog.
La même idée avait été exploitée pendant la campagne présidentielle américaine, avec ces vidéos qui imaginaient les spots de campagne réalisés par des grands cinéastes.

On reconnaît vite la touche du cinéaste, avec son éternel rideau rouge, motif récurrent de ses oeuvres correspondant généralement à des séquences oniriques (cf Twin Peaks). Dans une vidéo promotionelle, il présente la chanteuse et monte des extraits de plusieurs chansons de l'album, Lion of Panjshir. C'est classe.
Vous pouvez voir tout cela sur la David Lynch Fondation Television.
(Via)

Alors que l'affaire Polanski est loin d'être achevée (un tribunal de Los Angeles ayant récemment refusé que le cinéaste soit jugé par contumace), le nouveau film du réalisateur, The Ghostwriter, sortira en France le 3 mars.
Sélectionné en compétition officielle au Festival de Berlin, The Ghostwriter se présente comme un pur thriller. On y verra Ewan McGregor en "nègre" littéraire qui accepte d'achever les mémoires de l'ancien premier ministre anglais (Pierce Brosnan). Tout se complique lorsque le ''nègre'' apprend que son prédécesseur, fidèle bras droit de l'ancien premier ministre, est mort dans un mystérieux accident. Kim Cattrall (la Samantha de Sex and the city) complète le casting.
La bande-annonce, désormais disponible en VO sous-titrée, annonce un drame efficace et tendu.
Reste à savoir si The Ghostwriter bénéficiera d'une grosse promotion. Le versatile public français est-il prêt à accueillir le nouveau film de Roman Polanski ?

C'est officiel, Avatar vient de dépasser Titanic au box-office mondial. Le bébé de James Cameron devient le "film ayant rapporté le plus d'argent dans l'histoire du cinéma", comme on peut le voir ici. Mais ce chiffre ne tient pas compte de l'inflation et se retrouve gonflé par le prix des lunettes 3D. Avatar n'est du coup pas encore le film le plus vu de tous les temps (statut toujours détenu par Autant en emporte le vent).
Il n'empêche que la rapidité de ce succès impressionne. En France, Avatar a par exemple dépassé ce week-end les 11 millions d'entrées (en moins de 6 semaines d'exploitation), score astronomique pour un film de science-fiction. Au-delà de la faramineuse campagne marketing, Avatar a donc su créér un puissant engouement autour de lui, se transformant en phénomène de société.
Tentons d'analyser en quelques points le triomphe d'Avatar.
- Le scénario... ?
Vous l'aurez constaté, les discussions autour d'Avatar débutent souvent par une phrase du type "l'expérience visuelle vaut le détour mais le scénario est idiot". Transposant dans le futur les trames de Pocahontas et Danse avec les loups, le scénario de James Cameron ne possède rien de fondamentalement révolutionnaire. Il a pourtant su parler à différentes générations et émouvoir des armées de fans qui retournent voir le film sans sourciller. Etablissant un parallèle entre le peuple Navi et les Indiens d''Amérique et donnant à l'espèce humaine le rôle des envahisseurs, James Cameron réalise une sorte de plaidoyer anti-colonialiste et anti-impérialiste, réactualisé autour d'une métaphore de l'invasion irakienne de 2003. Le cinéaste y ajoute un appel appuyé à la préservation de l'environnement et joue avec les nouveaux codes sociaux du début de 21ème siècle (les tresses des Navis faisant office de clés USB et le système de communication de leur civilisation fonctionnant comme immense réseau connecté, évidente analogie avec Internet).
... pas si médiocre
Au-delà de cet aspect fourre-tout (qui fait aussi appel aux cultures hindouistes ou chamaniques) et légèrement opportuniste, Avatar trouve surtout sa cohérence dans la façon dont James Cameron dessine le parcours de son personnage principal. Cloué dans un fauteuil roulant, Jake Sully se voit offir la possibilité de renouer, dans un nouveau corps, avec des sensations perdues. Il va ainsi expérimenter tout au long du récit un certain rapport à la mort et à sa propre finitude d'être humain. Des forums de fans ont par exemple insisté sur la thématique du "caisson-cercueil" : Jake débute en effet l'aventure dans un caisson de cryogénisation, avant de passer la majeure partie du film enfermé dans un caisson de transmission; si cette "boîte" lui permet de piloter son avatar, elle ressemble fortement à un cercuei. Les différents allers-retours entre le corps réel de Jake et son corps d'avatar rythment le film et donnent à voir toute une série de résurrections (qui rappellent celles d'Abyss). Navigant constamment entre la vie et la mort, entre une chair abîmée et une nouvelle enveloppe corporelle, Jake choisira finalement de quitter son corps d'humain. Derrière tout l'attirail technologique, Avatar ne fait finalement que dresser le portrait d'un homme qui s'interroge sur la part d'humanité qui réside en lui, au moment où ses contemporains perdent eux tout lien avec les valeurs humaines. L'histoire n'est pas neuve mais James Cameron la traite avec suffisamment de sincérité et de savoir-faire pour hisser son film au-dessus de la masse des blockbusters hollywoodiens.
Par ailleurs, beaucoup font remarquer que le premier montage du film faisait 3h10 mais que Cameron a coupé près de 30 minutes afin de rendre le film diffusable dans les salles IMAX (qui ne supportent pas plus de 2h40 de projection). On peut interpréter ce choix comme une compromission faite aux sirènes du box-office, mais il indique aussi que les rapports entre les personnages étaient à l'origine plus étoffés que dans la version sortie en salle. La plupart des scènes coupées figureront ainsi dans le DVD.
- Des polémiques qui servent le film
Avatar n'était pas seulement le film de Noël, puisqu'il se maintient partout en tête du box-office depuis près de 6 semaines. Mis sur le devant de la scène, le film a suscité plusieurs polémiques. Il y eût d'abord le texte autour de la culpabilité de l'homme blanc, qui voit dans Avatar un "fantasme de culpabilité blanche mis à nu", basé sur le "désir de diriger les gens de couleur de l'intérieur plutôt que de l'extérieur". Quelques jours plus tard, c'est Radio Vatican qui mettait en garde contre le film, accusé de faire l'éloge du panthéisme : "la planète Pandora flirte avec toutes ces pseudo-doctrines qui tournent l'écologie en religion du millénaire; la nature n'est plus une création à défendre mais une divinité à adorer", déplorait la "radio du pape". Egalement accusé par certains conservateurs américains de diffuser des thèses anti-militaristes, Avatar a ensuite été entraîné dans une "polémique chinoise". Alors que le film battait tous les records en Chine, il a perdu le week-end dernier beaucoup de ses salles 2D (mais il continue à passer sur les écrans 3D). Certains y ont vu un acte de censure du régime chinois, qui serait échaudé par le parallèle reliant les Navis - menacés par des humains avides de ressources minières - et les petits propriétaires chinois expulsés de force par les promoteurs dans les grandes villes du pays. Mais à y regarder de plus près, on constate que le système de distribution cinématographique a toujours fonctionné ainsi en Chine : seuls 20 films étrangers sont autorisés à sortir chaque année et ils doivent céder leur place dès qu'arrive un blockbuster chinois (en l'occurrence, Confucius).
A l'heure du web-roi, toutes ces polémiques n'ont de toute façon fait qu'entretenir l'intérêt et les discussions autour d'Avatar, si bien qu'on imagine aisément la Fox s'en frotter les mains.
- Un avenir assuré
James Cameron (qui a maintenant sa propre chanson) peut en tout cas souffler. Après avoir triomphé aux Golden Globes, Avatar se prépare maintenant à être nommé aux Oscars (qui auront lieu le 7 mars prochain). Continuant à caracoler en tête des box-office mondiaux, le film devrait occuper les salles jusqu'à fin mars. Le DVD, annoncé en France pour le 21 avril, devrait lui aussi cartonner. Le réalisateur a réussi ses divers paris : battre ses propres records, imposer la technologie 3D à un très large public et convertir les non-initiés au genre fantastique.
Mais si Avatar est pétri de qualités, on regrettera qu'il ait à ce point éclipsé les autres films de l'hiver. On ressent également une certaine nostalgie à voir Titanic ainsi battu, lui dont le triomphe en 1998 relevait du miracle. Franchement inattendu, ne bénéficiant pas du même buzz internet, s'étalant sur une période plus longue, le carton de Titanic semblait moins scientifique et programmé que celui d'Avatar. Titanic dépassé, c'est aussi une part du 20ème siècle qui s'en va...
- Lire la critique d'Avatar
- Voir le diaporama "James Cameron : la révolution perpétuelle"

"Après avoir passé mes jeunes années à voir des triples programmes et à faire des marathons de 48h de films d'horreur, je me sens prêt pour Cannes. C'est un grand honneur et je suis très impatient de me retrouver avec mes camarades jurés pour voir de beaux films venus du monde entier. Quand on pense à Cannes, on pense cinéma du monde. Et puisque j'ai toujours vécu les films comme des rêves, je vais vivre un rêve devenu réalité." a déclaré l'intéressé.
Quelques semaines avant le début du Festival, Tim Burton aura présenté au public son 14e long métrage, Alice au Pays des merveilles, une adaptation de Lewis Carroll particulièrement attendue.
"Que sa douce folie et son humour gothique envahissent la Croisette et ce sera Noël pour tout le monde. Noël et Halloween...", promet encore Gilles Jacob.
On est déjà plus enthousiaste que l'année dernière, où Isabelle Huppert n'avait insufflé ni douce folie ni humour gothique au Festival.

Il s'agit en effet d'une "collaboration artistique" avec la marque Absolut Vodka, qui a commandé un film à Spike Jonze en lui laissant toute liberté artistique. Ca donne donc une histoire de robot solitaire, qui tombe amoureux et découvre les joies de la vie et de la créativité - en gros.
Le trailer montre une fois encore le romantisme poétique que peuvent inspirer les robots à certains artistes :
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