Sélection officielle : toute l'actu de la plus importante des sélections du Festival de Cannes, la compétition au terme de laquelle est descernée la Palme d'or.
Retrouvez aussi le programme de la Sélection officielle sur le mag.
Posté par Damien L. le 02.06.09 à 12:50 | tags : festival de cannes, réalisateur, hollywood, you tube, guerre, sélection officielle
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La version d'Inglourious Basterds présentée au 62ème Festival de Cannes n'était pas définitive. Quentin Tarantino va en effet rajouter plusieurs scènes d'ici la sortie (prévue pour le 19 août en France et le 21 août aux Etats-unis).
Lors de l'annonce de la sélection cannoise, la durée d'Inglourious Basterds avait été estimée à 2h40. Pourtant, le montage projeté à Cannes faisait 2h27 et une rumeur fit rapidement le tour de la Croisette : Tarantino aurait coupé 12 minutes du film une semaine avant sa présentation, alors que le cinéaste se trouvait à Paris. Cherchant la formule adéquate, il aurait notamment supprimé les séquences avec Maggie Cheung (qui joue la directrice du cinéma dans lequel travaille le personnage de Mélanie Laurent) ainsi que certaines scènes violentes mettant en scène la troupe de soldats juifs commandée par Brad Pitt (les Basterds du titre).
Si la version présentée à Cannes a enthousiasmé notre rédaction, elle contient effectivement quelques moments de flottement et ne développe pas assez certains personnages. C'est ainsi avec bonheur qu'on apprend (de la part du magazine Variety) qu'une séquence réunissant Diane Kruger et l'excellent Michael Fassbender va être ajoutée.
Certaines estimations parlent d'un montage final avoisinant les 2h45. Mais Quentin Tarantino pourrait à nouveau surprendre et déjouer les attentes. Réponse au mois d'août.
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Posté par Damien L. le 26.05.09 à 09:28 | tags : festival de cannes, sélection officielle

En décernant la Palme d'Or au Ruban blanc de Michael Haneke, le Jury du Festival de Cannes 2009 a donc fait le choix d'un cinéma exigeant.
Mais si la compétition fut au départ perçue comme prévisible et consensuelle, elle a heureusement reservé son lot de surprises. Des cinéastes confirmés comme Lars von Trier, Quentin Tarantino et Alain Resnais ont ainsi su renouveler leur cinéma. Le premier avec Antichrist (photo) qui, au-delà de ses scènes-choc, poursuit longtemps après la projection; le cinéaste danois y exprime ses angoisses vis-à-vis du couple par le biais d'une esthétique audacieuse. De même, en réalisant son premier film de guerre, Quentin Tarantino a su déjouer les attentes pour offrir avec Inglourious Basterds une œuvre baroque et décomplexée qui réécrit l’Histoire avec tous les moyens du septième art. Quant aux Herbes folles, il s'agit d'une oeuvre virevoltante où s'entrechoquent désir obsessionnel, douce fantasmagorie et hantise du passé, sur fond d'esthétique à la Wong Kar-Wai; à 86 ans, Alain Resnais a signé le film le plus frais du Festival.
L’énergie et les propositions nouvelles sont également venues de cinéastes moins expérimentés comme Andrea Arnold et Brillante Mendoza (qui a reçu le Prix de la mise en scène). La première a signé avec Fish Tank un film social au langage cru mais à la sensibilité débordante, dont la mise en scène utilise à merveille l’érotisme de Michael Fassbender (acteur également vu dans Inglourious Basterds). Le sanglant Kinatay a lui prouvé que Brillante Mendoza pouvait s’essayer à différents genres; tourné dans l'urgence, le film offre une suffocante plongée nocturne dans l'univers des gangs philippins.
Quant à Un Prophète, il n’aurait pas volé la Palme d’Or. La mise en scène nerveuse de Jacques Audiard tisse de puissants échos avec la situation apocalyptique des prisons françaises; mais le recours à certaines influences américaines l'empêche sans doute d'être réellement novateur sur la forme.
En guise de résumé, voici une petite liste :
- Les principales déceptions : Vengeance de Johnnie To, Visage de Tsai Min-Liang et Map of the Sounds of Tokyo d'Isabel Coixet.
- Les films percutants mais trop longs : Soudain le vide de Gaspar Noé et Nuits d'ivresse printanière de Lou Ye.
- Les séquences les plus mémorables : le meurtre sauvage de Kinatay, le saut à la perche au-dessus du mur de séparation dans Le Temps qu'il reste, la scène d'amour qui fait tout basculer dans Fish Tank, les scènes de mutilation dans Antichrist, les apparitions christiques d’Eric Cantona dans Looking for Eric, les scènes de baiser interdit du Ruban blanc, la fusillade en plein Paris dans Un Prophète, le jeu des post-it dans la taverne d'Inglourious Basterds, le plan filmé de l’intérieur d’un vagin dans Soudain le vide et les sautes d'humeur d'André Dussollier dans Les Herbes folles.
- Les acteurs qui ont séduit : le couple Song Kang-Ho/Kim Ok-Bin dans Thirst, ceci est mon sang, Tahar Rahim dans Un Prophète, Michael Fassbender dans Fish Tank et Inglourious Basterds, le couple Charlotte Gainsbourg/Willem Dafoe (photo) dans Antichrist, le sensuel Hao Qin dans Nuits d'ivresse printanière et Christoph Waltz dans Inglourious Basterds.
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Posté par Damien L. le 24.05.09 à 21:48 | tags : sélection officielle, festival de cannes
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Le Festival de Cannes 2009 a donc décerné la Palme d'Or au Ruban blanc de Michael Haneke. Il semblerait que le film du cinéaste autrichien ait devancé de très peu l'impressionnant Un Prophète, de Jacques Audiard, chouchou des critiques et des festivaliers. Les dernières rumeurs cannoises indiquent ainsi que d'illustres membres du Jury -comme James Gray- souhaitaient à tout prix palmer Un Prophète.
Mais le dernier mot revient toujours au Président du Jury et Isabelle Huppert a visiblement été touchée par la maîtrise formelle du Ruban blanc.
Un vrai choix a été effectué tant les deux films offrent des propositions différentes. Le Ruban blanc est une oeuvre difficile d'accès, qui fait un détour par l'Allemagne des années 1910 pour évoquer les sociétés totalitaires. Un Prophète est lui un film à l'esthétique plus contemporaine, en prise directe avec l'actualité (la déplorable situation des prisons françaises).
Isabelle Huppert a tranché, Michael Haneke a gagné.
Voir tout le palmarès du Festival de Cannes 2009.
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Posté par Van le 24.05.09 à 20:20 | tags : sélection officielle, festival de cannes
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Le cinéaste autrichien a reçu des mains d'Isabelle Huppert - à qui il avait offert le Prix d'interprétation pour La Pianiste - la Palme d'or pour son drame en noir et blanc se déroulant dans un village allemand avant la Première Guerre mondiale.
Jacques Audiard, dont le Prophète avait été unanimement salué lors de sa projection, a tout de même reçu le Grand Prix. Et Alain Resnais s'est vu décerner un Prix "exceptionnel" du Festival de Cannes pour Les Herbes folles, et sans doute l'ensemble de sa carrière.
Confirmant les rumeurs, Charlotte Gainsbourg a reçu le Prix d'interprétation féminine pour le très controversé Antichrist de Lars Von Trier. Et Christoph Waltz, révélation du Festival, le prix d'interprétation masculine pour son rôle de nazi dans le surprenant Inglourious Basterds de Quentin Tarantino.
Voir tout le Palmarès de Cannes.
Lire la critique du Ruban blanc, la Palme d'or, dont voici un extrait :
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Posté par Van le 24.05.09 à 13:06 | tags : sélection officielle, festival de cannes

Lire la critique du Temps qu'il reste.
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Posté par Damien L. le 23.05.09 à 18:49 | tags : festival de cannes, sélection officielle
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J-1 avant la proclamation du palmarès du Festival de Cannes 2009. Comme d'habitude, des rumeurs persistantes affleurent ici et là, plaçant plusieurs films en pôle position. On parle ainsi beaucoup du Ruban blanc de Michael Haneke, du Temps qu'il reste d'Elia Suleiman (photo) et d'Un Prophète de Jacques Audiard.
Avec à chaque fois un bémol : une Palme d'Or pour Michael Haneke marquerait le triomphe d'un cinéma austère et jetterait des soupçons de copinage sur la présidente du Jury Isabelle Huppert (qui reçut le Prix d'interprétation féminine en 2001 grâce à La Pianiste de...Michael Haneke); une Palme pour Elia Suleiman serait interprétee par certains comme une marque d'engagement pro-palestinien; et une Palme pour Jacques Audiard offrirait une deuxième victoire française en deux ans (après Entre les murs en 2008), ce qui ne manquerait pas de faire jaser.
Du coup, quelques outsiders tiennent la corde. On parle de Fish Tank d'Andrea Arnold, de Vincere de Marco Bellocchio, des Herbes folles d'Alain Resnais ou d'Antichrist de Lars von Trier, qui n'aurait visiblement pas que des détracteurs au sein du Jury.
Cette poignée de films devrait également être concernée par les prix d'interprétation. Côté masculin, Tahar Rahim se voit toujours régulièrement cité pour Un Prophète, de même que Christoph Waltz pour Inglourious Basterds. Côté féminin, Charlotte Gainsbourg dans Antichrist, Katie Jarvis dans Fish Tank ou Giovanna Mezzogiorno dans Vincere sont pressenties.
Mais des surprises seront vraisemblablement au rendez-vous. Réponses définitives dimanche aux alentours de 20 heures.
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Posté par Damien L. le 23.05.09 à 15:20 | tags : festival de cannes, sélection officielle

Visage n'était pas le film idéal à projeter ce matin aux festivaliers déjà éprouvés par le programme des derniers jours.
Cette succession de jolis plans picturaux a surtout semé ennui et frustration sur la Croisette.
Tsai Ming-Liang raconte l’histoire d’un cinéaste taïwanais chargé de réaliser un film sur le mythe de Salomé. En vedette de ce film dans le film : un top model (Laetitia Casta) ainsi que Jean-Pierre Léaud lui-même dans le rôle du roi Hérode. Mais le cinéaste doit rentrer à Taïwan pour raisons familiales, le film prend du retard et la productrice (Fanny Ardant) s'arrache les cheveux.
Malgré les numéros musicaux enjoués de Laetitia Casta, Visage est parfois victime de sa froideur. La mise en parallèle entre le Jean-Pierre Léaud d'aujourd'hui et celui des films de François Truffaut (on aperçoit plusieurs photos du réalisateur des 400 Coups) semblera trop théorique à certains.
En 2008, le lauréat de la Palme d'or (Entre les murs) avait été projeté le dernier samedi. Il est malheureusement peu probable que le cas de figure se reproduise cette année.
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Posté par Damien L. le 23.05.09 à 14:00 | tags : festival, sélection officielle, réalisateur

Très présent dans les salles cannoises cette année, Quentin Tarantino a livré son coup de coeur au quotidien Métro. Il s'agit du film noir Kinatay, réalisé par le philippin Brillante Mendoza (déjà présent en compétition à Cannes l'an passé avec l'excellent Serbis).
"Je l'ai trouvé extraordinaire. Pour un film qui vous place en position de témoin, j'y ai cru du début jusqu'à la fin.(...) La situation est à la fois horrible et ordinaire, presque ennuyeuse. Et c'est quand même flippant qu'un truc pareil puisse être ennuyeux. Par certains aspects, Kinatay m'a rappelé Outrages, le film de Brian de Palma. Nous sommes témoins du meurtre de cette prostituée à Manille, un être "jetable" si on se réfère au monde dans lequel elle vit. Et le film nous fait prendre conscience de son humanité en témoignant de sa douleur."
Kinatay raconte la nuit cauchemardesque d'un jeune étudiant en criminologie, recruté par des policiers ripoux pour une expédition punitive contre une prostituée. Doté d'une mise en scène nerveuse et quasiment "en temps réel", le film offre dans sa dernière partie une des grandes scènes-choc du Festival de Cannes 2009.
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Posté par Van le 23.05.09 à 09:22 | tags : sélection officielle, festival de cannes

Le reste du casting de cette comédie dramatique est assez franco-français : Laetitia Casta, Fanny Ardant, Nathalie Baye, Jeanne Moreau, Mathieu Amalric participent à cette aventure taïwanaise à Paris.
Tsai Ming-Liang fait partie des nombreux habitués du Festival, où il a déjà présenté notamment The Hole et Et là-bas, quelle heure est-il ? (dans lequel Paris était déjà un élément important du scénario).
Face à ce Visage, le film de l'espagnol Isabel Coixet, Map of the Sounds of Tokyoo, sera le dernier film à entrer en compétition.
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Posté par Damien L. le 22.05.09 à 21:17 | tags : festival de cannes, sélection officielle, réalisateur
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Prenant place à Tokyo, le film raconte les liens qui continuent d'unir Linda (une strip-teaseuse) à son frère Victor (un dealer) après le décès de ce dernier.
Trip visuel démiurgique de 2h40 qui surplombe ses personnages à coup d'incessants mouvements de caméra, Soudain le vide a divisé les festivaliers.
Présenté sans générique de fin, le film a essuyé quelques huées lors d'un premier écran noir, avant de se poursuivre le temps d'une séquence finale floue et de déclencher des applaudissements. Huées contre applaudissements : une réaction somme toute très prévisible pour une oeuvre qui cumule séquences de sexe et expérimentations visuelles.
Lire la critique de Soudain le vide.
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Posté par Damien L. le 22.05.09 à 14:48 | tags : comédie, sélection officielle, festival de cannes

Des running gags filmés en plan fixe parcourent le film mais celui-ci ne pourait être qualifié de pure comédie. Car c'est avant tout l'ambition de la narration qui frappe ici. Développé sur quatre époques (1948, 1970, 1980 et aujourd'hui), Le Temps qu'il reste montre comment le fils d'un résistant palestinien gère cet héritage familial et historique. Basé sur les ellipses et les silences, l'histoire du personnage parvient peu à peu à émouvoir.
A la fois constat d'impuissance et éloge des puissances comiques, Le Temps qu'il reste a séduit la Croisette. Si le palmarès de dimanche est à dominante politique, Elia Suleiman pourrait bien avoir un prix.
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Posté par Damien L. le 22.05.09 à 11:47 | tags : sélection officielle, festival de cannes
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Projeté ce matin à Cannes, The Imaginarium of Doctor Parnassus prend comme thème central l'immortalité. Le cinéaste Terry Gilliam retrouve l'émotion qui faisait défaut à ses derniers films et dédie le film à l'acteur Heath Ledger, décédé en cours de tournage.
Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell viennent emprunter le costume blanc et la barbichette du personnage d'Heath Ledger, le temps de courtes séquences oniriques et colorées.
On citera notamment le moment où Johnny Depp, voyant passer de petits bateaux-cercueils ornés de photos de James Dean et Lady Diana, affirme que les gens qui disparaissent jeunes deviennent immortels car leurs corps ne connaissent jamais la vieillesse. Tournée après le décès d'Heath Ledger, la séquence résonne comme un vibrant hommage à l'acteur australien.
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Posté par Van le 22.05.09 à 09:06 | tags : sélection officielle, festival de cannes

Heath Ledger, dans le rôle principal, est mort au cours du tournage mais Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell ont chacun poursuivi le rôle interprétant d'autres faces du personnage, d'une manière qui ne s'éclaircira qu'après avoir vu le film, resté assez mystérieux jusqu'à ce jour. Gilliam galérant comme souvent pour trouver des distributeurs, on n'était même pas certain d'avoir la chance de le voir. Il est finalement présenté à Cannes hors compétition et sortira sur nos écrans le 11 novembre prochain.
Dans cette relecture de Faust, le Dr Parnassus a passé un pacte avec le Diable - interprété par Tom Waits - et doit bien sûr en payer le prix.
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Posté par Damien L. le 21.05.09 à 14:48 | tags : festival de cannes, sélection officielle, you tube
2Dans Le Ruban blanc, Michael Haneke décrit la vie d'un village protestant de l'Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale.
2h25 d'images en noir et blanc, dans un style austère et monocorde, qui exigent une concentration totale du spectateur. Mais derrière cette austérité se cache une admirable profusion romanesque, qui développe une foule de personnages (les enfants du village, le baron, l'instituteur, le pasteur, le régisseur du domaine) et offre au regard quantité d'évènements violents (violence verbale d'un médecin qui ne cesse d'insulter son amante ou violence physique à travers une série de mystérieuses agressions).
Face à la maîtrise totale d'Haneke, on a le sentiment que l'immersion dans ce village pourrait facilement occasionner plusieurs saisons d'une série télé.
Froid et cruel, Le Ruban blanc constituerait une Palme d'Or ultra-radicale. La Présidente du Jury Isabelle Huppert - qui doit à Michael Haneke son prix d'interprétation cannois pour La Pianiste en 2001- ira-t-elle jusque-là ?
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Posté par Damien L. le 21.05.09 à 12:27 | tags : festival de cannes, sélection officielle

Présenté hier à Cannes, Les Herbes folles est jusqu'ici le film le plus fantaisiste de la compétition 2009.
50 ans après la sortie d'Hiroshima mon amour, Alain Resnais continue d'explorer les formes cinématographiques en livrant une oeuvre faussement légère où s'entrechoquent désir obsessionnel, hantise du passé et évasions mentales de toutes sortes. L'esthétique s'avère quant à elle très soignée, rappelant par moments le cinéma de Wong Kar-Wai.
La douce folie du film ne fonctionnerait pas sans le brillant casting. En plus des habitués du cinéma de Resnais que sont André Dussollier et Sabine Azéma, le cinéaste a fait appel à Edouard Baer pour la voix-off... ainsi qu'à une ribambelle d'acteurs vus chez Arnaud Desplechin : Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric (génial en policier lunaire), Anne Consigny et Michel Vuillermoz.
Récompensé une seule fois à Cannes (Grand prix du Jury en 1980 pour Mon oncle d'Amérique), Alain Resnais pourrait bien figurer au palmarès dimanche prochain.
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Posté par Van le 21.05.09 à 09:13 | tags : sélection officielle, festival de cannes
Aujourd'hui, le troisième film français est présenté en compétition, A l'origine de Xavier Giannoli, et Michael Haneke fait son entrée avec Le Ruban blanc.
Drame a priori austère dans l'Allemagne du début du XXe siècle, Le Ruban blanc raconte l'histoire d'enfants et d'adolescents d'une chorale et de leurs familles. D'étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif...
Grand Prix du Jury en 2001 pour La Pianiste (qui a valu à Isabelle Huppert, actuelle présidente du jury, le Prix d'interprétation...) et Prix de la mise en scène en 2005 pour Caché, le cinéaste autrichien ne fait pas l'unanimité mais reste une personne à suivre.
Le film de Giannoli ne génère lui que peu d'attente, mais on pourrait peut-être être surpris. Le pitch de ce drame social avec François Cluzet et Emmanuelle Devos fait vaguement penser à L'Adversaire, le film de Nicole Garcia adapté du bouquin d'Emmanuel Carrère, l'histoire vraie d'un homme qui s'est fait passer toute sa vie pour un médecin et qui a décimé sa famille... En moins extrême, peut-être.
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Posté par Damien L. le 20.05.09 à 18:07 | tags : festival de cannes, sélection officielle

- Palme d'Or : Un Prophète, de Jacques Audiard.
- Prix de la mise en scène : Alain Resnais pour Les Herbes folles ou Brillante Mendoza pour Kinatay.
- Prix du scénario : Looking for Eric de Ken Loach.
- Prix de la meilleure interprétation masculine : Tahar Rahim dans Un Prophète ou Christoph Waltz dans Inglourious Basterds.
- Prix de la meilleure interprétation féminine : Charlotte Gainsbourg dans Antichrist ou Kim Ok-Bin dans Thirst, ceci est mon sang.
A suivre...
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Posté par Damien L. le 20.05.09 à 12:31 | tags : festival de cannes, guerre, sélection officielle
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Film le plus attendu du Festival de Cannes 2009, Inglourious Basterds a su prendre le contre-pied des attentes (et notamment celles suscitées par le teaser du film).
En effet, le scénario n'est pas axé sur la bande de soldats juifs sanguinaires qui s'en prennent à des Nazis, mais se concentre davantage sur le personnage de Mélanie Laurent et sur le cinéma parisien qu'elle gère. Brad Pitt, lui, tient finalement un second rôle, si l'on en juge par son court temps de présence à l'écran. Car c'est surtout l'acteur autrichien Christoph Waltz (dans le rôle de l'officier nazi Hans Landa) qui accapare la lumière.
Quentin Tarantino étire les séquence en hommage à Sergio Leone (voir la très longue discussion qui ouvre le film), dilate le temps, offre à ses personnages des dialogues sur le cinéma de l'avant-guerre et prend volontairement des libertés avec l'Histoire. Moins violent que prévu, Inglourious Basterds s'impose comme une ré-appropriation ultra-esthétisée de l'imagerie de l'époque, davantage que comme un pur film de guerre.
Oeuvre plaisante et un poil trop longue (mais le montage présenté à Cannes n'est peut-être pas définitif), Inglourious Basterds s'achève par une réplique en forme de clin d'oeil : "Ceci pourrait bien être mon chef d'oeuvre". Tarantino serait-il mégalo ?
Lire la critique d'Inglourious Basterds.
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Posté par Van le 20.05.09 à 08:31 | tags : guerre, réalisateur, sélection officielle, festival de cannes
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Le réalisateur de Reservoir Dogs, de la Palme Pulp Fiction, ex président du jury et donneur de leçon de cinéma, règne en maître à Cannes et constitue un événement en soi. Peu productif, Tarantino sait créer une attente immense autour de chacun de ses nouveaux films, au risque de sérieusement décevoir. Mais nous n'en sommes pas là.
Inglourious Basterds va-t-il mettre une claque à la Croisette ? Réponse aux alentours de midi.
Màj : la critique d'Inglourious Basterds
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Posté par Damien L. le 19.05.09 à 18:53 | tags : festival de cannes, réalisateur, sélection officielle

Après le prix de la mise en scène obtenu à Cannes en 1999 pour Tout sur ma mère et le prix du scénario pour Volver en 2006, Pedro Almodovar peut-il obtenir cette année la Palme d'Or ? Etreintes brisées n'est pas son film le plus original et manque légèrement de folie (Penelope Cruz étant par exemple moins omniprésente et flamboyante qu'on aurait pu s'y attendre). Mais les Palmes récompensent rarement les meilleures oeuvres de leurs auteurs (l'exemple le plus récent étant Ken Loach en 2006 avec Le Vent se lève). Et ce nouveau Almodovar a largement le niveau nécessaire pour représenter, à travers une Palme d'Or, l'ensemble de la carrière du cinéaste.
Reste à savoir si l'essence du cinéma de Pedro Almodovar est vraiment apte à décrocher un jour une Palme. Détaché de préoccupations politiques contemporaines et fonctionnant en vase-clos, Etreintes Brisées peut-il convaincre Isabelle Huppert et son jury ? Réponse dimanche soir.
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Posté par Damien L. le 19.05.09 à 15:09 | tags : réalisateur, festival de cannes, sélection officielle, horreur
La conférence de presse cannoise d'Antichrist a offert quelques répliques savoureuses de Lars von Trier.
"Je n'avais pas d'autre choix que de réaliser ce film, c'est la main de Dieu. Et je suis le meilleur réalisateur du monde. Mais Dieu, lui, n'est pas le meilleur dieu possible" a ainsi déclaré le cinéaste danois.
Touché depuis 3 ans par une dépression dont il ne se cache pas, le réalisateur palmé en 2000 pour Dancer in The Dark, avait peut-être simplement envie de s'amuser. "C'est une évidence, je suis le meilleur réalisateur du monde. En même temps, je n'en suis pas certain, mais je sais que c'est le cas."
Son Antichrist (le titre fait notamment allusion à L'Antéchrist de Friedrich Nietzsche) n'a en revanche pas amusé tous les festivaliers. Entre évanouissements, huées et bravos, le public n'est pas resté insensible.
De notre côté, nous avons plutôt été séduits par la démarche de Lars von Trier.
Lire la critique d'Antichrist.
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Posté par Van le 19.05.09 à 10:05 | tags : festival de cannes, sélection officielle
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Prix de la mise en scène au Festival avec Tout sur ma mère (1999), il a offert à ses actrices un Prix d'interprétation collectif en 2006 pour le très beau Volver. En 2009 donc, il revient en compétition avec ce film miroir qui parle de cinéma, et rend hommage au 7e art. Le 7e art honorera-t-il le cinéaste espagnol en retour ?
Lire la critique des Etreintes brisées.
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Posté par Van le 18.05.09 à 20:05 | tags : sélection officielle, festival de cannes
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Posté par Damien L. le 18.05.09 à 16:11 | tags : sélection officielle, horreur, festival de cannes

Il faut dire que le couple qu'incarnent Willem Dafoe et Charlotte Gainsbourg se voit soumis à de rudes épreuves : après la mort de leur enfant, monsieur emmène madame en forêt afin de lui faire suivre une thérapie, mais l'expérience va mal tourner.
Deux séquences-choc dominent Antichrist : celle qui montre le sexe de Willem Dafoe cracher du sang et celle qui voit Charlotte Gainsbourg s'auto-mutiler l'appareil génital. Et le tout de manière frontale s'il vous plaît.
Si la mise en scène de Lars von Trier s'avère toujours maîtrisée, le cinéaste frôle cette fois la violence gratuite...
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Posté par Van le 18.05.09 à 09:03 | tags : horreur, sélection officielle, festival de cannes, comédie


Palme d'or en 2000 avec Dancer in The Dark, Lars Von Trier a l'habitude des honneurs cannois (il avait également obtenu le Grand Prix du jury en 1996 pour Breaking the Waves) et suscite donc toujours une attente particulière. Dans Antichrist, il revient sur le terrain de l'épouvante et met en scène Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe, un couple en deuil à qui il va arriver des bricoles dans la forêt. Le trailer du film a fait monter la pression et entretenu comme il faut le mystère qui entoure le film.
A l'opposé, Ken Loach, lauréat de la Palme d'or en 2006 pour Le Vent se lève, présente lui une comédie dans laquelle il offre un rôle de choix à l'ex-icône française du foot Eric Cantona.
De quoi faire remonter un peu le baromètre des films présentés jusqu'ici, qui n'ont pas encore soulevé l'enthousiasme des foules cannoises.
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