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Tous les billets consacrés à la petite lucarne

Ben Stiller ferait-il un bon J.R. Ewing ?

Posté par Van le 18.12.07 à 14:10 | tags : adaptation, télévision, casting

Dans une parodie de Dallas, oui.

John Travolta, qui était attaché au rôle de J.R. Ewing depuis les débuts du projet (c'est-à-dire à peu près depuis le siècle dernier) semble s'être fait virer pour des raisons mystérieuses. Au départ, il s'agissait d'une histoire sérieuse, avec des noms comme Jennifer Lopez pour jouer Sue Ellen (pas le meilleur des castings), Luke Wilson pour Bobby Ewing, Shirley MacLaine pour Ellie Ewing, et John Travolta dans le rôle phare donc.

Désormais, le budget a été réduit de manière drastique, plus aucun rôle n'est définitivement casté, et l'adaptation s'oriente visiblement vers une comédie. D'où le nom de Ben Stiller. Ce ne serait finalement pas un mauvais calcul de renoncer à la version sérieuse de l'adaptation, et d'en faire une parodie pure et simple avec un maître du genre. De toutes façons même les fans de Dallas ne sont pas emballés par le projet. Alors autant y aller franchement et mettre les Frères Farrelly aux manettes.


Les premiers pas des grands réalisateurs

Posté par Van le 11.11.07 à 10:03 | tags : court métrage, télévision, réalisateur

Pour ceux qui sont câblés, voici une initiative intéressante. La chaîne ShortTV, spécialisée dans les courts-métrages (positionnement intéressant en soi), entame une programmation à partir du mois de décembre sur le thème "Premiers pas", sur les traces des grands réalisateurs.

Les premières oeuvres de réalisateurs désormais cultes ou du moins archi-connus seront ainsi visibles tous les premiers dimanches du mois aux alentours de 22h15.
Ainsi le 2 décembre, ShortTV diffusra The Burning (1967), la toute première réalisation de Stephen Frears, un film de 31 minutes sur l'Apartheid. Le 6 janvier, Boy and Bicycle, le premier film de Ridley Scott (1965, 27 minutes). Le 3 février, Passionless Moments (illus.), de Jane Campion (1984, 12 minutes). Et le 2 mars, One of the Missing, de Tony Scott (1971, 25 minutes).


Guerre et Paix à la télé ?

Posté par anita b. le 06.11.07 à 17:12 | tags : télévision, adaptation, you tube

On nous bassine avec le pudding télévisuel, splendide exemple d'un montage financier européen, diffusé en grandes pompes sur la télé française. Comme on aime jouer les rabats-joie, on signalera que, quitte à regarder une adaptation du roman de Tolstoï à la télé, autant louer le DVD du génial Guerre et amour de Woody Allen. Une adaptation certes très libérée de l'original, mais au combien majeure !

Pour mémoire, un extrait :

Lire aussi le petit dossier Woody Allen, tragédien. Guerre et amour, là que tout a commencé.


Sex next spring

Posté par Van le 13.09.07 à 17:11 | tags : série, télévision, adaptation
Non, nous ne conseillons à personne l'abstinence jusqu'au printemps prochain, ce n'est pas sain et peut entraîner de dangereux troubles du comportement.

Le sexe du printemps, ce sera juste la sortie de Sex and the City, le film. Quatre ans après l'arrêt de la série de HBO, Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Kristin Davis, Cynthia Nixon and guest vont nous régaler (ou dégoûter, c'est selon) de leurs problèmes de pauvres petites new-yorkaises riches, sur grand écran.
Ce sera le 30 mai 2008, aux Etats-Unis.

 


Star Wars Holiday Special, le plus grand nanar de l'histoire

Posté par Van le 12.09.07 à 16:15 | tags : you tube, star wars, télévision

Il faut le voir pour y croire, et encore on n'y croit pas non plus après l'avoir vu.
Star Wars Holiday Special, c'est un téléfilm diffusé en 1978 à la télévision américaine au moment des fêtes, genre de produit dérivé de la première trilogie Star Wars. Produit par George Lucas himself, il met en scène les principaux personnages de la saga, Harrison Ford et Mark Hamill teint en blond compris.

Le résultat est la plus grosse daube jamais produite pour la télé, du moins par rapport au matériau de départ - et ce n'est pas peu dire. A tel point que Lucas, qui n'avait visiblement pas pris la peine de visionner la chose avant sa diffusion à l'antenne, aurait détruit les pellicules et interdit à quiconque de mentionner jusqu'à l'existence même de cette monumentale erreur. Malheureusement pour lui depuis, le web est apparu, et des versions pirates provenant d'enregistrement au magnétoscope ont surgi sur You Tube.
Voici un montage de cinq minutes (qui vous paraîtront fort longues), sur les deux heures que durait cette insulte à la saga et au cinéma tout entier. Surréaliste :

Pour ceux que cette aventure intersidérale intéresse, voici un site qui lui est entièrement consacré.
(piqué sur le post.fr)


State of Play au cinéma

Posté par Van le 12.09.07 à 11:42 | tags : télévision, série, hollywood, acteur

Vous aviez aimé le couple Brad Pitt / Edward Norton dans Fight Club ?
Vous aviez aimé la série britannique State of Play ?
Vous allez adoré ce projet. Hollywood adapte cette excellente mini-série (six épisodes) de la BBC sur les jeux de pouvoir, où un jeune politique à l'ascension fulgurante risque de voir son avenir compromis suite à la mort de sa maîtresse et l'enquête qui s'en suit.

Très réaliste, assez haletante, la série anglaise n'avait rien à envier aux meilleures production de la HBO. Peut-être une grosse différence avec les produits d'outre-Atlantique : le casting. Absolument parfait, mais pas bien glamour ; on pouvait être frappé par ce détail, que tous les acteurs était très peu esthétiques. A part Polly Walker (la redoutable Attia dans Rome), toujours étrangement sexy.
Alors que dans toute production hollywoodienne, et au-delà, dans la plupart des séries même quand ce n'est absolument pas nécessaire, les gens sont beaux.
Ce sera donc la hollywood's touch : de remplacer pour State of Play, le film, deux acteurs principaux (David Morrissey et John Simm) peu connus et pas franchement des sex-symbols, par deux méga-super-star hyper glam, Brad Pitt et Ed Norton. Car on ne voit pas bien quelle valeur ajoutée peut venir de l'adaptation de cette série, parfaitement écrite et réalisée.

State of Play, la série, est visible en ce moment sur Jimmy.


Dallas, une comédie ?

Posté par Van le 24.08.07 à 17:50 | tags : adaptation, télévision

C'était un peu "cherche réalisateur désespérément". Après deux défections, le nom de Betty Thomas (Only You, Docteur Dolittle) sera-t-il le bon pour diriger l'adaptation au cinéma de l'inoubliable Dallas ?

Pour mésententes artistiques et autres déboires, les précédents réalisateurs attachés au projet avaient jeté l'éponge, ainsi que certains acteurs pressentis (notamment Jennifer Lopez qui, un temps, devait jouer Sue Ellen). La seule valeur sûre dans l'histoire : John Travolta, fidèle au poste pour incarner J.R. Notez, l'acteur américain n'est pas toujours très regardant sur la qualité des films qu'il choisit - les choisit-il, d'ailleurs ?

Avec cette nouvelle réalisatrice vient également une nouvelle ligne directrice : Dallas au cinéma sera une comédie. L'idée est d'attirer un public jeune, obsession des studios. Sachant qu'aucun jeune de moins de 25 ans ne connaît réellement la série qui fut diffusée de 1978 à 1991.


Michael Moore contre CNN, sur CNN

Posté par Van le 11.07.07 à 14:55 | tags : you tube, télévision, réalisateur, documentaire

Belle diatribe de Michael Moore, critique en chef de la nation américaine, sur CNN, contre CNN. Le réalisateur réagit - énergiquement - à un sujet du médecin attitré de CNN sur Sicko, son dernier documentaire, qu'il estime être mensonger.

CNN a au moins le mérite d'être, à l'occasion, une antenne libre :

Dans un échange de mails entre l'équipe de Moore et les producteurs du journaliste/médecin, celui-ci admet avoir eu tort sur certains points de sa chronique sur le documentaire.  

(thanks Alex)


Sex and the City sur grand écran

Posté par Van le 05.07.07 à 14:38 | tags : télévision, adaptation, série

Après des années de tergiversations - et de basses considérations financières - la série Sex and the City devrait effectivement se frayer un chemin jusque dans les salles obscures.

Les fans du show de HBO réclamaient un film à cor et à cris depuis l'arrêt de la série en 2004. Il y a deux ans, le projet avait capoté en raison notamment des exigences de Kim Cattrall (la sulfureuse Samantha), qui demandait un salaire égal à celui de Sarah Jessica Parker (l'insupportable et narcissique Carrie), qui est également co-productrice de la série.
Les producteurs ont apparemment su contenter tout le monde avec de gros chèques, car le film pourrait bien entrer en production à l'automne.  

On aurait pu croire qu'en six saisons d'élucubrations nombrilistes, les quatre new-yorkaises frivoles avaient tout dit. Apparemment pas.  


Césars, Oscars, Razzies : la foire à l'empoigne phallique

Posté par Daveinthehay le 26.02.07 à 10:38 | tags : news, télévision
 

Les Sophie Marceau bègues et Romy Schneider attérées auront eu raison de la cérémonie de masturbation cinéphage à la française. A force d'astiquer la statuette, les jurys voient trouble : d'un oeil, il y a Guillaume Canet et son populeux-risible Ne le dis à personne (la scène du toutou attendant fidèlement son François Cluzet avec caméra passant du regard de l'un à celui de son maître est la plus comique du cinéma français), de l'autre la longuette mais maîtrisée ode érotique Lady Chatterley. Deux adaptations qui avec 9 césars (4 pour la première, 5 pour la seconde) mettent à mal l'ensemble de la production originale française – si tenté que Fauteuils d'orchestre et Je vais bien, ne t'en fais pas en fassent partie. Coeurs et Resnais repartent avec leurs mains.

Même adulation de la copie au Kodak Theater : Scorsese se tape l'orgie de sa vie avec cinq Oscars pour Les Infiltrés. La victoire est moindre, les concurrents n'étaient ni motivés, ni motivants. Chacun agitera par ailleurs sa précieuse récompense dans les catégories souhaitées : Forest Whitaker et Helen Mirren sont sacrés meilleurs acteur / actrice, Little Miss Sunshine (LE film étranger des Césars) est meilleur scénario original, meilleur son pour Dreamgirls, costumes pour Marie-Antoinette, tandis que décors et photos reviennent au Labyrinthe de Pan. La vie des autres, enfin, séduit aussi de l'autre côté de l'Atlantique et Florian Henckel von Donnersmarck pourra ajouter une nouvelle babiole dans sa bibliothèque déjà trop garnie. Unique bizarrerie du lot : Une vérité qui dérange dont le thème «I Need To Wake Up» a fait la nique à Beyonce, rayon meilleure chanson.
Les bimbos ont été vengées aux razzies, Sharon Stone avec 4 trophées pour Basic Instinct 2, Carmen Electra pour Date Movie et Scary Movie. M.Night Shyamalan s'en sort bien en pire acteur dans un second rôle pour La jeune fille de l'eau. Mouais, c'est aussi bandant que de savoir que Michael Youn sera toujours assuré de repartir avec un Gérard. Au moins chez Canal Plus, ils savent pimenter leurs friponneries avec quelques pointes de cynisme : Karl Zéro, ex-employé, recevant le césar du meilleur film documentaire, c'était drôle...


Kurosawa, le père des séries TV

Posté par Daveinthehay le 20.02.07 à 17:58 | tags : web, télévision, japon
La Paramount a beau continuer de vendre ses classiques asiatiques sous le manteau, les films nippons pré-1953 sont tombés depuis juillet dernier dans le domaine public. On peut donc télécharger le plus légalement du monde Rashômon, fiction qui a introduit Kurosawa dans la culture pop américaine. Des Simpsons aux Experts (l'un des épisodes de la saison 6 s'intitule Rashomama) en passant par Star Trek, il n'y a pas une série US qui ne se revendique du standard. Rob Thomas, le créateur de Veronica Mars, avoue même avoir eu l'idée de son faux teen-show devant la scène de viol dépeinte par Akira. Vous brûlez de vous essayer au jeu des sept ressemblances petit écran / Rashômon ? Clic & play (et impressionnez nous)...


St-Quentin-en-Yvelines capitale du polar

Posté par LovelyRita le 31.01.07 à 10:24 | tags : télévision, série, livres de cinéma, festival
La ville organise chaque année le festival Polar dans la ville. La manifestation est consacrée au polar sous toutes formes : littérature, cinéma, musique… Le genre est riche et il fallait bien un festival pour rendre compte de sa fertilité et de sa créativité. Pour la 12ème édition, les organisateurs ont choisi pour thème « Les secrets des séries télé Polar ». L’explosion des séries télévisuelles, du genre policier et de la fiction française représente un phénomène qu’ils ont décidé d’analyser le temps du festival. Pour tout connaître sur le polar ou les polars, le festival a invité des passionnés du genre, des experts, des comédiens (Isabel Otéro de la série La Crim’), des cinéastes (Jean-Pierre Mocky), des écrivains et le plus étonnant des professionnels (juristes, policiers ou médecins légistes). Le festival propose du 1er au 10 février différentes sections : polar & jeunesse, polar grand écran, la série télé polar… et un spectacle événement Fantomas revient. L’actrice Romane Bohringer fera revivre un nouvel épisode de la sage Fantomas, entre théâtre, musique et magie.

Marre des téléfilms de Noël sponsorisés par Haribo ?

Posté par Daveinthehay le 14.12.06 à 18:19 | tags : classique, télévision
Chaque année, on y a droit. De la maman divorcée à qui sa progéniture arrangera une séance de speed dating le soir de Noël, si possible avec un beau gosse de seconde zone (version Kyle McLachlan), millionnaire et gérant d'un magazin de jouets, à Papa Noël qui a bien du mal à faire avaler à ce monde cynique que non, il n'est pas un SDF ! Noël et la période des guimauves qui se suivent et se ressemblent tout au long des après-midis M6, TF1, et apparemment aussi chez nos voisins d'outre-atlantique. Tant et si bien que nos confrères de Cinematical ont été jusqu'à dresser une grille des programmes anti-noël. Le principe ? Proposer une liste de films prenant Noël pour décor sans l'esprit fraise tagada qui va avec. La sélection fait un grand écart entre Lubitsch (The Shop Around The Corner) et Bergman (Fanny et Alexandre), du pudique Huston (Les gens de Dublin) à l'impudique Kubrick (Eyes Wide Shut), du musclé Bruce Wilis (Die Hard) au plus grassouillet Val Kilmer (Kiss Kiss, Bang Bang)... et pour les plus Scrooge d'entre nous, le slasher movie bien nommé Black Christmas, dont un remake est annoncé pour 2007. Et pour vous, c'est quoi l'affiche absolue à déguster avec la dinde et qui ne sent pas le sapin ?

Double messieurs : balle gagnante pour France 3

Posté par Manu le 11.12.06 à 08:04 | tags : réalisateur, acteur, télévision
Pour moi, l’événement de ce lundi 11 décembre à la télévision, c’est moins la diffusion de Sartre, l’âge des passions – le téléfilm en 4 parties où Bruno Podalydès a un œil qui dit m… à l’autre – que le passage sur France 3, à 14h55, de Double messieurs. Deuxième film du comédien Jean-François Stévenin, il porte en lui ce souffle de liberté qui manque si souvent dans nos productions nationales.
Deux hommes pour le moins à la dérive et souvent soumis à un état d’ébriété enlèvent la femme d’un troisième, soi disant ami d’enfance. Cette femme, c’est Carole Bouquet, magistrale à une époque où elle savait encore prendre des risques. Leurs pérégrinations, totalement imprévisibles et incohérentes, les mèneront dans les hauteurs glacées du Jura.
Le ton des films de cet acteur est unique, éloigné de toute explication psychologique et laissant à l’humain le droit à la folie et à l’errance. Toujours avec drôlerie et de manière surprenante. Ce Double messieurs ne ressemble donc à aucun autre film, sinon au  Passe-montagne et à Mischka, les deux autres délires poétiques signés Stévenin.

Amazing stories : Masters of fantastic

Posté par Manu le 01.12.06 à 17:52 | tags : réalisateur, télévision, hollywood, dvd

Profitons de la diffusion sur Canal + de Masters of horror (au menu cette semaine  Tobe Hooper et Stuart Gordon ) pour évoquez avec un brin de nostalgie une série pionnière en la matière - c’est-à-dire « invitons les géants du grand écran à faire joujou avec le petit » -, la bien nommée Amazing stories. D’autant qu’elle est disponible depuis cette été en DVD zone 1 (non sous-titrée français), et que peut-être un jour, après quelques cierges brûlés, nous pourrons la trouver dans nos bacs en zone 2.

Créée par Steven Spielberg en hommage à la séminale et toujours jeune Twilight zone, et s’inspirant pour son titre d’un des meilleurs pulps du genre (cf. ill. gche), elle fit l’événement dans les années 80. Enfin elle le fit ailleurs qu’en France, car chez nous, elle fut diffusée dans des émissions pour enfants sous le titre de Histoires fantastiques. C’est pour dire l’immense considération qu’on lui accorda, alors même qu’elle alignait à son générique au poste de réalisateur : le créateur de E.T. (qui en était aussi le producteur et le scénariste), l’indispensable Joe DanteMartin ScorseseClint Eastwood, Danny de Vito et quelques autres de moindre importance. Et loin de se contenter de cette jolie brochette, qui aurait pu se suffire à elle-même, la série leur offrit un espace de création personnelle.

Ainsi Scorsese y développe en moins d’une demi-heure un terrifiant récit proche du Horla de Maupassant, où un romancier genre Stephen King croit être poursuivi par une ombre vue par lui seul. Une histoire d’angoisse et de peur psychotiques, comme les aiment celui qui filma dans ses longs métrages tant de grands paranoïaques (à voir sur You tube, en trois parties téléchargées tout à fait illégalement). Et Eastwood nous raconte encore une fois un conte de fantômes et de mort, où un peintre – joué par un Harvey Keitel à la barbiche, ill. dte) – retrouve sa défunte épouse (Sondra Locke, la Mme Eastwood de l’époque) par la grâce d’un portrait magique. Cela n’est pas sans rappeler une nouvelle d’Edgar Allan Poe. Et montre que Spielberg ne se gêne pas pour piller les patrimoines littéraire et cinématographique. Mais quand on voit le résultat, on n’en a que faire. La première saison contient en effet de petites perles – moins sanglantes il est vrai que celles de Masters of horror - qu’il serait bon un jour de repasser à la TV. A regarder comme on ouvre un vieux livre, au coin du feu et toutes portes closes.


Masters of horror sur Canal +

Posté par Manu le 17.11.06 à 09:53 | tags : réalisateur, horreur, télévision, dvd
La série fantastique la plus applaudie l'année dernière est enfin diffusée à la télévision française: Masters of horror, la collection qui peut se targuer d'aligner à son générique les noms de Dario Argento, Tobe Hooper, Don Coscarelli (Bubba Ho Tep) et quelques autres experts du genre, sera sur Canal + à partir de ce soir, vendredi 17 novembre, à 22h35. La chaîne cryptée proposera ainsi 8 des 13 segment d’une heure, à raison de deux par semaine jusqu'au 8 décembre. Regrettons au passage que le film d’Argento, Jenifer, ne fait pas partie du lot.
Le bal funèbre sera ouvert avec la diffusion de La Fin absolue du monde de John Carpenter et Vote ou crève de Joe Dante (illus.), qui reste le cinéaste le plus subversif du cinéma américain. Dans ce film, il s'inspire d'une phrase de George W. Bush, qui déclara un jour que si les soldats tombés en Irak ressuscitaient, ils voteraient certainement la poursuite de la guerre. En bon satiriste, il le prend au mot et les fait littéralement revenir d’entre les morts. Idée simple et tout simplement jouissive !
Ceux qui ne recevraient pas Canal pourront se consoler en se procurant – ou en se faisant offrir - les DVD de la série, édités en zone 2 début octobre.

Coeurs : Alain Resnais fan d’X-Files

Posté par Manu le 07.11.06 à 18:28 | tags : réalisateur, télévision, you tube, musique
On savait Alain Resnais grand adepte de culture dite populaire. La bande dessinée et les feuilletons de grands papas n’ont pas de secrets pour lui. Voilà qu’il se met maintenant à chanter les louanges des séries télés. Dans un entretien accordé au mensuel Positif (n° de novembre 2006), le cinéaste reconverti depuis quelques années dans la Star’ac pour acteurs en mal de chansonnettes déclare, à propos de Cœurs, son dernier film : « Je suis un grand consommateur de Wong Kar Wai, Hou Hsiao-hsien, Arnaud Desplechin ou David Lynch, mais j’espère surtout qu’il y a une influence (dans Cœurs) de Kim Manners. Il a réalisé une cinquantaine d’épisodes de The X-Files, et la virtuosité de son découpage technique et de sa mise en scène, la manière aussi dont il traite le jeu des comédiens, m’impressionnent ».
Ces propos peuvent étonner de l’homme qui a comme même réalisé – il est vrai il y a bien longtemps - des titres qui passaient pour être à la pointe de la modernité, comme Providence et L’Année dernière à Marienbad. Et le « pire » est qu’il persiste et signe puisqu’on apprend également dans cet entretien pourquoi il a choisi Mark Snow, le compositeur attitré des séries de Chris Carter, pour composer la musique de Cœurs: "Le générique de Millenium (ndlr: autre série signée Carter), avec ce thème démoniaque, tendre et désespéré, m'intrigue énormément." Et l’interview de se terminer par ces mots : « Et maintenant quand je regarde un épisode de Millenium, je suis très ému de pouvoir me dire : Moi aussi, j’ai Mark Snow ! ».
Alors Resnais, toujours grand cinéaste visionnaire en avance sur son temps ? Ou plus simplement un peu vieillot, à la traine des modes et soucieux de paraître encore jeune? Autrement dit, aurait-il inventé le lifting cinématographique? En tout cas, il conserve du discernement car, s'il est vrai que Manners est un des plus talentueux "Yes men" de la télé, il est également vrai que le générique de Millenium restera comme l'un des plus beaux et des plus fascinants des séries US. La preuve en images et surtout en sons:

Argento + Del Toro : les morts dansent la nuit

Posté par Manu le 31.10.06 à 19:21 | tags : réalisateur, télévision, guillermo del toro
En express: cette nuit, entre le mardi 31 octobre et le 1er novembre, le magazine TV Tracks, jamais ennuyeux et souvent (im)pertinent, consacrera son sommaire à Guillermo Del Toro (illus.) à l'occasion de la sortie de son chef d'oeuvre, que dis-je du plus extraordinaire film de l'année, Le Labyrinthe de Pan. S'il fait aussi bon de se perdre dans ses propos que dans son cinéma, ça promet d'excellents moments.  A 1h35, sur ARTE, à l'occasion de la fête des morts.

Sinon, trois heures avant, à 22h45, la chaine allemande fera également grincer les portes et les cercueils avec une autre merveille parmi les merveilles, Suspiria de Dario Argento.

Cette nuit, on pourra donc de nouveau constater qu'en Italie comme au Mexique, l'horreur fait bon ménage avec la poésie.

Le nouveau film d'Agnès Varda sur ARTE

Posté par Manu le 16.10.06 à 19:37 | tags : réalisateur, documentaire, télévision
Annonce tardive, mais mieux vaut tard que jamais: ARTE diffusera ce lundi 16 octobre à 22h15 le dernier film d'Agnès Varda, Quelques veuves de Noirmoutier.

Ce documentaire montre plusieurs femmes vivant sur l'île vendéenne - où la cinéaste et son Jacques Demy de mari ont acquis une maison dans les années 60 - en l'absence de leurs défunts maris. Rien d'exaltant a priori, mais ce serait sans compter l'intelligence et la poésie de son regard.
Ce film est en fait issu d'une installation que Varda a présentée il y a quelques mois dans l'exposition L'Ile et Elle de la Fondation Cartier, à Paris.

La chaine franco-allemande redifusera ce film dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 octobre à 1h40.

Death of a President

Posté par Jypegue le 14.09.06 à 15:43 | tags : documentaire, télévision
Nous vous parlions récemment d'un docu-fiction mettant en scène l'assassinat de George Bush. En attendant sa diffusion en octobre prochain, les extraits comme celui ci, alimentent la polémique suscitée outre atlantique.
Ce week end, les réalisateurs britanniques se disant menacés de mort, se sont entourés de gardes du corps afin de présenter le film au public lors du festival international du film de Toronto. (source : dailymail)

Point limite

Posté par Manu le 05.09.06 à 13:12 | tags : réalisateur, noir et blanc, acteur, télévision
Prenez George Clooney, Richard Dreyfuss, Don Cheadle, Brian dennehy, James Cromwell et Harvey Keitel, mettez les devant les caméras vidéos de (The Queen), et laissez les interpréter un thriller politique inspiré de Point limite, un film de Sidney Lumet de 1964.
Le tout donne une dramatique télévisée hors norme, qui ressemble à un Dr Folamour sérieux et qui fut diffusée dans les foyers américains en l'an 2000.
Elle est rediffusée ce mardi 5 septembre, malheureusement en VF, à 23h15, sur Direct 8, une des chaines de la TNT.

In this world sur ARTE

Posté par Manu le 04.09.06 à 15:45 | tags : télévision
C'est une coincidence : quelques heures après l'arrivée de 1400 immigrés clandestins sur les côtes des Canaries, ARTE diffusera ce lundi 4 septembre à 20h45  In this World. Dans ce film, le réalisateur Michael Winterbottom prétend nous faire vivre de l'intérieur les difficultés rencontrées par deux jeunes afghans bien décidés à se rendre en Angleterre. Grâce aux procédés classiques de la caméra à l'épaule et des reconstitutions de scènes réelles, le spectateur suit leur périlleux voyage entrepris sans un sou, à pieds, à travers des contrées aux frontières en théorie fermées. Ours d'or à Berlin en 2003, ce film met à mal le discours sur la forteresse Europe, que certains appellent de leurs voeux, mais n'est pas exempt de critique. Même si son but est de rendre visible, grâce au cinéma, ce que la télé ne peut ou ne veut montrer, il n'en reste pas moins discutable, jouant la carte du vérisme jusqu'au malaise et sentiment de culpabilité. Rappelons que Winterbottom récidiva dans le genre début 2006 avec The Road to Guantanamo.

L'Assassinat d'un Président

Posté par Manu le 03.09.06 à 16:36 | tags : news, télévision
Bush assassiné ? Certains en ont rêvé, un réalisateur l’a fait. Un docu-drama produit par la chaîne britannique Channel 4 montre un attentat meurtrier contre George W. Bush datant de… 2007. Composé d’images d’archives et de scènes de fiction, ce téléfilm intitulé Death of a President utilise des trucages numériques qui, comme dans Forrest Gump, mêle le vrai au faux. On y voit Bush abattu par un tireur d’élite lors d’un discours prononcé à Chicago, dans un contexte de manifestations contre la guerre en Irak.
Le réalisateur Gabriel Grange et le patron de More4, filiale de Channel 4 qui diffusera le pseudo- documentaire le 9 octobre 2006 (après sa présentation au Festival du Film de Toronto début septembre), réfutent les accusations de sensationnalisme. Ils prétendent avoir fait œuvre critique à partir d’une importante documentation technique et des entretiens avec des agents du FBI. Le Parti républicain a bien sûr qualifié l’idée de « choquante » et « dérangeante » (j’aime beaucoup ce qualificatif : en quoi ce film peut-il les déranger, sinon en jouant le révélateur d’un vague souhait partagé par des millions de personnes à travers le monde ?) et la Maison Blanche n’a pas jugé « digne » de le commenter, afin de ne pas lui faire de publicité.
Ainsi, après les « toons » privés de tabac, la télé anglaise fait encore parler d’elle. Sans pour autant se réjouir d’un tel film, dont la finalité semble pour l’heure bien floue, on est droit d’apprécier la liberté d’esprit dont font preuve nos voisins d’Outre Manche, également mise en valeur par The Queen, le nouveau Stephen Frears mettant en scène Elizabeth II. Je doute qu’actuellement de telles fictions politiques soient possibles en France, où on est peu prompte à s’affronter à l’actualité brûlante et où la censure et le respect soi disant dû à nos représentants républicains ont encore de beaux jours devant eux.

Tarantino chez les experts : Jusqu'au dernier souffle

Posté par Manu le 03.09.06 à 13:31 | tags : réalisateur, dvd, télévision
TF1 se décide enfin à diffuser dimanche 3 septembre, à 20h50, le dernier film de Quentin Tarantino… et ce n’est pas Kill Bill. Adepte des séries télévisées, le cinéaste qui avait déjà  réalisé un épisode d’Urgences a en effet mis en scène un téléfilm de 90 mn clôturant la 5ème saison de la série Les Experts (CSI en langue shakespearienne). Intitulé Jusqu’au dernier souffle, il se regarde avec intérêt, que ce soit pour les fans inconditionnels de la série policière – une des meilleures proposées par le petit écran, loin devant ses erzats que sont Les Experts made in Miami ou Manhattan, assez poussifs, sinon réacs – ou pour les amateurs du roi du pastiche cinématographique. Car la réussite de cet épisode tient dans un savant équilibre entre les obsessions du cinéaste, parfaitement relayées par un habile scénario, et les passages obligés de la série (enquête étrange dans un Las Vegas nocturne, scènes de laboratoire muettes et rendues fascinantes par le montage et la musique). Tarantino n’est en fait jamais aussi à l’aise que dans un cadre pré-établi, un univers déjà connu qu’il va distordre selon son bon plaisir. Ainsi, devant sa caméra, les personnages de la série, réputés pour ne livrer que peu d’info sur leurs vies privées, se dévoilent au gré de conversations futiles ou graves, très « tarantiniennes ».Et la série la plus sophistiquée et la plus « intellectuelle » dans son principe fait référence au détour d’un dialogue à une des plus débilitantes qui soient, Shérif, fais moi peur. On y chante de la musique country, parle de drague ou de Will Rogers, quand on ne crache pas au sol. Mais ce film n’en est pas moins un thriller - tournant autour d'un rapt d'un agent travaillant sous les ordres de Gil Grissom (incarné par Wil Petersen, cf. illus, à côté de Tarantino) - dans lequel le cinéaste s’amuse à des ruptures de ton. La gravité succède au trivial et à l’humour, la violence brute surgit au détour d’un plan. Tarantino a pleinement compris l’intérêt visuel de la série. Il use ainsi de l’humour noir comme du gore en tirant parfois l’ensemble vers le tableau abstrait (des tâches de sang devenant des traces de peinture projetées aléatoirement sur un mur blanc).  L’intrigue elle-même s’adapte à son univers, en faisant référence à la scène d’enterré vivant de Kill Bill 2 (d’où le jeu de mot du titre original : Grave danger, soit « danger de tombe » ou « important danger »). En somme, un excellent épisode, atypique par rapport à l’ensemble de la série, mais qui ne dénote pas dans la filmo de Tarantino.
PS: TF1 vidéo l'a édité l'année dernière en DVD.

Deux de Werner Schroeter

Posté par Manu le 29.08.06 à 19:30 | tags : réalisateur, actrice, télévision
Dans la nuit du 29 au 30 août 2006, sur France 2, à 0h55, diffusion de Deux, un des films les plus étranges qui soient. Isabelle Huppert, qui n'en était pas à sa première audace ni à sa dernière, y incarne des jumelles, de l'enfance à l'âge adulte.  A ce jeu où elle excelle à incarner toutes les nuances de ces figures, s'ajoutent des scènes totalement folles, presque inracontables, où leur mère jouée par Bulle Ogier se fait trousser par un marin supposé être leur père. Comme quoi, on s'amuse bien sur les plateaux de Werner Schroeter. Ce qui est loin d'être le cas du spectateur.
Néanmoins, il n'est pas du tout inintéressant de jeter un oeil sur ce film indescriptible, ne serait-ce que pour essayer de répondre à cette question: ce cinéaste et metteur en scène allemand est-il complètement givré ou simplement génial?



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