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Un Certain Regard : toute l'actu de la section parallèle cannoise, qui permet de découvrir des films atypiques au sein de la Sélection officielle du Festival de Cannes.

Retrouvez le programme d'Un Certain Regard sur le mag.


Guillaume Depardieu et ses fans cannoises

Posté par Van le 23.05.08 à 12:14 | tags : festival de cannes, acteur, un certain regard

Guillaume Depardieu, présent à Cannes pour De la guerre et Versailles, le film de Pierre Schoeller sélectionné à Un certain regard, s'est fort docilement plié aux conférences de presse, photos, et autres mondanités forcées du Festival, pour le plus grand bonheur de ses fans. Le fils de Gérard plaît visiblement aux femmes d'âge mûr, un brin encombrantes.

Instant volé par la caméra de Fluctuat :

 


Tyson : faiblesses d'un poids lourd

Posté par Marc le 18.05.08 à 14:47 | tags : un certain regard, festival de cannes, documentaire
Il est passé par des centres de redressement et la prison. Il aurait violé. Il a mangé deux fois l'oreille du même adversaire. Il aime les belles femmes, les orgies et casse la gueule à qui le cherche d'un peu trop près. Et pourtant, à l'issue de la projection du documentaire de James Toback, Mike "the Beast" Tyson paraît touchant, presque sympathique... même si vous n'en feriez probablement pas votre gendre sans une légère réticence.

Sur le mode de l'interview entrecoupée d'images d'archives, essentiellement de ses combats, Tyson parle de Tyson.


Lire la suite de la critique de Tyson, présenté dans la sélection Un Certain Regard du festival de Cannes.


Members of the jury...

Sean Penn présidera donc le jury de la Sélection officielle de ce 61e Festival de Cannes, et sera accompagné d'un intéressant panel :

- Sergio Castellitto (scénariste, réalisateur - Libero Burro, A corps perdus -, acteur italien)
- Natalie Portman (actrice israélo-américaine qu'on ne présente plus)
- Alfonso Cuaron (réalisateur mexicain - Y tu mama tambien, Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, Les Fils de l'homme...)
- Apichatpong Weerasethakul (réalisateur thaïlandais - Syndrome and a century)
- Alexandra Maria Lara (actrice allemande - vue notamment dans La Chute de Oliver Hirschbiegel, Control d'Anton Corbjin et L'Homme sans âge de Francis Ford Coppola)
- Rachid Bouchareb (réalisateur français - Indigènes)

Le Jury de la cinéfondation sera présidé par Hou Hsiao Hsien (Réalisateur et producteur taïwanais), accompagné de :
- Susanne Bier (Réalisatrice danoise - After the wedding, Nos souvenirs brûlés...)
- Marina Hands (Actrice française, vue notamment dans Lady Chatterley)
- Olivier Assayas (Réalisateur français - Irma Vep, Demonlover, Clean, L'Heure d'été...)
- Larry Kardish (Conservateur du département cinéma du MoMA, américain)

Le Jury Un Certain Regard sera présidé par Fatih Akin (réalisateur allemand - De l'autre côté)

Et enfin le Jury Caméra d'or, présidé par Bruno Dumont (Réalisateur français - La vie de Jésus, L'Humanité, Flandres...)

 

 


Cannes est arrivé près de chez vous

Outre Luc Besson, qui a accompli un bel effort au cours de cette 60e édition du Festival de Cannes, en amenant les films sélectionnés dans diverses banlieues de la région parisienne, des initiatives similaires ont été prises depuis fort longtemps pour faire découvrir à un public plus large les films vus par les quelques milliers de privilégiés de la Croisette. Certes les films n'arriveront pas en bas de chez vous.

Le Forum des images reprend tous les films de la Quinzaine des réalisateurs (hors les murs, au Cinéma des cinéastes). Quatre projections par jour, à partir de ce mercredi et jusqu'au 5 juin, pour découvrir ce que la Quinzaine a soigneusement sélectionné. Entre autres, Control, de Anton Corbijn, sur Ian Curtis le chanteur de Joy Division. Chop Shop, de Ramin Bahrani, ou la bataille d'un tout jeune new-yorkais pour obtenir, à lui et sa grande soeur, une vie meilleure. Ou encore Zoo, de Robinson Devor, documentaire choc sur un groupe de zoophiles américains.
Tout le programme ici.

Le Reflet Medicis quant à lui accueille, aux même dates, les films de la sélection Un Certain regard. On y trouve notamment le film de Lola Doillon, Et toi t'es sur qui ?, la découverte du sexe par des adolescentes. Le Voyage du ballon rouge, de Hou Hsia Hsien. Ou encore L'avocat de la terreur, le film de Barbet Schroeder sur Jacques Vergès.

La Quinzaine des réalisateurs, au Cinéma des cinéastes (Paris XVII), du 30 mai au 5 juin.
La sélection Un Certain regard, au Reflet Médicis (Paris V, tel 01 43 54 42 34) du 30 mai au 5 juin.


El baño del papa : aux chiottes le Pape

Posté par Marc le 23.05.07 à 10:53 | tags : un certain regard, festival de cannes

Copieusement applaudie à l'issue de la projection, l'équipe du film El baño del papa, dont Fernando Mereilles (La Cité de Dieu), co-producteur, semblait particulièrement émue par l'accueil réservé à leur sympathique comédie. Le public a apprécié la chaleur et l'humanité d'une modeste histoire, souvent drôle et toujours à hauteur d'homme.

Le pape Jean-Paul II doit venir visiter Melo, petite ville uruguayenne, à la frontière du Brésil. Comptant sur la nombreuse foule susceptible d'assister à un tel événement, chacun investit (stand sandwich, chorizo...etc.) dans l'espoir de tirer profit du passage du Saint Homme. Au grand désespoir de sa famille, Beto (César Troncoso) a une idée : il va construire des toilettes.

Soutenu par une superbe photographie, El baño del papa débute comme une rafraîchissante histoire d'amitié pour virer à la quête absurde. Sur sa bicyclette, les toilettes sont à Beto ce que le rocher était à Sisyphe. La reine du récit, finalement, ce sont ces deux roues qui portent les espoirs d'habitants qui aimeraient croire aux miracles. Elles permettent de passer en douce des produits de contrebande et de ramener, à la force du mollet, de quoi construire les rêves les plus improbables.

Mais depuis le temps, si le pape faisait des miracles, ça se saurait.

El baño del papa de Enrique Fernandes, César Charlone
Avec Viriginia Mendez, César Troncoso, Virginia Ruiz
Uruguay, France, Brésil - 2006, 1h35 / Un certain regard.

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007 (photo 2 : Cesar Troncoso /Marc Petit pour Fluctuat).


Brèves de Croisette : Harmony Korine, Bertrand Bonello, verbatims

Posté par Manu le 22.05.07 à 17:36 | tags : réalisateur, festival de cannes, un certain regard, tournage, actrice
Propos d'Harmony Korine, dans un entretien au Film français made in Cannes:

- « Comment avez-vous eu l'idée de Mister Lonely (présenté à Un certain regard) ? »
- « J'aime me perdre dans mes pensées et voir surgir des images. Certaines donnent naissance à des films, d'autres pas. Un jour par exemple, j'ai imaginé des nonnes qui sautaient d'un avion sans parachute. Pour Mister Lonely, j'ai écrit le scénario avec mon frère et on a cherché des icônes marquantes dotées de personnalités ambiguës comme Marilyn, Chaplin ou Sammy Davis Jr. Et puis l'idée de voir la reine d'Angleterre faire la vaisselle nous réjouissait ».

C'est Stephen Frears, président du jury et réalisateur de The Queen, qui va être content !

Bertrand Bonello lui, tente de parler de son prochain film : De la guerre, avec Gérard Depardieu, Mathieu Amalric (présent à Cannes pour 3 films ! La Question Humaine, Le Scaphandre et le papillon et Actrices) et l'éternelle Asia Argento - qui doit avoir des sosies pour pouvoir apparaître dans autant de films !

« C'est l'histoire d'un type qui fuit la société car c'est une source d'empêchement pour lui. Il est guidé dans un lieu qui prône la jouissance, dont le « gourou » est Asia Argento. L'idée est que c'est la guerre pour avoir accès au plaisir (sic !) », dixit Bonello. Comprenne qui pourra.

Et il en rajoute, le bougre : quand le Film français lui demande s'il sera à Cannes l'an prochain, il répond : « J'espère juste être vivant. Car le tournage sera difficile et imprévisible. Le sujet appelle ça. Je n'ai pas tourné depuis longtemps et j'ai envie d'essayer quelque chose de différent ». Aura-t-il droit à 7% de perte, comme au service militaire. En tout cas, on souhaite bonne chance aux acteurs !
Début du tournage : 18 juin 2007.

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007.

 


Blind Mountain, Counterparts : ode aux grands blessés

Posté par anita b. le 21.05.07 à 16:41 | tags : festival de cannes, quinzaine des réalisateurs, un certain regard
Mang Shan (Blind Mountain) de Li Yang / un Certain Regard - Gegenüber (Counterparts) de Jan Bonny / Quizaine des réalisateurs

Après avoir enchaîné ces deux films-là, le cinéphile cannois a bien mérité sa glace. Deux films particulièrement intenses, où les sévices portés aux personnages principaux défient notre endurance, et où les salves d'applaudissements qui clôturent les projections témoignent bien de la tension provoquée.

Gegenüber, d'abord, le film allemand de la Quinzaine des réalisateurs, traite d'un sujet rare : un homme, policier, battu par sa femme. Tourné caméra à l'épaule, avec un style ultra réaliste, le film nous immerge dans un foyer bien ordinaire, où l'usure du temps, des relations familiales plus subies que souhaitées et une angoisse profonde de cette femme tournent au drame. Avec sa mise en scène sobre mais qui ne laisse pas hors champ cette violence, Jan Bonny signe un premier film tendu et sec. Une découverte.

A Un Certain Regard, on retrouvait ensuite le cinéaste Li Yang (Blind Shaft) pour son nouveau et sublime film Blind Mountain. Cette fois-ci, on suit le calvaire d'une jeune chinoise, au début des années 1990, qui se retrouve vendue à une famille de paysans du nord du pays, mariée de force et séquestrée dans un village qui ne semble pas avoir d'autre méthode pour fournir des jeunes mariées aux fils de paysans esseulés et vieux garçons. Sa résistance permanente, dans le rebellion puis dans la ruse en font un personnage hautement symbolique de la lutte des femmes en Chine. Un symbole qui ne vient pourtant jamais prendre le pas sur cette histoire de l'intimité assassinée d'une femme, Bai Xuemei (Lu Huang), qu'on est pas près d'oublier. Et voilà un candidat plus que plausible pour le prix Un Certain Regard.

Gegenüber (Counterparts), de Jan Bonny - Allemagne, 2007, 1h40
Mang Shan (Blind Mountain) de Li Yang - Chine (Hong Kong), 2007

 


L'avocat de la terreur, Barbet Schroeder

Posté par Marc le 20.05.07 à 14:56 | tags : festival de cannes, sélection officielle, un certain regard

Jacques Vergès suscite les plus folles rumeurs. Que faisait-il entre 1970 et 1978 ? Dresser son portrait comme l'a fait Barbet Schroeder nous en apprend finalement plus sur le terrorisme de ces 50 dernières années (France et Algérie) que sur cet insaisissable animal verbal.

Riche en événements, dates, et noms, ce documentaire s'avère passionnant d'un bout à l'autre. Sa densité est contrebalancée par sa lisibilité et aboutit à la sensation que Vergès fut, en permanence, lié au terrorisme. Fascinant orateur, qui se révèle amoureux des femmes courageuses (surtout si elles posent des bombes), sa vérité n'est jamais menacée. Il choisit ce qu'il veut justifier, évince le reste d'un air supérieur de matou cruel. Sans aller jusqu'à susciter la sympathie, l'« avocat du Diable » se défend joliment même si le va-et-vient entre ses déclarations, les images d'archives, et certains commentaires ne lui est pas toujours favorable.

Un moment agréable et intéressant, souvent drôle, grâce à Sine, dessinateur (à Charlie Hebdo) et ami intime d'un homme qui conserve tout son mystère.

A Cannes, il y a des robes moins impénétrables que celle de l'avocat Vergès. Moins intelligentes, aussi, sûrement... mais notre irréprochable professionnalisme nous oblige à l'éclectisme.


L'avocat de la terreur de Barbet Schroeder, documentaire, 2007. Sélection officielle "Un Certain regard".
Sortie en salles le 6 juin 2007.

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007. 

 


Le voyage du ballon rouge de Hou Hsiao Hsien

Posté par Marc le 19.05.07 à 14:03 | tags : un certain regard, festival de cannes, asie

Attendu avec curiosité, le film de Hou Hsiao Hsien, qui ouvrait la sélection « Un certain regard », a déçu. Pour s'occuper de Simon, 7 ans, sa mère (Juliette Binoche, excellente), trop absorbée par la préparation d'un spectacle de marionnettes, engage Song Fang, une jeune étudiante en cinéma. Un mystérieux ballon rouge semble suivre l'enfant...

Le voyage du ballon rouge est le premier film d'une série initiée par le Musée d'Orsay. Seule contrainte, montrer, au moins dans une scène, le musée parisien. Assayas, Raoul Ruiz et Jim Jarmusch seront les prochains à s'adonner à l'exercice.

Reprenant l'idée du court-métrage éponyme de Albert Lamorisse (Palme d'Or du court-métrage et Prix Louis-Delluc1956), HHH s'appuie sur un scénario, au départ sans dialogue. Aux acteurs de le suivre en choisissant leur mots après en avoir discuté avec le réalisateur. Ce procédé confère des accents de sincérité touchants à la plupart des vignettes familiales.

Pourtant, l'absence d'événement, et finalement d'intérêt, ont entraîné plusieurs festivaliers dans les bras de Morphée. Seules la ville de Paris, très bien filmée, et la scène du Musée d'Orsay, aident à relever la paupière alourdie. Conclusion illustrée d'un récit peu captivant, cette dernière séquence écoute avec poésie et intelligence les commentaires des enfants sur un tableau...composé d'un enfant et d'un ballon rouge.

HHH a concocté un petit film, très simple, sensible, et dont la plupart des ingrédients ne manquent pas de charme. Pourtant un peu trop anecdotique, il ne suscite guère plus qu'un intérêt poli. Dans la perpétuelle effervescence cannoise, ce film « gentillet » aura eu l'avantage d'améliorer la récupération des moins endurants.

Le voyage du ballon rouge de Hou Hsiao Hsien, 1H53, avec Juliette Binoche, Hippolyte Girardot et Simon Iteanu, France

De notre envoyé spécial au Festival de Cannes 2007. 

(illus. © Bac Films)

 

 

 


Un Certain Regard, la sélection

Posté par Van le 19.04.07 à 17:51 | tags : un certain regard, sélection officielle, festival de cannes

- Lire le détail de la sélection Un Certain regard 2008

 

A côté des paillettes de la compétition officielle pour la Palme d'or, voici la sélection Un certain regard, dont le jury sera présidé par la cinéaste Pascale Ferran : 16 longs métrages, dont la moitié sont des premiers films.

- Le rêve de la nuit d'avant de Valéria Bruni-Tedeschi
- Calle Santa Fe de Carmen Castillo (1er film)
- Munyurangabo de Chung Lee Isaac (1er film)
- Et toi, t'es sur qui ? de Lola Doillon (1er film)
- El bano del papa d'Enrique Fernandes et César Charlone (1er film)
- Bikur Hatizmoret (La visite de la Fanfare) d'Eran Kolirin (1er film)
- Mister Lonely d'Harmony Korine
- Magnus de Kadri Kousaar (1er film)
- Mang Shan de Li Yang
- Mio fratello e figlio unico (Mon frère est fils unique) de Daniele Luchetti
- California dreamin (Nesfarsit) de Cristian Nemescu (1er film)
- La Soledad de Jaime Rosales
- L'avocat de la terreur de Barbet Schroeder
- Les pieuvres de Céline Sciamma (1er film)
- Am ende kommen touristen de Robert Thalheim
- Kuaile Gongchang d'Ekachai Uekrongtham

(illus. l'affiche officielle de la sélection)

 

 


Festival de Cannes : mon Palmarès (bis)

Posté par anita b. le 29.05.06 à 16:22 | tags : short list, cannes 2006, un certain regard, quinzaine des réalisateurs
Quant à moi, qui n'ai que très peu fréquenté la sélection officielle du festival de cannes, lui préférant les aventurières Quinzaine des réalisateurs et Semaine de la Critique, voici mon palmarès :

-Palme d'or : Dans Paris de Christophe Honoré

-Grand Prix : Bled Number One de Rabah Ameur-Zaimèche

-Prix de la mise en scène : Bug de William Friedkin

-Prix du scénario : On ne devrait pas exister d'HPG

-Prix d'interprétation féminine : Johanna Preiss pour Dans Paris

-Prix d'interprétation masculine : ex equo Romain Duris et Louis Garrel (illus.) pour Dans Paris

-Prix du jury : Daft Punk's Electroma de Daft Punk

Gus Van Sant : le sacre cannois

Présenté en séance spéciale à la Quinzaine des réalisateurs, Mala Noche, le premier film de Gus Van Sant, est une petite merveille inédite qui sortira sous peu sur les écrans MK2. Une plongée en noir et blanc dans le quotidien d’un garçon de Portland, Oregon, qui aime un jeune émigré mexicain qui ne l’aime pas en retour. Abordant l’homosexualité sur un mode qu’on ne lui connaissait pas, bien plus cru et direct que plus tard dans My Own Private Idaho, Van Sant filme ces visages, ces lieux qui lui sont chers, et les nuages en accéléré, avec déjà la grâce et la tendresse qui le caractérisent. On peut s’amuser à tisser les nombreux fils qui relient cette première œuvre au reste, mais Mala Noche existe très bien par lui-même, comme un blues burlesque et romantique en terre aride. Cannes nous donna cette année l’occasion de célébrer un des cinéastes les plus importants de sa génération. Par une standing ovation de 10 minutes, pour commencer, mais aussi au travers d’autres films, affirmant leur admiration pour GVS. Passons très vite sur Two Thirty 7, présenté à Incertain Regard, grossière photocopie d’Elephant sur un mode proche d’Hélène et les garçons - pour le jeu des acteurs, leurs physiques, et le degré intellectuel de la chose. Mais on retiendra surtout l’hommage de Daft Punk dans leur Electroma, qui se réapproprie Gerry pour l’emmener dans leur propre univers. Du navet à l’objet arty et brillant, GVS est en tout cas en train de s’affirmer comme un inventeur de formes incontournable. Applause.
 
Mala noche Gus van Sant. 1985. 1h18
Two Thirty 7 de Murali K. Thalluri – Un Certain Regard
Daft Punk Electroma de Daft Punk – Quinzaine des réalisateurs
 
 

Le Metteur en scène de mariage : Fantaisie majeure

Posté par anita b. le 22.05.06 à 14:47 | tags : cannes 2006, un certain regard
Avec un Sergio Castelitto plus rêveur que jamais, le nouveau film de Marco Bellocchio, présenté dans la sélection Un Certain Regard, est une belle surprise. Suivant un personnage de cinéaste reconnu, spécialisé dans le film de mariage, le film se tisse savamment autour d’une histoire qui pourrait se résumer par : un homme tente de sauver une belle princesse d’un mariage forcé. Entre comédie, drame angoissé et conte de fée, Bellocchio(Buongiorno notte) s’aventure dans un mélange audacieux et parfois perturbant d’images numériques et filmiques, du passé, du présent, du réel et de l’imaginaire. On s’y perd parfois, mais la fantaisie, note dominante, l’emporte haut la main.
 
 
Le Metteur en scène de mariage - Un film de Marco Bellocchio
Italie, 2005, 1h40 - sélection officielle, Un Certain regard
 

Bled number one : retour aux sources

Posté par anita b. le 21.05.06 à 21:08 | tags : cannes 2006, un certain regard
Si la sélection d’Un Certain Regard mérite parfois son surnom d’Un Certain Hangar, la projection du second film de Rabah Ameur-Zaïmeche (Wesh Wesh) a crée la surprise. Retour au Bled pour un français d’origine algérienne victime de la double peine (joué par le cinéaste lui-même), et immersion forcée dans un pays qui n’est pas/plus le sien. Regard d’un français sur le pays de ses origines, sur ses beautés et ses faiblesses, Bled Number One est une expérience de cinéma rare. Imparfait, trop plein d’idées, il n’en produit pas moins l’effet d’une œuvre forte, aux idées lumineuses. L’Algérie est remarquablement présente, par ses sons, ses lumières, sa culture, méticuleusement reproduits et transcendés. Le personnage principal est renvoyé au Bled où il doit réapprendre un quotidien qui n’est pas le sien. Tout en décalage, le film pose un regard volontiers dérangeant par son refus de se positionner de manière tranchée. Il ne s’agit pas ici de juger un pays, mais de questionner l’identité d’un homme en exploitant le médium cinéma d’une manière très inventive. Les quelques apparitions de Rodolphe Burger, jouant de la guitare assis au milieu de nulle part, lui redonnent une liberté que l’on croyait perdue. Une des grandes claques de ce Festival.

Bled number one - Un film de Rabah Ameur-Zaïmeche
France/Algérie, 2006, 1h40 - Un Certain regard

Paris je t'aime

Posté par Anne-Laure le 19.05.06 à 12:51 | tags : cannes 2006, gus van sant, olivier assayas, wes craven, un certain regard

En ouverture de la sélection Un Certain Regard, hier était projeté le film collectif Paris je t'aime. Composé de 18 courts-métrages réalisés par différentes pointures du cinéma, il a été tourné dans différents quartiers de Paris. L'exercice était d'associer à chaque arrondissement une histoire se terminant par un "je t'aime" plus ou moins énoncé. On trouve beaucoup de gens ici pour décrier ce film mais tant de haine ne se justifie pas. L'entreprise est très belle bien qu'un peu artificielle et renseigne assez sur le travail des réalisateurs qui se sont prêté au jeu.
Bien sûr la forme courte accentue les travers. Certains font des films bavards qui pourraient prendre la forme d'une nouvelle et on ne sait pas bien pourquoi ils ont choisi la forme filmée – c'est notamment le cas de Bruno Podalydès. D'autres tels Gus Van Sant ou Assayas, accentuent le travail de la lumière et fascinés par certains milieux, y plongent leur histoire quitte à verser dans la caricature : le film de Van Sant se passe dans le marais et insiste sur un Gaspard Uliel beau comme un mannequin de cover. Le réalisateur de Clean suit une actrice qui achète de la drogue.
D'autres encore restent dans leur univers. Wes Craven en joue d'ailleurs admirablement bien. Le maître du film d'horreur place son histoire d'amour au cimetière du Père Lachaise ! Tengo io et Leucemie détournent un peu l'exercice. Leurs films se passent à Paris mais pourraient se passer ailleurs. Un des meilleurs courts est celui des frères Coen : ils nous offrent quelque chose d'original et ont un propos très synthétisé. Ils font partie de ceux qui subliment le mieux le sujet. Ainsi Paris je t'aime est à voir parce qu'on aime le travail des cinéastes qui ont réalisé le film, avec leur défauts, qu'on peut ici mieux comprendre…

 Paris je t'aime par Olivier Assayas, les frères Cohen, Sylvain Chaumet, Gus Van Sant etc...
France, 2h - Sortie en salles le 21 juin 2006

Paris, je t’aime : l’amour contrarié

Posté par Manu le 18.05.06 à 17:51 | tags : cannes 2006, en salles, un certain regard
Paris, je t’aime, qui a fait l’ouverture d’Un certain regard, est au centre d’un différend. La productrice déléguée du film a décidé d’exclure de la version définitive du film – celle présentée ce soir à Cannes – deux segments qui selon elle, « ne s’intégraient pas à la continuité narrative », en l’occurrence ceux réalisés par Christoffer Boe et Raphaël Nadjari. Elle a également évacué les transitions filmés par Eric Caravaca. En total désaccord avec ces choix, un des deux co-producteurs a décidé à se retirer et a adressé une lettre à la direction du Festival pour leur annoncer que, selon les termes de son contrat, le film ne pourrait être présenté sans son aval. Quelques heures avant la projection, on apprenait qu’un arrangement était cependant en passe d’être trouvé entre les parties en présence. Paris, je t’aime ? Oui peut-être, mais la réciproque n’est pas vrai pour tout le monde.
Jouez au concours pour gagner des places et des BO du film.

Un Certain regard : la sélection officielle

Posté par Elfi le 20.04.06 à 16:05 | tags : cannes 2006, un certain regard
... Et pour un Certain regard:
 
PARIS, JE T'AIME  (illus.)
Rabah AMEUR-ZAÏMECHE BLED NUMBER ONE
Marco BELLOCCHIO IL REGISTA DI MATRIMONI (Le Metteur en scène de mariages)
Israel Adrian CAETANO CRONICA DE UNA FUGA (Chronique d'une fuite)
Rolf DE HEER TEN CANOES
Denis DERCOURT LA TOURNEUSE DE PAGES 
Paz ENCINA HAMACA PARAGUAYA 1er Film
Stefan FALDBAKKEN URO 1er Film
Jacques FIESCHI LA CALIFORNIE 1er Film 
Paul GOLDMAN SUBURBAN MAYHEM (Le Feu sous la peau) 
Patrick GRANDPERRET MEURTRIÈRES
Slawomir FABICKI Z ODZYSKU 1er Film 
Manuel HUERGA SALVADOR PUIG ANTICH 
Nikolay KHOMERIKI 977 1er Film
Richard LINKLATER A SCANNER DARKLY 
Catalin MITULESCU CUM MI-AM PETRECUT SFARSITUL LUMII (Comment j'ai fêté la fin du monde) 1er Film
Garin NUGROHO SERAMBI
György PÁLFI TAXIDERMIE 
Oxide PANG CHUN, Danny PANG GWAI WIK 
Djamshed USMONOV BIHISHT FAQAT BAROI MURDAGON (Pour aller au ciel il faut mourir) 
Francisco VARGAS EL VIOLIN (Le Violon) 1er Film
Kristijonas VILDZIUNAS YOU AM I (Toi être moi) 
WANG Chao LUXURY CAR (Voiture de luxe) 
YOON Jong-bin THE UNFORGIVEN 1er Film 
 
 
 
 
 



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