Brett Ratner



Brett Ratner Nationalité : américaine
Naissance : 28 mars 1969 à Miami Beach, Floride
Age : 40 ans
Métier : Réalisateur
Am I Orson Welles? Obviously not.
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Brett Ratner s'est imposé comme réalisateur de film pop corn à la fin des années 90 avec Rush Hour, avant de s'essayer à des approches plus subtiles dans Family Man et Dragon Rouge. La saga avec Jackie Chan et Chris Tucker lui a d'ailleurs permis d'intégrer la liste A des réalisateurs hollywoodiens les plus rentables, les trois films cumulés ayant rapporté près d'un milliard de dollars à la New Line. Originaire de Miami, il se découvre dès l'enfance une passion pour le cinéma. Son enthousiasme débordant et légendaire, qu'il conservera et sera l'un des traits de sa personnalité appréciés par les comédiens avec lesquels il travaille, le porte alors naturellement à tout faire pour épouser une carrière de réalisateur. Au point qu'il abandonne le lycée afin de s'inscrire à la NYU (New York University) afin d'y poursuivre le cursus de la Tisch School of the Art. Bien que rejeté en raison de son parcours scolaire, Ratner saura convaincre le jury. Durant ses années d'études, il multiplie les demandes de bourses pour trouver des financements aux projets qu'il a en tête, il n'en remportera qu'une, d'Amblin Entertainement, la compagnie de Steven Spielberg - on a vu pire. Le film, son premier court-métrage, s'appellera Whatever Happened to Mason Reese (1990), une comédie débile que l'auteur aura l'audace de mettre plus tard en bonus sur le DVD de Rush Hour : il y a des premiers films qu'il vaut mieux laisser au fond d'un placard : les critiques à retardement seront assassines.

Durant les années 90, Ratner se fait connaître dans le milieu du clip en signant un nombre incalculable de vidéos pour des artistes ou des groupes comme Jay-Z, Puff Daddy, Mariah Carey, Madonna, ou encore le Wu Tang Clan et Public Enemy. En 1997 il signe enfin son premier long métrage, Argent comptant, une comédie avec Chris Tucker qui, malgré un succès modeste et des critiques négatives, arrive à s'imposer. Le film lui permet d'enchaîner sur Rush Hour (1998) où il retrouve Chris Tucker pour l'associer à Jackie Chan en pleine conquête hollywoodienne. Banco, tourné pour 33 millions de dollars le film en rapporte cinq fois plus rien qu'aux Etats-Unis. Le duo s'impose, l'alchimie fonctionne, l'humour ne fait pas dans la dentelle, mais le cocktail de comédie et d'action sur le bon vieux format du buddy movie alors en berne marche à merveille. La New Line, productrice, se frotte les mains et Ratner passe alors du néant au réalisateur adulé par les studios. Il enchaîne sur Family Man, un petit mélo modeste sur le regret où Nicolas Cage quitte l'amour de sa vie pour épouser une carrière de trader à Londres. Ils se retrouvent 13 ans plus tard, l'aventure commence. Le film obtient un joli succès en salles, sur quoi Ratner signe dans la foulée Rush Hour 2 (2001), qui explose le record du précédent avec la même recette : du divertissement qui s'assume, des punch line en pagaille, de l'action débridée, un duo qui fusionne, c'est généreux, un peu forcé, comme pour retrouver la magie du premier, mais ça marche.

En 2002, contre toutes attentes, Dino De Laurentis, producteur, demande à Ratner de signer un nouvel épisode de la saga Hannibal Lecter, Dragon Rouge. Le film reprend en moins bien l'histoire que Michael Mann avait déjà filmé en 1986 dans Le sixième sens, c'est-à-dire les origines du personnage. Son total manque de point de vue sur l'intrigue, sa mise en scène post Seven mal digérée et peu aidée par des effets spéciaux inutiles, n'empêche pas au film de séduire une partie du public qui semble avoir oublié l'existence de l'œuvre de Michael Mann. Fin 2002, Ratner est contacté par la Warner Bros pour discuter d'un projet de longue date qu'elle n'arrive pas à mettre en chantier, Superman. La production du film n'arrivant pas à se boucler, la New Line le contacte pour récupérer Coup d'éclat (2004), au départ confié à John Stockwell. Une histoire de gentlemen cambrioleurs, avec Pierce Brosnan, qui manque de charme et d'ingéniosité. Un film paresseux qui profite à peine de ses comédiens et de ses décors de rêve. Si Ratner a alors perdu Superman, que réalisera Bryan Singer, il récupère un autre projet de ce dernier, entre temps aussi passé entre les mains de Matthew Vaughn, X-Men 3 : L'affrontement final (2006). Troisième aventure des célèbres super héros, le film sera le plus décrié de la saga, l'auteur détruisant à peu près tout l'aspect théorique que Singer avait réussi à imposer. Le film est plus spectaculaire, davantage concentré sur les pouvoirs, ce qui n'en demeure pas moins une lecture fidèle à une certaine idée du comics. Ratner enchaîne ensuite sur un très mauvais Rush Hour 3 (2007) et un sketch de New York, I Love you (2008),  tout en continuant parallèlement ses activités de producteur. On lui doit notamment La Peur au ventre (Wayne Kramer, 2006), Las Vegas 21 (Robert Luketic, 2008) ou encore la série Prison Break dont il a réalisé le pilote.

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Inspirations William Petersen
Collaborations Salma Hayek, Nicolas Cage, Halle Berry, Hugh Jackman, Anthony Hopkins, Patrick Stewart, Anna Paquin, Famke Janssen, Pierce Brosnan, Edward Norton, James Marsden, Wentworth Miller, Dominic Purcell, Jackie Chan, Chris Tucker, Yvan Attal, Ralph Fiennes, Jeremy Piven, Woody Harrelson, Ellen Page, Don Cheadle

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