Christopher Lee



Christopher Lee Vrai nom : Christopher Frank Carandini Lee
Naissance : 27 mai 1922 à Londres
Age : 87 ans
Métier : Acteur
Christopher Lee : prince des ténèbres,...
Christopher Lee fut l'incarnation au cinéma de...
Christopher Lee, un simple coup d'œil à sa filmographie donne le vertige : en soixante ans de carrière il est l'homme de plus de 260 films, téléfilms, séries ou doublages. Autant dire qu'il est un monument, un vestige, un trésor de l'histoire du cinéma et sans doute l'une de ses figures les plus célèbres. Né en Angleterre, fils de militaire et de la comtesse Estelle Marie Carandino di Sarzano, il reçoit une éducation dans les plus prestigieux établissements anglais, notamment à l'université d'Oxford où il étudie la littérature classique, le grec et le latin. Volontaire en 1939 pour combattre l'Union Soviétique aux côtés de la Finlande, il participe à l'effort de guerre durant les années suivantes en s'engageant dans la Royal Air Force et les forces spéciales britanniques. Il sera décoré pour ses mérites lors de la victoire des alliés. Après la démobilisation, à partir de 1946, il débute à l'écran. Durant dix ans ,il tient plus d'une trentaine de rôles sans réelle importance. On le remarque toutefois dans Capitaine sans peur (Raoul Walsh, 1951) et à peine dans Le corsaire rouge (Robert Siodmark, 1952). Il lui faut attendre Terence Fisher en 1957 pour que celui-ci lui offre l'opportunité d'être le successeur de Boris Karloff dans Frankenstein s'est échappé. Ainsi s'ouvre un prestigieux cycle de films fantastiques et d'horreur dont Fisher et la célèbre Hammer Films seront les principaux artisans et les plus dignes représentants de l'époque.

Régulièrement associé au génial Peter Cushing, Lee va alors incarner une longue série de monstres ou de personnages machiavéliques : momie dans La malédiction des pharaons (Terence Fisher, 1959), Fu Manchu, qu'il reprendra plusieurs fois, dans Le Masque de Fu Manchu (Don Sharp, 1965) ou Raspoutine dans Raspoutine, le moine fou (Id, 1966). Il croise également Orlac dans Les Mains d'Orlac (Edmond T. Gréville, 1960), le Dr Jekyll dans Les Deux visages du Dr Jekyll (Terence Fisher, Id), Hercule dans Hercule contre les vampires (Mario Bava, 1961), la gorgone dans La Gorgone (Terence Fisher, 1964), la déesse Ayesha jouée par la sexy Ursula Andress dans La Déesse de feu (Robert Day, 1965), James Bond dans L'Homme au pistolet d'or (Guy Hamilton, 1974). Très vite rattaché aux univers nimbés de mystère ou d'énigme typiquement britanniques, il plonge dans le monde de Conan Doyle : il est Henry Baskerville dans Le chien des Baskerville (Terence Fisher, 1959), Sherlock Holmes lui-même dans Sherlock Holmes et le collier de la mort (Id, 1962), son frère dans La vie privée de Sherlock Holmes (Billy Wilder, 1970). Mais son allure longiligne et ténébreuse, son visage en lame de couteau au teint blafard trouvera naturellement ses rôles les plus célèbres en prenant la succession de Bela Lugosi en Dracula, dont il fera une longue série de compositions riches et variées, allant de fulgurances aux montées de violence inoubliables à quelques moments kitchs inestimables.

Dracula errant


Il deviendra le Dracula du cinéma, son nom et son visage seront à jamais associés au personnage. Du Cauchemar de Dracula (Terenche Fisher, 1958), Dracula, Prince de ténèbres (Id, 1966), Dracula 73 (Alan Gibson, 1972), Dracula vit toujours à Londres (Id, 1973) jusqu'à Dracula père et fils (Edouard Molinaro, 1976), il sera pendant 20 ans, dans le rôle titre ou sous d'autres noms, le vampire du cinéma, de ses meilleurs moments, les plus sombres et gothiques jusqu'à l'inévitable parodie. Prince des ténèbres et du bis, polyglotte, il navigue longtemps, des années 50 aux années 70, aux quatre coins de l'Europe dans quelques joyaux du film d'horreur : La Cité des morts (John Llewellyn Moxey, 1960), Le Corps et le fouet (Mario Bava, 1963), Le train des épouvantes (Freddie Fancis, 1965), Le Crâne maléfique (Id, Id), Eugenie (Jesus Franco, 1970). Impressionnant encore dans The Wicker Man (Robin Hardy, 1973), les années 70 ne vont toutefois pas lui réussir tant les séries B perdent alors en qualité. S'il cherche à se diversifier pour sortir du carcan réducteur du genre, il ne trouve guère chaussure à son pied. Son premier film américain, Airport'77 (Jerry Jameson, 1977), un film catastrophe, ne restera pas dans les mémoires. On le verra même à l'affiche de sérieux nanars comme Captain America (Ivan Nagy, 1979, TV). Pendant les années 80, malgré une longue succession de rôles, il erre d'une série B à l'autre (chez Jesus Franco souvent). On l'apprécie malgré tout dans la série Le Tour du monde en 80 jours (1989, TV), chez Jodorowsky dans Le Voleur de l'arc-en-ciel (1990), et une adaptation télé réussie de Stevenson, L'Ile au trésor (Fraser Clarke Heston (Id, TV) avec Charlton Heston et le jeune Christian Bale.

Les années 90 n'aideront guère à redorer le blason à sa carrière. Si Joe Dante en fan transi lui offre un rôle sympathique et évocateur dans Les Gremlins 2 (1990), s'il reprend les traits de Sherlock Holmes pour la télévision dans Incident at Victoria Falls (Bill Corcoran, 1991, TV) et Sherlock Holmes and the Leading Lady (Peter Sasdy, 1992, TV), avec Patrick Macnee dans le rôle de Watson, Lee se perd dans d'innombrables productions dignes d'une série Z, voire le navet pur jus (Police Academy 7 : Mission à Moscou, 1994 ; Tale of the Mummy, 1998). Toujours très actif (il tourne plusieurs films, séries ou téléfilms par an), seule la télévision lui permet de trouver quelques rôles crédibles : The Tomorrow People (1995, TV), Moses (Robert Young, Id, TV), L'Odyssée (Andrei Konchalovsky, 1997). En 1999 Tim Burton le sort enfin de plus de vingt ans de quasi coma en lui offrant un second rôle mémorable dans Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête, dont l'univers lui va fatalement comme un gant. La renaissance est pour bientôt.

Dracula, for real


A l'âge de 79 ans, Christopher Lee devient l'un des personnages clé de la trilogie de Peter Jackson, Le Seigneur des Anneaux (2001-2002), où il est Saruman, le vilain de l'histoire. Sa carrière est alors relancée. Profitant de ce retour, le nostalgique George Lucas lui confie le rôle du comte Dooku (référence à peine voilée à Dracula) dans Star Wars : Episode 2 - L'Attaque des Clones (2002) et Star Wars : Episode 3 - La Revanche des Sith (2005). Dr Wonka chez Tim Burton dans le mésestimé Charlie et la Chocolaterie (Id), on le voit également dans le sympathique film de fantasy A la croisée des mondes : la boussole d'or (Chris Weitz, 2007). Toujours en forme et actif à plus de 85 ans, il est à l'affiche de Boogie Woogie (Duncan Ward, 2008), The Heavy (Marcu Warren, Id) et Triage (Denis Tanovic, 2009) avec Colin Farrell. A croire que Christopher Lee est devenu réellement Dracula, qu'il est immortel. En 2009, à l'âge de 87 ans, il est fait chevalier par la reine d'Angleterre.

Photos de Christopher Lee

Christopher lee
Christopher lee




Christopher Lee : dossiers et critiques

Le roman de la momie
L'homme qui avait tout vu

Personnalités associées à Christopher Lee

Collaborations Johnny Depp, Tim Burton, Charlton Heston, Christian Bale, Elijah Wood, Liv Tyler, Peter Jackson, Viggo Mortensen, Roger Moore, Piper Perabo, Billy Wilder, Mario Bava

Christopher Lee : vos commentaires

Ajouter un commentaire sur Christopher Lee