Si un film n'a pas de venin, il ne vaut rien. ”
Né le 31 Mars 1943, Christopher Walken est un véritable enfant de Brodway. Il apprend le chant et la danse sur le tas, en montant très jeune sur scène et en se produisant dans des comédies musicales.
Repéré par
Sidney Lumet, il fait ses débuts au cinéma dans
Le Gang Anderson en 1971.
Il joue son premier vrai rôle dans
l’excellent Annie Hall de
Woody Allen, en 77, où il incarne le frère d’Annie. L’année suivante, il rencontre
Michael Cimino et joue dans son cultissime
Voyage au bout de l’enfer. Ce film, qui retrace les horreurs de la guerre de Viêt-Nam, lui apporte la consécration. Il remporte un Oscar pour cette prestation.
Séduit pas le travail de Cimino, il le suit en 1980 et tourne avec lui dans
La porte du paradis. Le film fait un fiasco historique et ruine ses producteurs.
Son étrange regard dur et fixe et son jeu tout en nuances lui offrent des rôles particuliers. Il devient un prédicateur funeste dans
Dead Zone de
David Cronenberg, en 83, et un méchant qui fait face à James Bond dans
Dangereusement Votre, en 85.
Il tourne avec le grand
Abel Ferrara dans
The King of New York (Titre qui lui convient à merveille), en 90, The Addiction, en 95 puis dans l’époustouflant
Nos Funérailles, en 96. Si le maître l’imagine en parfait boss de la mafia, il n’est pas le seul puisque Christopher Walken joue également dans Le Grand Pardon II. Il rempile dans un rôle de bad boy dans
True Romance, de
Tony Scott.
Au début des années 90, il rencontre
Tim Burton et devient l’un des collaborateurs privilégiés du réalisateur poète d’Edward aux mains d’Argent. Il joue dans
Batman Le défi, puis dans
Sleepy Hollow. Il incarne le chevalier sans tête, qui terrorise le village, dans ce conte fantastico-effrayant.
Depuis l’an 2000, il est devenu l’un des incontournables de Hollywood et enchaîne les tournages.
Il se tourne vers la comédie grand public. Il devient un metteur en scène déjanté dans
Couple de stars (Joe Roth, 2001), le père de Leonardo Di Caprio dans
Arrête-moi su tu peux (Steven Spielberg, 2002) et en père de la future mariée dans
Serial Noceurs (David Dobkin, 2005).
Sa carrière est ponctuée de chef-d’œuvres et de navets, car ce boulimique de cinéma semble avoir du mal à refuser un rôle.
Amoureux de New-York, c’est là qu’il continue d’exercer sa passion, aux cotés de sa femme qu’il a épousé il y a plus de trente ans.