Claude Brasseur



Claude Brasseur Naissance : 15 juin 1936 à Neuilly-sur-Seine
Age : 73 ans
Métier : Acteur
De l'INA à HBO : des DVD en pagaille
Si vous manquez d'idée pour remplir la hotte de...
Fils de l'acteur et réalisateur Pierre Brasseur et de l'actrice et scénariste Odette Joyeux, Claude Brasseur passe par les cours de Raymond Girardet et René Simon puis termine sa formation de comédien au Conservatoire avant de commencer par se produire au théâtre à partir de 1954. On le voit alors dans Judas de Marcel Pagnol et Bon appétit messieurs d'Elvire Popesco. Il fait ses débuts au cinéma chez Marcel Carné dans Le Pays d'où je viens (1956), puis après une pause de trois ans où il est parachutiste, il réapparait aux côtés de Jean Gabin dans Rue des prairies (1959) de Denys de la Patellière. Premier pas d'une longue carrière prolifique et variée qui comptera plus de 130 apparitions. Après avoir joué face à son père dans le célèbre Les Yeux sans visage (1960), chef d'œuvre de Georges Franju, on le remarque aux côtés de Michel Simon dans Pierrot la tendresse (François Villiers, Id), puis en soldat têtu dans Le Caporal épinglé (Jean Renoir, 1962). Alors qu'il tourne déjà plusieurs films par an, qu'on l'a vu chez les cinéastes français les plus réputés, des classiques (Henri George Clouzot avec L'Enfer, 1964), aux modernes (Jean-Luc Godard pour Bande à part, Id) sa carrière prend de l'ampleur à la télévision. Notamment dans la mini-série Le Mystère de la chambre jaune (Jean Kerchbron, 1965), où il joue le célèbre inspecteur Rouletabille, suivi des Nouvelles aventures de Vidocq (Pierre Goutas, 1971-1973), dans lesquelles il tient le rôle principal.

Aussi à l'aise chez Allégret (Germinal, 1963), Ophuls (Peau de banane, Id), Baratier (Dragées au poivre (Id), Deville (Lucky Jo, 1964), qu'aux côtés d'un vieux de la vieille dans Du rififi à Paname (Denys de la Patellière, 1966) ou que dans un polar de Costa-Gavras (Un homme de trop, 1967), Claude Brasseur s'impose rapidement comme un nouveau visage du cinéma français qui compte. Eternelle tête brûlée, passant de François Truffaut (Une Belle fille comme moi, 1972) aux nanars de Jean Marboeuf (Bel ordure, 1973) ou Duccio Tessari (Les Héros, Id), il est partout. A la fois chez Lautner pour son thriller Les Seins de glace (1974), avec Alain Delon et Mireille Darc, et Pirès pour son polar avec Trintignant et Deneuve, L'Agression ( (1975). Il connaît la consécration auprès du public dans les comédies en forme d'hommage à la camaraderie d'Yves Robert : Un éléphant, ça trompe énormément (1976) et Nous irons tous au paradis (1977), où son côté grande gueule et un peu râleur lui vaudra un César du meilleur second rôle. La maturité lui permet d'accéder à des rôles plus complexes : Une histoire simple (Claude Sautet,1978), L'Argent des autres (Christian de Chalonge, Id), La guerre des polices (Robin Davis, 1979), pour lequel il obtient le César du meilleur acteur, ou encore La Banquière (Francis Girod, 1980).

Boum


En 1980, dans le rôle du père de Sophie Marceau, il profite du succès de La Boum (Claude Pinoteau) -ainsi que sa suite, La Boum 2 (Id, 1982). Tout en participant régulièrement au Paris Dakar, Brasseur continue d'apparaître continuellement au cinéma dans des rôles aussi variés que les réalisateurs, les styles ou la qualité des films dans lesquels il tourne. Ainsi de L'Ombre rouge (1981) de l'ancien critique aux Cahiers du cinéma Jean-Louis Comolli, où il partage la vedette avec Jacques Dutronc et Nathalie Baye ; Guy de Maupassant (, qu'il incarne aux côtés de Miou-Miou et Jean Carmet dans le film éponyme de Michel Drach (1982) ; Légitime violence (Serge Leroy, Id), film à thèse confus sur l'autodéfense alors que Mitterrand vient d'abolir la peine de mort ; La Crime (1983), polar foireux de l'écrivain Philippe Labro où Brasseur incarne un commissaire déterminé ; Détective (1985), polar génial et conceptuel de Jean-Luc Godard dont on montrait encore à l'époque les films à Cannes ; La Gitane (1986), comédie populaire ratée du grand entertainer français Philippe de Broca ; L'Union sacrée (1989), buddy movie d'Alexandre Arcady ; Dancing machine (1990), immense nanar promotionnel pour Delon de l'indiscutable tâcheron Gilles Behat.

A partir des années 90, après divers échecs artistiques ou commerciaux, Claude Brasseur se fait plus discret. On le voit néanmoins chez Catherine Breillat aux côtés de Lio dans Sale comme un ange (1991), il est nominé aux Césars pour son interprétation dans Le souper (1992) d'Edouard Molinaro, fait une apparition dans Un, deux, trois, soleil (1993) de Bertrand Blier, puis après le médiocre Délit mineur (1994) de Francis Girod et la mini-série télévisée Le Juste (1996-1997), l'acteur prend un peu le large. Dominique Cabrera lui offre toutefois le beau rôle d'un industriel pied-noir dans L'Autre côté de la mer (1997). Si ses passages devant la caméra se font plus rares, ils se révèlent aussi peu convaincants car les films rarement réussis : Fait d'hiver (Robert Enrico (1999), La Débandade (Claude Berri, Id), La taule (Alain Robak, 2000), Chouchou (Marzak Allouache, 2003). Sa carrière retrouve un nouveau souffle après le succès en salles de Malabar Princess (Gilles Legrand, 2004), mais généralement pour des seconds rôles dans des productions grand public sans ambition : Fauteuils d'orchestre ( (Danièle Thompson, 2006), Camping (Fabien Onteniente, Id), Le Héros de la famille Thierry Klifa, Id). Au casting enfin d'un des plus grands bides de l'histoire du cinéma français, Sa majesté Minor (Jean-Jacques Annaud, 2007), Brasseur boucle une nouvelle décennie comme un vétéran à bout de souffle, en fin de course. Il fallait peut-être Mocky et sa série Mister Mocky présente...d'après les nouvelles d'Alfred Hitchock, pour le sortir de cette mauvaise passe.

Personnalités associées à Claude Brasseur

Personnalités Similaires Alain Chabat, Catherine Breillat, Mathilda May, Michel Galabru
Collaborations Jacques Dutronc, Johnny Hallyday, Patrick Bruel, Sophie Marceau, Jean-Luc Godard, François Truffaut, Emmanuelle Béart, Cécile De France, Catherine Deneuve, Franck Dubosc, Valérie Lemercier, Roschdy Zem, Gérard Lanvin, Nathalie Baye, Mathilde Seigner, Gad Elmaleh, Albert Dupontel, Richard Berry, Géraldine Pailhas, Michel Serrault, Alain Delon, Jean-Pierre Léaud, Jean Rochefort, Jean-Louis Trintignant, Edouard Molinaro, Jean-Jacques Annaud, Guy Bedos, Marlène Jobert , Miou-Miou , Jacques Villeret, Michel Piccoli, Jean Gabin, Brigitte Fossey, Jean Carmet, Ticky Holgado, Alexandre Arcady

Claude Brasseur : vos commentaires

Ajouter un commentaire sur Claude Brasseur