Le pire n’est jamais décevant. ”
Né le 30 octobre 1937, à Paris, Claude Lelouch est devenu l’un des réalisateurs français les plus célèbres. Pourtant, il n’a pas été, comme on pourrait l’imaginer un étudiant en cinéma studieux. Très jeune, il choisit le terrain. En 1957, il effectue déjà des reportages journalistiques dans le monde entier, comme Quand le rideau se lève, tourné intégralement en URSS.
En 1960, il fonde sa propre maison de production, Les Films 13, et réalise son premier long métrage,
Le Propre de l’Homme. Il essuie alors un cuisant échec. Ses essais suivants ne sont pas de plus brillantes réussites et ses opus ne restent pas dans les annales.
C’est brusquement, que la gloire arrive, avec
Un Homme et une Femme, en 1966. Claude Lelouch filme la passion d’Anouk Aimé et
Jean-Louis Trintignant, sur fond de plage dauvillaise. Palme d’or à Cannes et oscarisé, le film étonne par son style spontanné et réaliste. La virtuosité de la caméra donne au spectateur l’impression queB le conte de fées est à portée du quotidien.
Le cinéaste a trouvé son genre de prédilection : la comédie sociale, même s’il se frottera à la fresque historique (
Toute une vie) ou au polar (
Le voyou, 1970). Il reste le plus souvent fidèle à une philosophie de la vie qui l’obsède et dont il intitulera l’un de ses film :
Hasards ou Coïncidences, 1998.
Claude Lelouch porte un regard tendre sur l’humain qui est derrière l’acteur. Il fait tourner les plus grandes stars, comme
Jean-Paul Belmondo, dans
Itinéraire d’un enfant gâté, en 1988.
A l’intérieur de ses castings pléthoriques, on note la présence de profanes de la comédie comme
Bernard Tapie, dans
Homme-Femme, mode d’emploi en 1996, d’acteurs fidèles comme
Jacques Villeret, révélé par Le bon et les méchants, en 1976, ou encore, des femmes de sa vie, Evelyne Bouix et Alessandra Martines.
Il donne, aux destins, l’occasion de s’entrecroiser dans des films fleuves et des intrigues sentimentales, comme
Les Uns et les Autres, Il y a des jours... et des lunes, tour à tour des succès ou boudés par le public et la critique.
En 1994, il transpose même le classique de
Victor Hugo,
Les Misérables. Il ose moderniser la trame et met en abîme le personnage.
Claude Lelouch se lance un nouveau défi et sort en 2004
Les Parisiens qui devait être la première partie d'une trilogie intitulée
Le Genre humain. Le film ne trouve pas de réelle unité. Le succès n'étant pas au rendez-vous en France, il monte pour l'étranger une nouvelle version baptisée
Le Courage d'aimer. Cette version, rassemblant le coeur des deux premiers épisodes de la trilogie initiale, sort en France en juin 2005.
Il est père de 6 enfants, dont tous les prénoms commencent par S (Sarah, Salomé, Seb, Simon, Shaya et Stella).